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    CLASSEMENT CHAMPAGNE : LE PLAISIR EST OMNIPRESENT

    169-3.jpgDe la plus fantastique à la plus abordable, on sent que les vignerons et maisons retenus sont parvenus à une maîtrise certaine de leur art, chacune, bien entendu, évoluant dans des sphères qualitatives différentes.

    Mon Classement est donc entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

    Vous allez retrouver notamment ces grands coups de cœur dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, particulièrement riche.

     
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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    KRUG (Grande Cuvée) (Hors classe) (r)
    DEVAUX (D) (r)
    CHARLES HEIDSIECK (Millénaire) (r)
    POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)
    TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)
    ELLNER (Réserve) (r)
    LAURENT-PERRIER (Grand Siècle)
    PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
    ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    GOSSET (Grand millésime) (r)
    ROEDERER (Cristal)
    DE SOUSA (Caudalies)
    DE TELMONT (O.R.1735)
    Pierre ARNOULD (Aurore)
    PAUL BARA (Réserve) (r)
    LEGRAS et HAAS (Blanc de Blancs)
    LOMBARD (Grand Cru) (r)
    DE VENOGE (Princes)



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    Michel ARNOULD (Grande Cuvée)
    BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)
    Guy CADEL (Grande Réserve) (r)
    De CASTELNAU (Millésimé) (r)
    CHARPENTIER (Terre d'Émotion)
    COLLET (Esprit Couture)*
    GATINOIS (Grand Cru)
    JEAUNAUX-ROBIN
    LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
    LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
    Laurent LEQUART (Prestige)
    Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)*
    MORIZE (Sélection) (r)
    MUMM (R. Lalou)*
    Etienne OUDART (Référence)
    Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r)
    RALLE (Réserve)*
    SIMART-MOREAU (Grande Réserve)
    VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)
    Maurice VESSELLE (Millésimé)*
    VEUVE CLIQUOT (Grande Dame)*
    Christian BOURMAULT (Grand Éloge)
    BRIXON-COQUILLARD (Prestige)
    CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
    CARLINI (Millésime)
    DAUPHIN (Instant Intégral)
    Jacques DEFRANCE (Millésime)
    Pierre GOBILLARD (Prestige)*
    HAMM (Signature) (r)
    PERRIER JOUËT (Belle Epoque)*
    René RUTAT (Millésimé)
    THÉVENET-DELOUVIN (Prestige)*
    VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)
    ASPASIE (Brut de Fût)*
    BARON ALBERT (La Préférence) (r)
    BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r)
    Christian BRIARD (Ambre)
    Lionel CARREAU (Préembulles)*
    Charles COLLIN (Blanc de Noirs)
    GREMILLET (Evidence)*
    DOUSSOT (Grande Cuvée)
    FAUCHERON GAVROY*
    HENIN-DELOUVIN (Grand Cru)*
    HUOT (Carte Noire)
    LAFORGE-TESTA (Millésime)
    Hervé LECLERE (Secret Millésime)
    LEJEUNE-DIRVANG (Seilles d'Or)*
    MAÎTRE
    MALETREZ (Premier Cru)*
    Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé)
    Rémy MASSIN (Prestige)*
    Daniel PERRIN (Millésime)*
    QUATRESOLS-GAUTHIER
    André TIXIER et Fils (Millésime)*
    BARDOUX (Millésimé)*
    GOUTORBE (Spécial Club)
    MARINETTE RACLOT (Millésime)
    MOUZON LEROUX
    (AUTRÉAU-LASNOT (Prestige))
    BAILLETTE-PRUDHOMME (Memoris)*
    BONNET-GILMERT (Millésimé)
    Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)
    François BROSSOLETTE (Millésime)*
    (Germar BRETON (Blanc de Blancs))
    OLIVIER Père et Fils (Aparté)
    J.CHARPENTIER (Pierre-Henri)
    DELOT (Légende)
    MOREL Père et Fils (Cuvé Gabriel)*
    Paul GOERG (Millésime)*
    HUGUENOT-TASSIN (Réserve)*
    ROGGE-CERESER (Excellence)*
    (Guy CHARBAUT (Millésimé))
    Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)*
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    BEAUMONT DES CRAYERES (Grande Réserve)
    BOIZEL (Grand Vintage)
    BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)
    Edouard BRUN (Élégante)
    DEUTZ*
    DRAPPIER (Grande Sendrée)
    FLEURY-GILLE (Pierre-Louis)
    GIMONNET Pierre (Fleuron)
    Charles MIGNON (Grande Cuvée)*
    Pierre MIGNON (Madame)*
    PERSEVAL-FARGE (Millésimé)
    PIPER-HEIDSIECK (Rare)
    Michel TURGY (Blanc de blancs)
    VINCENT D'ASTRÉE (Millésimée)*
    BARDY-CHAUFFERT (Réserve)
    Jean-Bernard BOURGEOIS (Millésime)
    BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)*
    PENET-CHARDONNET (Extra Réserve)*
    COUTIER (Henri III)
    DILIGENT (Millésime)
    Nathalie FALMET (Nature)*
    Michel LABBÉ (Prestige)
    Guy LARMANDIER (Grand Cru)*
    LECLERC-BRIANT (Les Crayères)
    Xavier LECONTE (Vent des Anges)*
    Bernard LONCLAS (Prestige)
    MARGAINE (Spécial Club)*
    MÉDOT (Blanc de blancs)
    Albert de MILLY
    MOUSSE-GALOTEAU (Les Vinages)
    Yvon MOUSSY (Prestige)*
    RENAUDIN (Réserve)*
    André ROBERT (Mesnil)*
    JEAUNEAUX ROBIN (Extra)
    ROYER (Grande Réserve)*
    J.M TISSIER (Apollon)*
    VERRIER (Raymond Verrier)
    VIGNON Père et Fils (Extra brut))
    BERTEMES (Extra)*
    BLONDEL (Blanc de blancs)*
    CHASSENAY d'ARCE (Premier)*
    COLIN (Grand Cru)*
    GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)
    GASTON COLLARD (Zéro)
    Michel GAWRON (S)*
    MOUZON LEROUX (L'Ineffable)*
    SADI-MALOT (Cuvée SM)
    Diogène TISSIER et Fils (Saveur de Juliette)
    (Michel GENET (Grand Cru))
    Bruno PAILLARD
    Alexandre PENET (Nature)*
    ROBERT-ALLAIT (Prestige)
    A. ROBERT (Sablon)*
    BRIGITTE BARONI
    BESNARD CHEVALIER (Meline)*
    ERIC LEGRAND
    PETITJEAN-PIENNE (Millésimé)
    PRIEUR (Millésimé)
    AMBROISE LAURENT (Fraîcheur)
    BOREL LUCAS (Séléction)*
    DANGIN (Prestige)
    Franck DEBUT (Tradition)
    GALLIMARD (Quintessence)
    GRASSET-STERN (Millésimé)
    Gaston CHIQUET (Blanc de Blancs)
    (DELAUNOIS (Sublime))
    Philippe GONET (Extra)
    Hubert PAULET (Risléus)*

