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    CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES MEILLEURES CUVEES DE CHAMPAGNE

    58-5.jpgDu grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoïent de très grandes maisons (qualitativement, j’entends) comme Krug, Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Lombard, Philipponnat, Legras, Bara, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée.

    La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes...

     



    Les autres Domaines en vidéo sont sur Vinovox

    690.jpgTrois caves sont au top : Collet, De Castelnau et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.

    727-2.jpgIl y a aussi des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.

    2890.jpgIl s’agit de Jacques Defrance, Taillet, Devavry, Michel Turgy, Moyat, Eric Legrand, Bourdaire-Gallois, Goutorbe, Jean-Marie Pelletier, De Lozey, Coutier, Drappier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Laurent-Gabriel, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Littière, Maurice Vesselle, Pierre Gobillard, Fleury-Gille, Lequart, Lancelot-Royer, Gimonnet, Gatinois, Huot, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart..., un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

    On poursuit avec Brice, Morize, De Milly, Charles Mignon, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Margaine, Royer, Leconte, Veuve Olivier, Médot, Lejeune-Dirwang, Brixon, Egrot, Guy Cadel, Nathalie Falmet, Rollin, Royer, Labbé, Aspasie, Baron-Fuenté, Baron Albert, Morize, Verrier, Baron Albert, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Dauphin, Boizel, Bardoux, Diligent, Daviaux, Payer, Bonnet-Gilmert...

     

     

    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    KRUG (Grande Cuvée) (Hors classe) (r)
     
    DEUTZ (William Deutz)
    ELLNER (Réserve) (r)
    LAURENT-PERRIER (Grand Siècle) (r)
    CHARLES HEIDSIECK (Millénaires) (r)
    PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
    POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)
    ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)
    MUMM (R. Lalou)
     
    VINCENT D'ASTRÉE (Novæ)
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    GOSSET (Grand millésime) (r)
    ROEDERER (Cristal) (r)
    DE SOUSA (Caudalies) (r)
    DE TELMONT (O.R.1735)
     
    PAUL BARA (Réserve) (r)
    LEGRAS et HAAS (Blanc de Blancs) (r)
    TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)
    LOMBARD (Grand Cru) (r)
    DE VENOGE (Les Princes) (r)



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    GOUTORBE (Blanc de noirs)
    JEAUNAUX-ROBIN (Eclats de Meulière)
    LEJEUNE-DIRVANG (Noir et Blanc)
    Michel LITTIERE (Grande Cuvée)
    René RUTAT (Millésimé)
    (DEVAUX (D)*)
    Jacques DEFRANCE (Excellence)
    Michel ARNOULD (Grande Cuvée)
    De CASTELNAU (Millésimé) (r)
    CHARPENTIER (Terre d'Émotion)
    GATINOIS (Grand Cru)
    COLLET (Esprit Couture)
    LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
    Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)*
    LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
    Maurice VESSELLE (Millésimé)*
    MORIZE (Sélection) (r)
    Pierre GOBILLARD (Florence)
    Laurent LEQUART (Blanc de Blancs)
    Etienne OUDART (Référence)
    Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r)
     
    BRUN DE NEUVILLE (Extra Brut)
    CAMIAT (Prestige)
    CARLINI (Réserve)*
    CASTELGER (Eugène)
    Charles COLLIN (Blanc de noirs)
    Christian BOURMAULT (Grand Éloge)*
    COQUARD-BOUR (Vintage)*
    CUPERLY (Grande Réserve)*
    Daniel PERRIN (Millésime)
    DAUPHIN (Instant Intégral)*
    Diogène TISSIER et Fils (Vintage)
    DOUSSOT (Ernestine)*
    Élise DECHANNE (Essentielle)*
    FORGET-BRIMONT (Blanc de blancs)
    François LECOMPTE (Céleste)
    GALICHET (Réserve)
    Ghislain PAYER (Réserve)*
    GUYARD-LAMOUREUX (Séduction)
    Hubert FAVIER (Réserve)
    JACQUINOT (Blanc de noirs)
    MOREL Père et Fils (Cuvée Gabriel)
    MOUSSE-GALOTEAU (Réserve)
    PERRIER JOUËT (Belle Epoque)*
    VAZART-COQUART (Grand Bouquet)
    VRAIN-AUGÉ (Prestige)*
    Xavier LORIOT (Fragment)*
    BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r)*
    BARDOUX (Millésimé)
    BARON ALBERT (La Préférence) (r)*
    GARDET (Selected)
    Franck DEBUT (Blanc de blancs)
    FRANÇOIS BROSSOLETTE (Réserve)*
    J. CHARPENTIER (Pierre-Henri)*
    MALETREZ (Premier Cru)*
    BRIXON-COQUILLARD (Prestige)
    HAMM (Signature) (r)*
    ROGGE-CERESER (Excellence)*
    CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
    HUGUENOT-TASSIN (Les Fioles)
    Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)
    HUOT (Carte Noire)*
    THÉVENET-DELOUVIN (Prestige)*
    Rémy MASSIN (Prestige)
    André TIXIER et Fils (Millésime)
    VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)
     
