27.11.2011
Vallée du Rhône : Les meilleurs vins de l'année !
L’histoire des vins de la Vallée du Rhône
Les moines cisterciens de l’abbaye d’Aiguebelle s’intéressèrent aux vins de Gigondas et de Vacqueyras dès 1137, jusqu’à la Révolution pendant laquelle fut détruite l’abbaye. À côté, l’origine du Châteauneuf-du-Pape remonte au pape Clément V. Celui-ci s’était fait construire une habitation de plaisance, située suffisamment loin de la résidence papale d’Avignon pour décourager les importuns d’y venir. Cette habitation fut achevée par Clément VII. Ce fut le Châteauneuf par opposition à l’ancien château de la cour pontificale. Lorsque les papes rejoignirent définitivement leur résidence italienne, Avignon leur envoya les vins récoltés dans la région. Sur la rive droite du Rhône : la Côte-Rôtie, vignoble fort ancien, réparti en “Côte brune” et “Côte blonde”. Ces dénominations seraient un rappel au souvenir d’un notable d’Ampuis : le sieur Maugiron. Celui-ci aurait partagé ses terres entre ses deux filles : l’une brune, la seconde blonde. Un peu plus loin, Condrieu ou “Coin du ruisseau”. Son histoire gardera les traces de son gué et de son port où étaient recrutés les mariniers. Ceux-ci naviguaient entre royaume et empire. Sous Charlemagne, en effet, le Rhône servait de frontière entre la rive droite ou “royaume” et la rive gauche ou “empire”. On retrouve au IXe siècle la présence des moines : des bénédictins auraient, en effet, gagné Cornas et Saint-Péray en échangeant un dîner où le plat principal était un gros poisson du pays. Bacchus et, par lui, la vigne et le vin, était fortement glorifié sur les rives du Rhône. De nombreuses statues dédiées au dieu du vin ont été trouvées parmi les ruines romaines.
Le Classement 2012 Vallée du Rhône
Tout savoir sur le vignoble
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Cliquez sur le nom Prix d’Honneur Jean-Jacques Dost (Cave Rasteau) Famille de Menthon (Redortier) Françoise Simon (Moulin Pourpré) Prix d’Excellence Famille Mathieu Satisfecits Daniel Archambault (Croix Blanche) Famille Archimbaud-Vache (Clos des Cazaux) Famille Fabre (Tour Saint-Michel) Famille Gaspari (Côte de l'Ange) Famille Granget (Jas des Papes) Famille Mendez (Beauvalcinte) Famille Monteillet (Montine) Fabrice Rousset (Château Vieux)
Lauréats Famille Daubrée (Corps de Loup) Famille Leperchois (Carabiniers) Espoirs Famille Duclaux Famille Férigoule (Sang des Cailloux) |
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- Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche. - Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés. - Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc. - Gigondas, Rasteau, Vinsobres. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier. - Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé. |
Le Top des vins de la Vallée du Rhône
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19.11.2011
Les vins du Médoc que vous ne devez pas manquer
J’adore les vins du Médoc, c’est certainement la raison pour laquelle je suis si déçu quand je débouche désormais des bouteilles qui feraient honte à ceux qui m’ont appris le vin : Émile Peynaud ou Jacques de Loustaunau de Guilhem, grandissimes œnologues. Et puis, je n’oublie pas les vraies figures bordelaises qui manquent tant à la région…
Globalement, les meilleurs à boire actuellement : 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut attendre : 2008, 2005. Le plus décevant : 2003. Si l’on entre dans le détail, il y a bien sûr une différence entre les vinsde la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 1995 est bien meilleur que le 1996 à Saint-Emilion et c’est le 1996 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres.
Dans le Médoc, misez sur les 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous plaisir avec les 1999, 1997, 1996 ou 1990. La priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire lanature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certainsvins « renommés » (plus dans le Guide…) sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2007 et 2005.
Du plus grand au plus abordable, voici les vins incontournables de cette prestigieuse presqu’île du Médoc !
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17.11.2011
Les 10 vins coups de cœur de la semaine
ROBERT AMPEAUMEURSAULT |
Dans la famille Ampeau on est vigneron hors pair de père en fils; ici le vin est affaire de passion et de grand art. Ils ne proposent que du vin à maturité, bon à être savouré, c'est dire à quel point le respect et la passion qu'ils portent à leurs vins. Des vins rouges envoûtants par leur suavité, bien équilibrés, volumineux et pleins en bouche, avec des tanins bien fondus, typés avec beaucoup de charme et qui développent une grande persistance et complexité aromatique avec des notes de fruits rouges, d'épices d'humus. Les Blancs évoluent parfaitement, très équilibrés et très typés, intenses, classiques et très élégants. Faites-vous plaisir avec ce Meursault Perrières 82, qui évolue parfaitement, intense, très typé, très classique, un grand vin savoureux, idéal sur une viande blanche à la crème. À ses côtés, le Puligny-Montrachet Les Combettes 79 est très riche en bouche, associant structure et finesse, de bouche puissante, de très bonne évolution. Goûtez aussi le Pommard 79, au nez de fruits mûrs et d'humus, riche et complexe, tout en bouche, de couleur soutenue, aux tanins bien équilibrés. Goûtez encore cet Auxey-Duresses 88, suave et dense en bouche, le Volnay-Santenots 76, aux connotations subtiles d'humus, de mûre et d'épices, tout en arômes, un vin savoureux en bouche, fin et puissant à la fois, à maturité. |
SCE DU CLOS BELLEFONDSANTENAY |