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    (LAMBLOT (Premier Cru))
    (LENOBLE (Grand Cru)*)
    (PANNIER (Réserve)*)
    PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
    Prestige des SACRES (Privilège)*
    BOUCHÉ (Millésimé)
    (FENEUIL-POINTILLART (Premier Cru))
    (Nicolas FEUILLATTE (Grand Cru)*)
    (GARDET (Prestige))
    Robert JACOB (Collection Privée)*
    ROLLIN (Grande Réserve)
    (VOLLEREAUX (Marguerite)*)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    BONNAIRE (Millésimé)*
    Daniel CAILLEZ (Héritage)
    Vincent COUCHE (Perle Nacre)*
    FOISSY JOLY (Grande Cuvée)
    VEUVE LANAUD (Prétrosses)*
    LOUIS de SACY (Inédité)
    NAPOLEON (Blanc de blancs)
    (SENDRON-DESTOUCHES (Millésimé)*)
    WIRTH et MICHEL (3 Cépages)
    RUFFIN (Nobilis)
    BLIARD-MORISET (Réserve)
    DUMENIL (Prestige)
    (PIERRARD (Blanc de blancs))

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
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    CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LES VINS DU MEDOC POUR NE PAS SE FAIRE AVOIR

    Gare aux dégustations organisées par des "chroniqueurs" qui se font un malin plaisir de mélanger un grand cru du Médoc avec un petit vin du nouveau monde (ou français), n'hésitant pas à comparer ce qui ne l'est pas : un vrai grand vin typé qui se dévoile dans le temps et un autre facile à boire, charmeur dans l'instant et "putassier" à souhait.

    Si les vins du Médoc sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou des micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins souvent fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt...

     

    1946.jpg 

    LES VRAIES GRANDES VALEURS SÛRES

    Du plus grand des grands vins au plus modeste, ici, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe... Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins. Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible.

    Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes formidables : les 2010 et 2009, grandissimes, les 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, un 2005 chaleureux.

    Le 2013, très difficile, est rarement réussi, uniquement dans de rares crus, classés ou non, notamment ceux que vous retrouvez dans MILLESIMES ou le GUIDE. 

    Grands coups de cœur pour Lascombes, Haut-Marbuzet, les deux passant en sommet, comme Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité); Latour à confirmé que c’est le plus grand vin du médoc, et de loin !
    Mouton-Rothschild et Clerc Milon sont de grands vins de Pauillac, puissants et savoureux, comme Pichon Comtesse, régulièrement formidable, et Montrose, toujours très racé.

    En Premiers Grands Vins, toujours à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.
     

    Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Fourcas-Dupré, Desmirail, La Peyre, Lamarque, Maucaillou, Fonbadet, Fontesteau, Tour du Roc, Le Merynieu, Bourdieu,  les crus de la famille Lapalu, Hourbanon, Souley Sainte-Croix, Esteau, Pomys, Saint Ahon, Hourtin-Ducasse, Panigon, Plantier Rose, Doyac, Le Meynieu, Coudot, Loirac, Hennebelle, Brousteras, La Bridane, David, Cartujac, Saint-Hilaire, Bois Carré, Devise d'Ardilley, Chalet de Germignan, Pontac-Gadet, Lestage-Darquier, Coudot...

     

    LE CLASSEMENT

    Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en GRIS SOULIGNE)

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    LATOUR (Hors Classe)
    MOUTON-ROTHSCHILD
    GRAND-PUY-LACOSTE
    MONTROSE
    PICHON-COMTESSE
    CLERC-MILON
    (LYNCH-BAGES)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    BATAILLEY
    LASCOMBES
    BRANE-CANTENAC
    CLAUZET
    HAUT-MARBUZET
    (LÉOVILLE-BARTON)



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    BEAU SITE
    (CALON-SÉGUR*)
    FONBADET
    LA GALIANE
    HAUT-BATAILLEY
    TRONQUOY-LALANDE*
    DAVID
    ESTEAU
    FONTESTEAU*
    HOURTIN DUCASSE*
    LESTAGE-DARQUIER
    LE MEYNIEU*
    LA PEYRE
    SAINT-HILAIRE
    BOIS CARRÉ*
    BROUSTERAS
    CAMBON LA PELOUSE*
    COUDOT
    LAMOTHE-CISSAC
    HENNEBELLE
    LOIRAC*
    LES MOINES*
    (ROSE BRANA)
    TEMPLE DE TOURTEYRON
    AGASSAC
    GORRE
    GRAVES DE LOIRAC*
    LAGNEAUX*
    LAGORCE BERNADAS
    RAUX*
    (FOURCAS-HOSTEN)
    (GRAND-PUY DUCASSE)
    PONTAC-LYNCH
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    CANTENAC-BROWN*
    BRIDANE
    DESMIRAIL*
    FOURCAS-DUPRÉ
    MAUCAILLOU
    LE BOURDIEU
    DOYAC
    LAMARQUE
    PATACHE D'AUX
    MAYNE LALANDE
    PANIGON
    PETIT BOCQ
    PLANTIER ROSE
    POMYS*
    SAINT-AHON
    SOULEY-SAINTE-CROIX
    TOUR-DU-ROC*
    VILLEGEORGE
    (MONGRAVEY*)
    CARONNE-SAINTE-GEMME
    CROIX du TRALE
    DEVISE D'ARDILLEY*
    HOURBANON*
    REYNATS
    (TALBOT)
    ESCOT*
    LUSSAN
    SENILHAC*
    VITICULTEURS FORT MEDOC
    LES MARCEAUX*
    MOULIN ROUGE

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    CHANTEMERLE*
    DOMEYNE
    TOUR SIEUJAN
    TOUR MARCILLANET
    LABADIE
    SIORAC
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    DONISSAN*
    GRANINS-GRAND-POUJEAUX
    FAUGEROUX
    LARRIVAUX
    LE TEMPLE*
    SÉRILHAN
    (SIGOGNAC)

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

     

    La région du Médoc

     

    Le vignoble s’étend du nord au sud sur quelque 80 km. Protégé de l’océan Atlantique par une importante forêt de pins, bordé par le vaste estuaire de la Gironde, le Médoc jouit d’un microclimat relativement chaud et humide, très propice à la ­culture de la vigne. On y compte huit appellations :

     
    - Haut-Médoc

    Superficie : 4 680 ha (3 764 en 1990), 27 % du vignoble médocain, 346 viticulteurs dont 195 en coopératives et 151 indépendants.

