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    Le meilleur du Muscadet !

    Le vignoble du pays nantais

     

    Le vignoble nantais représente, en ce qui concerne le Muscadet, le Gros-Plant et le Coteaux-d’Ancenis-Gamay, une surface d’environ 16 000 ha. L’aire de production s’étend géographiquement le long de la vallée de la Loire en amont de Nantes ainsi qu’à l’est et au sud-ouest du département de la Loire-Atlantique. Ses limites extrêmes n’atteignent la Vendée et le Maine-et-Loire que pour une faible part de la production.

     

    On distingue le Muscadet de Sèvre-et-Maine au sud-est de Nantes, le Muscadet des Coteaux de la Loire, et le Muscadet des Côtes de Grandlieu. Le vignoble, monocépage (Melon), possède un sous-sol composé de roches de l’ère primaire, et se particularise par un système complexe de failles. On y trouve des roches mères éruptives (35 % de gabbros et granites) ou des roches mères métamorphiques (65 % de gneiss, micaschistes, éclogites, amphibolites et prasinites). Du fait de la variété des substrats géologiques et de leur altération, les sols viticoles sont très variés. Cette diversité induit des différences notables de précocité et de rendement. Les vins récoltés sur schistes, micaschistes, gneiss du bassin versant de la Loire et du marais de Goulaine sont généralement précoces et tendres. On les trouve, entre autres, sur les communes du Landreau, du Loroux-Bottereau, Haute-Goulaine et certaines communes des coteaux de la Loire. Les vins récoltés sur le secteur est (Vallet, Mouzillon, Gorges, Corcoué sur Logne…) et issus de terrains de gabbros et roches vertes, sont plus tardifs.

     

     

    Les vins et leurs appellations

     

    - Muscadet

    Ce vin blanc sec bénéficie de l’appellation d’origine contrôlée depuis 1936. Son cépage, originaire de Bourgogne, est le Melon dont l’implantation en pays nantais remonte au début du xviiie siècle, après qu’une gelée catastrophique eut imposé l’adaptation d’une souche plus résistante.

     

    Les appellations d’origine contrôlée sont distinguées suivant la situation géographique de l’aire de production :

    - Le Muscadet de Sèvre-et-Maine. Ce vignoble qui s’étend sur 23 communes représente à lui seul 85 % de la production de Muscadet. Il est cultivé au sud-est de Nantes (cantons de Vertou, Vallet, Clisson et du Loroux-Bottereau). Les sols, composés de roches éruptives très variées, gneiss, granit et gabbro, lui confèrent des arômes à dominante florale.

    - Le Muscadet des Coteaux de la Loire est situé sur les coteaux schisteux ou granitiques de part et d’autre de la Loire.

    - Le Muscadet Côtes-de-Grandlieu. Les sols assez légers et sablonneux permettent d’obtenir des vins généralement précoces.

    - Le Muscadet appellation contrôlée est réparti sur l’ensemble des communes.

     

     

    LE TOP 2014 DU MUSCADET

    BIDEAU GIRAUD

    Robert CHÉREAU

    Domaine des COGNETTES

    Château du COING de SAINT FIACRE

    Domaine de la DURANDIÈRE

    Château d'ELGET

    Domaine de L'ESPÉRANCE

    Domaine de la GRANGE

    Domaine Les HAUTES NOËLLES

    Domaine MÉNARD-GABORIT

    Michel MORILLEAU

    POIRON

    Domaine de la POITEVINIÈRE

    Damien RINEAU

    Domaine TOPAZE

    Domaine de la TOURLAUDIÈRE

     

     

     

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    Encyclopédie des vins : C comme...

     

     

    CABERNET FRANC
    Ou Bouchet. Excellent cépage bordelais (surtout dans le Libournais), qui donne des vins trèsaromatiques. On peut regretter qu’il soit systématiquement remplacé par le Cabernet-Sauvignon, notamment dans les autres régions bordelaises.

    CABERNET-Sauvignon
    Ce cépage, la grande référence bordelaise, est souvent abusivement employé à tort et à travers dans le monde entier, faute d’originalité ou de qualité des terroirs. Assez résistant, il donne des vinstanniques, très structurés, riches, austères dans leur jeunesse, mais garants d’un potentiel d’évolution exceptionnel.

    Cadillac
    C’est dans la partie sud des Premières-Côtes-de-Bordeaux, de Baurech à Saint-Maixant, que sont produits les vins doux d’appellation Cadillac. Perchées sur des coteaux généralement abrupts et graveleux, les vignes sont naturellement exposées au soleil du versant méridional.

    CAHORS
    Des vins “noirs” provenant du solide Malbec et arrondis par l’adjonction du Merlot. Très pafumés, denses, puissants et gras, il faut les boire jeunes relativement frais ou les laisser vieillir 5 à 7 ans.

    CAIRANNE
    Excellent “Village” de la Vallée du Rhône, où les meilleurs sont charpentés et dégagent un bouquetcomplexe.

    Calabre
    Italie du sud. 94% de vins rouges et rosés, des vins chauds à teneur en alcool élevée, dont les principales DOC sont Ciro, très réussi en rouge, Melissa, Donnici, Savuto, et Lamezia, avec des vinsun peu plus faciles.

    calcaire
    Roche sédimentaire alcaline, qui favorise la production de raisin au taux d’acidité relativement élevé, comme dans la Loire (Pouilly-Fumé…).

    calcaire (SOL)
    Sol de carbonates de calcium et de magnésium, qui permet aux racines de pénétrer la terre et leur assure un excellent drainage. Le meilleur exemple en est le territoire des grands crus de Saint-Émilion (et d’Alsace).

    Californie
    Le pays est grand et les conditions climatiques ne sont donc pas les mêmes à San Diego, au sud, ou à Mendocino, au nord. Pour mieux comprendre les vignobles californiens, il faut savoir que le pays possède deux importantes particularités géographiques :

    - La première, c’est l’influence constante de l’océan Pacifique, dont les eaux côtières sont très froides (il est toujours étonnant de regarder les dizaines d’otaries dans la baie de San Francisco). Pourtant, la Californie se situe très au sud, à la même latitude que l’Espagne ou l’Afrique du Nord. Le soleil frappe jour après jour, chauffant l’air comme dans un sauna. Cependant, vers midi, une brume marine se lève à l’horizon pour rapidement se transformer en un banc de brouillard s’avançant dans la baie de San Francisco, comme aspiré par quelque force invisible.

    Par temps chaud, le brouillard touche toutes les vallées montagneuses donnant sur la baie de San Francisco. L’air se réchauffe et s’élève, créant un vide qui aspire l’air froid du Pacifique, et avec lui, le brouillard formé au large par le soleil matinal. Dans la chaude Californie, sans ce  moyen de rafraîchir le raisin, il serait impossible de prolonger la période de mûrissement et donc de produire de bons vins.

    Aussi, toutes les régions produisant de bons vins (à l’exception de deux zones où  l’altitude remplit le même rôle) sont-elles situées là où une brèche dans la chaîne côtière crée un entonnoir dans lequel s’engouffre cette couverture d’air froid. Et, curieusement, plus on va vers le sud, plus ce froid devient vif.