Issu d’une vieille famille vigneronne originaire de Santenay, Louis NIE acquit, en 1889, le Domaine du CLOS BELLEFOND, qui reste aujourd’hui encore un domaine familial. Situé au Sud de la Côte de Beaune, à Santenay, cité viticole, touristique et… thermale, le Domaine exploite exclusivement des appellations villages et Premiers Crus sur les finages de SANTENAY, CHASSAGNE-MONTRACHET, VOLNAY et POMMARD. Sur ces sols géologiquement variés de la Côte de Beaune, Pinot Noir et Chardonnay, utilisés en mono-cépage, permettent au vinificateur d’exprimer parfaitement la typicité des vins. Fidèles aux traditions bourguignonnes et sans se soucier des phénomènes de mode, après une récolte manuelle au tri rigoureux, les vinifications ont lieu en cuves de chêne, ouvertes et sous claies, pendant une dizaine de jours. Les vins sont ensuite élevés en fûts, durant une période de 18 à 20 mois selon la puissance du millésime ; mis en bouteilles puis conservés en nos caves jusqu’à leur expédition. Superbe Santenay Clos Bellefond rouge 2005, issu de sols pauvres d’une ancienne carrière, aux tanins soyeux et riches à la fois, qui sent bon les fruits rouges et l’humus, très abordable, de très bonne évolution comme le 2003, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre, ample, très persistant, très fin, avec des tanins souples et puissants à la fois. À ses côtés, le Santenay Premier Cru La Comme 2003 est d’un joli rouge soutenu, aux notes de réglisse et de griotte, associant structure et finesse, gras et savoureux, de bouche persistante, d’excellente garde (les 2001 et 99 sont remarquables aujourd’hui). Beau Chassagne-Montrachet rouge Premier Cru Morgeot 2005, un vin très typé, issu de terres profondes et argileuses, aux tanins bien présents, très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des arômes mûrs et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, ample en bouche, de très bonne garde. Le Volnay-Santenots Premier Cru 2005, de couleur soutenue, est riche au nez, avec ces connotations subtiles. Le Pommard Premier Cru La Platière 2005, issu de sols caillouteux, est de belle robe intense, aux notes puissantes de fruits rouges, riche et complet. Le 2002 est tout en couleur, avec ces notes subtiles et intenses de petits fruits rouges surmûris, très réussi. Il y a également le Santenay Premier Cru Passetemps 2004, de belle robe intense, un vin aux tanins soyeux, solide, de bouche chaleureuse et puissante, encore jeune. |
CHAMPAGNE CHARPENTIERCHARLY-SUR-MARNE |
C’est aujourd’hui la huitième génération de vignerons qui dirige cette maison fondée en 1855.Le vignoble compte 20 ha sous lutte raisonnée. L’encépagement est unique et atypique pour la région de la vallée de la marne : 45% de Chardonnay, 40% de Pinot Meunier et 15% de Pinot noir. La calèche, emblème de la maison représentée sur l’étiquette de la cuvée Terre d’Emotion, symbolise le devoir de perpétuer le savoir-faire et les valeurs reçus en héritage. La maison vous propose de découvrir ce Champagne Terre d’Émotion Blanc de Noirs (Pinot noir majoritaire, et Pinot Meunier, issu de vieilles vignes), tout en distinction, parfumé, fin et riche à la fois, avec ces notes subtiles de fruits et de pain grillé, une cuvée équilibrée, harmonieuse. Le Terre d’Émotion Blanc de Blancs (pur Chardonnay vieilles vignes et vinifications parcellaires) est de mousse légère et intense, de bouche puissante, riche en arômes (amande, fleurs blanches...), de belle charpente. Beau Terre d’Émotion Brut, un assemblage de 60% de Chardonnay, le reste en cépages noirs, de bouche délicate dominée par des nuances d’agrumes et de fruits secs, de belle structure, une belle cuvée de mousse crémeuse et persistante, idéale au cours d’un repas. Le brut rosé est de robe soutenue, de bouche ronde, d’une très belle expression, développant élégance et vinosité, légèrement épicé. Excellent brut Millésimé 2005, aux connotations de pêche, de beurre frais, d’amande, avec une finale intense, subtilement épicée. Goûtez le brut Réserve, assemblage de trois cépages à dominante de Pinot meunier avec des vins de réserve en plus grande proportion, riche au nez, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, dense et distinguée à la fois et le brut Tradition, à dominante de Pinot meunier, qui a du caractère, au fruité complexe, généreux et rond, de mousse persistante, tout en harmonie. |
DOMAINE JULIETTE AVRILCHATEAUNEUF-DU-PAPE |
Les Avril comptent parmi les plus anciennes familles de Châteauneuf-du-Pape, premiers Consuls et Trésoriers de la ville de 1756 à 1790. Ils furent avec le Baron Le Roy de Boiseaumarie et d'autres viticulteurs, à l'origine des règlements qui devaient aboutir à la création des appellations d'origine contrôlée. On élève ici ce beau Châteauneuf-du-Pape rouge, de belle robe grenat, un vin charnu et gras, puissant et dense, aux tanins fondus, au nez dominé par le pruneau et la vanille, de bouche persistante et d'excellente évolution. Excellent Châteauneuf blanc, au nez dominé par les fleurs fraîches et le tilleul, un vin gras et persistant, vraiment très charmeur. |
CHATEAU BECHEREAULALANDE-DE-POMEROL |
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Propriété familiale depuis le milieu du 19 ème siècle, le Château Béchereau est une exploitation viticole de 25 hectares dont 9 ha en Bordeaux Supérieur, 10.5 ha en Montagne-Saint-Emilion et 5.50 ha en Lalande-de-Pomerol. Beau Montagne-Saint-Émilion cuvée Spéciale 2006, de belle robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de petits fruits noirs et de cannelle, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2005, charnu et concentré, est un vin riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, complet, élégant, tout en bouche, avec des nuances de cassis, de truffe et d’humus, d’une grande harmonie, de garde. Le 2004 est un vin de robe pourpre, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, bien corsé. Découvrez le Bordeaux Supérieur cuvée Spéciale 2005, charpenté, aux notes de pruneau et de sous-bois, un vin puissant, de très bonne bouche, de fort bonne évolution, un vin qui s’accorde avec un rôti de veau forestière. Remarquable Lalande-de-Pomerol cuvée Spéciale 2005, élevé en fûts de chêne, médaille d’Or au concours de Bordeaux des Vins d’Aquitaine 2007, un vin parfumé, harmonieux, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes épicées, aux tanins bien équilibrés, charnu et concentré. Le 2004, de très bonne base tannique, est riche et gras, de bouche ample et fruitée. Le 2003 d’une couleur profonde est classique, d’une grande subtilité, complet, aux tanins soyeux, d’une belle finale, de très bonne garde. |