    BAILLETTE-PRUDHOMME (Réserve)
    BAUCHET (Signature)*
    BOUCHÉ (Millésimé)*
    BRIAUX-LENIQUE (Les Semons)*
    Camille MARCEL (Adage)*
    Charles LEGEND (Royal)*
    FARFELAN (Millésime)*
    Guy CHARBAUT (Millésimé)*
    Jean Pol HAUTBOIS (Grande Réserve)*
    MAÎTRE (Sélection)
    MARINETTE RACLOT (Millésime)*
    MATHELIN (L'Orée des Chênes)*
    Olivier HORIOT (Blanc de noirs)*
    Paul LAURENT (L'Essentiel)*
    PÉLISSOT Père et Fils (Réserve)*
    PHLIPAUX Père et Fils (Blanc de noirs)*
    Thierry MASSIN (SéLection)*
    AUTRÉAU-LASNOT (Prestige)*
    Christian BRIARD (Ambre)
    Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé)
    OLIVIER Père et Fils (Aparté)
     
    DELOT (Légende)*
    VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)*
    BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)
    Lionel CARREAU (Préembulles)
    SIMART-MOREAU (Grande Réserve)
     
    Hervé LECLERE (Reflet Sélection)
    (LAFORGE-TESTA (Millésime))
    GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    BOUTILLEZ MARCHAND (Millésimé)
    DEVAVRY (Achille)
    Jean-Bernard BOURGEOIS (Millésime)
    MOYAT-JAURY-GUILBAUD (Prestige)
    TAILLET (Extra)
    BEAUMONT DES CRAYERES (Grande Réserve)
    Edouard BRUN (L'Élégante)
    Pierre ARNOULD (Aurore) (r)
    BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)
    BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)
    COUTIER (Blanc de Blancs)
    DRAPPIER (Grande Sendrée)
    Pierre MIGNON (Madame)*
    PIPER-HEIDSIECK (Rare)*
    FLEURY-GILLE (Pierre-Louis)
    Michel TURGY (Blanc de blancs)
    Eric LEGRAND (Prestige)
    Charles MIGNON (Grande Cuvée)*
     
    Alain LITTIÈRE (Cuvée Alain)*
    Alfred TRITANT (Extra brut)*
    B. GIRARDIN (Appoggiature)
    BEAUDOUIN-LATROMPETTE (Blanc de blancs)
    BERTHELOT PIOT (Prestige)*
    BRICE (Vintage)*
    COLLET (René Collet)
    CORDEUIL (Nature)*
    COSNARD (Blanc de blancs)*
    DAVIAUX (Extra brut)
    DEKEYNE (Blanc de blancs)*
    Didier GOUSSARD (Tentation)
    DILIGENT (Millésime)*
    EGROT (Extra)*
    Emmanuel DRAVIGNY (L'Esprit Meunier)*
    FANIEL-FILAINE (Millésime)*
    Florent VIARD (Absolu)
    FOURRIER (L'Exception)
    François DUBOIS (Pure)
    Gérard LORIOT (Sélection)*
    GRATIOT (Millésimé)
    LEBLOND-LENOIR (Héritage)
    MALINGRE (Symphonie)*
    MANNOURY (Réserve)
    PÉHU-GUIARDEL (Emotion)*
    POINSOT Frères (Prestige)
    PRÉLAT (Les Reines)
    Roger BARNIER (Millésimé)
    RUFFIN (Roséanne)
    BRIGITTE BARONI*
    BLONDEL (Blanc de blancs)*
    Albert de MILLY (Prestige)*
    BOIZEL (Grand Vintage)*
    Xavier LECONTE (Scellés de Terroirs)*
    Nathalie FALMET (Nature)*
    RENAUDIN (Réserve)*
    Guy LARMANDIER (Grand Cru)*
    Michel LABBÉ (Prestige)*
    Yvon MOUSSY (Prestige)*
    Hubert PAULET (Millésime)*
    MARGAINE (Spécial Club)*
    MÉDOT (Blanc de blancs)
    VIGNON Père et Fils (Réserve Marquises)
    JEAUNEAUX ROBIN (Extra)
    ROYER (Grande Réserve)*
     
