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    TOP VIGNERONS REGION VALLEE DU RHONE

     

    84.jpgLes vins et leurs appellations
    RIVES DROITE ET GAUCHE SEPTENTRIONALES
    - Côte-Rôtie

    Le vignoble s’étend sur trois communes (Ampuis, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Tupin-et-Semons), sur la rive droite du Rhône, à 7 km en aval de Vienne, sur des terrasses granitiques très escarpées couvertes d’une couche silico-calcaire en Côte blonde, d’argile et oxyde de fer en Côte brune. Le climat est continental modéré, sec et chaud l’été, avec des pluies régulières les autres saisons. Vins rouges, issus de Syrah (80 % minimum) et Viognier. Environ 230 ha de vignobles en gradins sur des pentes de 40 %, et divisé entre :

    - La Côte brune (sol argileux de couleur plus foncée) donnant des vins rouges très fermes de lente évolution et de grande longévité (Vaillères, Côte Rosier, Turque, Pommière, Chevalière, Côte Boudin).

    - La Côte blonde (sol plus léger) donnant des vins plus souples (La Mouline, Châtillonne, Grande Plantée, Grands Cols).

    - Condrieu

    Sept communes sur trois départements : Rhône, Loire et Ardèche sur la rive droite du Rhône. Les sols s’étendent sur les versants granitiques abrupts dominant le fleuve, ne permettant pas la mécanisation. Le climat continental modéré est sec et chaud l’été, avec des pluies régulières les autres saisons. Le vignoble est planté en gradins, de même apparence que la Côte-Rôtie, montant cependant moins en altitude. Superficie en production : 125 ha environ, production annuelle : 2 175 hl, rendement maximum autorisé : 37 hl/ha. Cépage : Viognier exclusivement. Vinification : foulage léger, pressurage, titre alcoolique volumique naturel minimum 11 %, élevage en barriques de chêne ou en cuves.

    - Hermitage

    Vins rouges (Syrah, puis Marsanne et Roussane, jusqu’à 15 % maximum), et blancs (Roussane et Marsanne). L’appellation est reconnue par décret du 4 mars 1937. Parcelles délimitées sur les communes de Tain-l’Hermitage et de Crozes-Hermitage. 135 ha sont plantés pour une production annuelle moyenne de 3 500 hl. 75 % des vins sont rouges et proviennent du secteur ouest de la colline avec des sols granitiques, schisteux ou argilo-calcaires. Les vins rouges sont de couleur très foncée, rubis, au nez de violette et d’aubépine, tanniques et charpentés, denses, riches et élégants, parfois époustouflants. Les blancs sont charnus, fins, richement bouquetés, très racés...

     

     

     

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    BEAUMES DE VENISE
    CAIRANNE
    CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE
    CONDRIEU
    CORNAS
    COSTIÈRES-DE-NÎMES
    CÔTE-RÔTIE
    COTEAUX DU TRICASTIN
    CÔTES DU RHÔNE ET VILLAGES
    CÔTES-DU-LUBERON
    CROZES-HERMITAGE
    GIGONDAS
    RASTEAU
    SABLET
    SAINT-JOSEPH
    VACQUEYRAS
    VENTOUX
    VINSOBRES
    VISAN

     

    ...
    - Crozes-Hermitage

    Vins rouges (Syrah) et blancs (Marsanne et Roussane). L’appellation (1 310 ha) est reconnue par décret du 4 mars 1937, dont les parcelles sont délimitées sur les communes de Serves, Érôme, Gervans, Larnage, Tain-l’Hermitage, Crozes-Hermitage, Chanos- Curson, Beaumont-Monteaux, Mercurol, La-Roche-de-Glun et Pont-de-l’Isère. Les vins sont assez bouquetés, aux arômes de fruits rouges. La variété des terroirs (grani tiques, argilo-calcaires ou sablo-argileux) et les méthodes de vinification conduisent d’ailleurs à des différences de qualité selon les propriétaires.

    - Saint-Joseph

    Vins rouges (Syrah, principalement) et blancs (Marsanne et Roussane). Les vins rouges sont flatteurs, séveux, charnus, soyeux, de belle teinte rubis, marqués par

    un arôme intense de cassis, de longévité moyenne. Les vins blancs sont très parfumés, au goût de pêche. Superficie en production : 1 000 ha environ, rendement maximum : 40 hl/ha.

    - Cornas

    “Terre brûlée”, en celte. Vins rouges exclusivement issus de Syrah. L’appellation est reconnue depuis 1938 (100 ha). Les vignes sont exploitées sur des terrains abrupts, à la limite sud de l’appellation Saint-Joseph, sur un sol mélangé de granits, de sables et de calcaires, dans un microclimat très particulier. C’est un très vieux vignoble dont l’implantation remonte au moins aux Gallo-Romains, déjà célèbre sous Charlemagne et vanté par Saint-Louis et Louis XV.

    - Saint-Péray

    Vins blancs tranquilles et mousseux, issus de Roussane et Marsanne. Appellation reconnue par décret du 8 décembre 1936 (53 ha). Une très ancienne célébrité qui remonte à Pline et à Plutarque, et a connu son apogée au xixe siècle avec les rois et les empereurs de France, d’Angleterre et de Russie, suivis par leurs courtisans et les gens de lettres, sans oublier Wagner.

    - Die

    La mousse de la Clairette de Die s’obtient par la fermentation naturelle, en bouteilles, du moût de raisin. Sans adjonction de sucre ou de liqueur naît un vin naturellement effervescent et léger en alcool (7-8°). Brillante et dorée, elle doit toute son originalité aux arômes des cépages Muscat (75 % minimum) et Clairette que la méthode dioise ancestrale permet d’exhaler. La Clairette de Die, vin naturellement fruité à base de Muscat blanc à petits grains, s’élabore grâce à la méthode dioise ancestrale tandis que le Crémant de Die, vin brut issu du cépage Clairette, choisit la méthode traditionnelle pour prendre mousse.

    - Châteauneuf-du-Pape

    L’aire d’appellation (3 133 ha) comprend Châteauneuf-du-Pape et déborde sur une partie des communes avoisinantes de Bédarrides, Courthézon, Sorgues et Orange. Les sols, plus ou moins profonds, très caillouteux, sont constitués pour l’essentiel de gros quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse. Ces gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation. C’est le secteur le plus sec des Côtes du Rhône ; le vent dominant est le mistral, l’ensoleillement est de 2 800 heures par an, la chaleur emmagasinée par les cailloux dans la journée est restituée la nuit, provoquant un “effet de four”.