    Les vignobles les plus septentrionaux du comté de Mendocino (voir ce mot) sont considérablement plus chauds que ceux de la vallée de Salinas, à 160 kilomètres au sud de San Francisco. L’effet d’entonnoir y est aussi violent qu’un coup de vent hivernal. D’ailleurs, on y laisse souvent les raisinsmûrir jusqu’en novembre. 160 kilomètres plus au sud, vers Los Angeles, dans la vallée de Santa Maria, le raisin mûrit difficilement et doit lutter pour recevoir un peu de soleil à travers la nappe de brouillard.

    - La seconde particularité géographique de la Californie consiste en une chaîne montagneuse nommée la Chaîne côtière. Lorsqu’il n’existe pas de brèche créant un effet d’entonnoir, les vallées situées en arrière de cette chaîne s’avèrent de véritables fournaises. Bien qu’un climat aride et brûlant rende impossible la production de bon vin (à l’exception des ersatz de “portos” et de “xérès”), l’irrigation (on s’en doute) permet d’obtenir une énorme quantité de raisins, qui mûrissent très rapidement et, grâce à la sécheresse de l’air, ne sont pratiquement pas attaqués par les pourritures sévissant dans les vignobles les plus humides. La Vallée centrale s’étend sur 640 kilomètres, pratiquement jusqu’à Los Angeles. De Sacramento à Bakersfield, sur 200 kilomètres de large se trouve concentré le plus gros de la production californienne.

    Calvados
    L’histoire
    Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Calvados, ce pur normand, porte un nom espagnol. En effet, à la suite du naufrage sur la côte normande en 1583 d’un navire de l’Invincible Armada, El Calvador, le lieu-dit fut appelé Calvados. Un nom qui s’étendit au département, baptisé ainsi par la Constituante. L’eau-de-vie de cidre ne prit ce nom qu’au début du XIXe siècle. Les Gaulois des régions de l’Ouest faisaient déjà fermenter les pommes sauvages et en tiraient une boisson qu’ils distillaient tout à fait sommairement. L’appellation du Calvados en tant que tel n’apparaît qu’au milieu du XVIe siècle avec Gilles Gouverville, considéré comme l’un des premiers agronomes.

    CAMINA
    Bon croisement Portugieser et Pinot Noir (Allemagne).

    Campanie
    Italie du sud. La culture de la vigne et les techniques de vinification y furent introduites par les peuples helléniques. La Campanie, c’est certains vins intéressants, qu’il s’agit de savoir choisir. L’Aglianico est le cépage rouge le plus cultivé.

    Campo De Borja
    Situé en Aragon, juste après celui de la Navarre, ce vignoble est sous l’influence d’un climat rude, très chaud en été, froid en hiver, où les brouillards sont fréquents. Son nom provient des Borgia, la célèbre famille du XVe siècle. Les meilleurs vins sont les rouges, issus des Garnacha (majoritaire) et Tempranillo, des vins puissants, presque “lourds”, en tout cas extrêmement corsés, même si les millésimes récents bénéficient parfois de vinifications plus souples.

    CANADA
    On se doute que le climat rude canadien n’est pas si propice à la vigne. Pourtant, c’est surtout enOntario que l’on cultive le plus la vigne, en plantant les cépages Pinot et Chardonnay, pour ne pas changer, qui s’associent à une multitude de cépages comme le Muscat, les Cabernets, le Gamay, le Gewurztraminer, le Zinfandel, le Chenin ou le Delaware. On trouve aussi des vignobles dans l’Okanagan Valley en Colombie britannique et en Nouvelle-Écosse.

    Canaiolo Nero
    L’un des cépages du fameux Chianti (Italie).

    CANARIES (ÎLES)
    Historiquement, il semble que le premier vignoble des îles serait un vignoble de Malvoisie planté par Fernando de Castro, qui utilisa des ceps en provenance de l’île de Madère. A l’heure actuelle, la vigne est cultivée sur des terrains très secs dans la majorité des îles, à l’exception d’une région de la Grande-Canarie, et de la presque totalité de l’île de Fuerteventura. D’origine volcanique, les solssont très riches en substances minérales, légers, très perméables, pauvres en chaux et généralement riches en azote, en potassium et en phosphore. Des hivers tempérés, des étés adoucis par les alizés, un taux de pluviométrie relativement faible, mais des différences sensibles entre les îles : celles situées à l’est sont arides, tandis que les îles occidentales sont humides. Les principales sont Tenerife et Las Palmas (Espagne).

    CANASTA
    Espagne du sud. Grand panier à raisins lors des vendanges.

    cannelle
    Liqueur de cannelle.

    CANTINA
    Cave à vin, en Italie.

    CANTINA SOCIALE
    Cave coopérative italienne.

    CAP Corse
    Apéritif fait avec le vin de l’île (Corse) auquel on ajoute des herbes.

    CAPE Riesling
    Cépage blanc que l’on trouve surtout en Afrique du Sud.

    CAPITEUX
    Le terme désigne un vin riche en alcool. S’il est mal fait, attention au mal de tête.

    CAPÎTRE
    Nom typiquement suisse pour une petite baraque dans les vignes qui aide à s’abriter des intempéries.

    CAPSULE
    En cire, plomb ou aluminium, elle est garante de l’authenticité du vin et protège surtout le bouchon des parasites qui pourraient pondre leurs œufs dans le liège.

    CARACTÈRE
    Le caractère d’un vin, c’est surtout sa typicité et sa personnalité. S’il n’en a pas, on dit qu’il est “sans âme, ni vertu”.

    caramel
    On l’ajoute souvent aux alcools pour les colorer, et faire croire qu’ils sont plus âgés. Seul l’élevage en barriques peut donner naturellement de la couleur aux eaux-de-vie.

    CARBONÉ (SOL)
    Sol qui provient d’une végétation décomposée dans des conditions anaérobiques. Les solscarbonés les plus courants sont la tourbe, le lignite, le charbon et l’anthracite.

    carbonique (GAZ)
    Ou Co2. C’est la fermentation du sucre sous l’effet des levures qui le transforme en alcool et enGAZ carbonique.

    Carcavelos
    Au Portugal, en face de Lisbonne, à l’ouest, près d’Estoril, la région avoisinant l’embouchure du Tage produit le Carcavelos, issu d’un minuscule vignoble. Un très bon vin viné liquoreux d’apéritif qui sent les fruits mûrs et la noisette, déjà réputé au XVIIIe siècle.

    Carignan
    Raisin qui ne possède pas réellement ses lettres de noblesse dans le Languedoc, donnant un vin alcoolisé, manquant d’arômes.

    CARINERA
    Région d’Aragon, en Espagne. Le vignoble est situé au sud de Zaragoza, de climat continental comme celui de Campo De Borja (voir ce mot), avec des précipitations faibles. Des rouges de 14°, bien évidemment chauds et intenses, qu’il faut rafraîchir un peu, surtout s’ils sont jeunes.

    CARMIGNANO
    Italie, Toscane. Excellent secteur du Chianti Riserva.