     
    - Listrac

    Situé entre Moulis et Saint-Julien, le vignoble de Listrac possède 3 magnifiques croupes de graves pyrénéennes à l’ouest, une croupe de graves garonnaises à l’est et un plateau sur socle calcaire sur la partie centrale qui font la richesse de ce terroir frère de celui de Moulis. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols. La relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, favorise la maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de Cabernet-Sauvignon qui donne toute son impétuosité au Listrac, tandis que, sur le plateau calcaire, domine le Merlot dont le fruité et la chair enrobent à merveille ses vins.

     
    - Margaux

    À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du Haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

     
    - Médoc

    Superficie : 5 700 environ ha (4 018 en 1990), 29 % du vignoble médocain, 613 viticulteurs dont 440 en coopératives et 173 indépendants.

     
    - Moulis

    À mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, l’appellation Moulis prend la forme d’un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde. On y rencontre des graves garonnaises et pyrénéennes pures à l’argilo-calcaire.

     
    - Pauillac

    Pour les gourmets, l’agneau de Pauillac est une chair délicate très recherchée. Ce sont des “laitons”, des agneaux qui n’ont jamais brouté d’herbe ; ils bénéficient d’un label AOC depuis 1985. Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le xviiie siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).

     
    - Saint-Estèphe

    L’appellation est située au centre du Médoc, tout près de l’estuaire de la Gironde, équidistante de Bordeaux et de la pointe de Grave. Son sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune. Des vins très typés, marqués par leur terroir, intenses, du plus grand des grands crus à celui qui sera très abordable.

     
    - Saint-Julien

    Le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien.

     

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    BIENTÔT PÂQUES, QUELS VINS AVEC L'AGNEAU ?

    Agneau à la provençale

    Agneau à la valencienne

     

    Agneau au fenouil

    Agneau aux courgettes

     

    Agneau aux deux choux

    Agneau du Bosphore

     

    Agneau en osso bucco

    Agneau grillé

     

    Agneau rôti

    Agneau de lait au romarin

     

    Agneau de lait au velouté

    Agneau à l'indienne

     

    Agneau à la grecque

    Agneau à la marocaine

     

    Agneau aux pommes de terre nouvelles

    Agneau de lait

     

    Agneau rôti aux herbes

    Agneau à la broche

     

    Agneau au basilic

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    LE MEILLEUR DE BORDEAUX !

    MEDOC

    Du plus grand des grands vins au plus modeste, ici, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe... Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins. Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible.

    Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes formidables : les 2010 et 2009, grandissimes, les 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, un 2005 chaleureux.

    Le 2013, très difficile, est rarement réussi, uniquement dans de rares crus, classés ou non. 

    J’ai fait des verticales majestueuses à LascombesHaut-Marbuzet, les deux passant en sommet, comme Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité).

    En Premiers Grands Vins, toujours à Pauillac, dominentGrand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.

     

    Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La GalianeFourcas-DupréLamarqueMaucaillou,FonbadetFontesteau, les crus de la famille Lapalu,HourbanonSouley Sainte-CroixEsteauSaint Ahon,Hourtin-DucassePanigonMongraveyDavidPlantier RosePomysDoyacLe MeynieuCoudotLoirac,Hennebelle...


    Parmi les nouveaux, La BridaneFleur Haut Caussens,EscotAgassacCaronne Sainte GemmeRauxLes Viticulteurs du Fort-Médoc...
     
    POMEROL

    Voilà les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, naturellement veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image chaleureuse. 

    On est bien au sommet, et le millésime 2013 est, d’une manière générale, beaucoup plus réussi qu’en Médoc.

    On le voit à Petrus (dégusté sur place, et où le 2012 est aussi formidable) comme dans d’autres crus magiques (Certan de MayBeauregard, les vins de Janoueix), et de nombreux crus qui restent de belles valeurs sûres à prix doux (PlinceClos RenéLe CaillouBellegraveHaut-Ferrand,Clos du PèlerinLafleur du Roy…), Le 2014 s’annonce parfait, bien classique.
     

    Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avecBourseauRoquebruneMoinesViaudBelles-Graves,Voselle et Béchereau.

     

    SAINT-EMILION

    C’est l’entité la plus décevante. On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.

    Le Merlot, prédominant, est pourtant le raisin par excellence de l’élégance et de la souplesse, même s’il est aussi largement capable de s’exprimer dans le temps. Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).

    De nombreuses belles dégustations, que vous retrouverez dans le Classement des Premiers, et dans la première hiérarchie des Seconds.
     

    Trotte Vieille est de plus en plus meilleur, les crus deCapdemourlinPiganeauCantenacLaroqueMauvinon,Rivière, également, ce qui explique leur place dans le Classement (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et je ne suis toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, que je n’ai pas besoin de vous citer et qui ne sont pas dans mon Guide.

     

    Dans la lignée, La MarzelleFonroqueCadet-BonClos des PrinceClos LabardeOrisse du CasseGros Caillou,Franc LartigueGuillemin La GaffelièreCroix Meunier, les crus de la famille Ouzoulias...


    En Satellites, la famille Delbeck est au sommet, comme les crus de Haut Saint ClairVieux Château des Rochers,GrenièreChêne VieuxVaisineriePiron

     
    GRAVES

    En Pessac-Léognan comme en Graves, après une série de millésimes exceptionnels, du 2010 au 2002, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.

    Il faut noter que, si les vins rouges sont assez réussis dans la trilogie des 2013, 2012 et 2011, ils sont remarquables en blancs, dans ces mêmes millésimes.