    Les plus anciennes données historisques du vignoble remontent aux premiers papes d’Avignon. Clément V, précédemment évêque de Bordeaux, y possédait une vigne dénommée par la suite “Pape-Clément” ; Jean XXII et ses successeurs avaient, eux, fait de “Châteauneuf” leur résidence champêtre. L’autre grande particularité de ces vins réside dans leur encépagement, constitué par 13 plants. Les vins blancs offrent un bouquet floral duquel s’échappent des parfums de fleur de vigne, de lis ou de narcisse. Les vins rouges sont de couleur intense, puissants, de garde.

    - Château-Grillet

    Vin blanc issu du Viognier, planté sur 2,5 ha sur des parcelles des communes de Vérin et de Saint-Michel-sur-Rhône. L’appellation est reconnue par décret du 8 décembre 1936. Une seule propriété le produit. Bercé par un microclimat, c’est un vin sec, à la fois capiteux et souple, à l’odeur de musc.

    Guide des vins

    Millesimes

    RIVES DROITE ET GAUCHE MÉRIDIONALES

    - Beaumes-de-Venise. Le vignoble de l’appellation s’étend sur les communes de Beaumes-de-Venise, Suzette, Lafare et La Roque-Alric, dans le département du Vaucluse. Les sols sont composés de calcaires tendres, parsemés de zones gréseuses, de mollasses sableuses. Ils sont tous légers et peu caillouteux. Le climat est méditerranéen, chaud, protégé du mistral par le relief. Pline l’Ancien y fait allusion dans son Histoire naturelle. Mais c’est au xviie siècle qu’il devient célèbre grâce à l’importation du Muscat qui est à l’origine du vin doux naturel (AOC dès 1945). Depuis quelques décennies, les vins rouges et rosés affirment leur réputation. Beaumes-de-Venise est le plus récent des CDR-Villages ayant été classés en 1979.

    - Gigondas

    (1 200 ha). Appellation d’origine contrôlée datant du 6 janvier 1971. Cépages autorisés : pour les rouges, le Grenache noir (65 % maximum), la Syrah, le Mourvèdre et le Cinsault (minimum 25 %); pour les rosés, Grenache noir (60 % maximum) et Cinsault (15 %). Gigondas est situé au pied des Dentelles de Montmirail dans un site de très grande beauté et de peuplement fort ancien. Le nom vient de “jocaunditas” (joie), nom donné par les Romains qui avaient fondé ici un camp de repos militaire. Les vins sont fruités, puissants, d’une belle couleur pourpre, corsés, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois.

    - Tavel

    (940 ha). Vins rosés, dont l’appellation d’origine contrôlée date du 15 mai 1936. Cépages autorisés : le Grenache, la Clairette blanche et rose, le Picpoul, le Bourboulenc, le Mourvèdre, la Syrah, le Carignan (10 % maximum) et le Cinsault (15 % minimum). Le Tavel fait merveille avec les entrées de préparation épicée et avec les sauces accompagnant crustacés, volailles, viandes blanches.

    - Lirac

    Vins rouges, rosés et blancs produits sur 625 ha à Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Sainte-Geneviève-de-Comolas. Appellation d’origine contrôlée datant du 14 octobre 1947. Cépages autorisés : pour les blancs, la Clairette (33 % minimum), le Bourboulenc, l’Ugni blanc, le Maccabéo, le Grenache et le Picpoul (25 % maximum pour chacun d’eux) ; pour les rouges et les rosés, le Grenache (minimum 40 %), le Cinsault, le Mourvèdre et la Syrah (60 % maximum) et le Carignan (10 % maximum). Des terrains variés : grès, sables, graviers sur fond calcaire, galets roulés, sols propices à des vins frais et légers.

    - Rasteau

    Le vignoble s’étend sur la plupart des terres du village, dans le département du Vaucluse, sur des sols bruns et calcaires, des sols squelettiques sur marnes et des sols rouges sur grès. Le climat est de type méditerranéen, exposition sud des coteaux, légèrement protégés du mistral. Si le vignoble est très ancien, Rasteau doit sa première renommée, officiellement reconnue, à ses vins doux naturels rouges et dorés issus du Grenache, qui furent classés AOC après 1944. Rasteau a été consacré CDR-Villages en 1966 pour ses vins rouges. Les rosés et les blancs sont plus récents, vinifiés depuis une dizaine d’années. Une étape obligatoire pour les vins rouges comme pour les vins doux naturels...

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    L'ALSACE AU MEILLEUR D'ELLE-MÊME

    89.jpgLe vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève des vins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle. Abrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, du granite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès… On ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, le Riesling, là, le Gewurztraminer ou le Pinot gris. Attention à la complexité des crus et lieux-dits et lisez bien les étiquettes, pour ne pas confondre les clos, les Grands Crus ou les ­communes, et à la dépersonnalisation de quelques vins, notamment en Riesling, qui commencent à être bien trop ronds et loin d’une typicité réelle, où la nervosité devrait être de mise. Appréciez en tout cas l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et les vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des prix très sages.

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    André ANCEL
    Claude BERGER
    BESTHEIM
    Domaine BLANCK
    Domaine Claude et Christophe BLEGER
    Domaine André DUSSOURT
    Fernand ENGEL et Fils
    Robert FALLER &Fils
    Domaine René FLECK et Fille
    Charles et Dominique FREY
    PIERRE FRICK EARL
    Domaine Armand GILG et Fils
    Domaine GRESSER
    Domaine HAEGI
    Louis HAULLER
    HUBER et BLÉGER
    CAVE de HUNAWIHR
    Cave KAES
    Jean-Louis KAMM & Fils
    Domaine Damien KELHETTER
    Georges KLEIN et Fils
    Vins Éric LICHTLÉ
    Vignobles MUHLBERGER
    Domaine SAINT-RÉMY
    SCHAEFFER-WOERLY
    Charles SCHLÉRET
    Domaine SCHMITT & CARRER
    Domaine Aline et Rémy Simon
    André VIELWEBER
    ZOELLER

     

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    Les vins de la Côte de Nuits

    LA CÔTE DE NUITS

    Du nord au sud, des terrains à dominante de silice, de calcaire, de marnes et d’argile en sous-sol. Depuis près de deux mille ans, les grands vignobles qui font la réputation de la Bourgogne occupent une étroite bande de coteaux qui s’étire sur 20 km de long et parfois deux à trois cents mètres de large seulement, entre Dijon et Corgoloin.