    CARSO
    Italie, Frioul-Vénétie Julienne. Rouge corsé, parfumé et puissant, marqué par le Terrano.

    Carthage
    Tunisie. Les ruines de l’ancienne Carthage sont splendides, et le secteur viticole du même nom produit des rouges corrects et corsés, et surtout d’excellents Muscats.

    CASA VINICOLA
    Maison de négoce italienne.

    CASÉINE
    Cette protéine, contenant du phosphore, généralement provenant du lait, est employée pour clarifier les vins et les protéger de la madérisation.

    Casse
    Altération de la couleur du vin qui se manifeste par un trouble, sous l’action de l’air, de la lumière ou de la chaleur, due soit à la présence d’oxydase, soit à un excès de fer, de cuivre ou de protéines. Quatre types de casses : oxydasique, ferrique, cuivrique et protéique.

    Casse bleue ou ferrique : surtout dans les vins blancs et rosés, combattue au ferrocyanure de potassium. Un vin qui contient plus de 10 mg de fer par litre risque de la subir.

    Casse brune ou oxydasique : elle se manifeste par une mince pellicule à la surface du vin et une précipitation de la matière colorante. Elle a pour cause l’oxydase que l’on rencontre normalement dans le raisin et qui se développe rapidement dans les vins issus de vendanges atteintes dePourriture Grise. On la combat par un apport d’anhydride sulfureux, ou en chauffant le vin à 65°.

    Cassis
    Des blancs, rosés et rouges, qui profitent comme ceux du Bandol d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables. Les trois couleurs sont généralement bien faites.

    Cassis (LIQUEUR DE)
    Obtenue par macération des fruits de Cassis  dans l’alcool et une addition de sirop de sucre. Elle doit titrer au minimum 15°.  La crème de Cassis est plus sucrée que la liqueur. C’est avec elle que l’on fait le fameux Kir.

    CASTA
    Cépage, en portugais.

    CASTELAO
    Raisin de Bairrada.

    Catalogne
    En Espagne, la Catalogne s’étend de la frontière française au sud de Tarragone, et bénéficie du climat méditerranéen. On y fait des vins assez caractéristiques, la plupart du temps moins alcoolisés, moins “lourds” que dans le reste du pays, mais qui possèdent une originalité certaine, notamment en rosés et en rouges.

    CAVA
    Vin  mousseux espagnol.

    CAVE (INSTALLER SA)
    L’importance de la cave pour les amateurs de vins que nous sommes est primordiale. Tantôt refuge poétique où l’on aime faire pénétrer quelques amis, elle devient aussi bien réserve de vinsquotidiens que le moyen d’acheter dans les meilleures conditions des vins de garde qui pourront vieillir en toute tranquillité. Mais, pour mieux former ce “capital” de l’art de vivre, vous devez vous plier à certains critères.

    - L’obscurité
    Premier impératif, votre cave doit être sombre. Pas d’ouverture qui laisse filtrer la lumière du jour ni d’ambiance “néons”. On visite les meilleures caves une bougie à la main ou avec une lampe électrique.

    - La température
    De manière idéale entre 10° et 12°, sans grande variation. Attention aux conduits de chauffage ou d’eau chaude, surtout si vous installez votre cave dans un appartement. Si besoin, isolez-les avec de la laine de verre. En dessous de 9°, le vieillissement se ralentit et les arômes peuvent être masqués par des formations de dépôt. Au-dessus de 14°, le vin se développe plus rapidement par l’action delevures et de bactéries.

    - L’humidité
    Une cave ne doit être ni trop sèche ni trop humide. L’hygrométrie doit se stabiliser autour de 70%. Le vin vit, il a besoin comme nous d’une atmosphère pure et aérée. Mais pas de courants d’air !

    - Le calme
    Ne changez pas vos bouteilles de place tous les six mois, et faites attention aux sources de vibrations, dont nos villes du XXe siècle sont friandes (métro, marteaux-piqueurs…). Couvrez éventuellement le sol de sable ou de graviers pour amortir ces vibrations. Votre cave doit aussi être propre. Enlevez les toiles d’araignées et les vieux outils qui traînent. Si vous mettez votre vin quotidien en bouteilles, lavez soigneusement les bouteilles et l’entonnoir dont vous vous servirez.

    - Les mauvaises odeurs
    Pas de fromages qui fermentent dans un coin ni de bidons d’essence stockés en cas de nouveauchoc pétrolier. Votre cave à vins ne doit contenir que des vins et des alcools.

    - Le matériel nécessaire
    - Un thermomètre et un hygromètre pour vérifier régulièrement la température et l’humidité de votre cave.

    - Un “journal de cave”, c’est-à-dire un registre (confidentiel) sur lequel vous noterez les achats devins, leurs prix, le nom des producteurs, et l’évolution des vins, au fur et à mesure de leur dégustation.

    - Si vous êtes un adepte de la mise en bouteilles, procurez-vous d’abord les meilleurs bouchons de liège longs que vous trouverez. Vous pouvez utiliser à volonté des bouteilles qui ont déjà servi (mais pas les bouchons) en les lavant avec le plus grand soin avant de les égoutter sur un “hérisson”.

    Procurez-vous aussi un entonnoir (les cubitainers ne sont pas tous  livrés avec un bec verseur) et surtout une boucheuse manuelle qui sera plus efficace qu’une batte ou qu’un marteau pour enfoncer le bouchon dans le col de la bouteille. Et n’oubliez pas de demander aux producteurs les étiquettes correspondantes.

    central VALLEY
    Californie. Trois AVA : Madera, Clarksbourg et Merritt Island.

    CENTRIFUGATION
    Méthode de filtration du vin au moyen de la force centrifuge.

    CENTRIFUGEUSE
    Machine qui sert à filtrer le vin pour le débarrasser de ses particules.

    CEP
    Pied de vigne.

    CEPA
    Cépage, en espagnol.

    CÉPAGE
    Variété de plant de vigne, ou raisin. Voir chapitre : Les principaux cépages mondiaux.

    CERASUOLO
    Ce terme italien signifie rouge cerise, et s’applique aux rosés de couleur intense.

    CÉRONS
    Cette petite et méconnue contrée privilégiée des grands vins blancs de la rive gauche de la Garonne, située à 35 km au sud-est de Bordeaux, faisait partie autrefois de l’ancienne juridiction de la Prévôté Royale de Barsac, dont elle est limitrophe. C’est le fameux Ciron qui lui a donné son nom, du latin Sirione (voir  Sauternes). Dès 1920, un Syndicat de producteurs assure la gestion de l’appellation Cérons qui a été homologuée en 1935, englobant les trois communes de Cérons, Illats et Podensac. Les sols sont variés : sableux à l’ouest, plus argileux à l’est, bruns à charge assez graveleuse au centre, bruns sablo-argileux à charge caillouteuse moyenne à forte sur substratcalcaire oligocène au nord.

    CERVETERI
    Italie, Latium. Joli rouge corsé et riche en bouche, bien marqué par le cépage Sangiovese souvent majoritaire, de garde.