    Chevalier a une nouvelle fois sorti l’un des plus grands vins de la région, dans les deux couleurs, suivi de Bouscaut,Malartic-LagravièreGrandmaisonCarbonnieux, pour ne parler que de Pessac-Léognan. Pontac-Monplaisir fait son entrée dans le Guide, et BrownOlivier ou Luchey-Haldeconfirment leur régularité qualitative.
     

    J’attends le bon vouloir de Haut-Brion/Mission pour une verticale : on m’a proposé, en janvier 2015, après ma demande d’Octobre 2014, de le prévoir en... Janvier 2016, ce qui, vous me l’accorderez, ne me facilite pas la tâche (sic) pour vous renseigner dans cette édition.

     

    En Graves, quatre crus sortent du lot : ChantegriveGrand BosRose Sarron et Mauves (en progrès constants). Dans la lignée, des domaines confirment leur beau niveau qualitatif, même après une série de millésimes délicats (2011, 2012) ou très difficile comme le 2013 : Arricaud,VimontBrondelleLe TuquetHaut-CalensBlancherie,Rougemont et Magence. Vous lirez tout cela en détail.


     
    CÔTES

    Je connais parfaitement ces appellations, de Bourg à Castillon, et ce sont celles où les déceptions sont les plus grandes : on ouvre 30 bouteilles différentes et on tombe sur 25 qui se ressemblent ! Et bien malin de dire de quel coin elles proviennent. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

    Grandes valeurs sûres : Clos du NotaireBerthenonPont Les MoinesPayreMoulin VieuxFayauValentinHaie... De rares nouveaux, vous l’aurez compris.

     

    BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

    Comme dans les Côtes, il y a de tout, et l’appellation est tellement grande qu’il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat...) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

    Les meilleurs sont dans la catégorie des Premiers Grands Vins du Classement, avec, pour n’en citer que quelques-uns :BoutillonBossuetGrand Français (belle politique sélective, comme à FillonBernardonThuronLajarre,ParenchèreSironPenin, etc. LaubertrieFontbonne,Piote ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.
     

    SAUTERNES ET LIQUOREUX

    En voilà des vins qui possèdent une authenticité réelle : il faut dire que l'équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu'est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d'être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

     Les grands vins sont toujours magiques. Pour ne s’en tenir qu’à ceux que l’on a une chance de se procurer, question finance : FilhotRabaud-PromisBastor-LamontagneLa Tour BlancheCaillouHaut-Bergeron proposent un bel exemple des différences de styles de l’appellation, tous ayant une identité forte. Le millésime 2012, difficile, est venu prouver cela.
     

    La démarche d’Olivier Bernard (Chevalier), avec son Clos des Lunes, est un vrai succès et pose une question de bon sens : n’est-ce pas plus intelligent de faire un bon vin blanc sec issu de ce Sémillon plutôt que de se contenter de ces Sauternes sucrés de moyenne gamme, que l’on trouve encore, sans séduction, qui n’ont pas vraiment de débouchés ?


    Les liquoreux ne sont pas en reste, avec, toujours, Loupiac-Gaudiet à leur tête.
     
     

    Cliquez sur le nom pour accéder gratuitement aux commentaires du Guide Dussert-Gerber des Vins