    Adrien SIMON (Millésime)*
    Alain BAILLY (Prestige)*
    BARBIER-ROZE (Réserve)
    Cédric GUYOT (Nature)*
    CHASSENAY d'ARCE (Extra brut)
    CLERGEOT Père et Fils (Grande Réserve)*
    DÉROT-DELUGNY (Coiffe d'Or)*
    DESMOULINS (Blanc de blancs)
    DEVILLIERS (RB)
    Fernand LEMAIRE Millésimé)*
    GRUET (3 Blancs)*
    Jean VALENTIN et Fils (Saint-Avertin)*
    LACUISSE Frères (Cuvée Cosson)*
    LUTUN (Invitation)*
    Marc BILLIARD (Sélection)*
    SADI-MALOT (Cuvée SM)
    Vincent RENOIR (Zéro)*
    GRASSET-STERN (Millésimé)*
    GALLIMARD Père et Fils (Réserve)
    VERRIER (Raymond Verrier)*
     
    BEAUGRAND (Nature)*
    Bernard LONCLAS (Prestige)
    DANGIN (Prestige)
    J.M TISSIER (Apollon)*
     
    Robert JACOB (Collection Privée)*
    (DELAUNOIS (Sublime)*)
    (GIMONNET Pierre (Fleuron))
     
    (PERSEVAL-FARGE (Millésimé)*)
     
    MARY SESSILE (L'Innatendue)
    RIGOLLOT (Grande Réserve)
    VANZELLA (Millésime)
    BOREL LUCAS (Art Divin)*



    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    Germar BRETON (Blanc de Blancs)*
    GREMILLET (Evidence)*
    (PANNIER (Réserve)*)
    Paul GOERG (Millésime)
    PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
    ASPASIE (Brut de Fût)
    Prestige des SACRES (Privilège)*
    Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    NAPOLEON (Millésimé)*
    (ROBERT-ALLAIT (Prestige)*)
    (RUELLE (Grande Réserve))
    BARDY-CHAUFFERT (Symphonie)
    (COLIN (Grand Cru)*)
    A. ROBERT (Sablon)*
    WIRTH et MICHEL (3 Cépages)
    (André ROBERT (Mesnil)*)
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    GUIDE 2018 : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES MEILLEURS VINS DU MEDOC

    En Saint-Julien, en Margaux, en Pessac-Léognan ou à Saint-Emilion, certains propriétaires (ou directeurs) parlent beaucoup trop d’argent, de prix, de “super” notes, de vinifications toujours plus sophistiquées, de chais flambants neufs, d’installations inutiles, etc… Cette minorité, snobe, imbue d’elle-même, n’est ni passionnante, ni représentative, faisant traîner une image négative auprès des amateurs et des professionnels, alors que des centaines d’autres producteurs, de très grands crus ou de vins plus modestes, savent que la frime n’est pas la clé du succès, ni d’un grand vin... Ils font des vins qui n’ont pas d’âme, sans vice ni vertu, et qui atteignent des prix incautionnables. Ceux-là ne nous intéressent pas.

     

    - Dans le Médoc, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe... Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins. Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible. Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes très différents : les 2016, 2010 et 2009, grandissimes, les 2015, 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, ou un 2013, parfois imbuvable, souvent difficile. Le plaisir est là, intact, et c’est du grand art.