    C’est ici que l’on trouve tous les grands crus rouges de Bourgogne (à l’exception du Corton). L’origine de la vigne y est très ancienne. Le véritable essor des crus de la Côte est lié à l’activité des grandes abbayes à partir du xie siècle. Les moines de l’abbaye de Cîteaux, en particulier, dont le Clos de Vougeot est le chef-d’œuvre le plus remarquable, se consacraient exclusivement à leur vignoble. Sur les 2 500 ha que compte le vignoble, on récolte environ quinze millions de bouteilles, essentiellement de rouges (92 %).

    - Marsannay

    Créée en 1987, l’appellation Marsannay ouvre au nord les portes de la Côte-de-Nuits. Répartie sur les villages de Marsannay-la-Côte, Chenôve et Couchey. Les rouges sentent les fruits mûrs et les sous-bois, les blancs, le miel et les fruits secs, et les rosés, très fruités, allient charpente et suavité. Les bonnes vignes sont issues de sols calcaires et marneux, et les meilleurs crus sont à mi-pente.

    - Fixin

    Sur une centaine d’hectares, la production de Fixin (prononcer : Fissin) est issue d’un vignoble très ramassé, groupé autour de Fixin et de son hameau Fixey. Son altitude varie de 270 à 360 m. Ses pentes douces sont exposées plein est. Les sols sont calcaires et comportent quelques traces de marnes. Pas de Grands Crus, mais de remarquables climats classés en Premier Crus (18,5 ha) et, notamment, Le Clos-Napoléon, La Perrière, Le Clos-du-Chapitre ou Les Arvelets. De solides vins rouges dont le bouquet se développe avec l’âge, alliant puissance et richesse aromatique.

    - Gevrey-Chambertin

    Ici, les sols sont calcaires avec une bonne proportion de marnes argileuses, donnant puissance et rondeur. Vignobles de pente, Gevrey produit ses communales entre 240 et 280 m, et ses Premiers et Grands Crus entre 260 et 320 m. Le vignoble recouvre 380 ha sur les villages de Gevrey-Chambertin et Brochon. Les Grands Crus, dont la spécificité propre à chacun est un bon exemple de l’extrême complexité des terroirs bourguignons. Les Grands Crus sont le Chambertin, le Chambertin Clos de Bèze, Chapelle-Chambertin, Charmes-Chambertin, Mazoyères-Chambertin, Griotte-Chambertin, Latricières-Chambertin, Mazis-Chambertin, Ruchottes-Chambertin. Le Chambertin est l’un des plus beaux crus de la région, très caractéristique d’un terroir situé sur une pente douce, au sol calcaire enrichi de marnes rouges ferrugineuses. Aux côtés du Chambertin, trois “cousins” restent très proches qualitativement et tiennent la tête des autres très grands vins de cette commune : Mazis et Latricières-Chambertin, puis Charmes-Chambertin, et de beaux Premiers Crus comme Les Cazetiers, Le Clos Saint-Jacques, Aux Échezeaux, La Combe aux Moines. Suit l’appellation Gevrey-Chambertin (environ 20 % classés en Premiers Crus).

     

    Actualité du vignoble
    Classement Bourgogne Rouges
    Classement Bourgogne Blancs
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    Vignerons sélectionnés

     

    - Morey-Saint-Denis

    Situé en partie centrale de la Côte-de-Nuits, le vignoble de Morey-Saint-Denis a pour vocation de produire surtout des vins rouges. La surface du vignoble est assez faible, avec une grande proportion de Premiers Crus (28 %) et de Grands Crus (27 %). Les Grands Crus sont le Clos Saint-Denis, le Clos de la Roche, le Clos des Lambrays, le Clos de Tart et le Bonnes-Mares. Ils sont groupés à l’aine du coteau, entre 270 et 300 m, et 17 Premiers Crus sont situés immédiatement en dessous et 3 en dessus. Les Premiers Crus peuvent être superbes (Les Millandes, Les Ruchots, Monts-Luisants surtout). L’AOC communale est produite de part et d’autre des Premiers Crus. Les sols sont calcaires et comportent des roches, des marnes, des sables, des limons rouges et des cailloutis. Les vins de Morey sont assez colorés et libèrent des arômes puissants de petits fruits rouges et noirs (cerise, cassis). Les crus sont plus complexes : les arômes s’enrichissent de nuances boisées, épicées ou animales. De grands vins charnus et persistants, d’excellente évolution.

    - Chambolle-Musigny

    Installé sur les éboulis calcaires provenant en partie de la combe de Chambœuf, Chambolle-Musigny expose son vignoble est-sud-est, à une altitude variant entre 250 à 350 m. Le vignoble occupe environ 170 ha et produit environ 5 700 hl dont un quart est premier cru. Les deux Grands Crus, le Musigny et les Bonnes-Mares, représentent une production voisine de 700 hl. La totalité de la production est rouge, à l’exception de quelques pièces de Musigny blanc. Une partie du Bonnes-Mares (15 ha) est située sur Morey-Saint-Denis, la majorité sur Chambolle-Musigny.

    - Échezeaux

    Si la plupart des vins de la commune de Flagey-Échezeaux, qui jouxte celles de Vougeot et de Vosne-Romanée, ont droit à l’appellation Vosne-Romanée, on y trouve uniquement deux Grands Crus : l’Échezeaux et le Grand-Échezeaux (36 et 9 ha). Les vins de Grand-Échezeaux, plus prestigieux, sont marqués par un terroir contigu à la meilleure partie du Clos-de-Vougeot, d’où ressortent une sève et une charpente particulières, une grande richesse au nez comme en bouche. Ceux d’Échezeaux sont plus souples, solides certes mais plus faciles à attendre.

    - Vougeot

    Au cœur de la Côte de Nuits, ce village dont le terroir viticole est l’un des plus petits de France (70 ha) possède depuis le XIIe siècle le château du Clos-Vougeot, chef-d’œuvre des moines cisterciens, que chacun peut visiter.