    Château ADAUGUSTA
    Château des ARNAUDS
    Château D'ARRICAUD
    Château BALESTARD la TONNELLE
    Château BASTIAN
    Château BASTOR LAMONTAGNE
    Château BATAILLEY
    Domaine de BAVOLIER
    Château BEAU SITE
    Château BEAUREGARD
    Château BEL AIR
    Château BELLE GARDE
    Château BELLES-GRAVES
    Château de BERNADON
    Château BERTHENON
    Château La BLANCHERIE
    Château BOIS CARRÉ
    Château BOSSUET
    Château Le BOURDIEU
    Château BOURSEAU
    Château BOUSCAUT
    Château BRAN de COMPOSTELLE
    Château BRANE-CANTENAC
    Château LA BRIDANE
    Château BROWN
    Domaine du BUISSON
    Château CAILLIVET
    Château CAILLOU
    Château Le CAILLOU
    CAMBON LA PELOUSE
    Château CANON-CHAIGNEAU
    Château CANTENAC
    Château CARBONNIEUX
    Château de CARLES
    Château CARONNE-SAINTE-GEMME
    Château CERTAN de MAY de CERTAN
    Vignobles CHAIGNE et Fils
    Château de CHANTEGRIVE
    Château CHERET-PITRES
    Domaine de CHEVALIER
    Château CHEVROL BEL AIR
    Château CLAUZET
    Clos BELLEVUE
    Château CLOSIOT
    Château CORNEMPS
    Château de COUDOT
    Château de la COUR
    Château La CROIX-LAROQUE
    Château La CROIX MEUNIER
    Château La CROIX de QUEYNAC
    Château LA CROIX-TOULIFAUT
    SCEA Château DAVID
    Château Le Destrier
    DEVISE D'ARDILLEY
    Château DOYAC
    Domaine de L'ÉGLISE
    Domaine L'ENTRE DEUX MONDES
    Château d'ESTEAU
    Château FILHOT
    Château FILLON
    Château La FLEUR GRANDS-LANDES
    Château FONBADET
    Château FONROQUE
    Château FONTBONNE
    Château FONTESTEAU
    Château FOURCAS-DUPRÉ
    Château FOURCAS-HOSTEN
    Château FRANC LARTIGUE
    Château La GALIANE
    Vignobles GASSIES-GAUTEY
    Château GIGAULT
    Château la GORRE
    Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
    Château La GRACE FONRAZADE
    Château du GRAND BOS
    Château GRAND CORBIN DESPAGNE
    Château GRAND FRANÇAIS
    Château GRAND-PUY-LACOSTE
    Domaine de GRANDMAISON
    Château AUX-GRAVES-DE-LA-LAURENCE
    Château Les GRAVES de LOIRAC
    Château Les GRAVES
    Château La HAIE
    Château HAUT-BATAILLEY
    Château HAUT-CALENS
    Château HAUT FERRAND
    Château HAUT-LAGRANGE
    Château du HAUT MARAY
    Château HAUT-MARBUZET
    Château HAUT-ROCHER
    Château HAUT-SAINT-CLAIR
    Château HOURBANON
    Château HOURTIN-DUCASSE
    Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François
    Clos LABARDE
    Château LAFARGUE
    Château LAFLEUR du ROY
    Château LAFON
    LAGNEAUX A PAUILLAC
    Château LAJARRE
    Château de LAMARQUE
    Château LAMOTHE-DESPUJOLS
    Château LAMOTHE VINCENT
    Château LANGOA-BARTON
    Domaines LAPALU
    Château LARRAT
    Château LARTIGUE-CÈDRES
    Château LASCOMBES
    Château LATOUR
    Château de LAUBERTRIE
    Château LÉOVILLE-BARTON
    Château de LISENNES
    Château LOUPIAC-GAUDIET
    Château LUCHEY-HALDE
    Château de LUSSAN
    Château MACQUIN
    Château MAISON NOBLE
    Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE
    Château de MARSAN
    Château MAUCAILLOU
    Château de MAUVES
    Château MAUVINON
    Château MAYNE LALANDE
    Château MELIN
    Clos des MENUTS
    Château Le MEYNIEU
    Château les MOINES
    Château des MOINES
    Château les MOINES
    Château MONGRAVEY
    Château MONTROSE
    Ets Jean-Pierre MOUEIX
    Château MOULIN de GRENET
    Château MOUTON-ROTHSCHILD
    Le CLOS du NOTAIRE
    Château OLIVIER
    Château ORISSE du CASSE
    Château la PAILLETTE
    Château de PANIGON
    Château de PARENCHÈRE
    Château PASCAUD
    Château PAVILLON BEAUREGARD
    Château du PAYRE
    Clos du PÈLERIN
    Vignobles PELLE
    Château PENIN
    Château PETIT BOCQ
    Château PETIT-BOUQUEY
    Château PETIT BOYER
    Château PETIT MANGOT
    Château du PETIT PUCH
    PETRUS
    Château La PEYRE
    Château PICHON-BELLEVUE
    Château PIGANEAU
    Château PLANTIER ROSE
    Château PLINCE
    Château POMYS
    Château PONT Les MOINES
    Château PONTAC-LYNCH
    Château PREUILLAC
    Château CLOS DES PRINCE
    Château PUY D'AMOUR
    Château de REIGNAC
    Vignobles Robin
    Château du ROCHER
    Château de ROQUEBRUNE
    Château LA ROSE BRANA
    Château La ROSE SARRON
    Château ROUMAGNAC La MARÉCHALE
    Château SAINT AHON
    Château SAINT-HILAIRE
    Château CLOS de SARPE
    Château Le SÈPE
    Château du SIRON
    Domaine de la SOLITUDE
    Château THURON
    Château TOULOUZE
    Château TOUR de GRENET
    Château TOUR du PAS SAINT-GEORGES
    Château LA TOUR DU PIN FIGEAC
    Château TOUR-du-ROC
    Clos TRIMOULET
    Château TRONQUOY-LALANDE
    Château TROTTE VIEILLE
    Château La TUILERIE du PUY
    Château le TUQUET
    Château VAISINERIE
    Château la VALADE
    Château de VALOIS
    Domaine de VIAUD
    Château VIEUX-POURRET
    Château de VIMONT
    Château VOSELLE
    Château VRAI CAILLOU
    Domaine de la VRILLE TETUE

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    CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES MEILLEURS VINS DU RHÔNE

    85.jpgL’histoire des vins de la Vallée du Rhône

     

    Les moines cisterciens de l’abbaye d’Aiguebelle s’intéressèrent aux vins de Gigondas et de Vacqueyras dès 1137, jusqu’à la Révolution pendant laquelle fut détruite l’abbaye. À côté, l’origine du Châteauneuf-du-Pape remonte au pape Clément V. Celui-ci s’était fait construire une habitation de plaisance, située suffisamment loin de la résidence papale d’Avignon pour décourager les importuns d’y venir. Cette habitation fut achevée par Clément VII. Ce fut le Châteauneuf par opposition à l’ancien château de la cour pontificale. Lorsque les papes rejoignirent définitivement leur résidence italienne, Avignon leur envoya les vins récoltés dans la région. Sur la rive droite du Rhône : la Côte-Rôtie, vignoble fort ancien, réparti en “Côte brune” et “Côte blonde”. Ces dénominations seraient un rappel au souvenir d’un notable d’Ampuis : le sieur Maugiron. Celui-ci aurait partagé ses terres entre ses deux filles : l’une brune, la seconde blonde. Un peu plus loin, Condrieu ou “Coin du ruisseau”. Son histoire gardera les traces de son gué et de son port où étaient recrutés les mariniers. Ceux-ci naviguaient entre royaume et empire. Sous Charlemagne, en effet, le Rhône servait de frontière entre la rive droite ou “royaume” et la rive gauche ou “empire”. On retrouve au IXe siècle la présence des moines : des bénédictins auraient, en effet, gagné Cornas et Saint-Péray en échangeant un dîner où le plat principal était un gros poisson du pays. Bacchus et, par lui, la vigne et le vin, était fortement glorifié sur les rives du Rhône. De nombreuses statues dédiées au dieu du vin ont été trouvées parmi les ruines romaines.

     

     
    Les fêtes du vin

    - Vers le 20 janvier : à Orange (Vaucluse), concours de dégustation

    des vins nouveaux dans les grottes
    du théâtre antique.

    - Vers le 25 avril : à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), fête de la Saint-Marc (patron du village).

     -Vers la fin avril : à Tavel (Gard), fête de saint Vincent (patron des vignerons).

    - Courant mai : à Vacqueyras (Vaucluse), fête des Côtes-du-Rhône-Villages.

    - Vers juillet-août : à Orange (Vaucluse), exposition permanente dans les grottes du théâtre antique des vins des CDR.

    - Vers le 20-25 septembre : à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), ban des vendanges.

    - Vers la mi-novembre : à Vaison-la-Romaine (Vaucluse), dégustation des CDR primeurs (nouveaux).

     
     
     
    La Vallée du Rhône à table

    - Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche.

    - Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés.

    - Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc.

    - Gigondas, Rasteau, Vinsobres. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier.

    - Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé.