    Chablais
    Importante zone viticole du canton de Vaud, en suisse. Comme ceux de La Côte, les vins duChablais peuvent être très différents les uns des autres, et ce sont surtout ceux qui proviennent des coteaux surplombant le Rhône qui sont le plus intéressants, associant rondeur et générosité, avec ce goût de “pierre à fusil” si typique de la région, trahissant le caillou brûlé de soleil. Le Chasselasest omniprésent ici.

    Chablis
    Terrain à sous-sol kimméridgien, blanc, caillouteux, calcaire et marneux, riche en calcium, qui émerge à flanc de coteaux.

    Les catégories : les grands crus (Blanchots, Bougros, les Clos, Grenouilles, Preuses, Valmur etVaudésir), chacun possédant sa propre spécificité, du plus charpenté au plus souple, de très grandsvins secs et suaves à la fois, racés, très typés, de belle teinte dorée qui tire vers le vert pâle, alliant complexité et élégance, intenses en bouche; les Premiers crus s’étendent sur une trentaine de lieux-dits (ou climats viticoles) et bénéficient d’un décret de 1967. D’excellents vins également, dont les meilleurs sont Montée de Tonnerre, Fourchaume, Côte de Léchet, Mont de Milieu ou Montmain; enfin, les “simples” Chablis (et “petits Chablis”) sont beaucoup moins structurés. Les meilleurs producteurs en élèvent de bons, à boire dans leur jeunesse.

    CHAI
    Le chai est le lieu où sont vinifiés et entreposés les vins.

    chair
    Dans la dégustation, le mot signifie consistance, associant structure et gras, charpente et rondeur.

    CHAMBERTIN
    Le Chambertin est l’un des plus beaux crus de la Bourgogne, et l’un des plus grands vins du monde, incontestablement, très caractéristique d’un terroir situé sur une pente douce, au solcalcaire enrichi de marnes rouges ferrugineuses. Un vin splendide, qui demande absolument d’être attendu de nombreuses années avant de pouvoir être dégusté dans toute sa grandeur, très corsé, séveux, riche en matière mais d’une grande souplesse, alliant une complexité aromatique exceptionnelle, où dominent dans sa jeunesse des notes de Cassis, de réglisse, de café et de grillé.

    CHAMBOLLE-MUSIGNY
    Bourgogne. Deux (très) Grands crus, le Musigny et le Bonnes-Mares, qui font partie sans la moindre équivoque du club très restreint des plus grands vins rouges du monde. Complexité aromatique, prédominance de la finesse, persistance et structure en bouche, très grande évolution, richesse et charme, tout y est. Plusieurs remarquables Premiers crus, notamment Les Charrières, Les Ruchots ou Les Amoureuses, qui peuvent tenir tête aux Grands crus.

    CHAMBRER
    Désigne la température habituellement idéale pour déguster un vin rouge charpenté et généreux. Attention aux abus : ne chambrez pas un vin à plus de 17°, en le laissant par exemple à la température ambiante d’une pièce, qui pourrait, elle, bien faire 22°. N’oubliez pas que, dans le temps, ce terme signifiait que l’on mettait effectivement le vin dans la pièce la plus chaude de la maison, mais que les températures, faute de chauffage central, ne dépassaient pas les 18°.

    En règle générale, un grand rouge se déguste entre 15 et 16°, à l’ouverture de sa bouteille, d’autant plus qu’il prendra très rapidement 1 ou 2° au contact du verre. Tous les vins que l’on déguste d’ailleurs directement à la propriété respectent cette température. Ne vous laissez donc pas intimider par des restaurateurs qui vous apporteraient un vin chambré à 24°, et refusez-le, en demandant que la bouteille provienne directement de la cave, par exemple. Au besoin, faites-le rafraîchir quelques instants dans un seau d’eau. Voir aussi le Tableau des températures de dégustation.

    Champagne

    L’histoire
    L’existence de la vigne en Champagne remonte aux temps les plus anciens. Déjà les légions du grand César contribuèrent à en développer la culture. Au Moyen Age, le vignoble fut illustré par Saint-Rémi, apôtre des Francs et évêque de Reims, grand précurseur de la renommée du vin “de rivière”, définissant à l’époque les vignobles des versants qui dominent les berges de la Marne aux environs d’Épernay et d’Hautvillers.

    Initialement fort peu prisés étaient les vins de la montagne rémoise et ceux de “la Rivière” délimitant les régions d’Ay et d’Hautvillers, leur couleur s’apparentant à celles des “bourgognes”, ils intervenaient pour compléter les vins de Beaune utilisés lors des sacres de rois. Sous l’impulsion de Nicolas Brûlat en 1587 qui reçut en héritage le vignoble de Sillery, l’on nota une sensible amélioration des vins. L’appellation “Champagne” intervint au XVIIe siècle, favorisant les vigneronsd’Ay qui bénéficièrent de la haute autorité du Sieur Nicolas Brûlat, devenu par Henri IV chancelier deNavarre en 1605 et chancelier de France en 1607. Une étroite rivalité s’opéra entre le “Champagne” et le vin de Beaune. Médecins et poètes prirent parti pour l’un ou l’autre. Finalement, le Champagne sortit vainqueur. Sa célébrité fut accrue en 1654, lot servi pour les fêtes du sacre Louis XIV à Reims.

    La réputation des vins de Champagne passa outre-Manche lorsque Saint-Evremond, tombé en disgrâce à la cour de Louis XIV, se réfugia en Angleterre où il s’employa à faire partager sa passion pour le Champagne à l’entourage du roi Charles II, y réussissant pleinement.

    En France, la magie du mot Champagne trouve son apogée dès 1662 et au XVIIIe siècle ce vin surpassa en prix celui de Bourgogne. En 1668, l’abbaye de Hautvilliers confie à dom Pérignon la responsabilité de son monastère. Ce moine, devenu procureur de Hautvillers, commença à faire creuser des caves profondes, plus importantes que celles qui existaient déjà. Il chercha le moyen de faire du vin blanc avec le Pinot Noir, y parvint et, en 1690, les vins de Hautvillers étaient devenus célèbres. Dom Pérignon possédait une sûreté de goût telle qu’il discernait, en portant un grain de raisin à la bouche, la vigne qui l’avait produit. Frappé des prédispositions spontanées des vinschampenois à la mousse, il développa l’art de la gouverner. Il réussit à assurer la prise de cettemousse et à la fixer. Il donnait ainsi, aux qualités naturelles des vins de la Marne, le complément qui lui confère une supériorité incontestable. C’était une révolution. Il rencontrait les derniers obstacles dans la fragilité des bouteilles, obstacles d’autant plus difficiles à surmonter qu’on ignorait la physique de la fermentation. Les bouteilles de forme ramassée et pansue devenaient gênantes pour le dégorgement qu’il substituait au décantage. Il les modifia et les rapprocha de la forme actuelle. Restait le problème du bouchon. Jusqu’alors, l’on utilisait des morceaux de bois recouverts de chanvre et imbibés d’huile. Ce qui arrêtait la Seconde Fermentation et empêchait le GAZ de s’échapper de la bouteille. Le cellérier d’Hautvillers eut l’idée de remplacer le chanvre par du liège et, en 1698, il réalisa le Premier Cru Grand Cru de Champagne.