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DOMAINE DE LABARTHEGAILLAC |
Le domaine de 65 hectares est situé sur la commune de Castanet dans le canton de Gaillac sur les coteaux de la rive droite du Tarn. Il est à dix kilomètres de Cordes, cité médiévale du XIIIe siècle, et à 15 kms d'Albi, pays de Toulouse-Lautrec. Jean Albert et son fils Jean-Paul en sont les propriétaires; des recherches généalogiques attestent que le domaine appartenait déjà à la famille Albert au début du XVIe siècle. Le vignoble est situé autour du siège de l'exploitation, sur les coteaux exposés au sud, très caillouteux. Produits présentés dans la traditionnelle bouteille Gaillacoise. Cela donne cette gamme exemplaire : un remarquable Gaillac rouge cuvée Guillaume, finement épicé, qui associe souplesse et charpente, aux tanins fermes et savoureux à la fois, d'excellente base tannique, de très bonne garde; le Gaillac rouge de Garde, de couleur soutenue et intense, bien corsé, au nez caractéristique de fruits surmûris, d'épices et d'humus, est très typé, complexe et charnu, tout en bouche et de belle évolution. Excellent Gaillac doux, au nez fin et puissant, aux connotations de fleurs fraîches, onctueux et typé, d'une bonne longueur en bouche, au nez de fruits confits, très persistant en bouche, d'excellente. Le Prunelart de Labarthe : ensemble typé, à la robe très sombre et violacée, aux notes de fruits mûrs doublées de notes fleuries. Belle matière aux tanins enrobés. Le Prunelart, cépage rouge presque oublié de l'Appellation, était cultivé à Gaillac voilà 400 ans. |
CHAMPAGNE LAURENT-GABRIELAVENAY-VAL-D'OR |
En 1982, Daniel Laurent reprend l'exploitation familiale de ses parents. Son père ne produisait qu'une infime partie de sa récolte en champagne qu'il réservait à quelques amis et clients, le reste était vendu au négoce champenois, à la vendange en raisins. Dès l'automne 1982, il décide de produire son propre Champagne, avec l'aide de son épouse, et déposent leur marque actuelle "Champagne Laurent-Gabriel". Depuis 2001, Marie-Marjorie, leur fille les a rejoints. L'exploitation est très modeste, 2, 5 ha de vignes qui produisent environ 18000 bouteilles de Champagne par an. Les vignes sont situées sur deux terroirs 90% à Avenay Val d'Or classé 1er Cru et Avize classé Grand Cru. Goûter leur excellent Champagne brut cuvée Prestige, typé comme nous les aimons, parfumé et persistant, alliant finesse et structure, une bonne rondeur et un bouquet très aromatique aux connotations de fleurs blanches et de citronnelle. Joli Champagne brut Carte d'Or, de robe soutenue, très fruité, très abordable. |
CHAMPAGNE VAUTRAIN-PAULETDIZY |
Les archives de la maison ne sont pas complètes mais on retrouve un diplôme décerné en 1932, à l’occasion du « Marché aux vins de la Champagne » pour un vin blanc de 1931. L’essor commence après 1945 avec Robert Vautrain qui, ayant appris la vinification dans une grande maison d’Epernay, crée sa propre maison. Son fils Jean-Claude épousant une fille de vigneron crée également en 1960 sa maison, le Champagne André Paulet. Les deux maisons fusionnent en 1982. Le vignoble a été constitué sur les terroirs d’AY et de DIZY avec 15% de pinot meunier, 45% de pinot noir et 40% de chardonnay. La moitié de la production de raisin est vendue à une célèbre maison rémoise. C’est aujourd’hui la cinquième génération qui dirige cette maison familiale de 11 ha. Découvrez ce Champagne cuvée Grande Réserve Premier Cru, dominé par le corps du Pinot noir (60%, auquel s’associe la fraîcheur du Chardonnay, 40%), intense et savoureux, un Champagne ample, de bouche fraîche et ronde à la fois. Le Premier Cru Brut rosé est très réussi, de jolie robe, au nez subtil et persistant, de jolie mousse, aux arômes de fraise, d’une belle persistance, de bouche vineuse avec des nuances crémeuses et persistantes. Goûtez le Blanc de blancs Premier Cru, au nez frais et fleuri, très équilibré, alliant équilibre et persistance, puissant et séducteur, bien dosé, de mousse légère, aux notes de pain grillé et d’abricot au palais. Excellente Carte Blanche Premier Cru, de jolie robe dorée, un Champagne harmonieux, fin et riche à la fois, avec des notes de tilleul et de miel. |
DOMAINE L'ENTRE DEUX MONDESBORDEAUX SUPERIEUR |
Le choix de la culture biologique était évident pour ce vétérinaire ostéopathe, créateur et organisateur de la Foire Biologique et artisanale de Libourne depuis 1999, il s'est lancé dans l’aventure viticole en 2004 avec 2,53 ha de vignes installées sur deux coteaux orientés nord-sud pour les Merlots (70%) et est-ouest pour les Cabernets-Sauvignon (30%). Les parcelles sont d’âges différents : 15, 30 et 50 ans. Vendanges manuelles et conviviales, tris sur pieds et sur table à l’entrée du chai, vinification sans apport de levures, élevage en cuves et en barriques... Tout explique ce très joli Bordeaux Supérieur 2005 (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, issu d’un élevage mesuré en barriques, au nez intense et subtil où dominent les fruits mûrs et les épices, harmonieux. La Cuvée des Mille et une Nuits 2005, pur Cabernet-Sauvignon, est un excellent vin, plein, généreux, bien charpenté, aux tanins très équilibrés, avec des notes de fraise et de cassis très mûrs. C’est bon, c’est bien, et l’on n’hésite donc pas. |
DOMAINE FRANCOIS BERTHEAUCHAMBOLLE-MUSIGNY |