     

    Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en rouge)

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    FORTIA (BI)
    MATHIEU (BI)
    MONT-REDON (BI)
    BEAUCHENE
    La MEREUILLE
    CLOS SAINT-PIERRE
    LES 3 CELLIER
    JACUMIN
    NALYS
    SERGUIER
    TOUR SAINT-MICHEL
    GIGONDAS
    VACQUEYRAS
    COTES-DU-VENTOUX

    ARNOUX (Va)
    CHAMP-LONG (Ve)
    Pierre AMADIEU (Gigondas)
    DEURRE (Vi)
    ENCHANTEURS (Ve)
    MOULIN (Vi)
    PUY MARQUIS (VE)
    HERMITAGE
    CÔTE-RÔTIE
    LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
    LEVET (CR)
    ROSIERS (CR)
    JABOULET (Cornas)
    SAINT-JOSEPH
    CORNAS/CONDRIEU
    COTES-DU-LUBERON
    MONTINE (GA)
    POULET (Die)
    CANORGUE (Lu)
    GUY FARGE (SJ)
    JAQUES FAURE (Die)
    FONTVERT (Lu)
    GILLES FLACHER (SG)
    COTES-DU-RHONE
    DIVERS

    ALARY (BI)
    AMAUVE
    REDORTIER
    VALERIANE
    BEAUVALCINTE
    CROIX BLANCHE
    GAYÈRE
    MAGALANNE
    MOULIN POURPRÉ
    SAINT-ESTÈVE
    CAVE DE GRAVILLAS
    COTEAUX DE VISAN
    AURE
    Cave SAINTE-CÈCILE
    LAURIBERT



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    BANNERET
    BRUSQUIÈRE
    CHARBONNIERE*
    JULIETTE AVRIL
    (BOIS DE BOURSAN)
    LOU FREJAU
    GIGONDAS
    VACQUEYRAS
    COTES-DU-VENTOUX

    CAMARETTE (Ve)*
    CLOS des CAZAUX (Va)
    GARRIGUE (VA)
    SAINT-VINCENT (Vi)
    (TARA (Ve)*)
    TERRA VENTOUX*
    PÉQUELETTE (Vi)
    PESQUIÉ (Ve)
    (PIERRE DU COQ*)
    HERMITAGE
    CÔTE-RÔTIE
    LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
    CARABINIERS*
    DUCLAUX (CR)*
    OR ET DE GUEULES (Cn)
    TROIS COLOMBES LES RAMEAUX (Cn)*
    VALCOMBE (Cn)
    JONCIER* (L)
    (MOURGUES DU CRES (Cn))
    SAINT-JOSEPH
    CORNAS/CONDRIEU
    COTES-DU-LUBERON
    BIZARD* (GA)
    COULET (CO)*
    PUY DES ARTS (Lu)*
    (CHENE (SJ))
    COTES-DU-RHONE
    DIVERS

    CHATEAU VIEUX*
    CLAVEL
    FAVARDS
    FONTSEGUGNE
    MARTIN*
    (ROLIÈRE*)
    (GALUVAL)
    (CABASSE)
    TAVERNEL

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    (FONTAVIN)
    GIGONDAS
    VACQUEYRAS
    COTES-DU-VENTOUX

    (SYLLA (VE))
    HERMITAGE
    CÔTE-RÔTIE
    LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
    SAINT-JOSEPH
    CORNAS/CONDRIEU
    COTES-DU-LUBERON
    (Baron d'ESCALIN (GA))
    COTES-DU-RHONE
    DIVERS

    (COCCINELLES)
    (VERQUIÈRE)

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

    Les vins et leurs appellations

     
    RIVES DROITE ET GAUCHE SEPTENTRIONALES
     
    - Côte-Rôtie

    Le vignoble s’étend sur trois communes (Ampuis, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Tupin-et-Semons), sur la rive droite du Rhône, à 7 km en aval de Vienne, sur des terrasses granitiques très escarpées couvertes d’une couche silico-calcaire en Côte blonde, d’argile et oxyde de fer en Côte brune. Le climat est continental modéré, sec et chaud l’été, avec des pluies régulières les autres saisons. Vins rouges, issus de Syrah (80 % minimum) et Viognier. Environ 230 ha de vignobles en gradins sur des pentes de 40 %, et divisé entre :

    - La Côte brune (sol argileux de couleur plus foncée) donnant des vins rouges très fermes de lente évolution et de grande longévité (Vaillères, Côte Rosier, Turque, Pommière, Chevalière, Côte Boudin).

    - La Côte blonde (sol plus léger) donnant des vins plus souples (La Mouline, Châtillonne, Grande Plantée, Grands Cols).

     
    - Condrieu

    Sept communes sur trois départements : Rhône, Loire et Ardèche sur la rive droite du Rhône. Les sols s’étendent sur les versants granitiques abrupts dominant le fleuve, ne permettant pas la mécanisation. Le climat continental modéré est sec et chaud l’été, avec des pluies régulières les autres saisons. Le vignoble est planté en gradins, de même apparence que la Côte-Rôtie, montant cependant moins en altitude. Superficie en production : 125 ha environ, production annuelle : 2 175 hl, rendement maximum autorisé : 37 hl/ha. Cépage : Viognier exclusivement. Vinification : foulage léger, pressurage, titre alcoolique volumique naturel minimum 11 %, élevage en barriques de chêne ou en cuves.

     
    - Hermitage

    Vins rouges (Syrah, puis Marsanne et Roussane, jusqu’à 15 % maximum), et blancs (Roussane et Marsanne). L’appellation est reconnue par décret du 4 mars 1937. Parcelles délimitées sur les communes de Tain-l’Hermitage et de Crozes-Hermitage. 135 ha sont plantés pour une production annuelle moyenne de 3 500 hl. 75 % des vins sont rouges et proviennent du secteur ouest de la colline avec des sols granitiques, schisteux ou argilo-calcaires. Les vins rouges sont de couleur très foncée, rubis, au nez de violette et d’aubépine, tanniques et charpentés, denses, riches et élégants, parfois époustouflants. Les blancs sont charnus, fins, richement bouquetés, très racés.

     
    - Crozes-Hermitage

    Vins rouges (Syrah) et blancs (Marsanne et Roussane). L’appellation (1 310 ha) est reconnue par décret du 4 mars 1937, dont les parcelles sont délimitées sur les communes de Serves, Érôme, Gervans, Larnage, Tain-l’Hermitage, Crozes-Hermitage, Chanos-­Curson, Beaumont-Monteaux, Mercurol, La-Roche-de-Glun et Pont-de-l’Isère. Les vins sont assez bouquetés, aux arômes de fruits rouges. La variété des terroirs (grani­tiques, argilo-calcaires ou sablo-argileux) et les méthodes de vinification conduisent d’ailleurs à des différences de qualité selon les propriétaires.

