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Les Beaujolais incontournables et la gastronomie lyonnaise

 

312.jpgAvant tout, la région lyonnaise –à tout seigneur, tout honneur– qui reste l’archétype des entités, où se côtoient une bonne partie des plus grands chefs de France. Le hasard n’ayant rien à voir là-dedans, il faut croire que la région du Rhône possède de tout temps l’attrait et les produits nécessaires à une grande tradition gastronomique.

Ici, les légumes ont une importance capitale sur les cartes de Georges Blanc ou de Paul Bocuse. Sachez savourer les oignons comme les courges de Thoissey, les asperges du Pont-d’Ain, les champignons de Dauphiné ou les cèpes de Savoie. Préparez-les avec simplicité comme le font les grands restaurateurs, fidèles d’entre les fidèles, sans se laisser prendre aux modes de la « nouvelle cuisine », sachez vous aussi les marier avec l’exceptionnel veau de Lyon, de race limousine, les grives, bécasses, lièvres (de montagne), avec les poulardes, chapons et autres poulets de Bresse.

L’autre grande spécialité de la région reste incontestablement la charcuterie. Vous connaissez beaucoup des départements où l’on se fait plaisir avec les caillettes de l’Ardèche, les crépinettes d’Aubenas, l’in copiable jésus cher à Lyon, les cervelas, le gras-double, le pâté de gibier de Saint-Étienne, le boudin aux pommes, les fricandeaux, les grattons ? Je passe sur les innombrables saucisses et saucissons, fumés ou briochés, au bœuf, au porc ou au veau, ou encore sur l’estimable andouille de Savoie ou la viande de bœuf séchée de Faucigny… Ouf ! De quoi oublier les principes de la diététique.

Et puis, bien sûr, vous êtes au royaume des fromages : du bleu de Bresse au picodon, du saint-marcellin au gruyère de Savoie, du reblochon aux différentes tommes (toujours de Savoie), du fabuleux mont-d’or à pâte molle au vacherin des Beauges, tout existe ici, dans une gamme incroyable, pour satisfaire les connaisseurs (j’en suis !). Le tout accompagné des pains du pays (la couronne de Bugey…) ou d’un gâteau aux noix du Dauphiné, avant d’exciter vos papilles sur quelques friandises exceptionnelles (chocolats évidemment, sucre d’orge, nougats, noix confites, bonbons à la framboise, pâtes d’amandes, brioches…).

Faites-moi plaisir : goûtez les vins de Savoie, frais et parfumés, au nez de miel et de noisette, superbes aussi sur les fondues (mondeuse, crépy, apremont…) et toutes les eaux-de-vie de fruits de la région, qui restent, avec celles d’Alsace, l’une des plus belles réussites de notre grande tradition française.

Vous l’avez compris, une région gastronomique formidable où le plaisir de la bonne chère prime tout et où la convivialité rime avec la discrétion.

 

Les Beaujolais incontournables

Accédez directement aux commentaires de dégustation du GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS 2011 en cliquant sur l'appellation puis le nom

BEAUJOLAIS
BEAUJOLAIS-VILLAGES
BROUILLY
CHENAS
CHIROUBLES
CÔTE DE BROUILLY
COTEAUX-DU-LYONNAIS
FLEURIE
JULIÉNAS
MORGON
MOULIN-A-VENT
RÉGNIÉ
SAINT-AMOUR

 


 

LES VINS DU BEAUJOLAIS

La force du terroir et la structure des vins de Chénas, de Juliénas, de Régnié ou de Moulin-à-Vent, l’élégance d’un Saint-Amour, d’un Brouilly ou d’un Chiroubles… tout concourt à prendre au sérieux les meilleurs vins de la région et à ne pas s’arrêter à la production des “primeurs”, pour lesquels j’avoue néanmoins un faible, pour situer leur véritable niveau qualitatif. Les vins qui comptent bénéficient d’une typicité réelle exacerbée par des terroirs spécifiques où l’on retrouve aussi bien des roches volcaniques que des argiles siliceux. À cela s’ajoute une complexitéaromatique réelle, toujours dominée par les petits fruits rouges mûrs, qui vient s’associer en bouche à une saveur bien particulière où la finesse retrouve le charnu, la fraîcheur le velouté, le tout donnant des vins qui en surprendraient plus d’un par leur potentiel d’évolution. Les hommes de la région font des vins à leur image, et le beau niveau qualitatif des meilleurs vins est incontestable, que ce soient des crus ou non. On ne peut non plus douter de la qualité réelle de ces vins, et certains “confrères” feraient bien de promouvoir la région et ces Vignerons qui ont besoin d’être soutenus, comme nous le faisons régulièrement.

Le point sur les millésimes
En Beaujolais, pour les crus, les derniers millésimes, de 2009 à 2001 (le 2007 difficile, mais il y a de belles réussites, le 2003 très mûr, atypique, moins séduisant), sont savoureux. Le 2008 est prometteur, le 2007 a été très délicat à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, beaucoup moins intéressant. La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs Vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. On se doute qu’un Saint-Amour ne doit pas ressembler à un Morgon, et c’est très bien ainsi.

Pour tout savoir sur les vins du Beaujolais, cliquez ICI

Pour les Classements des meilleurs vins du Beaujolais, cliquez ICI

Pour le Top Vignerons du Beaujolais, cliquez ICI

 

Guide des vins
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