Ce domaine familial a été repris par François Bertheau en 2004. Il représente la cinquième génération à exploiter ce vignoble de 6,22 ha. Les vignes sont âgées de 45 ans en moyenne. L’élevage se fait en fûts (dont 20 à 30% de bois neuf) pour une durée de 18 mois, le vin, non filtré, sera commercialisé environ 6 mois après sa mise en bouteilles. Le propriétaire vous propose de découvrir ce Chambolle-Musigny Premier Cru Les Amoureuses 2008, aux tanins savoureux et riches à la fois, généreux, coloré et corsé, avec cette bouche bien charnue et séduisante dominée par les fruits à noyau et la cannelle. Le 2007, un vin de robe pourpre, qui associe charpente et distinction, avec ce nez caractéristique où se devinent la prune, l’humus et la cannelle, superbe, aux tanins très équilibrés, de bouche puissante avec des notes de fruits rouges cuits et de poivre, savoureux et intense à la fois. Le 2006 est tout aussi réussi, très typé, distingué, bien charnu comme il se doit, très parfumé, aux saveurs intenses à dominante de fruits mûrs, de vanille et de sous-bois, très savoureux. Beau Chambolle-Musigny Premier Cru Les Charmes 2007, de belle robe soutenue, très parfumé, aux notes de fruits mûrs et d’épices, aux tanins harmonieux, qu’il faut bien évidemment savoir attendre. Goûtez le Chambolle-Musigny 2007, marqué par son terroir, avec des arômes mûrs et complexes de cassis, de cuir, d’épices et de framboise, aux tanins souples mais très équilibrés, de bouche à la fois fine et persistante, un vin qui poursuit son évolution. Le Bonnes-Mares 2007 est superbe, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, de bouche étoffée, alliant ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées. |
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16.11.2011
Ce que vous devez vraiment savoir sur Saint-Emilion pour ne pas vous faire avoir...
J'apprécie vraiment les vins de Saint-Emilion mais ne me suis jamais laissé impressionné par les "Classements" internes et les vins à la mode qui ne cherchent qu'à glaner des louanges auprès de "critiques" encenseurs (dans le dico, cela veut dire : "adulateur, flagorneur, flatteur, lèche-bottes, louangeur, thuriféraire"..), qui ont perdu, à force, toute légitimité...
Concernant les millésimes à Saint-Émilion (voir aussi la VINTAGE CODE), le 2007 est très classique et charmeur. Beaux millésimes 2009, 2008 (un ton en-dessous), 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2005 et 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2000 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certainesbouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution. Mais un certain nombre de grands crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix. |
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Ici comme ailleurs, on vendange de plus en plus mûr, ce qui est une bonne chose, mais si, en plus, on utilise des concentrateurs, ajoute des levures... et pratique un élevage abusif en barriques neuves, cela donne des vins trop lourds, trop écœurants, trop alcoolisés... alors que ce n’est pas dans l’air du temps ! Et cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique comme certains le prétendent... En fait, il faut dire la vérité sur la qualité de chaque millésime. L’explication, en partie, de l’une des facettes de la crise des vins de Bordeaux, c’est que certains grands crus ont vendu bien trop cher en primeur le 2007. Ce n’est qu’un millésime sympathique, très agréable, bon à boire rapidement, qui commence à s’ouvrir, et c’est déjà pas mal, mais il aurait dû coûter bien moins cher ques les 2005 et 2006... Il faut que le prix du millésime corresponde à la qualité du vin pour que le marché reste confiant, les acheteurs ne sont pas si idiots. En Bourgogne, dans la Loire ou dans le Rhône, on ne vend pas un 2007 plus cher qu’un 2005, autrement dit on ne spécule pas le prix de sa bouteille au “loto” des millésimes. Il existe deux mondes du vin : celui, mercantile, presque virtuel, qui profite de la méconnaissance des acheteurs, notamment des pays émergents, et se sont coupés des acheteurs fidèles et traditionnels (français, belges, suisses, anglo-saxons...). Ils pratiquent la fuite en avant, faute de bases de commercialisation stables. Pour eux, il faut sans cesse trouver un nouveau marché pour caser sa marchandise... |
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Pour s’y retrouver, notre Classement est devenu “la” référence en la matière. L'ACCORD IDEAL DES METS ET DES VINS DE SAINT-EMILION
Concernant les vrais terroirs, voici ce qu’il faut retenir : - Le secteur le plus simple à définir, historiquement et géologiquement, c’est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi variés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la diversité de son terroir et la typicité de chaque cru. C’est le territoire du château Ausone qui domine la côte de Saint-Émilion en regardant la plaine, issu d’un sous-sol de molasses et de sables éoliens. - Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Ici, les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables selon les sols, en alios en sous-sols. - Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également omniprésents, avec des graviers. On y fait généralement des vins plus souples, l’exception confirmant bien évidemment la règle. |
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| Château BALESTARD la TONNELLE |
| Château BEAURANG |
| Château CADET-BON |
| Château CANTENAC |
| Château LA CLOTTE |
| Château La CROIX D'ARMENS |
| Château La CROIX MEUNIER |
| Château FAURIE de SOUCHARD |
| Château FONROQUE |
| Château La GARELLE |
| Château GESSAN |
| Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS |
| Château GRAND CORBIN-DESPAGNE |
| Château TOUR GRAND FAURIE |
| Château GROS CAILLOU |
| Château GUADET |
| Château HAUT-ROCHER |
| Château LAROQUE |
| Château LAVALLADE |
| Château MANGOT |
| Château la MARZELLE |
| Clos des MENUTS Famille Rivière |
| Château MONLOT |
| Château PETIT MANGOT |
| Château PIGANEAU |
| Château PONTET FUMET |
| Château CLOS DES PRINCE |
| Château ROC de BOISSEAUX |
| Château du ROCHER |
| Château la ROSE- POURRET |
| Château LA TOUR DU PIN FIGEAC |
| Clos TRIMOULET |
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10.11.2011
BERRY/TOURAINE/AUVERGNE/LIMOUSIN : les vins et le terroir font (très) bon ménage
Aux côtés de vins racés, blancs, rosés et rouges, c’est ici, dans le Centre, que l’on trouve les poulets du Gâtinais, les dindons de Sologne, les dindes fermières de Jaligny-sur-Besbre, le gros gibier de la forêt de Sologne, les agneaux de Valençay. L’Auvergne nous apporte les veaux et agneaux du Velay et, bien sûr, le porc, élément indispensable pour les différentes spécialités charcutières.