    - Vosne-Romanée

    Le vignoble de Vosne-Romanée s’étend sur Vosne-Romanée et Flagey-Échezeaux. La situation du vignoble, l’unité des sols et des expositions y sont tout à fait remarquables. Les sols argilo-calcaires conviennent particulièrement à la production des grands vins rouges. Les Grands Crus sont prestigieux : La Romanée, Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant, Richebourg, La Tâche, La Grand’Rue, Échezeaux, Grands Échezeaux. Les Premiers Crus les plus renommés sont Aux Malconsorts, Les Suchots… On pourrait en les goûtant évoquer le toucher du velours. Des vins charnus, où le moelleux domine, avec des tanins très fins et une acidité équilibrée. Leur bouquet complexe met en relief des arômes de cerise, de fraise, de violette et de sous-bois.


    - Nuits-Saint-Georges

    Réparti sur les communes de Nuits-Saint-Georges et Premeaux-Prissey, le vignoble de Nuits-Saint-Georges est installé sur des sols bruns calcaires plus ou moins mêlés d’argile provenant de la dégradation du sous-sol d’origine jurassique. La superficie du vignoble couvre environ 300 ha pour une production de 7 500 hl de Nuits-Saint-Georges et 5 700 hl de Nuits-Saint-Georges Premiers Crus, remarquables comme Les Saint-Georges, Les Vaucrains, Les Cailles… D’une couleur soutenue, ils révèlent des arômes riches et puissants de mûres, de myrtilles, d’épices et de fourrure, des vins corpulents et solides. De grands vins puissants et colorés, d’excellente garde.

    - Côtes-de-Nuits-Villages

    Cette appellation est commune à plusieurs villages : Brochon, Fixin, Premeaux- Prissey, Comblanchien et Corgoloin. La dispersion des différentes communes produisant le Côte de Nuits-Villages procure à cette appellation une certaine variété, allant de vins assez souples et gras dans le sud de la zone de production jusqu’à des vins plus tanniques et de forte charpente dans le nord. Souvent bien colorés, ces vins présentent des arômes de fruits rouges et noirs, souvent de réglisse, presque toujours des arômes animaux...

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    Les 10 vins coups de cœur du week-end

    Les 10 vins coups de cœur du week-end

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    Domaine SCHMITT & CARRER
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    BORDEAUX
    Château SEGUIN
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    Ce vignoble de 11 ha a été totalement restructuré il y a 20 ans. Les vignes plantées en coteaux ...

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    VAL DE LOIRE
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    BOURGOGNE
    Domaine du CHARDONNAY
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    BOURGOGNE
    Domaine GARNIER et Fils
    Savoureux Chablis Grand Cru Les Clos 2007, de robe dorée, riche et savoureux, racé et onctueux en ...
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    VAL DE LOIRE
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    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Les 32 ha du vignoble sont principalement plantés de ...
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    SUD-OUEST
    Château du HAUT-PEZAUD
    Très bien classé. Un domaine de 10 ha, sur terroir argilo-limoneux et argilo-calcaire. Excellent ...
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    Sans élégance ni éthique, pas de grands vins !

    Franchement, pourquoi déboucher un vin surmaturé, surconcentré, agrémenté outrageusement d’enzymes, de levures, dénaturé par l’osmose inverse, les concentrateurs et un élévage en bois spécialement “chauffé” pour lui créer des senteurs chimiques de vanille, de fruits de la passion ou de feu de cheminée ? A quoi bon faire (et acheter) un produit rouge, blanc, rosé ou mousseux “sans âme, ni vertu” ? Il en est d'ailleurs de même pour nos produits du terroir et spécialités gourmandes régionales, non ?

    L'art de vivre, la bonne chère, le patrimoine, le vin..., est-ce cela ? Depuis 32 ans, Patrick Dussert-Gerber pense le contraire. Il n’est pas le seul, on s’en doute. Car, en France, nous avons la chance d’avoir trois choses qui font de notre pays le vivier des plus grands vins du monde : nos terroirs, notre histoire et... le talent des hommes et des femmes. C’est ainsi : hormis quelques producteurs médiatiques, la véritable France profonde du vin recèle de ce qui manque ailleurs : l’élégance ! Du plus grand des Bordeaux, Champagne ou Bourgogne au plus modeste Cahors ou Chinon, un vin typé est celui qui sait allier la spécificité de chaque millésime à cette finesse délicieuse qui signe les vrais vins. À celle-ci, naturellement, il y a également une élégance du cœur, car tout cela va de pair. On est loin du snobisme et des modes...

    Brigitte Dussert : La qualité des millésimes, l’authenticité, les différences entre chaque vignoble, entre chaque vin, c’est bien le fond du problème, non ?

    Patrick Dussert-Gerber : en effet, un millésime 2004 qui ressemble au 2005 ou au 2006, ce n’est pas normal. C’est la nature qui est mise en avant dans le millésime. Si l’on fait des vins surboisés, surmaturés, on tue bien sûr l’élégance, mais on lisse surtout l’effet millésime, en faisant des vins dépersonnalisés, pas plus intéressant qu’une boisson chimique.

    On vendange de plus en plus mûr, ce qui est une bonne chose, mais si, en plus, on utilise des concentrateurs, ajoute des levures... et pratique un élevage abusif en barriques neuves, cela donne des vins trop lourds, trop écœurants, trop alcoolisés... alors que ce n’est pas dans l’air du temps ! Et cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique comme certains le prétendent...

    En fait, il faut dire la vérité sur la qualité de chaque millésime. L’explication, en partie, de l’une des facettes de la crise des vins de Bordeaux, c’est que certains grands crus ont vendu bien trop cher en primeur le 2007. Ce n’est qu’un millésime sympathique, très agréable, bon à boire rapidement, qui commence à s’ouvrir, et c’est déjà pas mal, mais il aurait dû coûter bien moins cher que les 2005 et 2006... Il faut que le prix du millésime corresponde à la qualité du vin pour que le marché reste confiant : les acheteurs ne sont pas si idiots. En Bourgogne, dans la Loire ou dans le Rhône, on ne vend pas un 2007 plus cher qu’un 2005, autrement dit on ne spécule pas le prix de sa bouteille au “loto” des millésimes.

    Il existe, hélas, aujourd’hui deux mondes du vin : celui, mercantile, presque virtuel, qui profite de la méconnaissance des acheteurs, notamment des pays émergents, et se sont coupés des acheteurs fidèles et traditionnels (français, belges, suisses, anglo-saxons...). Ils pratiquent la fuite en avant, faute de bases de commercialisation stables. Pour eux, il faut sans cesse trouver un nouveau marché pour caser sa marchandise...