    La montagne de Reims, quant à elle, ne connaîtra la gloire que plus tard, vers la fin du XVIe siècle. Il n’était pas question alors de vin de mousse, ni de vin de “Champagne”, mais d’un vin tranquille dénommé “vin de France”, appartenant à une province viticole dont l’étendue correspondait à la partie du massif tertiaire parisien qui se déploie au nord de la Beauce, de Mantes à la montagne deReims, en passant par les coteaux du Laonnois et du Soissonnais. Déjà, l’on se rendait compte des bienfaits des relations publiques pour aider les heureuses dispositions de la nature, en faisant appel -au grand dam des Bourguignons qui monopolisaient le marché des vins de qualité- à la faveur des puissants.

    En 1700, ce vin atteignit le double du prix des meilleurs anciens champagnes. Il fit fureur à la cour de Louis XV, ce vin préféré de la Du Barry et de Madame de Pompadour qui disait : “le Champagneest le seul vin qu’une femme puisse boire sans s’enlaidir.” Malgré de lourds droits douaniers, leChampagne était aussi à l’honneur à la cour d’Angleterre, où le Roi George II buvait avec enthousiasme, et au fur et à mesure de l’abaissement des barrières douanières, le Champagne fit la totale conquête des Anglais.

    Du pape Léon X à François Ier, d’Henri VIII d’Angleterre au bon roi Henri, sire d’Ay et de Gonesse, Boileau et Louis-Roger Brûlart, marquis de Villery, plus tard, les grands du royaume se mirent à promouvoir -objectivement ou non- le vin de Champagne, rouge surtout. Le médecin Le Paulmier se plut à décrire cet engouement en précisant que les vins issus du Pinot Noir (les “clairets”) “tiennent le premier rang en bonté et perfection sur tous les autres vins…”. Prenant la vedette aux modèles bourguignons, celui de Beaune était dès le XVe siècle le vin rouge et noble par excellence. La renommée  du vin de Champagne acquiert ses lettres de cachet au Grand siècle (XVIIe).

    A partir de 1780, en raison du vieillissement nécessaire des cuvées, le trafic des vins deChampagne n’était plus à la portée de vignerons isolés et des petits courtiers de Reims et d’Épernay. Des personnalités du pays en pressentaient l’avenir. Les premières maisons notoires furent alors fondées, écussonnant les fûts. Cinq ans plus tard, les ventes atteignaient 300 000bouteilles. Elles étaient de 6 millions au milieu du XIXe siècle, et au tout début du XXe siècle, elles dépassaient 28 millions.
    Aux historiens de l’époque le soin de s’engager en disant que le vin rouge de Champagne fut supérieur à celui de Beaune. Pas sûr que le climat moins indulgent du premier ait pu réellement gêner la qualité du second…

    Qu’importe ! La destinée de la région de Champagne en profita pour s’affemir et l’on sait aujourd’hui que le pays ne s’orientait que vers la production d’un tout autre vin, propre à lui-même et non concurrent des seigneurs rouges de la Bourgogne. Passons sur les efforts et l’habileté des vinificateurs du moment qui parvinrent peu à peu à “faire” du vin gris, presque blanc, tant au château de Sillery qu’à l’abbaye d’Hautvillers. Passons encore sur les hautes recommandations dont bénéficièrent les crus champenois. Même Chaptal laisse entendre qu’ils n’en ont point manqué quand il écrit que les vins sont “largement redevables de leur célébrité aux grands seigneurs qui accompagnèrent Louis XIV à son sacre. Ce qui prouve aussi que leur qualité était bien réelle. En outre, on remarque bien vite, qu’en dépit de la précaution qu’on prenait de loger les vins gris dans des futailles neuves, le contact du bois, à la longue, ne leur était pas bon (…) et que le moyen le plus certain de préserver leurs arômes était de les conserver en des flacons de verre, soigneusement bouchés”.

    Parallèlement, on s’aperçut que dans son récipient de verre, le vin, de lui-même, devenaitmousseux. Intervint le légendaire mais réel Dom Pérignon, procureur de l’abbaye d’Hautvillers, à qui revient surtout le mérite d’avoir amélioré la culture de la vigne, créé les assemblages de différents raisins, et sans doute de maîtriser humainement et régulièrement cette effervescence(voir méthode champenoise). C’est l’avènement du vrai vin de Champagne tel que nous le connaissons, dont Voltaire témoigne en 1736 et Alfred de Vigny en 1853 (“Dans la mousse d’Aï luit l’éclair d’un bonheur”). Les vins tranquilles sont devenus vins de joie et l’effet réjouissant de leur pétulance les fit rapidement adopter par les leaders du moment.

    Le vignoble
    Le vignoble champenois comporte quatre zones : la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la côte des blancs et les vignobles de l’Aube. Les trois premières correspondant aux arrondissements de Reims et d’Épernay, au cœur même de la région champenoise, en forment la partie essentielle, celle où se situent les crus les plus réputés. Les vignes y serpentent à flanc de coteau en un longruban de 120 kilomètres, sur une largeur de 300 mètres à 2 kilomètres. La montagne de Reims fait partie de la falaise de l’Ile-de-France. Elle constitue le versant méridional de la vallée de la Vesle, et s’étend jusqu’à la vallée de la Marne qu’elle surplombe à hauteur d’Épernay. C’est un vaste plateau, à faible relief, d’une longueur variant de 20 à 25 kilomètres et d’une largeur variant de 6 à 10 kilomètres. Parmi ses meilleurs crus on peut citer Ambonnay, Beaumont-sur-Vesle, Bouzy, Louvois, Mailly-Champagne, Sillery, Verzenais et Verzy.

    Dans la vallée de la Marne les vignobles sont établis principalement entre Tours-sur-Marne et Dormans, et se prolongent jusqu’à Château-Thierry et au-delà, c’est-à-dire jusque dans l’Aisne. On y trouve des crus renommés tels que Ay et Mareuil-sur-Ay.

    La côte des blancs, ou côte d’Avize, ainsi appelée parce qu’elle produit presque exclusivement desraisins blancs, est orientée face à l’est. C’est une seconde falaise perpendiculaire à la montagne deReims, moins élevée, qui, au sud d’Épernay et de la Marne, s’étend sur environ 20 kilomètres nord-sud. Les meilleurs crus en sont Avize, Cramant, Oger et Le-Mesnil-sur-Oger. Elle se prolonge par la côte de Vertus, la région de Congy et la côte de Sézanne.

    Séparé de l’ensemble marnais par la plaine de Champagne, le vignoble de l’Aube est établi dans la région de Bar-sur-Seine et Bar-sur-Aude.

    Le climat
    Hivers assez doux, printemps incertains, étés chauds, automnes relativement beaux. Cependant une influence septentrionale et continentale s’exerce déjà, dont l’âpreté et la rigueur sont adoucies par celles des effluves maritimes provenant de la Normandie, de la Picardie et de l’Ile-de-France voisines. La température moyenne annuelle est de 10° centigrades.