En fait, Centre et Auvergne ont un point commun en matière gastronomique : les produits typés. Nombreuses sont par exemple, dans ces deux régions, les charcuteries. En Touraine, les différentes rillettes, celles de Tours, Vouvray et Blois, sont exclusivement au porc. Celles de Chartres sont au lapin, celles de Chissay au porc et à l’oie, alors que celles de Montargis sont à la volaille. Pour le Top Vignerons de Loire, cliquez ICI Les rillons, autre spécialité tourangelle, composés de morceaux de porc ou d’oie, sont cuits longtemps dans la graisse. L’andouille, préparée différemment selon les lieux, reste toujours fort appréciée. Il existe, parallèlement à l’andouille traditionnelle, un dérivé : le sabourdin, préparé à partir de boyaux de bœuf, de la poitrine, de l’estomac, de la gorge de porc, accompagnés de vin rouge, d’où son nom d’andouille rouge de Loire. Autres spécialités de ces régions : la fraise de veau, les tripes ussonaises, le jargeau au vin blanc. Le boudin fait également partie des spécialités régionales, tel le « gogue » fait à partir de mie de pain trempée dans du lait, avec des feuilles de bette, des œufs et de fines herbes. L’Auvergne, quant à elle, se distingue par ses saucisses. On en trouve de toutes sortes : sèche, fraîche, au foie, et même le sabardin, sorte de saucisson à cuire. Il y a aussi le jésus du Cantal, très sec, le bitore, autre saucisson du Forez, ainsi que le « saucisson des cousins », composé d’abats et de morceaux de porc. Le jambon tient largement sa place dans la charcuterie du Centre et de l’Auvergne. D’abord par sa variété. On trouve dans ces régions des jambons de pays, de montagne, séchés à l’air libre, le jambon blanc de Bourbonnais, celui de Lezoux parfumé au madère et enrobé de pâte à pain ou de pâte brisée. D’autres spécialités donnent à cette région son originalité : les grattons, variété de rillettes, les grillons, morceaux de porc cuits dans la graisse, les tripons, cuisinés différemment selon qu’ils sont de Saint-Flour, d’Aurillac, de Mauriac, de Chaudes-Aigues ou de Maurs ; il y a également le melsat, sorte de boudin blanc, et la jambonnette d’Yssingeaux, composée de petits morceaux de couenne de porc sur lesquels sont étalés chair à saucisse, jambon, herbes. On coud alors les bords afin de former des petits coussins qui seront cuits dans un bouillon fortement épicé, puis mis à sécher. Ce plat se déguste chaud ou tiède, accompagné de lentilles.
Les soupes ont une certaine importance dans ces pays. Outre le pot-au-feu, il y a la traditionnelle soupe aux pommes de terre appelée soupe grasse aux truches ou tartouffe, terminologie du Berry. Il y a aussi la mitonnée, faite à base de légumes cuits et de bouillon de bœuf, à laquelle on ajoute de la crème fraîche. Également courantes sont les soupes à la citrouille, aux orties ou bien encore au potiron. La soupe peut être aussi un moyen pour utiliser le pain rassis avec la fameuse « trempée au vin », pain rassis saupoudré de sucre et recouvert de vin rouge – un moyen d’éviter de perdre le pain. Chères à l’Auvergne aussi, les soupes à l’ail, au saucisson, aux choux, aux navets, avec du lard, appelée « brezou » ; aux marrons, c’est le cousinat. Alliant légumes et soupe, les cuisiniers de cette région ont conçu une soupe regroupant toutes sortes de légumes, l’oulade. Il existe aussi des soupes froides faites à base de poireaux et de pommes de terre, comme la « vichyssoise ». POUR LES CHARCUTERIES A NE PAS MANQUER / CLIQUEZ ICI Côté fromages, le moins que l’on puisse dire c’est que ces régions sont riches à la fois en variétés et qualité. Nous avons le choix entre tous les chèvres aux noms réputés : sainte-maure, valençay, crottin de Chavignolle, levroux. A déguster chaud ou froid selon les goûts avec un sancerre blanc pour mieux l’apprécier. Mais il ne faut pas se leurrer : le Berry, par exemple, a ses spécialités fromagères, le tournon-Saint-Pierre, le troo et le montoire, fabriqués dans la région de Vendôme. D’autres fromages, faits à base de lait de vache, sont aussi exquis ; le frinault dérivé de l’olivet qui , comme son nom l’indique, provient de l’Orléanais ; et le pithiviers qui n’est pas le fameux gâteau à la frangipane, mais réellement un vrai fromage moins connu que son homonyme ; le vendôme, conservé pour l’affinement sous la cendre des sarments de vigne ; la « feuille de Dreux » recouverte de feuilles de châtaignier, et enfin un fromage typique du Berry auquel sont ajoutés ail, fines herbes et échalote, tous ces ingrédients lui donnant un goût assez prononcé. L’Auvergne n’est, elle non plus, pas en reste côté fromages. La plupart sont faits à partir de lait de vache, tels le saint-nectaire, le cantal –dont les fermiers plus savoureux–, la tomme et toutes les pâtes bleues, bleu du Velay, bleu d’Auvergne, ou même encore bleu de Thiézac, bleu de Laqueville et fourmes. Moins connus mais tout aussi délicieux sont le gaperon, spécialité à pâte relevée à d’ail et de poivre, ou le murol au goût plus doux. Tous ces alléchants fromages méritent un accompagnement digen d’eux : les Auvergnats les dégustent avec des petits pains de seigle, que l’on trouve principalement dans la région d’Aurillac, et surtout des pains appelés fougasses ou pompes, faits à base de blé noir. Pour les Classements des meilleurs vins rouges de Loire, cliquez ICI Pour les Classements des meilleurs vins blancs de Loire, cliquez ICI
Il ne faut pas non plus oublier les pâtisseries. Que vous soyez en Sologne, en Anjou, dans l’Orléanais, en Touraine ou en Auvergne, partout vous découvrirez d’appétissantes douceurs, notamment le pithiviers, à acheter dans le pays du même nom, la fameuse tarte des demoiselles Tatin, le mille-feuille de Sully-sur-Loire, le pavé, sorte de pain d’épice de la région de Chartres, les craquets de Saint-Satur –un dérivé du clafoutis–, le milliat que vous trouverez du côté de Levroux. Autres spécialités encore : les sablés de Nançay et les sauciaux, grosses crêpes berrichonnes qui se dégustent à mardi gras. Dans ce monde de douceurs, les sucreries ont également leur place : les plus appréciées sont les pralines de Montargis, les pâtes de fruits de Beaugency, les forestines de Bourges, les griottes et les « princesses » du Berry, les nonettes de Chartres, les blachas de Blois, sans omettre le détour par Issoudun pour goûter ses fameux massepains, chers à Balzac. Vous pourrez profiter de cet arrêt pour admirer la basilique.