     
    - Saint-Joseph

    Vins rouges (Syrah, principalement) et blancs (Marsanne et Roussane). Les vins rouges sont flatteurs, séveux, charnus, soyeux, de belle teinte rubis, marqués par

    un arôme intense de cassis, de longévité moyenne. Les vins blancs sont très parfumés, au goût de pêche. Superficie en production : 1 000 ha environ, rendement maximum : 40 hl/ha.

     
    - Cornas

    “Terre brûlée”, en celte. Vins rouges exclusivement issus de Syrah. L’appellation est reconnue depuis 1938 (100 ha). Les vignes sont exploitées sur des terrains abrupts, à la limite sud de l’appellation Saint-Joseph, sur un sol mélangé de granits, de sables et de calcaires, dans un microclimat très particulier. C’est un très vieux vignoble dont l’implantation remonte au moins aux Gallo-Romains, déjà célèbre sous Charlemagne et vanté par Saint-Louis et Louis XV.

     
    - Saint-Péray

    Vins blancs tranquilles et mousseux, issus de Roussane et Marsanne. Appellation reconnue par décret du 8 décembre 1936 (53 ha). Une très ancienne célébrité qui remonte à Pline et à Plutarque, et a connu son apogée au xixe siècle avec les rois et les empereurs de France, d’Angleterre et de Russie, suivis par leurs courtisans et les gens de lettres, sans oublier Wagner.

     
    - Die

    La mousse de la Clairette de Die s’obtient par la fermentation naturelle, en bouteilles, du moût de raisin. Sans adjonction de sucre ou de liqueur naît un vin naturellement effervescent et léger en alcool (7-8°). Brillante et dorée, elle doit toute son originalité aux arômes des cépages Muscat (75 % minimum) et Clairette que la méthode dioise ancestrale permet d’exhaler. La Clairette de Die, vin naturellement fruité à base de Muscat blanc à petits grains, s’élabore grâce à la méthode dioise ancestrale tandis que le Crémant de Die, vin brut issu du cépage Clairette, choisit la méthode traditionnelle pour prendre mousse.

     
    - Châteauneuf-du-Pape

    L’aire d’appellation (3 133 ha) comprend Châteauneuf-du-Pape et déborde sur une partie des communes avoisinantes de Bédarrides, Courthézon, Sorgues et Orange. Les sols, plus ou moins profonds, très caillouteux, sont constitués pour l’essentiel de gros quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse. Ces gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation. C’est le secteur le plus sec des Côtes du Rhône ; le vent dominant est le mistral, l’ensoleillement est de 2 800 heures par an, la chaleur emmagasinée par les cailloux dans la journée est restituée la nuit, provoquant un “effet de four”.

     

    Les plus anciennes données historisques du vignoble remontent aux premiers papes d’Avignon. Clément V, précédemment évêque de Bordeaux, y possédait une vigne dénommée par la suite “Pape-Clément” ; Jean XXII et ses successeurs avaient, eux, fait de “Châteauneuf” leur résidence champêtre. L’autre grande particularité de ces vins réside dans leur encépagement, constitué par 13 plants. Les vins blancs offrent un bouquet floral duquel s’échappent des parfums de fleur de vigne, de lis ou de narcisse. Les vins rouges sont de couleur intense, puissants, de garde.

     
    - Château-Grillet

    Vin blanc issu du Viognier, planté sur 2,5 ha sur des parcelles des communes de Vérin et de Saint-Michel-sur-Rhône. L’appellation est reconnue par décret du 8 décembre 1936. Une seule propriété le produit. Bercé par un microclimat, c’est un vin sec, à la fois capiteux et souple, à l’odeur de musc.

     
     
    RIVES DROITE ET GAUCHE MÉRIDIONALES
     

    - Beaumes-de-Venise. Le vignoble de l’appellation s’étend sur les communes de Beaumes-de-Venise, Suzette, Lafare et La Roque-Alric, dans le département du Vaucluse. Les sols sont composés de calcaires tendres, parsemés de zones gréseuses, de mollasses sableuses. Ils sont tous légers et peu caillouteux. Le climat est méditerranéen, chaud, protégé du mistral par le relief. Pline l’Ancien y fait allusion dans son Histoire naturelle. Mais c’est au xviie siècle qu’il devient célèbre grâce à l’importation du Muscat qui est à l’origine du vin doux naturel (AOC dès 1945). Depuis quelques décennies, les vins rouges et rosés affirment leur réputation. Beaumes-de-Venise est le plus récent des CDR-Villages ayant été classés en 1979.

     
    - Gigondas

    (1 200 ha). Appellation d’origine contrôlée datant du 6 janvier 1971. Cépages autorisés : pour les rouges, le Grenache noir (65 % maximum), la Syrah, le Mourvèdre et le Cinsault (minimum 25 %); pour les rosés, Grenache noir (60 % maximum) et Cinsault (15 %). Gigondas est situé au pied des Dentelles de Montmirail dans un site de très grande beauté et de peuplement fort ancien. Le nom vient de “jocaunditas” (joie), nom donné par les Romains qui avaient fondé ici un camp de repos militaire. Les vins sont fruités, puissants, d’une belle couleur pourpre, corsés, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois.

     
    - Tavel

    (940 ha). Vins rosés, dont l’appellation d’origine contrôlée date du 15 mai 1936. Cépages autorisés : le Grenache, la Clairette blanche et rose, le Picpoul, le Bourboulenc, le Mourvèdre, la Syrah, le Carignan (10 % maximum) et le Cinsault (15 % minimum). Le Tavel fait merveille avec les entrées de préparation épicée et avec les sauces accompagnant crustacés, volailles, viandes blanches.

     
    - Lirac

    Vins rouges, rosés et blancs produits sur 625 ha à Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Sainte-Geneviève-de-Comolas. Appellation d’origine contrôlée datant du 14 octobre 1947. Cépages autorisés : pour les blancs, la Clairette (33 % minimum), le Bourboulenc, l’Ugni blanc, le Maccabéo, le Grenache et le Picpoul (25 % maximum pour chacun d’eux) ; pour les rouges et les rosés, le Grenache (minimum 40 %), le Cinsault, le Mourvèdre et la Syrah (60 % maximum) et le Carignan (10 % maximum). Des terrains variés : grès, sables, graviers sur fond calcaire, galets roulés, sols propices à des vins frais et légers.