    Les forêts et les bois qui couvrent les plateaux environnants entretiennent une certaine humidité et tendent à stabiliser les températures.
    C’est un rôle modérateur essentiel car la vigne doit sa viguer à cette humidité constante. Le vignoble est planté à une altitude qui varie entre 130 et 180 mètres, ce qui la préserve dans une certaine mesure des gelées de printemps associées aux brumes matinales qui s’attardent dans les vallées.

    Le sol
    Le vignoble champenois est établi sur le calcaire. Les grands crus reposent, en général à mi-coteau, sur une mince couche d’éboulis provenant des pentes tertiaires, où affleure la craiesénonienne du crétacé supérieur avec ses fossiles caractéristiques (bélemnites), en un bloc atteignant 200 mètres d’épaisseur et parfois davantage. Cette assise est recouverte par une couche de terre meuble et fertile, d’une épaisseur variant entre 20 et 50 centimètres.

    La craie en sous-sol assure un drainage parfait permettant l’infiltration des eaux en excès, tout en conservant au sol une humidité suffisante. De plus, elle a la faculté d’emmagasiner et de restituer la chaleur solaire, jouant ainsi un rôle régulateur extrêmement bénéfique à la maturité, complémentaire de l’action stabilisatrice des bois et forêts déjà notée. C’est enfin à la craie, avant tout, que les vinsde Champagne doivent leur finesse et leur légèreté.

    Sur les coteaux orientés au midi ou au sud-est qui l’abritent de leurs épaulements, la vigne prospère, protégée des vents du nord, généreusement offerte au soleil. La lumière d’une exceptionnelle intensité est réverbérée par cette terre claire qui réfléchit la chaleur du soleil : les grappes mûrissent entre les rayons et leurs reflets.

    Les raisins
    - Le Pinot Noir qui apporte au vin corps et longévité.
    - Le Pinot Meunier (noir également).
    - Le Chardonnay (blanc) qui lui confère finesse et légèreté.

    L’étiquette
    En plus de l’appellation Champagne, le nom du producteur et éventuellement l’indication du millésime, de la teneur en sucre (brut, sec…) et l’adresse de la marque ou du lieu de production, vous lirez sur les étiquettes de Champagne les initiales suivantes :

    - N. M. : Marque principale appartenant à un négociant manipulant.
    - M. A. : Marque “secondaire” appartenant à un négociant manipulant ou à un négociant qui commercialise le Champagne d’un autre négociant ou d’un vigneron, ce qui permet à ces deux derniers d’écouler leurs bas de gamme.
    - R. M. : Récoltant manipulant : Champagne vinifié et vendu par un propriétaire.
    - C. M. : Coopérative de manipulation. Champagne de coopérative.

    CHAMPENOISE (MÉTHODE)
    La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de dom Pérignon, génie gustatif du XVIIIe siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteillesépaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Que ce soit lui qui l’ait inventé ou non, elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est défine selon le type de produit que l’on désire (voir encadré), et d’un levain de levures sélectionnées. Le vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12°.

    Une Seconde Fermentation alcoolique va s’effectuer. Elle durera des mois, et maintiendra le GAZcarbonique sous pression dans les bouteilles qui sont alors posées sur des “pupitres”, qui permettent de varier à l’infini la position des bouteilles.
    Commence alors l’opération de remuage qui consiste à incliner et tourner les bouteilles. Certains spécialistes “manipulaient” quelque 30 000 et 40 000 bouteilles par jour (aujourd’hui, ce sont surtout des gyro-palettes automatiques qui le font…) ! Quand le dépôt est rassemblé vers le goulot, il est expulsé à basse température. A la place des centilitres de liquide dégorgés (de 4 à 8), on rajoute une liqueur de complément, la liqueur d’expédition, constituée de vins vieux et de sucre dont la dose varie selon le type de mousseux recherché : brut, sec… Et les bouteilles sont rebouchées définitivement. A noter que la méthode champenoise est une forme de vinification qui ne ressemble à aucune autre puisque les opérations de coupage et de chaptalisation sont les déterminants d’une production de qualité. Voir aussi Méthode Gaillacoise.

    chapeau
    Flottant ou immergé, le chapeau est formé par le marc dans une cuve en fermentation.

    chaptalisation
    Ou sucrage : du nom de Chaptal. Addition de substances sucrées (moût concentré, sucres de canne ou de betterave) au moût quand celui-ci n’est pas suffisamment riche. Elle améliore les qualités d’un vin. Souvent abusivement employée.

    CHARBONO
    Bon cépage rouge californien pourtant peu utilisé.

    Chardonnay
    Le roi bourguignon (et champenois), abusivement planté un peu partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et aux climats de la Bourgogne. Les meilleurs autres vins issus de ce cépage se trouvent en Australie, et dans une moindre mesure, en Californie et en Afrique du Sud.

    CHARENTE (VIN DE)
    Principalement, le vin blanc sec et acide destiné à l’élaboration du Cognac.

    CHARNU
    1/. Dans la dégustation, le terme désigne la qualité d’un vin bien corsé, qui a de la chair.

    2/. En suisse, c’est le nom d’un parchet de vigne en côte (Lavaux).

    CHARPENTÉ
    Se dit d’un vin de bonne tenue, alliant richesse en alcool et harmonie des éléments qui entrent dans sa composition.

    Chasselas
    Cépage d’Alsace, de Pouilly-sur-Loire, et du Valais (suisse).

    CHASSOIR
    Vieil outil de tonnelier, qui sert à enfoncer les cercles.

    CHÂTEAU
    Le terme désigne un domaine viticole, voire une marque, et n’a rien à voir avec une quelconque bâtisse, modeste ou grandiose.

    CHATEAUMEILLANT
    Appellation, issue des cépages Gamay et Pinot. Le vin gris est notamment très agréable à boirefrais sur les fromages de chèvre du pays.

    CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE
    L’aire d’appellation comprend Châteauneuf-du-Pape et déborde sur une partie des communes avoisinantes de Bédarrides, Courthézon, Sorgues et Orange.

    Les plus anciennes données historisques du vignoble remontent aux premiers papes d’Avignon. Clément V, précédemment évêque de Bordeaux, y possédait une vigne dénommée par la suite “Pape Clément” ; Jean XXII et ses successeurs avaient, eux, fait de “Châteauneuf” leur résidence champêtre. Dès cette époque, le vignoble de Châteauneuf voyait ses vins réservés aux agapes papales dans des proportions telles que dès 1320 on l’étendit jusque sur Bédarrides. Châteauneuf-du-Pape est une dénomination récente qui fut précédée par “Chateauneuf-Calcernier” du fait de la présence de fours à chaux dans le village. Au XVIIIe siècle, on ne parlait encore que de “vin d’Avignon”.

    Le terroir
    Ici, le terroir est fondamental, fait d’étagements de plateaux ou terrasses, caractérisé principalement par un sol extrêmement ingrat (et donc bénéfique), composé de gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, qui fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation en lui renvoyant pendant la nuit l’intense chaleur emmagasinée le jour. Le mistral est également un facteur déterminant, optimisant l’ensoleillement tout en réduisant la pluviométrie. L’autre grande particularité des vins de Châteauneuf  réside dans leur encépagement, constitué par une bonne douzaine de plants différents, même si dans la réalité, les cépages très majoritaires desvins rouges demeurent le grenache, le mourvèdre, le cinsault et la syrah.