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03.11.2011
Ce qu'il faut savoir sur les meilleurs vins et produits du Sud-Ouest
Dans cette région, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.
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On peut tout autant regretter l’arrivée de cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix totalement incautionnable. Je me méfie des cuvées et des communications spéciales Malbec, qui mettent trop le cépage en avant, et de quelques vins de mode dans cette région où les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran ? Palmarès Vignerons 2012 : Région Sud-Ouest À quoi bon avoir des cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, la Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité. Particulièrement à Cahors ou à Madiran, mais aussi dans l’ensemble de ce grand vignoble, les millésimes 2008, 2006, 2005, 2004, 2003 et 2001 sont des réussites, le 2007 se goûte bien. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. LA FORCE DES PRODUITS DU TERROIR Pour la bonne bouche, en dehors des foies gras d’oie et de canard au demeurant succulents, relevons comme autres spécialités le cou d’oie farci, les confits d’oie du Périgord, ceux de canard du Lot-et-Garonne, de nombreux jambons, dont le fameux jambon de Bayonne, les andouillettes du Béarn et du Périgord. Cette dernière se différencie de la précédente par sa préparation : on utilise une partie de l’estomac qui la compose hachée, l’autre partie étant coupée en fines lanières. Dans le Béarn, en revanche, l’andouillette est essentiellement composée de lanières de panse de porc. Cette région culinaire n’a pas oublié la recette du boudin, avec une particularité, celui de Quercy préparé à base d’orange... Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, donc, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 1995 ou 1990), les meilleurs vignerons s’attachant ici à élever des vins racés. |
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TOP VIGNERONS SUD-OUEST
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Guide des vins










Dans la famille Ampeau on est vigneron hors pair de père en fils; ici le vin est affaire de passion et de grand art. Ils ne proposent que du vin à maturité, bon à être savouré, c'est dire à quel point le respect et la passion qu'ils portent à leurs vins. Des vins rouges envoûtants par leur suavité, bien équilibrés, volumineux et pleins en bouche, avec des tanins bien fondus, typés avec beaucoup de charme et qui développent une grande persistance et complexité aromatique avec des notes de fruits rouges, d'épices d'humus. Les Blancs évoluent parfaitement, très équilibrés et très typés, intenses, classiques et très élégants. Faites-vous plaisir avec ce Meursault Perrières 82, qui évolue parfaitement, intense, très typé, très classique, un grand vin savoureux, idéal sur une viande blanche à la crème. À ses côtés, le Puligny-Montrachet Les Combettes 79 est très riche en bouche, associant structure et finesse, de bouche puissante, de très bonne évolution. Goûtez aussi le Pommard 79, au nez de fruits mûrs et d'humus, riche et complexe, tout en bouche, de couleur soutenue, aux tanins bien équilibrés. Goûtez encore cet Auxey-Duresses 88, suave et dense en bouche, le Volnay-Santenots 76, aux connotations subtiles d'humus, de mûre et d'épices, tout en arômes, un vin savoureux en bouche, fin et puissant à la fois, à maturité.
Issu d’une vieille famille vigneronne originaire de Santenay, Louis NIE acquit, en 1889, le Domaine du CLOS BELLEFOND, qui reste aujourd’hui encore un domaine familial. Situé au Sud de la Côte de Beaune, à Santenay, cité viticole, touristique et… thermale, le Domaine exploite exclusivement des appellations villages et Premiers Crus sur les finages de SANTENAY, CHASSAGNE-MONTRACHET, VOLNAY et POMMARD. Sur ces sols géologiquement variés de la Côte de Beaune, Pinot Noir et Chardonnay, utilisés en mono-cépage, permettent au vinificateur d’exprimer parfaitement la typicité des vins. Fidèles aux traditions bourguignonnes et sans se soucier des phénomènes de mode, après une récolte manuelle au tri rigoureux, les vinifications ont lieu en cuves de chêne, ouvertes et sous claies, pendant une dizaine de jours. Les vins sont ensuite élevés en fûts, durant une période de 18 à 20 mois selon la puissance du millésime ; mis en bouteilles puis conservés en nos caves jusqu’à leur expédition. Superbe Santenay Clos Bellefond rouge 2005, issu de sols pauvres d’une ancienne carrière, aux tanins soyeux et riches à la fois, qui sent bon les fruits rouges et l’humus, très abordable, de très bonne évolution comme le 2003, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre, ample, très persistant, très fin, avec des tanins souples et puissants à la fois. À ses côtés, le Santenay Premier Cru La Comme 2003 est d’un joli rouge soutenu, aux notes de réglisse et de griotte, associant structure et finesse, gras et savoureux, de bouche persistante, d’excellente garde (les 2001 et 99 sont remarquables aujourd’hui). Beau Chassagne-Montrachet rouge Premier Cru Morgeot 2005, un vin très typé, issu de terres profondes et argileuses, aux tanins bien présents, très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des arômes mûrs et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, ample en bouche, de très bonne garde. Le Volnay-Santenots Premier Cru 2005, de couleur soutenue, est riche au nez, avec ces connotations subtiles. Le Pommard Premier Cru La Platière 2005, issu de sols caillouteux, est de belle robe intense, aux notes puissantes de fruits rouges, riche et complet. Le 2002 est tout en couleur, avec ces notes subtiles et intenses de petits fruits rouges surmûris, très réussi. Il y a également le Santenay Premier Cru Passetemps 2004, de belle robe intense, un vin aux tanins soyeux, solide, de bouche chaleureuse et puissante, encore jeune.