     

    La région du Médoc

    Le vignoble s’étend du nord au sud sur quelque 80 km. Protégé de l’océan Atlantique par une importante forêt de pins, bordé par le vaste estuaire de la Gironde, le Médoc jouit d’un microclimat relativement chaud et humide, très propice à la ­culture de la vigne. On y compte huit appellations :

    - Haut-Médoc. Superficie : 2.080 ha, 27% du vignoble médocain, 346 viticulteurs dont 195 en coopératives et 151 indépendants.

     

    - Listrac-Médoc. Situé entre Moulis et Saint-Julien, le vignoble de Listrac (630 ha) possède trois croupes de graves pyrénéennes à l’ouest, une croupe de graves garonnaises à l’est et un plateau sur socle calcaire sur la partie centrale qui font la richesse de ce terroir frère de celui de Moulis. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols. La relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, favorise la maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de Cabernet-Sauvignon, tandis que, sur le plateau calcaire, domine le Merlot.

     

    Château MAYNE LALANDE

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    Listrac - Médoc
    Bernard Lartigue

     

    Château LA GALIANE

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    Margaux
    Christiane Renon

    - Margaux. À Margaux (1 500 ha) prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du Haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

     

     
    Château CHARMANT

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    Margaux
    Christiane Renon

    - Médoc Superficie : 5 700 ha, 29% du vignoble médocain, 613 viticulteurs dont 440 en coopératives et 173 indépendants.

     

     
    Château LAYAUGA DUBOSCQ

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    Henri, Bruno et Hugues Duboscq

     

     

    Château SAINT-HILAIRE

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    Médoc Cru Bourgeois
    Adrien Uijttewaal

    - Moulis. À mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, l’appellation Moulis (630 ha) prend la forme d’un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde. On y rencontre des graves garonnaises et pyrénéennes pures à l’argilo-calcaire.

     

    - Pauillac (1 210 ha). Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le XVIIIe siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).

     

    Château FONBADET

     

    - Saint-EstèpheL’appellation (1 230 ha) est située au centre du Médoc, tout près de l’estuaire de la Gironde, équidistante de Bordeaux et de la pointe de Grave. Son sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune. Des vins très typés, marqués par leur terroir, intenses, du plus grand des grands crus à celui qui sera très abordable.

     

    Château HAUT MARBUZET

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    Henri, Bruno et Hugues Duboscq

    - Saint-Julien (920 ha).  Le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien

     

     

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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    LATOUR (Hors Classe)
    MOUTON-ROTHSCHILD
    GRAND-PUY-LACOSTE
    MONTROSE
    PICHON-COMTESSE
    CLERC-MILON
    LASCOMBES
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    (LAFITE-ROTHSCHILD)
    (MARGAUX)
    BATAILLEY
    CANTENAC-BROWN
    CLAUZET
    HAUT-MARBUZET
    TRONQUOY-LALANDE



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    BEAU SITE
    (BRANE-CANTENAC)
    (CALON-SÉGUR)
    FONBADET
    LA GALIANE
    HAUT-BATAILLEY
    (LYNCH-BAGES*)
    CASTERA
    COUDOT
    DAVID
    FONTESTEAU*
    HENNEBELLE
    HOURTIN DUCASSE*
    LAMOTHE-BERGERON*
    LE MEYNIEU*
    ROSE BRANA
    SAINT-HILAIRE*
    BOIS CARRÉ*
    CAMBON LA PELOUSE*
    LAMOTHE-CISSAC
    GRAVES DE LOIRAC
    HAUT BARRAIL*
    LAGORCE BERNADAS
    LES MOINES*
    TOUR DU HAUT-MOULIN*
    CHANTEMERLE*
    CLÉMENT PICHON
    ESTEAU
    FOURCAS-HOSTEN
    (LAFON ROCHET)
    TEMPLE DE TOURTEYRON
    TOURTERAN
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    BRIDANE
    CÔME
    DESMIRAIL*
    FOURCAS-DUPRÉ
    (LÉOVILLE-BARTON*)
    MAYNE LALANDE
    LA MOULINE
    LE BOURDIEU*
    CARONNE-SAINTE-GEMME
    (COS LABORY*)
    DEVISE D'ARDILLEY
    DOYAC
    LAYAUGA-DUBOSCQ
    LES MARCEAUX
    MARQUIS DE TERME
    PANIGON*
    PLANTIER ROSE*
    SAINT-ESTEPHE
    TOUR-DU-ROC
    VILLEGEORGE*
    CROIX du TRALE*
    HOURBANON*
    LOUSTEAUNEUF*
    LUSSAN*
    MONGRAVEY
    PETIT BOCQ
    SAINT-AHON
    SOULEY-SAINTE-CROIX
    DONISSAN*
    (ROLLAN DE BY)
    SAINT CHRISTOLY

