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BORDEAUX : LES VIGNERONS QUI ONT MARQUE 2015 !

 
BORDEAUX
 
D'une manière générale :
- un millésime 2013 extrêmement difficile, très rarement réussi, même dans les très grands crus. Ce n'est de la faute de personne, il faut simplement l'accepter et cesser de raconter des bêtises, du genre "le millésime se goûte de mieux en mieux”, il nous surprend”, "il a été trop rapidement critiqué”, etc.
- cinq millésimes superbes en ce moment : 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012, bien entendu, chacun avec sa structure, son potentiel d'évolution (2010, 2009), beaucoup d'élégance (2008, 2011) et un millésime 2012 meilleur de jour en jour.
 

Les appellations qui comptent : Bordeaux Supérieur, Côtes-de-Bourg, Graves, Haut-Médoc, ­Lalande-de-Pomerol, Margaux, Moulis, Montagne-Saint-Émilion, Pauillac, Pessac-Léognan, ­Pomerol, Puisseguin-Saint-Émilion, Saint-Émilion, Saint-Georges-Saint-Émilion, Saint-Estèphe, Saint-Julien, Sauternes

Les appellations qui commencent à compter : Fronsac, Canon-Fronsac, Loupiac, Blaye, Médoc, Lussac-Saint-Émilion

Celles qui ont encore du travail : Bordeaux, Bordeaux blanc sec, Cadillac, Cérons, Sainte-Croix-du-Mont

Celles dont on n’entend pas parler : Cadillac, Castillon, Francs, Crémant de Bordeaux, Entre-Deux-Mers, Listrac

 
 
Les millésimes       
Pour les rouges

- les grands : 2014, 2010, 2009, 2008, 2005, 2004, 2003, 2001, 2000, 1998, 1996, 1995, 1990, 1989, 1988, 1986, 1985, 1983, 1982, 1978, 1976, 1971, 1970, 1966, 1961.

- les bons : 2012, 2011, 2007, 2006, 2002, 1999, 1997, 1981, 1979, 1975, 1964.

Pour les blancs (surtout liquoreux)

- les grands : 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2001, 1999, 1996, 1995, 1990, 1989, 1986, 1983, 1978, 1976, 1970.

- les bons : 2014, 2012, 2011, 2010, 2004, 2003, 2000, 1998, 1997, 1994, 1988, 1979.

 Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE
 
 
2848.jpgMEDOC

Très belle dégustation qui a réunit des vignerons talentueux de la région à Lamarque.

Du plus grand des grands vins au plus modeste, ici, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe... Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins. Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible.

Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes formidables : les 2010 et 2009, grandissimes, les 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, un 2005 chaleureux.
 
Grands coups de cœur à LascombesHaut-Marbuzet, les deux passant en sommet, comme Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité).
 
En Premiers Grands Vins, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.
 
Très belle dégustation verticale à Cantenac-Brown, où la finesse rejoint la structure.

Toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La GalianeFourcas-DupréLamarqueMaucaillouFonbadetFontesteau, les crus de la famille LapaluHourbanon, Rour-du-Roc, Souley Sainte-CroixEsteau, Lestage-Darquier, Saint AhonHourtin-DucassePanigon, DesmirailDavidPlantier Rose, Tour du Roc, DoyacLe MeynieuCoudotLoiracHennebelle, Cartujac, Saint-Hilaire, Pomys, Souley-Sainte-Croix, Brousteras, La Peyre, Bourdieu, Chalet de Germignan, Bois Carré, Les Moines, Coudot, Croix du Trale, Graves de Loirac, Pontac-Gadet..., chacun garant d'un bien beau rapport qualité-prix-typicité et d'une spécificité propre, ce qui n'est pas si courant quand on goûte aussi dans la région du Médoc des vins qui se ressemblent tous, sans "âme ni vertu” ou barriqués à outrance.

 
Dégustations décevantes à Lafon-Rochet et Malescot, sur place.
 
 
 
POMEROL
 

Les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, naturellement veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image chaleureuse.

On est bien au sommet, et le millésime 2013 est, d’une manière générale, beaucoup plus réussi qu’en Médoc.
 
On le voit à Petrus (dégusté sur place, et où le 2012 est aussi formidable) comme dans d’autres crus magiques (Certan de MayBeauregard, Janoueix), et de nombreux crus qui restent de belles valeurs sûres à prix doux (Mazeyres, Clos du Pèlerin, PlinceClos RenéLe CaillouBellegraveClos du PèlerinLafleur du Roy…), Le 2014 est parfait, bien classique.
 

Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec BourseauRoquebruneMoinesViaudBelles-GravesVoselle et Béchereau.

 
SAINT-EMILION
  Très belle dégustation qui a réunit des vignerons talentueux de la région (de Saint-Emilion, mais aissi de Saint-Georges, Lussac, Puisseguin, Pomerol et Lalande) à Balestard-la-Tonnelle

On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.

Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).
 
 

Trotte Vieille est de plus en plus meilleur, les crus de CapdemourlinPiganeauCantenacMauvinonRivière, également, ce qui explique leur place dans le Classement (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et je ne suis toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, que je n’ai pas besoin de vous citer et qui ne sont pas dans mon Guide.

Belles verticales à La Marzelle, Cadet-Bon et Fonroque, les trois confirmant une très haute tenue qualitative.

Dans la lignée, Clos des PrinceClos LabardeOrisse du CasseGros Caillou, Franc LartigueGuillemin La Gaffelière, Rose-Pourret, Tour-du-Pin-Figeac, Vieux-Pourret, Darius, Clos de Sarpe, Pasquette, Croix Meunier, Gros Caillou, Grace-Fonrazade...

Mazeris et Roumagnac sortent du lot à Fronsac.

En Satellites, la famille Delbeck est au sommet Haut Saint ClairVieux Château des RochersGrenièreChêne VieuxVaisinerie, Chêne Vieux, Fleurs Grandes Landes, Piron.

 
 
GRAVES

En Pessac-Léognan comme en Graves, après une série de millésimes exceptionnels, du 2010 au 2002, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.

Il faut noter que, si les vins rouges sont assez réussis dans la trilogie des 2013, 2012 et 2011, ils sont remarquables en blancs, dans ces mêmes millésimes.
 
Chevalier a une nouvelle fois sorti l’un des plus grands vins de la région, dans les deux couleurs, suivi de BouscautMalartic-Lagravière,Grandmaison, Smith-Haut-Lafitte, pour ne parler que de Pessac-Léognan. BrownOlivier ou Luchey-Halde confirment leur régularité qualitative, comme Haut-Lagrange et Lafargue.
 

En Graves, quatre crus sortent du lot : ChantegriveGrand BosRose Sarron et Mauves.

Dans la lignée, des domaines confirment leur beau niveau qualitatif, même après une série de millésimes délicats (2011, 2012) ou très difficile comme le 2013 : ArricaudVimontBrondelleLe TuquetHaut-CalensBlancherieRougemont, Bichon-Cassignols, Clos Bellevue, Gravières.

 
 
CÔTES
 

Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

Grandes valeurs sûres : Berthenon, Pont Les Moines, Moulin Vieux, Fayau, Valentin, Larrat, Graves, Bavolier, Haut-Maco, Haie... Clos du Notaire a changé de propriétaire, on attend, donc.
 

BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

Comme dans les Côtes, il y a de tout, et l’appellation est tellement grande qu’il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat...) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

Dans cette très grande appellation où l'on trouve plusieurs centaines de châteaux, les meilleurs sont dans la catégorie des Premiers Grands Vins du Classement, et ne sont pas si nombreux à pouvoir à s'en prévaloir : BoutillonBossuetGrand FrançaisFillonBernardon,ThuronLajarre, Gassies-Gautey, Thuron, Parenchère, Parenchère, Siron, Penin, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Siron, Crain, Bran de Compostelle, Cornemps, Bellevue-Favereau, Aux Graves de la Laurence, Panchille, Lauduc, Pascaud.
 
LaubertrieFontbonnePiote et Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.
 
 

SAUTERNES ET LIQUOREUX

Ici, l'équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu'est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d'être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

 Les grands vins sont toujours magiques : FilhotBastor-LamontagneLa Tour BlancheCaillouHaut-Bergeron, Valguy proposent un bel exemple des différences de styles de l’appellation, tous ayant une identité forte. Le millésime 2012, difficile, est venu prouver cela.
 

La démarche d’Olivier Bernard (Chevalier), avec son Clos des Lunes, est un vrai succès et pose une question de bon sens : n’est-ce pas plus intelligent de faire un bon vin blanc sec issu de ce Sémillon plutôt que de se contenter de ces Sauternes sucrés de moyenne gamme, que l’on trouve encore, sans séduction, qui n’ont pas vraiment de débouchés ?

Deux liquoreux méritent vraiment le détour : Loupiac-Gaudiet et Clos Jean à leur tête.

 

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