    Brigitte Dussert : Vous parlez souvent “d’éthique du vin”...

    Patrick Dussert-Gerber : L’éthique du vin pourrait s’appeler l’éthique tout court. Je suis attaché à une éthique et aux propriétaires qui respectent le consommateur. Plus l’on s’éloigne d’une relation avec ce dernier, plus l’on se dirige dans une logique de vin aseptisé. Il faut qu’il y ait un échange, un retour avec l’acheteur. Il y a un vrai monde virtuel du vin qui s’est créé, certains ne savent même plus si leur vin est apprécié, qui le diffuse, qui le boit...

    Que l’on ne s’y trompe pas : tout est lié. Soit vous êtes un vigneron passionné et devenez alors passionnant pour un consommateur, soit vous êtes un producteur imbu de lui-même et personne n’a envie de “boire un canon” avec vous. Dans le premier cas, vous croyez en la Nature, en votre terroir, en votre histoire et vous mettez à leur disposition les progrès œnologiques. Dans l’autre cas, vous lissez les millésimes, faites du vin comme on ferait du soda, une cuvée pour les femmes, une autre pour les jeunes, une autre pour les chinois, etc...

    Et tout s’enchaîne : si vous êtes en contact avec celui qui boit votre vin, il est aisé de lui expliquer que, par exemple, le 2007 est meilleur à boire aujourd’hui qu’un 2005, loin d’être prêt. Il ne s’agit pas de dire que l’un est meilleur que l’autre, cela ne veut rien dire. Tous les vins sont bons dans le temps, chaque millésime a son potentiel d’évolution. Vous retrouvez cela dans ma Vintage Code (voir page 65).

    Ceux qui partagent la même éthique que moi, vous les retrouvez dans Millésimes et dans mon Guide, je connais leur courage et leur détermination en sachant que ce n’est pas toujours facile pour eux. Ils sont plus discrets, plus humbles devant la nature mais, croyez-moi, ils vendent tout aussi bien que ceux qui pourraient poser en se prenant pour des stars dans un magazine people...

    Moi, j’aime les vignerons qui se retroussent les manches, font des salons, accueillent à la propriété et dialoguent avec leurs clients. On l’a bien vu avec la crise : les producteurs qui informent et ménagent leur clientèle n’ont pas été touchés, et c’est bien normal.

    Autre exemple : un vigneron digne de ce nom qui parcoure ses vignes en bottes sait très bien qu’il ne faut pas mettre trop de pesticide, connaît la culture raisonnée et raisonnable, cela fait une vingtaine d’années qu’il en a pris conscience. Ce n’est pas parce que le bio est à la mode, il le faisait naturellement auparavant, mais n’en parlait pas.

    Pour moi, en effet, la typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un microclimat, d’une plante et d’un homme. Ma nature me poussant à soutenir les hommes et les femmes qui partagent les mêmes valeurs, je suis toujours, aujourd’hui comme hier, passionné par ce “Sang de la Terre et du Ciel”, cette entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)... s’attachant à respecter à la fois une culture et une éthique. Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. Ces vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de vraies valeurs sûres, certains crus l’étant déjà il y a bien longtemps, en 1980...

    voir le Top Vignerons de l'année

    ALSACE LANGUEDOC-ROUSSILLON
    BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE
    BORDEAUX SUD-OUEST-PERIGORD
    BOURGOGNE VAL DE LOIRE
    CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
    JURA-SAVOIE

    On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Mon TOP VIGNERONS est explicite :

    Les Prix d’Honneur : 224
    Les Prix d’Excellence : 155
    Les Satisfecits : 168
    Les Lauréats : 157
    Les Espoirs : 74

    Brigitte Dussert : il y a de bons vins partout en France ?

    Patrick Dussert-Gerber : Evidemment, et à tous les prix. Quand on aime le vin, il faut aussi aimer la diversité. Depuis trente ans, le fait de parcourir tous les vignobles pour déguster les vins m’amène à déboucher aussi bien un vin corse qu’un Châteauneuf-du-Pape, qu’un Sancerre, un Vosne-Romanée ou un Chinon, un Chablis ou un grand rosé de Provence...

    Contrairement à d’autres, je ne bois pas uniquement des vins chers que l’on m’offre... Pour moi, un grand vin, c’est un vin authentique, qui correspond à un moment donné, à un état d’esprit. On peut prendre autant de plaisir avec un Minervois, un Alsace, un Chénas ou un Touraine qu’avec le plus beau Pomerol ou Meursault, à partir du moment où chacun est typé. Il y a des occasions, des moments pour boire chaque type de vin. On ne boit pas le même vin seul en rêvant au cosmos, qu’avec des amis, ni le même vin sur une terrine ou un plat sophistiqué. C’est la grande force de notre pays : avoir une gastronomie aussi riche que ses vins, c’est formidable ! Avec nous, l’Italie est le seul autre pays au monde à pouvoir revendiquer cela. Ce n’est pas rien.

    Brigitte Dussert : Que faut-il vraiment savoir sur les millésimes ?

    Patrick Dussert-Gerber : Depuis 15 ans, il n’y a plus de mauvais millésime, il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble.

    Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! Le 2004, par exemple est un millésime formidable qui a eu mauvais presse à l’époque de la part de critiques qui ne connaissent pas grand chose au vin. Ceux-là, je ne les vois d’ailleurs jamais dans les vignobles de la vallée du Rhône, à Madiran, à Bandol ou à Saumur... ils sont pour la plupart invités dans les grands châteaux bordelais et s’en contentent. Sympa pour les milliers de vignerons talentueux des autres régions, non ?

    Quand je lis de telles âneries, je me demande si ceux qui les écrivent ont jamais dégusté des millésimes plus anciens. C’est pourtant la seule garantie qui permet de relativiser, de comprendre et de se référer à une mémoire du vin. Les mêmes vont répéter ce qu’on leur a concocté dans un dossier de presse bien ficelé... Ce ne sont plus des journalistes mais des... attachés de presse ou des “hirondelles” (terme désignant un habitué des buffets de presse) !

    Voir la Carte des millésimes : la Vintage Code©

    Passons. Pour revenir à la force des millésimes, il est incontestable que le 2009 est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005, grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité sera également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins. Il est bien trop tôt pour en parler, et l’on sait que je ne rentre pas dans le jeu des “primeurs” (encore Bordeaux) qui va bientôt rivaliser avec le salon des devins et cartomanciennes... tant on va noter un vin qui n’existe pas encore !