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    AGASSAC
    DOMEYNE
    (GORRE)
    (LAMARQUE)
    RAUX*
    TOUR SIEUJAN
    BEYZAC
    HAUT COTEAU
    PONTAC-LYNCH
    TOUR MARCILLANET
    CISSAC
    LA CROIX
    LABADIE
    SIORAC
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    (MAUCAILLOU)
    (POUJEAUX)
    (REYNATS)
    (TOUR DE BY)
    VITICULTEURS FORT MEDOC*
    ESCOT
    FAUGEROUX
    GRANINS-GRAND-POUJEAUX
    LARRIVAUX
    MOULIN ROUGE
    LE TEMPLE*
    SÉRILHAN
    (SIGOGNAC)
    Choississez une région pour voir un autre classement : 
    ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
    BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

    BORDEAUX

    BOURGOGNE

    VAL DE LOIRE

    CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
    SUD-OUEST-PERIGORD  
     
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    GUIDE DES VINS 2018 : REGION PAR REGION, CE QU'IL FAUT RETENIR CETTE ANNEE

     

    COUVERTURE GUIDE 2018 BX.jpgVoilà une belle année de dégustations et de rencontres, qui permet de situer comme il le faut chaque vignoble :

    Les déceptions sont grandes en Provence et en Languedoc, pour des raisons différentes. En Provence, l’influence des rosés fait que l’on en est à une multiplication des cuvées et, il faut bien le reconnaître, pour certains, à des prix complètement incautionnables pour ce style de vins, notamment que quelques-uns sont aptes à vous inciter à faire la sieste... En Languedoc, côté prix, c’est pareil, avec des vins rouges sirupeux, trop lourds, trop alcoolisés, sans élégance. Voilà le pourquoi d’un nombre important d’éliminés cette année. Dans ces deux régions, donc, une bonne quarantaine en pâtissent, pour le bien-être des amateurs que vous êtes... et des vrais vignerons talentueux !

    Sur un autre plan, le Sud-Ouest et le Pays Nantais s’enlisent dans un manque de confiance en soi, avec des vignerons qui se contentent de vendre dans les restaurants à touristes et dans les salons, ou sont contraints d’accepter un prix peu rémunérateur à un négoce de bas de gamme. Des éliminés également, comme en Rhône, où les “figures” s’étiolent au profit de nouveaux producteurs attentionnés et passionnés, et c’est très bien ainsi.

    Deux régions sont toujours formidables : Bordeaux (pas partout, car certains propriétaires sont insupportables pour leur snobisme, obnubilés par des prix qui montent en flèche et leur font croire ainsi qu’ils élèvent des vins de référence) et Champagne, deux régions où plus de 120 vignerons font une très belle entrée dans le Guide, avec tout ce que l’on aime : des prix sages, des cuvées racées, expressives, marquées par leur terroir et par une volonté de faire ressortir au mieux les spécificités de chaque commune. En Champagne, on est parvenu à un tel niveau de plaisir que c’est certainement la région où les découvertes sont les plus enrichissantes. 

    L’Alsace et la Loire sont toujours un vivier de crus superbes, dans toutes leurs appellations (le Pays Nivernais, la Touraine et l’Anjou-saumur), la Bourgogne est garante de vins marqués par leurs terriroires et une conviviliaté enthousiaste et saine, comme en Beaujolais, où la joie du vin prime.