    L’appellation est surtout un formidable vivier pour savourer de (très) grands vins rouges (35 hl/ha), colorés, parfumés,  typés, intenses au nez comme en bouche.

    CHAUD
    1/. En dégustation, le terme s’applique à un vin rouge charnu et corsé, très marqué en alcool.

    2/. Qui ne s’est réchauffé avec un verre de vin chaud, au pied des pistes des stations de sports d’hiver, de cette boisson faite de vin rouge très chaud, dans lequel on ajoute un peu d’eau, beaucoup de sucre et des épices.

    CHEMONTIEUX
    Fouloir à vendange suisse.

    CHÉNAS
    L’appellation couvre l’esssentiel de la commune, l’est et le sud bénéficiant de l’AOC Moulin-à-Vent. Des vins corsés, étoffés, assez tanniques et généreux, qui évoluent favorablement.

    CHÊNE
    Les meilleurs fûts sont en chêne, et proviennent du Limousin, des Vosges, ou de l’Allier.

    CHENIC
    eau-de-vie suisse.

    CHENICARD
    En suisse, buveur d’eau-de-vie.

    Chenin BLANC
    Bon cépage, très prisé dans la Loire (Anjou…), bien équilibré en acidité, qui donne des vins Francset demi-secs, et convient aux vins de mousse. Très présent également en Californie.

    Chianti
    Le vin vedette de l’Italie, parfois injustement apprécié car méconnu en réalité. Un grand Chianti peut être exceptionnel, et se distingue donc aisément du Chianti de base que vous trouverez chez tous les restaurateurs. Quand on goûte un Classico d’Antinori, on est vite conscient de la structure de ce vin, de sa plénitude, de son harmonie, qui associe chaleur et souplesse, et de son potentiel degarde.

    CHIARETTO
    Signifie clairet, dans le sens rosé, en italien.

    Chili
    Le Chili est certainement le pays des Amériques où l’on trouve le plus de très bons vins rouges, et depuis longtemps puisqu’il faut bien remonter à plus d’un siècle pour voir les premiers vignobles apparaître. L’influence de l’océan Pacifique et de la Cordillière des Andes n’est pas étrangère à cela, même si les sols calcaires ont aussi leur part de réussite.

    Son vignoble s’étend sous différents climats, du nord (aride) au sud (humide). Si le centre de la viticulture chilienne se trouve à 240 kilomètres à l’ouest de Mendoza, les meilleurs vins proviennent surtout des vallées del’Aconcagua et du Maipo, dans la Vallée  centrale, et sont issus des cépages Cabernet-SauvignongrenacheBarbera ou Cabernet Franc.

    Chine
    Les vignobles existent depuis 2 000 ans en Chine, mais le pays ne s’est réellement intéressé auxvins que depuis peu, la majorité des récoltes étant faites pour les raisins de table. Les vins, douceâtres, surprennent toujours le palais des occidentaux, et c’est bien naturel puisqu’ils sont d’abord faits pour la consommation intèrieure, dont le potentiel est évidemment considérable. La cuisine chinoise, l’une des trois cuisines mondiales, avec la française et l’italienne, s’adapte en effet à merveille, soit avec ce type de vins, soit surtout avec les alcools de riz, ou, plus modestement, le thé.

    Chinon
    L’aire d’appellation s’étend non loin de Tours (voir région Touraine). Issus du Cabernet franc, élégant cépage des Graves du Bordelais, sentant bon la fraise des bois et la groseille, les (bons ) rouges de Chinon nous ont charmé. Nous avons aussi bien aimé les boire jeunes quand ils sont guillerets et frais, que plus âgés. C’est d’ailleurs en vieillissant que certains atteignent leur pleinépanouissement. Le tanin dont ils regorgent -les vins des “Tufs” notamment- en fait des rouges de longue garde, racés et généreux.

    CHIROUBLES
    Cru du Beaujolais. Sur 350 hectares, l’exemple du vin “primeur” qui peut, s’il est bien fait, être fort plaisant. Obtenu par maturation rapide, très fruité et velouté, il faut le boire généralement dans les six mois qui suivent les vendanges.

    Chypre
    Chypre, il existe une véritable tradition vinicole très ancienne, et la viticulture a toujours été une très importante activité de l’île. La vigne y est cultivée à flanc de montagne jusqu’à près de 900 m d’altitude, particulièrement sur le flanc sud.

    Les cépages
    Pour les rouges, le Mavron, très majoritaire,  l’Opthalma et le Cabernet depuis peu.
    Pour les blancs, le Xynisteri blanc et Muscat.

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    Le Classement 2014 vient récompenser des cuvées formidables

    Le Champagne a franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Il faut dire que la force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on n’est jamais parvenu à inquiéter la “marque” Champagne...  

    Certes, les références ont évolué, des grandes maisons sont toujours au sommet mais un nombre de vignerons ou de “petites” maisons familiales les rejoignent, et c’est bien naturel. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent les plus passionnantes les unes que les autres, à des prix vraiment fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins. 

     

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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

     

    Il y a une vingtaine de maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour ces maisons de rester au “top” depuis bien longtemps, d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques, il est difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de prestige, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base qui n’ont aucun intérêt. Ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela. Celles que nous mettons au sommet sont des marques qui réussissent également remarquablement leurs “simples” cuvées, et c’est très difficile. 

     

    Aux côtés de ces maisons incontournables (Dom Perignon, Pol Roger, Charles Heidsieck, Gosset, Krug, Roederer..), d’autres sont donc au sommet, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa). Quatre autres sont à leurs côtés dans le haut du Classement : Bara, Pierre Arnould, Lombard et Legras et Haas, où la force des terroirs de Grands Crus joue à plein, à des prix défiant toute concurrence. Chaque marque n’est, bien sûr, pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à cette place. Il est impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de notre Classement 2014, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que, toujours, le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses. 

     

     

     

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    KRUG (Grande Cuvée) (r)
    DEVAUX (D) (r)
    DOM PÉRIGNON (r)
    CHARLES HEIDSIECK (Millénaire) (r)
    POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)
     
    BOLLINGER (RD) (r)
    LAURENT-PERRIER (Grand Siècle)
    TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)
     
    ELLNER (Réserve) (r)
    PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
    ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    GOSSET (Grand millésime) (r)
    ROEDERER (Cristal)
    DE SOUSA (Caudalies)
    DE TELMONT (O.R.1735)
    VEUVE CLIQUOT (Grand Dame) ®
     
    Pierre ARNOULD (Aurore)
    PAUL BARA (Réserve) (r)
    PIPER-HEIDSIECK (Rare)
    DE VENOGE (Princes)
     
    LEGRAS et HASS (Blanc de Blancs)
    LOMBARD (Grand Cru) (r)


    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

     

    Une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. Il y a donc des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence. À leurs côtés, le plus souvent très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), on trouve des maisons et vignerons exemplaires qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places. 