    Voir : Les classements des meilleurs vins de l'année

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    Loire : un pays gastronome où il fait bon vivre

     

    401-3.jpgCe pays, incluant Vendée, Anjou et une partie de la Bretagne, offre un large éventail de produits.

    Tout d’abord les viandes. On y trouve une grande variété, du bœuf, du veau, du porc, du mouton. L’élevage de poulets fermiers tout comme celui de canards, d’oie et de dindes, a une très grande importance. La Vendée, quant à elle, se distingue par ses gibiers d’eau.

    Les produits charcutiers sont aussi fort nombreux : andouilles, andouillettes (dont celle de Guémené), boudins blancs ou noirs, rillette, rilleaux, –tranches de porc salées confites dans le saindoux–, tripes, langue en gelée et jambon cuit au sel marin avant son séchage sous la cendre. Quelques pâtés de gibier voisinent avec d’autres à base de porc.

    Il ne faut pas croire que les poissons soient en reste. Le thon a la vedette mais la barbue, les aloses, brèmes, civelles, sardines et autres maquereaux suivent de très près. Les marais vendéens regorgent de perches, carpes, tanches, anguilles, sandres, brochets et goujons.

    Les fruits de mer, largement appréciés par les amateurs, ont également une place prépondérante, notamment les moules de bouchot et les huîtres.

    La culture importante de légumes trouve son aboutissement dans la préparation des soupes. A signaler particulièrement celles au potiron, aux choux verts, souvent additionnées de crème, à la laitue, à la citrouille avec du lait. D’autres sont plus consistantes, telle la soupe aux châtaignes, ou la « rôtie », composée de pain sucré imbibé de vin. Dégustée froide, cette préparation change alors de nom et se nomme la « bijane ».

    Cette région riche en viandes et poissons a également une tradition fromagère. C’est le pays du port-salut, du saint-paulin et du fromage blanc –sucré, agrémenté de crème fraîche, c’est le « crémet d’Anjou » ; simplement salé, il devient la « fromagée », le « caniqueté » ou encore la « bolotée ». Le Poitou est, lui, réputé pour ses fromages de chèvre.

    Le pain ou plutôt les pains sont aussi spécifiques de cette région. Ils portent les noms de « fouace », « fouée », sortes de galettes assez plates qui se dégustent sucrées ou beurrées. En Mayenne on trouve le « maigret », pain typique de cette région.

    Pour les amateurs de pâtisseries, quelques spécialités : les sablés qui tirent leur origine de la ville de Sablé dans la Sarthe, les biscuits au miel, essentiellement produits dans la région angevine, à l’anis, ainsi que le savarin d’Angers, les brioches ou « grignes poncéennes ».

    Il ne faut pas oublier les confiseries ; rappelant la production maritime, les fruits de mer en pâte d’amandes font partie du décor des pâtisseries des Sables-d’Olonne. Les « ardoises d’Angers », nougatines recouvertes de chocolat, font également partie du patrimoine gastronomique. Leur nom provient d’une spécificité de cette ville, Angers étant un producteur d’ardoises renommé.

    Vins du siecle

    Vins du siècle

    LES VINS DE LOIRE

    Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-Prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres.

    J’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. EnAnjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par cessols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc etChenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec des blancs très séduisants, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny.

    Il suffit aussi de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé silex pour s’ assurer de la typicité des vins. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin…

    À Quincy comme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, en Muscadet comme à Menetou-Salon, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée. Les cépages Chenin ouSauvignon, pour les blancs, savent en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans mon Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur grande régularité qualitative.

    Le point sur les millésimes

    Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-Prix régulièrement remarquable. Pour les blancssecs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, et des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtent très bien actuellement.

    Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-LayonBonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (TouraineBourgueilSancerre…) au plus charnu (ChinonSaumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 1998 ou 1995). Le millésime 2002 est très réussi enblancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003, 2001 sont savoureux.

    Beaux liquoreux en 2007, 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005, assez typé, très intéressant.

     

    Pour tout savoir sur les vins de Loire, cliquez ICI

    Pour les Classements des meilleurs vins rouges de Loire, cliquez ICI

    Pour les Classements des meilleurs vins blancs de Loire, cliquez ICI

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    Guide des vins
    Guide des vins

    POITOU-CHARENTES

    La région Poitou-Charentes n’est pas à dédaigner. Dans ce pays où la douceur des paysages est souvent nimbée d’une brume légère, où le vignoble et l’élevage restent bien souvent omniprésents, les spécialités ne manquent pas.

    Des huîtres (de Marennes) aux moules, de la mouclade aux crevettes –celles que l’on déniche à marée basse–, des sansonnets (petits maquereaux) à tous les autres poissons des « marais »comme les anguilles, les truites ou les écrevisses, la région est riche en produits de la mer et en mille et une façons de la préparer. En viandes ou charcuteries, le « charentais » bien sûr, le canard nantais, le jambon frotté de sel (et de cognac), les rillettes ou les tripes.

    Ajoutez à cela une très grande variété de fromages de chèvre (chabichou, saint-maure, bougon, pusignan, ruffec…), la caillebotte de Niort ou du Poitou, ce succulent fromage frais qui s’égoutte sur des moules de bois, et des friandises sucrées comme les nougatines, les beignets, le tourteau et autre massepain.

    Et, pour la bonne bouche, le grand seigneur du coin, le Cognac, que l’on ne boit guère plus aujourd’hui tant la grande majorité de flacons s’échappent en Extrême-Orient : un cas typique d’abandon du marché français par le négoce –au profit de l’armagnac–, le tout auréolé d’une très mauvaise adaptation au goût des amateurs français (rappelez-vous la stupide campagne du « cognac-cocktail ») et à l’attrait des monnaies fortes. Goûtez aussi le Pineau des Charentes.

     

    Millesimes
    Millesimes

    LE COGNAC

    Si le Cognac fait partie des (très) grands spiritueux, j’avoue que cela me navre de voir comment certains responsables et marques ont réussi à “détruire” une image que plusieurs siècles avaient patiemment façonnée. Que faut-il penser en effet quand le Cognac est promu soit pratiquement comme une bouteille de parfums à offrir, soit comme un drink ou un simple alcoold’accompagnement, à boire à l’apéritif ? Vous imaginez un Pauillac servi avec de l’eau de Seltz, mode oblige ?