    Tout cela prouve qu’il n’y a rien d’acquis en la matière, que des crus connus ne méritent plus leur réputation, dans toute la France.

    Le vin, c’est cela : un plaisir, certes, mais un plaisir attentif. Merci de votre fidélité.

     

    REGION PAR REGION, CE QU'IL FAUT RETENIR CETTE ANNEE 

     

    ALSACE

    Des crus les uns plus typés que les autres... tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là... On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2016 à 2007 méritent actuellement une commande.

    Bestheim est toujours la référence des Crémants, et ne cesse de monter en gamme dans les autres appellations.

     Les autres incontournables sont toujours Schléret (avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), Hauller, Gresser, Koch, Schaeffer-Woerly, Haegi, Ruhlmann, 7 Vignes, Frick, Iltis (on les retrouve, à plusieurs reprises dans les Classements avec des cuvées différentes).

    Les grandes valeurs se confirment : Simon, Pettermann, Arnold, Reinhart, Frey, Hartmann, Brobecker, Metz, Huber et Bléger, Jost, Kamm, Vielweber, Frey-Sohler, Fleck, Zoeller, Saint-Rémy, Fleck... 

     

    BORDEAUX

     

    MÉDOC

    De formidables verticales sur place à Haut-Marbuzet, Clauzet, Montrose, Pichon-Comtesse, Cantenac-Brown, etc.

    Toujours au sommet : Haut-Marbuzet et Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité);

    En Premiers Grands Vins, à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela, Latour confirmant son statut Hors-Classe, aux côtés de Mouton-Rothschild, formidable.

    Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Mayne-Lalande, Layauga-Duboscq, Desmirail, La Mouline, Tronquoy-Lalande, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Fonbadet, Fontesteau, les crus de la famille Lapalu, La Peyre, Cartujac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Hourbanon, Souley Sainte-Croix, Le Meynieu, Chalet de Germignan, Le Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Saint-Estèphe, Les Moines, Bois Carré, Pontac-Gadet,  Coudot, Hennebelle...

     

    POMEROL

    C’est toujours un plaisir de déboucher les vins de cette appellation. Très belles verticales à Certan de May, Caillou, Mazeyres, Petrus, Beauregard...

    Certan de May et les crus de Janoueix sont incontestablement au sommet, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy, La Ganne, Haut-Ferrand…).

    Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Canon-Chaigneau (les deux classé Premiers Grands Vins), Voselle, Moines, Béchereau, Viaud, Belles-Graves ou Bourseau.

     

    SAINT-ÉMILION

    On est ici dans la région où se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse.

    Le Merlot, prédominant, est pourtant le raisin par excellence de l’élégance et de la souplesse, même s’il est aussi largement capable de s’exprimer dans le temps. Un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée. De quoi exciter ses papilles, d’autant plus que le 2013 est assez réussi (pas partout, certes, il faut bien que le terroir ait son mot à dire, les vinifications à la mode ne peuvent pas tout résoudre…).

    Très belles verticales à Croque-Michotte, Corbin-Michotte, La Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Fonroque, Cadet Bon... 

    Trotte Vieille est au sommet, et les crus de Capdemourlin, Laniote, Piganeau, Mauvinon, également, ce qui explique leur place dans le Classement (pensez toujours au rapport qualité-prix-plaisir), et je ne suis toujours pas preneur de crus trop chers, sirupeux, que je n’ai pas besoin de vous citer et qui ne sont pas dans mon Guide.

    Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Clos Labarde, Orisse du Casse, Gros Caillou, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Clos de Sarpe, Vieux-Pourret, Grâce-Fonrazade, Clos des Prince, Fonroque, Pasquette, Bellisle-Mondotte, Darius, Destrier... 

    En Saint-Georhes, Montagne, Puisseguin et LussacHaut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés de Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie, Jura-Plaisance, Fleurs Grandes Landes... 

     

    GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN

    Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.

    Belles verticales à Chevalier, qui propose une série de millésimes exceptionnels, comme à Lespault-Martillac, Bouscaut

    Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Brown, Luchey-Halde, Haut-Plantade ou Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux, en blanc comme en rouges...