C’est aujourd’hui la huitième génération de vignerons qui dirige cette maison fondée en 1855.Le vignoble compte 20 ha sous lutte raisonnée. L’encépagement est unique et atypique pour la région de la vallée de la marne : 45% de Chardonnay, 40% de Pinot Meunier et 15% de Pinot noir. La calèche, emblème de la maison représentée sur l’étiquette de la cuvée Terre d’Emotion, symbolise le devoir de perpétuer le savoir-faire et les valeurs reçus en héritage. La maison vous propose de découvrir ce Champagne Terre d’Émotion Blanc de Noirs (Pinot noir majoritaire, et Pinot Meunier, issu de vieilles vignes), tout en distinction, parfumé, fin et riche à la fois, avec ces notes subtiles de fruits et de pain grillé, une cuvée équilibrée, harmonieuse. Le Terre d’Émotion Blanc de Blancs (pur Chardonnay vieilles vignes et vinifications parcellaires) est de mousse légère et intense, de bouche puissante, riche en arômes (amande, fleurs blanches...), de belle charpente. Beau Terre d’Émotion Brut, un assemblage de 60% de Chardonnay, le reste en cépages noirs, de bouche délicate dominée par des nuances d’agrumes et de fruits secs, de belle structure, une belle cuvée de mousse crémeuse et persistante, idéale au cours d’un repas. Le brut rosé est de robe soutenue, de bouche ronde, d’une très belle expression, développant élégance et vinosité, légèrement épicé. Excellent brut Millésimé 2005, aux connotations de pêche, de beurre frais, d’amande, avec une finale intense, subtilement épicée. Goûtez le brut Réserve, assemblage de trois cépages à dominante de Pinot meunier avec des vins de réserve en plus grande proportion, riche au nez, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, dense et distinguée à la fois et le brut Tradition, à dominante de Pinot meunier, qui a du caractère, au fruité complexe, généreux et rond, de mousse persistante, tout en harmonie.
Les Avril comptent parmi les plus anciennes familles de Châteauneuf-du-Pape, premiers Consuls et Trésoriers de la ville de 1756 à 1790. Ils furent avec le Baron Le Roy de Boiseaumarie et d'autres viticulteurs, à l'origine des règlements qui devaient aboutir à la création des appellations d'origine contrôlée. On élève ici ce beau Châteauneuf-du-Pape rouge, de belle robe grenat, un vin charnu et gras, puissant et dense, aux tanins fondus, au nez dominé par le pruneau et la vanille, de bouche persistante et d'excellente évolution. Excellent Châteauneuf blanc, au nez dominé par les fleurs fraîches et le tilleul, un vin gras et persistant, vraiment très charmeur.
Propriété familiale depuis le milieu du 19 ème siècle, le Château Béchereau est une exploitation viticole de 25 hectares dont 9 ha en Bordeaux Supérieur, 10.5 ha en Montagne-Saint-Emilion et 5.50 ha en Lalande-de-Pomerol. Beau Montagne-Saint-Émilion cuvée Spéciale 2006, de belle robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de petits fruits noirs et de cannelle, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2005, charnu et concentré, est un vin riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, complet, élégant, tout en bouche, avec des nuances de cassis, de truffe et d’humus, d’une grande harmonie, de garde. Le 2004 est un vin de robe pourpre, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, bien corsé. Découvrez le Bordeaux Supérieur cuvée Spéciale 2005, charpenté, aux notes de pruneau et de sous-bois, un vin puissant, de très bonne bouche, de fort bonne évolution, un vin qui s’accorde avec un rôti de veau forestière. Remarquable Lalande-de-Pomerol cuvée Spéciale 2005, élevé en fûts de chêne, médaille d’Or au concours de Bordeaux des Vins d’Aquitaine 2007, un vin parfumé, harmonieux, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes épicées, aux tanins bien équilibrés, charnu et concentré. Le 2004, de très bonne base tannique, est riche et gras, de bouche ample et fruitée. Le 2003 d’une couleur profonde est classique, d’une grande subtilité, complet, aux tanins soyeux, d’une belle finale, de très bonne garde.
Le domaine de 65 hectares est situé sur la commune de Castanet dans le canton de Gaillac sur les coteaux de la rive droite du Tarn. Il est à dix kilomètres de Cordes, cité médiévale du XIIIe siècle, et à 15 kms d'Albi, pays de Toulouse-Lautrec. Jean Albert et son fils Jean-Paul en sont les propriétaires; des recherches généalogiques attestent que le domaine appartenait déjà à la famille Albert au début du XVIe siècle. Le vignoble est situé autour du siège de l'exploitation, sur les coteaux exposés au sud, très caillouteux. Produits présentés dans la traditionnelle bouteille Gaillacoise. Cela donne cette gamme exemplaire : un remarquable Gaillac rouge cuvée Guillaume, finement épicé, qui associe souplesse et charpente, aux tanins fermes et savoureux à la fois, d'excellente base tannique, de très bonne garde; le Gaillac rouge de Garde, de couleur soutenue et intense, bien corsé, au nez caractéristique de fruits surmûris, d'épices et d'humus, est très typé, complexe et charnu, tout en bouche et de belle évolution. Excellent Gaillac doux, au nez fin et puissant, aux connotations de fleurs fraîches, onctueux et typé, d'une bonne longueur en bouche, au nez de fruits confits, très persistant en bouche, d'excellente. Le Prunelart de Labarthe : ensemble typé, à la robe très sombre et violacée, aux notes de fruits mûrs doublées de notes fleuries. Belle matière aux tanins enrobés. Le Prunelart, cépage rouge presque oublié de l'Appellation, était cultivé à Gaillac voilà 400 ans.