    Ayant disparu et perdu son marché national que l’Armagnac et d’autres se sont empressés de conquérir, à force d’être surtout obnubilée par les marchés asiatiques qui boivent (c’est le mot qui convient) l’eau-de-vie charentaise (ou n’importe quel autre Brandy) comme une boisson de repas, la région tout entière est sur la bonne voie pour perdre son authenticité, son histoire, sa spécificité, et, bien plus grave, son art de vivre. C’est vrai qu’il n’est pas si facile, à une époque où les digestifs ont de plus en plus de mal à exister, de poursuivre une telle politique, mais de là à passer d’un extrême à l’autre, il y a une marge. Ce qui est sûr, c’est que les générations futures ne connaîtront plus le Cognac tel que nous l’aimons encore, si on parvient à le leur faire avaler en cocktail avec un jus de fruit. De l’art de rompre les maillons de l’histoire

    Souvenez-vous, le sort de la région des Charentes est pourtant intimement lié au Cognac, depuis plus de quatre siècles. Il faut remonter au XVe siècle pour assister aux premièresdistillations, ce fut après bien des essais qu’on arriva à maîtriser l’utilisation de l’alambic. La légende prétend qu’un certain chevalier de la Croix Maron imagina de brûler à nouveau sa première distillation et qu’il en tira un alcool au goût tout à fait original. Une légende en vaut une autre.

    Peut-être tout simplement l’origine vient-elle du fait que les vignerons charentais destinant leursvins aux pays nordiques s’aperçurent que ceux-ci voyageaient mal, et songèrent à les distiller. L’histoire a ses raisons. La découverte de cette belle liqueur dorée dépassa largement leurs espérances et les ports de la côte virent arriver de nombreux navires britanniques, hollandais ou scandinaves qui venaient charger les fûts d’eaux-de-vie charentaises. La prospérité commençait.

    Ce qui surprend le plus lorsqu’on accède par le nord dans ce terroir des Charentes, c’est l’omniprésence d’une lumière à la fois violente en intensité et douce en nuances : un ciel bleu pâle souvent moucheté d’une multitude de petits nuages blancs apporte une touche harmonieuse à ce paysage légèrement vallonné et toujours calme : une mosaïque complexe de tons pastel qu’aucun peintre n’a su reproduire. Le paysage de cette oasis de calme et de lumière s’est vu marqué par la main de l’homme des Charentes en une architecture qui se fond complètement dans un équilibre esthétique : la conception de ces églises romanes, de ces petites chapelles qui se détachent par leur stature et leur pureté au milieu de cette verdure, n’est pas, non plus, le fait du hasard. Pas plus que ces grandes fermes et ces vieilles maisons bourgeoises toutes refermées sur elles-mêmes sans autre ouverture sur l’extérieur qu’un majestueux portail en boisplein... LIRE LA SUITE

     

     

    LE VIN DE A à Z

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    LES VINS DU LANGUEDOC QUI COMPTENT

    L’histoire des vins du Languedoc

     

    Postérieurement à Marseille, mais bien avant le reste de la Gaule, la région de Narbonne prénommée “la Narbonnaise” connut une telle prospérité que Pline l’Ancien n’hésita pas à dire : “Ce n’est pas une province, mais l’Italie elle-même.” Réduite en province de l’empire dès 120 avant J.-C., la Narbonnaise s’adonna à la culture de la vigne, aidée par son climat. Les vins de la Narbonnaise, amenés jusqu’à Lugdunum, repartaient vers de nouvelles directions après un temps d’arrêt plus ou moins prolongé dans les magasins des négociants de la ville. Le commerce du vin subissait, alors, différentes taxations : droits d’octroi, droits de douane à l’entrée et à la sortie, droits de circulation. Ces taxes avaient toutes l’apparence d’actes de vexation, presque de concussion. On retrouve la trace de cet impôt illégal sur le vin dans le plaidoyer de Cicéron pour Fontéius, en 69, qui fut propriétaire de la Narbonnaise de 78 à 73. Au xe siècle, les Maures saccagèrent les vignes dans Saint-Michel, créées à Gaillac en 960 par le comte Raymond Ier de Toulouse, qui contribua, par le travail acharné de ses moines, à faire refleurir les vignes...

    Actualité du vignoble
    Classement Languedoc-Roussillon
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    LES VINS DU LANGUEDOC QUI COMPTENT

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    CABARDÈS
    CORBIÈRES
    COTEAUX-DU-LANGUEDOC
    FAUGÈRES
    FITOU
    MINERVOIS
    SAINT-CHINIAN
    VINS DE PAYS

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    LES MEILLEURS VIGNERONS 2011 DE LA VALLEE DU RHONE

     

    87.jpgPour les millésimes, si le 2008 devrait tenir toutes ses promesses, le 2007 est remarquable ici, peut-être supérieur au 2006. Les 2005 et 2003 sont très mûrs, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 1998, 1995 ou 1990.

    - Les grands : 2009, 2008, 2005, 2004, 2003 et 2001, 2000, 1998, 1996, 1995, 1989, 1988, 1985, 1983, 1978, 1970, 1967 et 1961.

    - Les bons : 2007, 2006, 1999, 1997, 1994, 1990, 1986, 1982, 1981.

    Classement Vallée du Rhône

    Tout savoir sur le vignoble

     

     

    LES MEILLEURS VIGNERONS 2011 VALLEE DU RHONE

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    BEAUMES DE VENISE
    CAIRANNE
    CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE
    CONDRIEU
    CORNAS
    COSTIÈRES-DE-NÎMES
    CÔTE-RÔTIE
    COTEAUX DU TRICASTIN
    CÔTES DU RHÔNE ET VILLAGES
    CÔTES-DU-LUBERON
    CROZES-HERMITAGE
    GIGONDAS
    RASTEAU
    SABLET
    SAINT-JOSEPH
    VACQUEYRAS
    VENTOUX
    VINSOBRES
    VISAN

    Sur cette page vous pouvez chercher tous les producteurs d'une appellation donnée gràce au déroulant ci dessous

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    Les vins du Beaujolais sont à prendre au sérieux

     

    alainmichaud.jpgLe Beaujolais doit son nom à la maison des Beaujeu. La trace du premier seigneur de Beaujeu apparaît aux alentours de 950. Il s’appelait Bérard et était un homme avisé dont le château, bien assis au-dessus de l’Ardières, dominait fièrement le pays de Beaujeu. Durant les ixe, xe et xie siècles, les sires de Beaujeu se taillèrent un territoire important. Ils firent du Beaujolais un état-tampon entre le Mâconnais et le Lyonnais.