    En Graves, plusieurs crus sortent du lot : Mauves, Grand Bos, Le Tuquet,  Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Rougemont, Magence, Chantegrive, Jouvente... et Toulouze, toujours au sommet des Graves de Vayres.

     

    CÔTES

    Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

    Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Melin, Faugas, Marsan, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Larrat, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, Grandmaison, Bavolier...

     

    BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

    Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat...) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

    Les meilleurs sont Boutillon, Crain, Bran de Compostelle, Bossuet, Fillon, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Lagrange les Tours, Lajarre, Penin, Panchille, Sainte-Barbe...

    Lavison, Jayle, Fontbonne, Laubertrie, Masson ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.

      

    SAUTERNES ET LIQUOREUX

    Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d'être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

    En Sauternes, les grands vins sont toujours magiques : Filhot, La Tour Blanche, Raymond-Lafon, Lafon, Caillou, Haut-Bergeron, Bastor-Lamontagne, Coutet...

     

      

    BOURGOGNE

    C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. 

    Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Je parle de Chartron, Marey, Robin, Antonin Guyon, Carillon, Tremblay, Jomain, Alain Geoffroy… Toujours à Chablis, Mosnier, Chardonnay, Dampt, Naulin, Heimbourger...

    En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde (j’ai des bouteilles des années 1970 dans ma cave, superbes), on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de Gelin, Monts Luisants, Cacheux, Esmonin, Chevillon, Bertheau, Esmonin, Fougeray de Beauclair, Coudray-Bizot, Berthaut, Ampeau, Berthaut, Prieur-Brunet, Albert Joly, Michel Prunier, ou du Clos Bellefond.

    On poursuit avec Delagrange, Denis, Bourée, Bocard, Diconne, Girard, Seguin-Manuel, Gros, Dubreuil-Fontaine, Amiot, Doreau, Coquard-Loison-Fleurot, Domaine de la Poulette... ou, en Pouilly-Fuissé, Luquet, Auvigue, Paquet, Denuziller...  

    Ils sont nombreux à élever de grands vins typés, et, franchement, si l’on compare le rapport qualité-prix-typicité, dans une gamme haute de 40 à 100 e, ils renvoient à un jardin d’enfants un bon nombre de crus bordelais, gavés à outrance par des vinifications sophistiquées et bien trop chers.

     

    BEAUJOLAIS

    Les fidèles du Guide savent déjà que cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages.

    Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Pizay, Cédric Chignard, Michel Tête, Crêt des Garanches, Emeringes, Champagnon, La Combe aux Loups, Cheysson, Granit Doré, Jean-Pierre Mortet, Baron de L’Ecluse, Flache-Sornay, Métrat, Charvet, Flache Sornay, Monternot

    Et le roi Dubœuf est toujours là, incontournable.

      

    CHAMPAGNE

    Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoïent de très grandes maisons (qualitativement, j’entends) comme Krug, Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Lombard, Philipponnat, Legras, Bara, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée.

    La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes...

    Trois caves sont au top : Collet, De Castelnau et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.

    Il y a aussi des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.

    Il s’agit de Jacques Defrance, Taillet, Devavry, Michel Turgy, Moyat, Legrand, Bourdaire-Gallois, Goutorbe, Jean-Marie Pelletier, De Lozey, Coutier, Drappier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Laurent-Gabriel, Perseval-Farge, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Littière, Maurice Vesselle, Pierre Gobillard, Fleury-Gille, Lequart, Lancelot-Royer, Gimonnet, Gatinois, Huot, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart..., un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

    On poursuit avec Brice, Morize, De Milly, Charles Mignon, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Margaine, Royer, Leconte, Veuve Olivier, Médot, Lejeune-Dirwang, Brixon, Egrot, Guy Cadel, Nathalie Falmet, Rollin, Royer, Labbé, Aspasie, Baron-Fuenté, Baron Albert, Morize, Verrier, Baron Albert, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Dauphin, Boizel, Bardoux, Diligent, Daviaux, Payer, Bonnet-Gilmert...

     

    LANGUEDOC-ROUSSILLON

    Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays... on aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques... le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.

    Daumas-Gassac est toujours hors normes, en rouge, bien sûr, mais aussi avec ce blanc somptueux, où le minéral sait s’allier à un gras spécifique.