En 1982, Daniel Laurent reprend l'exploitation familiale de ses parents. Son père ne produisait qu'une infime partie de sa récolte en champagne qu'il réservait à quelques amis et clients, le reste était vendu au négoce champenois, à la vendange en raisins. Dès l'automne 1982, il décide de produire son propre Champagne, avec l'aide de son épouse, et déposent leur marque actuelle "Champagne Laurent-Gabriel". Depuis 2001, Marie-Marjorie, leur fille les a rejoints. L'exploitation est très modeste, 2, 5 ha de vignes qui produisent environ 18000 bouteilles de Champagne par an. Les vignes sont situées sur deux terroirs 90% à Avenay Val d'Or classé 1er Cru et Avize classé Grand Cru. Goûter leur excellent Champagne brut cuvée Prestige, typé comme nous les aimons, parfumé et persistant, alliant finesse et structure, une bonne rondeur et un bouquet très aromatique aux connotations de fleurs blanches et de citronnelle. Joli Champagne brut Carte d'Or, de robe soutenue, très fruité, très abordable.
Les archives de la maison ne sont pas complètes mais on retrouve un diplôme décerné en 1932, à l’occasion du « Marché aux vins de la Champagne » pour un vin blanc de 1931. L’essor commence après 1945 avec Robert Vautrain qui, ayant appris la vinification dans une grande maison d’Epernay, crée sa propre maison. Son fils Jean-Claude épousant une fille de vigneron crée également en 1960 sa maison, le Champagne André Paulet. Les deux maisons fusionnent en 1982. Le vignoble a été constitué sur les terroirs d’AY et de DIZY avec 15% de pinot meunier, 45% de pinot noir et 40% de chardonnay. La moitié de la production de raisin est vendue à une célèbre maison rémoise. C’est aujourd’hui la cinquième génération qui dirige cette maison familiale de 11 ha. Découvrez ce Champagne cuvée Grande Réserve Premier Cru, dominé par le corps du Pinot noir (60%, auquel s’associe la fraîcheur du Chardonnay, 40%), intense et savoureux, un Champagne ample, de bouche fraîche et ronde à la fois. Le Premier Cru Brut rosé est très réussi, de jolie robe, au nez subtil et persistant, de jolie mousse, aux arômes de fraise, d’une belle persistance, de bouche vineuse avec des nuances crémeuses et persistantes. Goûtez le Blanc de blancs Premier Cru, au nez frais et fleuri, très équilibré, alliant équilibre et persistance, puissant et séducteur, bien dosé, de mousse légère, aux notes de pain grillé et d’abricot au palais. Excellente Carte Blanche Premier Cru, de jolie robe dorée, un Champagne harmonieux, fin et riche à la fois, avec des notes de tilleul et de miel.
Le choix de la culture biologique était évident pour ce vétérinaire ostéopathe, créateur et organisateur de la Foire Biologique et artisanale de Libourne depuis 1999, il s'est lancé dans l’aventure viticole en 2004 avec 2,53 ha de vignes installées sur deux coteaux orientés nord-sud pour les Merlots (70%) et est-ouest pour les Cabernets-Sauvignon (30%). Les parcelles sont d’âges différents : 15, 30 et 50 ans. Vendanges manuelles et conviviales, tris sur pieds et sur table à l’entrée du chai, vinification sans apport de levures, élevage en cuves et en barriques... Tout explique ce très joli Bordeaux Supérieur 2005 (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, issu d’un élevage mesuré en barriques, au nez intense et subtil où dominent les fruits mûrs et les épices, harmonieux. La Cuvée des Mille et une Nuits 2005, pur Cabernet-Sauvignon, est un excellent vin, plein, généreux, bien charpenté, aux tanins très équilibrés, avec des notes de fraise et de cassis très mûrs. C’est bon, c’est bien, et l’on n’hésite donc pas.
Ce domaine familial a été repris par François Bertheau en 2004. Il représente la cinquième génération à exploiter ce vignoble de 6,22 ha. Les vignes sont âgées de 45 ans en moyenne. L’élevage se fait en fûts (dont 20 à 30% de bois neuf) pour une durée de 18 mois, le vin, non filtré, sera commercialisé environ 6 mois après sa mise en bouteilles. Le propriétaire vous propose de découvrir ce Chambolle-Musigny Premier Cru Les Amoureuses 2008, aux tanins savoureux et riches à la fois, généreux, coloré et corsé, avec cette bouche bien charnue et séduisante dominée par les fruits à noyau et la cannelle. Le 2007, un vin de robe pourpre, qui associe charpente et distinction, avec ce nez caractéristique où se devinent la prune, l’humus et la cannelle, superbe, aux tanins très équilibrés, de bouche puissante avec des notes de fruits rouges cuits et de poivre, savoureux et intense à la fois. Le 2006 est tout aussi réussi, très typé, distingué, bien charnu comme il se doit, très parfumé, aux saveurs intenses à dominante de fruits mûrs, de vanille et de sous-bois, très savoureux. Beau Chambolle-Musigny Premier Cru Les Charmes 2007, de belle robe soutenue, très parfumé, aux notes de fruits mûrs et d’épices, aux tanins harmonieux, qu’il faut bien évidemment savoir attendre. Goûtez le Chambolle-Musigny 2007, marqué par son terroir, avec des arômes mûrs et complexes de cassis, de cuir, d’épices et de framboise, aux tanins souples mais très équilibrés, de bouche à la fois fine et persistante, un vin qui poursuit son évolution. Le Bonnes-Mares 2007 est superbe, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, de bouche étoffée, alliant ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées.