    En 1140, Humbert III fonde Villefranche. En 1260, Guichard V gratifie la ville du droit de sceau, lui concédant ainsi une personnalité juridique.

    Au XIVe siècle, sous Antoine de Beaujeu, la province beaujolaise est très vaste :

    - elle s’étend au nord jusqu’au Mâconnais et à la Saône-et-Loire ;

    - à l’ouest, elle comprend les monts de Beaujolais jusqu’à la Loire ;

    - à l’est, elle comprend une partie du département de l’Ain ;

    - au sud, elle descend jusqu’à Villefranche.

    En 1400, Édouard de Beaujeu fait don de ses terres aux Bourbons ; l’un d’eux, Pierre de Bourbon, épouse Anne de France, fille de Louis XI, dite Anne de Beaujeu. Durant cette période, le Beaujolais profite largement du mécénat de ce couple. Sur leur initiative est construit le grand portail de Notre-Dame-des-Marais à Villefranche en 1500. En 1514, Anne de Beaujeu donne ses armes à Villefranche et la nomme capitale du Beaujolais. La période des Bourbons s’achève en 1527, après la trahison du connétable Charles III qui voit tous ses biens confisqués. Le Beaujolais devient alors l’apanage de la famille d’Orléans... LIRE LA SUITE

    TOP VIGNERONS 2001 BEAUJOLAIS

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    BEAUJOLAIS
    BEAUJOLAIS-VILLAGES
    BROUILLY
    CHENAS
    CHIROUBLES
    CÔTE DE BROUILLY
    COTEAUX-DU-LYONNAIS
    FLEURIE
    JULIÉNAS
    MORGON
    MOULIN-A-VENT
    RÉGNIÉ
    SAINT-AMOUR

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    Bourgogne : on est bien au sommet !

     

    45.jpgTout est exceptionnel ici : la convivialité, la force des terroirs, l’exposition des vignes, la puissance d’arômes, la suavité en bouche... et, ce qui peut faire défaut à d’autres appellations, une grande typicité associée à une volonté sincère des hommes et des femmes de ne pas se laisser piéger par des vinifications les plus sophistiquées comme aux appels de “gourous” qui n’ont rien compris à la Bourgogne et n’y ont pas leur place. On sait, évidemment, que les plus grands vins blancs s’élèvent ici, et que vouloir planter du Chardonnay n’importe où relève de la plaisanterie. On sait -aussi- que quelques-uns des plus beaux rouges de la planète se savourent sur place, à Vosne-Romanée comme à Volnay ou à Gevrey-Chambertin. Mais, les sols et les hommes faisant aussi la différence entre un grand vin et un autre, il s’agit de frapper à la bonne porte.
    Le point sur les millésimes

    En Bourgogne, le millésime 2007 est très réussi, très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2008, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme le grand 2005, qui demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 1999, 1995 ou 1989, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 1999, 1997, 1989 ou 1985.

    Pour les rouges

    les grands : 2009, 2008, 2005, 2003, 2002, 2000, 1999, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1979, 1978, 1976, 1978, 1971, 1970.

    les bons : 2007, 2006, 2004, 2001, 1998, 1996, 1993, 1988, 1986, 1979.

    Pour les blancs

    les grands : 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2002, 2000, 1999, 1998, 1995, 1990, 1989, 1986, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1970.

    les bons : 2003, 2001, 1997, 1996, 1994, 1988, 1987, 1971.

    Millesimes
    Vins du Siècle

    L’histoire des vins de Bourgogne

    Ce pays doit son nom actuel aux Burgondes, peuple germanique qui envahit la Gaule en 406 et y fonda sous la conduite de Gibdecaire (411) le premier royaume de Bourgogne. Clovis, le célèbre roi des Francs, épousa une princesse burgonde, et leurs fils réunirent la Bourgogne à l’empire des Francs. Charlemagne l’érigea en duché et, de 884 à 1002, le duché de Bourgogne appartint à des princes dont Richard d’Autun dit “Le Justicier”. Il fut ensuite réuni à la couronne de 1002 à 1032. Commença alors l’ère d’une nouvelle maison des ducs de Bourgogne qui fut la première “maison capétienne”. Philippe le Hardi devint le chef de la “maison de Valois”, deuxième maison capétienne. Ce duc de Bourgogne s’intéressa particulièrement à la viticulture. Il interdit la culture du Gamay et exigea de servir du vin de Beaune aux repas officiels. La réputation des vins de Bourgogne remonte au Moyen Âge. Ce sont des moines qui, les premiers, cultivèrent la vigne. En 587, le roi Gontran donna des terres avec des vignes aux moines de l’abbaye de Saint-Bénigne. En 630, le duc Amalgaire de basse Bourgogne fonde l’abbaye de Bèze lui donnant la possibilité d’exploiter des vignobles à Chenôve, Marsannay, Conchey, Gevrey, Vosne et Beaune... LIRE LA SUITE

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    TOP VIGNERONS 2001 BOURGOGNE

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    AUXEY-DURESSES
    BOURGOGNE
    BOURGOGNE CHITRY
    BOURGOGNE CÔTES D'AUXERRE
    CHABLIS
    CHAMBOLLE-MUSIGNY
    CHASSAGNE-MONTRACHET
    CORTON
    CORTON-CHARLEMAGNE
    FIXIN
    GEVREY-CHAMBERTIN
    GIVRY
    MÂCON
    MARANGES
    MARSANNAY
    MEURSAULT
    MONTHÉLIE
    MOREY-SAINT-DENIS
    NUITS-SAINT-GEORGES
    PERNAND-VERGELESSES
    POMMARD
    POUILLY-FUISSÉ
    POUILLY-LOCHÉ
    PULIGNY-MONTRACHET
    RULLY
    SAINT-BRIS
    SAINT-VÉRAN
    SANTENAY
    VIRÉ-CLESSÉ
    VOLNAY
    VOSNE-ROMANÉE

    Sur cette page vous pouvez chercher tous les producteurs d'une appellation donnée gràce au déroulant ci dessous

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