     
    - Rasteau

    Le vignoble s’étend sur la plupart des terres du village, dans le département du Vaucluse, sur des sols bruns et calcaires, des sols squelettiques sur marnes et des sols rouges sur grès. Le climat est de type méditerranéen, exposition sud des coteaux, légèrement protégés du mistral. Si le vignoble est très ancien, Rasteau doit sa première renommée, officiellement reconnue, à ses vins doux naturels rouges et dorés issus du Grenache, qui furent classés AOC après 1944. Rasteau a été consacré CDR-Villages en 1966 pour ses vins rouges. Les rosés et les blancs sont plus récents, vinifiés depuis une dizaine d’années. Une étape obligatoire pour les vins rouges comme pour les vins doux naturels.

     
    - Vacqueyras

    Le vignoble, AOC depuis 1990, s’étend sur quelque 1 350 ha et produit essentiellement des vins rouges (96 %). Les cépages sont le Grenache, la Syrah, le Mourvèdre et le Cinsault. Les vins blancs sont issus des Clairette, Grenache blanc, Bourboulenc, Roussanne, Marsanne et Viognier.

     
    - Vinsobres

    Le vignoble s’étend autour de Vinsobres, sur 7 km en coteaux, dans le département de la Drôme. Les sols sont des marnes caillouteuses et sableuses en coteaux, et des alluvions quaternaires caillouteuses en terrasses. Vinsobres a été classé CDR-Villages en 1957, puis AOC en 2006.

     
    - Côtes-du-Rhône-Villages

    Plusieurs villages peuvent accoler leurs noms respectifs à celui de l’appellation générale. Issus de terroirs différents tenus à des rendements limités, orientés différemment vis-à-vis du soleil, les CDR-Villages ne se ressemblent pas. On peut les diviser en deux groupes : les vins légers, fruités, tendres, assez rapides à boire et exploités dans le Gard, la Drôme, et dans son enclave vauclusienne ; les vins généreux, issus surtout du Vaucluse, plus puissants et charpentés, de meilleure garde.

     
    Les vins relativement légers

    - Chusclan (Gard). Commune célèbre pour son vin rosé, issu de Grenache et de Cinsault, assez proche du Tavel. Les rouges sont légers.

    - Laudun (Gard). Si les blancs sont classés parmi les meilleurs des Côtes-du-Rhône méridionaux, les vins rouges sont aussi fort bien faits, bouquetés et de belle structure. Il faut les boire jeunes.

    - Saint-Gervais (Gard). Rouges surtout, certains sont tanniques et capiteux, si la proportion de Syrah est importante.

    - Rochegude (Drôme). Proche de Bollène et élevée à l’appellation “Villages” en 1966, cette commune, encerclant un piton dominé par un fort beau château, donne des vins rouges issus principalement de vendanges égrappées de Grenache et de Cinsault. Les vins sont assez légers.

    - Rousset-les-Vignes (Drôme). De bons vins rouges provenant des terrains sablonneux et graveleux, colorés et fruités.

    - Saint-Maurice-sur-Eygues (Drôme). Rouges issus principalement du Grenache planté sur les sols secs et calcaires, corsés.

    - Saint-Pantaléon-les-Vignes (Drôme). Proches des vins de Rousset-les-Vignes, corsés et fruités, à forte proportion de Grenache.

    - Valréas (Vaucluse). Commune située dans “l’enclave des papes”, à l’intérieur de la Drôme, qui jouit de sols argilo-calcaires avec galets roulés. Rouges structurés et d’un fruité évoquant le cassis.

    - Visan (Vaucluse). Un autre vieux vignoble de l’enclave des papes, planté sur un sol argileux exposé à des étés torrides. Vins rouges attirants, aussi robustes qu’élégants, et de bonne garde.

     
    Les vins plus généreux

    - Cairanne (Vaucluse). Les vins sont tanniques et alcoolisés lorsqu’ils proviennent des garrigues aux sols pauvres qui s’étendent au pied du village, et plus fins s’ils sont produits sur les pentes d’argile, au nord-est de Cairanne. Les sols sont des terres rouges sur grès, des terrasses argileuses et des sols squelettiques dont beaucoup de mollasses sableuses. Le climat est de type méditerranéen. Le vignoble se développa particulièrement au Moyen Âge, sous l’influence des templiers puis des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Cairanne a été consacré CDR-Villages en 1953.

    - Roaix et Séguret (Vaucluse). Des vins légers ou corsés.

    - Sablet. Le vignoble est tout entier contenu dans la commune, contigu à celui de Gigondas au nord de la Côte de Montmirail, dans le département du Vaucluse. Les sols sont sableux, d’argiles rouges décalcifiées, de cailloutis de dimensions variées et de grès rouges. Le climat est méditerranéen modifié par le mistral. Sablet a été classé CDR-Villages en 1974.

     
    Côtes-du-Rhône

    L’AOC s’étend le long du Rhône sur quelque 42 000 ha, 163 communes et 6 départements : la Loire, le Rhône, l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et le Gard, ces trois derniers couvrant la plus grande partie. La surface moyenne des exploitations se situe entre 15 et 2 ha. Les vins rouges représentent 96 % des volumes, les vins blancs et rosés 2 % chacun. 1 610 caves particulières assurent 35 % de la production et les caves coopératives, 65 %.

     
    Ventoux

    Une AOC depuis 1973 (7 450 ha) très proche, géographiquement et qualitativement, de celle des CDR. Dans les trois couleurs (80 % de rouges), de très bons vins, des cépages typiques et un terroir.

     
    Lubéron

    Là aussi, quelques propriétaires élèvent régulièrement d’excellents vins, rouges, rosés et blancs (mais surtout rouges).

     

    Quelques bonnes bouteilles en Coteaux-du-Tricastin, dans les trois couleurs, en Costières-de-Nîmes et dans le petit vignoble de Châtillon-en-Diois, en rouges et blancs, puis les Côtes-du-Vivarais, rouges et rosés, et les Coteaux-de-Pierrevert, dans les trois couleurs.

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