    Les grandes références sont Peyregrandes, Mas du Novi, Fabas, Grand Caumont, Pépusque, Martinolle, Saint-Martin des Champs, Mire-L’Etang, Bertrand-Bergé, Grand Moulin, Etang des Colombes, Cascades, Herbe Sainte, Clarmon, Familongue, Guizard, Clotte Fontane, Casa Blanca, Domaine de la Vieille, Mairan, Spencer La Pujade, Mas Rous, Centeilles, Valambelle, Reynardière

    Deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.

      

    PROVENCE-CORSE

    Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).

    Dans les trois couleurs, en Bandol, on est au sommet avec La Bastide Blanche, Lafran-Veyrolles, Pradeaux, L’Olivette, Terrebrune, Bunan et Chrétienne.

    Trians et Loou sont les meilleurs Coteaux-Varois, et Camaïssette le meilleur Coteaux d’Aix.

    Fontcreuse est le meilleur Cassis, et Toasc, le meilleur Bellet.

    En Côtes-de-Provence, les rosés sont formidables : Rasque, Jas d’Esclans, Maïme, Sumeire, Pourcieux, Font du Broc, Montaud... La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.

    La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine Gentile, le Domaine de Torraccia, et celui de Peraldi. Ces quatre-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.

     

    SAVOIE-JURA

    En Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.

    Le Classement des meilleurs : Million-Rousseau, Lambert, Fortin, Lambert, Bosson, Mollex, en Savoie, et Dorbon et Badoz, pour le Jura, se trouve avec celui des Beaujolais.

      

    SUD-OUEST

    Lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran... des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.

    On le voit bien en savourant les bouteilles de Barréjat, Nozières, Pichard, Lamouroux, Lavaur, Péroudier, Paillas, La Caminade, Labarthe, Vieux Touron, Gautoul, Bourguet, Paradis, Croze de Pys, Bovila, Coutale, Pouypardin, Bourguet, qui sont à la tête de leur appellation respective.

    La Cave de Buzet est la meilleure de toute la région, avec une gamme importante qui sait décliner toute les facettes du Buzet.

     

    VAL DE LOIRE

    La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc...) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes..., sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare.

    Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants... la palette est grande. 

    Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificié, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Champeau, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Pabiot, Bernard Petit, Guy Baudin, Gitton...

    En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant.

    La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région.

    Le meilleur Saint-Nicolas-de-Bourgueil se trouve chez Drussé, les meilleurs vins de Saumur-Champigny se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, chez Dézé, La Guilloterie ouGouron.

    En Chinon, on est au sommet avec Bouchardière, Bouquerries, Noiré, et, en Touraine, Chaise, Mandard, Charbonnier et, Montigny.

    En Anjou, on ne peut éviter Gauterie et Gonorderie, comme, à Saumur, Vieux Pressoir etBeauregard

    Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez La Varière, Aubert, Rochettes et Godineau.

    En Muscadet, toujours deux ténors : Morilleau et Poiron-Dabin.

     

    VALLÉE DU RHÔNE

    Le Classement parle de lui-même, et c’est la grande régularité qualitative, qui prime, ici comme ailleurs, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est toujours exceptionnel.

    On s’en assure, à Châteauneuf-du-Pape, chez André Mathieu, à Beauchêne, Abbé Dîne, Méreuille, Serguier, Tour-Saint-Michel, Domaine de Saje, 3 Cellier, Solitude, Haut des Terres Blanches et Jacumin.

    En Côte-Rôtie, le Domaine des Rosiers, et celui des Levet.

    Redortier est toujours au sommet à Beaumes de-Venise, avec BeauvalcinteArnoux élève des vins superbes à VacqueyrasAlary est à la tête de l’appellation Cairanne, avec Gayère, Deurre, à celle de Vinsobres, Lauribert, à celle de Visan, et, en Côtes-du-Rhône-Villages, les incontournables sont le Domaine de l’Amauve, Saint-Estève, Croix Blanche, Magalanne et Valériane, quand le Moulin du Pourpré reste le fer de lance des Côtes-du-Rhône

     

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