     

    À la suite, une bonne cinquantaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de cette exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne, chacune avec sa spécificité, chacune pouvant mériter mieux... C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce Classement, récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, en étant réactualisé en permanence.

     

     

     

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    Guy CADEL (Grande Réserve) (r)
    CHARPENTIER (Terre d'Émotion)
    COLLET (Esprit Couture)*
    De CASTELNAU (Millésimé) (r)
    LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
    MOËT ET CHANDON (Grand Vintage)*
    RALLE (Réserve)*
    Maurice VESSELLE (Millésimé)*
     
    BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r)
    Michel ARNOULD (Grande Cuvée)*
    BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)*
    BRIXON-COQUILLARD (Prestige)
    CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
    Dom CAUDRON (Cornalyne)*
    GOUTORBE (Spécial Club)
    Guy CHARBAUT (Millésimé)*
    Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)*
    Philippe DUMONT (Prestige)
    Nathalie FALMET (Nature)*
    FLEURY (Fleur de l'Europe)*
    GATINOIS (Millésime)*
    Pierre GOBILLARD (Prestige)*
    GREMILLET (Evidence)*
    LAFORGE-TESTA (Millésime)*
    LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
    Laurent LEQUART (Prestige)*
    Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)*
    Etienne OUDART (Référence)*
    Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r)
    PERRIER JOUËT (Belle Epoque)*
    Gaston RÉVOLTE (3e Millésnaire)
    René RUTAT (Millésimé)*
    THÉVENET-DELOUVIN (Carte Noire)
    VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)*
     
    BARON ALBERT (La Préférence) (r)
    BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)*
    BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)*
    Christian BOURMAULT (Grand Éloge)*
    Jacques DEFRANCE (Nature)*
    Michel GENET (Grand Cru)*
    Marc HEBRART (Special Cub)*
    HUOT (Carte Noire)*
    MALETREZ (Premier Cru)*
    PRESTIGE DES SACRES (Privilège)*
    Rémy MASSIN (Prestige)*
    MOREL Père et Fils (Cuvé Gabriel)*
    OLIVIER Père et Fils (Aparté)
    Claude RIGOLLOT (Millésimé)*
    ROGGE-CERESER (Excellence)*
    SIMART-MOREAU (Millésimé)
    André TIXIER et Fils (Millésime)*
    VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)*
    VIGNON Père et Fils (Marquises)
     
    BARDOUX (Millésimé)*
    Alain BERNARD (Blanc de noirs)
    Fgrançois BROSSOLETTE (Millésime)*
    R. DUMONT et Fils
    GARDET (Prestige)*
    Jean-Pierre LEGRET (Millésimé)
    MORIZE (Grande Réserve) (r)
    Prestige des SACRES (Privilège)*
    Yvon MOUSSY (Prestige)*
    Pascal WALCZAK (Nature)*
    ASPASIE (Brut de Fût)*
     
    AUTRÉAU-LASNOT (Millésimé)
    BAILLETTE-PRUDHOMME (Millésime)*
    BONNET-GILMERT (Millésimé)*
    BOUCHÉ (Millésimé)*
    Christian BRIARD (Rubis)
    Lionel CARREAU (Préembulles)*
    J.CHARPENTIER (Pierre-Henri)
    Nicolas FEUILLATTE (Grand Cru)
    HENIN-DELOUVIN (Grand Cru)*
    HUGUENOT-TASSIN (Réserve)*
    Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé)
    PANNIER (Vintage)
    PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
    Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)*
    LAMBLOT (Premier Cru)*
    Bernard LONCLAS (Millésimé)
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    Gaston CHIQUET (Blanc de Blancs) (r)*
    DELAUNOIS (Sublime)*
    Edouard BRUN (Élégante)
    Charles MIGNON (Grande Cuvée)*
    Pierre MIGNON (Madame)*
    Michel TURGY (Blanc de blancs)
    VINCENT D'ASTRÉE (Millésimée)*
    Zoémie DE SOUSA (Merveille)
     
    BEAUMONT DES CRAYERES (Fleur de Prestige)*
    BOIZEL (Ultime)*
    COUTIER (Henri III)
    FLEURY-GILLE (Grande Réserve)*
    DRAPPIER (Grande Sendrée)
    GIMONNET Pierre (Fleuron)*
    Guy LARMANDIER (Grand Cru)*
    JEAUNEAUX ROBIN (Extra)
    LECLERC-BRIANT (Les Crayères)*
    MÉDOT (Blanc de blancs)
    PERSEVAL-FARGE (Jean Baptiste)
    ROBERT-ALLAIT (Prestige)
    ROYER (Grande Réserve)
    ROLLIN (Privilège)
    SADI-MALOT (Cuvée SM)*
    J.M TISSIER (Apollon)*
    VARNIER-FANNIÈRE (Grand Vintage)*
     
    BARDY-CHAUFFERT (Réserve)*
    DANGIN (Prestige)*
    GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)*
    GRASSET-STERN (Millésimé)*
    XAVIER LECONTE (Vent des Anges)*
    MOUZON LEROUX (Prestige)*
    WIRTH et MICHEL (Brut)*
     
    LE GOUIVE (Réserve)
    HAMM (Signature) (r)
    Michel LABBÉ (Prestige)
    PIERRE LAUNAY (Grandes Réserve)*
    NAPOLEON (Blanc de blancs)*
    Hubert PAULET (Risléus)*
    Alexandre PENET (Nature)*
    MARGAINE (Spécial Club)*
    PETITJEAN-PIENNE (Millésimé)*
    PRIEUR (Millésimé)
    TISSIER et Fils (Saveur de Juliette)*
     
    BRIGITTE BARONI
    BERTEMES (Extra)
    BLIARD-MORISET (Réserve)*
    BOREL LUCAS (Séléction)*
    Daniel CAILLEZ (Héritage)*
    COLIN (Grand Cru)*
    Didier DUCOS (Absolu Meunier)*
    FOISSY JOLY (Grande Cuvée)
    GALLIMARD (Quintessence)
    ERIC LEGRAND
    Xavier LORIOT (Élégance)*
    Jean MICHEL (Spéciale)*
    LOUIS de SACY (Inédité)*
    PENET-CHARDONNET (Extra Réserve)*
    SENDRON-DESTOUCHES (Millésimé)*
    VELUT (Tradition)
    VERRIER (Fleuron)*
     
    Claude BARON (Topaze)*
    DUMENIL (Prestige)
    Vincent COUCHE (Perle Nacre)*
    PIERRARD (Blanc de blancs)
    VOLLEREAUX (Marguerite)*

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    DE CARLINI (Grand Cru)
    Claude MICHEZ (Antan)
     
    (GIMONNET-GONNET (Prestige))
    (FENEUIL-POINTILLART (Premier Cru))
    Robert JACOB (Collection Privée)*
    LENIQUE (Millésime) (r)
    (THIERCELIN (Carte Noire))
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    BLONDEL (Blanc de blancs) (r)*
    BONNAIRE (Millésimé)*
    VEUVE LANAUD (Prétrosses)*
    (PREVOTEAU-PERRIER (Adrienne Lecouvreur))
    Jean-Marc VATEL (Millésimé)*

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

     

     
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