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07/04/2014

NOUVEAUX CLASSEMENTS LOIRE : Le plaisir pur, en blancs et en rouges  

 

Les grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc...) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes..., sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare.

Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux, des demi-secs aux rosés ou aux Crémants... la palette est grande. C’est très bon, très typé, et c’est tout ce que l’on aime.

 

 

CLASSEMENT DES VINS ROUGES DE LOIRE :

 

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en rouge)

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
LA PALEINE (S)
 
BEAUREGARD (S)
GAUTERIE (A)
GODINEAU (A)
MATIGNON (A)
 
David FOURRIER (A)
PETIT CLOCHER (A)
RAYNIERES (S)
VIEUX PRESSOIR (S)
SAUMUR-CHAMPIGNY
BOUVET
LA GUILLOTERIE
Clos MAURICE
PETITE CHAPELLE
TARGÉ
LA VARIÈRE
 
Christelle DUBOIS
 
ROCHES NEUVES
CHINON
 
Patrick BARC
GOURON (r)
 
BOUQUERRIES
COULY-DUTHEIL
P. & B. COULY
DOZON
NOIRÉ
Dne de L'R
BOURGUEIL SAINT NICOLAS 

DRUSSÉ (SNB)
GÉLÉRIES (B)
JARNOTERIE (SNB)
MINERAIE (SNB)
TOURAINE DIVERS 

CHARBONNIER
MANDARD
RENAUDIE
TEVENOT (Che)
 
CHAISE
MONTIGNY
 
FRESCHE
MECHINIERES
Domaine des ROY
SANCERRE DIVERS 

NATTER (S) (r)
 
BROCK/SARRY (S)
CHEVREAU (S) (r)
André DEZAT (S)
MALBETE (R) (r)
Roger NEVEU (S)
Daniel REVERDY (S) (r)
J-M ROGER (S)
TEILLER (MS) (r)
 
CHAILLOT (CH) (r)
GILBON (MS)
P'TIT ROY (S)
 
BIZET (S)
ROBLIN (S)
SAUTEREAU (S)



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
FOSSE SÈCHE (S)
 
BRÉZÉ (S)
(TROTTIERES (A))
SAUMUR-CHAMPIGNY
SAINT-JUST
VARINELLES*
 
ROCFONTAINE
CHINON
 
CAVES de la SALLE
Marie-Pierre RAFFAULT
 
(BROCOURT)
(GRILLE)
BOURGUEIL SAINT NICOLAS 

GESLETS (B)
VERNELLERIE (B)
 
MINIÈRE (B)
TOURAINE DIVERS 

CHARMOISE
MESLIAND*
SANCERRE DIVERS 

PRÉ SEMELÉ (S)
TREUILLET (S)
 
FOUASSIER (S)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU-SAUMUR
DULOQUET (A)*
(GUÉ D'ORGER (A))
SAUMUR-CHAMPIGNY
(MAURIÈRES)
CHINON
 
(NOBLAIE)
BOURGUEIL SAINT NICOLAS 

(Laurent MABILEAU (SNB))
TOURAINE DIVERS 

 
SANCERRE DIVERS 

 

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

CLASSEMENT DES VINS BLANCS DE LOIRE :

 

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU
SAUMUR

VOUVRAY
BEAUREGARD (S)
Clos de L'ÉPINAY (V)
GUILLOTERIE (S)
LA PALEINE (S)
 
AUBERT (V)
BOURG NEUF
GAUDRELLE (V)
GAUTERIE (A)
 
MATIGNON (A)
RAYNIÉRES (S)
VIEUX PRESSOIR (S)
SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON 


BOCK-SARRY
COULBOIS (PF)
André DEZAT (S)
GITTON (S)
NATTER (S)
Daniel REVERDY (S)
 
BARILLOT (PF)
BLANCHET (PF)
CAVES POUILLY (PF)
CHAMPEAU (PF)
CHEVREAU (S)
LANDRAT-GUYOLLOT (PF)
PABIOT (PF)
P'TIT ROY (S)
J.-M. ROGER (S)
TEILLER (MS)
 
S. DAGUENEAU (S)
GRALL (S)
 
BONNARD (PF)
CR.-ST-LAURENT (S)
Roger NEVEU (S)
PICARD (S)
PRÉ SEMELÉ (S)
ROBLIN (S)
D. SAUTEREAU (S)
TABORDET (S)
THAUVENAY
Thierry VERON (S)
TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
 
COMMANDERIE (Q)
MALBÈTE (R)
MANDARD (T)
RENAUDIE (T)
TROTEREAU (Q)
 
CHAISE (T)
CHARBONNIER (T)
 
EPINEAU (CG)
MONTIGNY (T)
VILLALIN (Q)
MOELLEUX
Clos de L'ÉPINAY (V)
LA VARIÈRE (B)
 
AUBERT (V)
L'ÉTÉ (CL)
GODINEAU (B)
ROCHETTES (CL)
 
Le CAPITAINE
FONTAINERIE (V)
HAUT PERRAYS (CL)
 
GAUTHIER-LHOMME (V)
LEBLOIS (M)
MATIGNON (CL)
CREMANTS

BOUVET (S)
 
AUBERT (V)
BEAUREGARD (S)
Clos de L'ÉPINAY (V)
LA GUILLOTERIE (S)
LA PALEINE (S)
 
PETITE CHAPELLE
 
AMANDIERS (S)
MUSCADET
AUTRES 
MORILLEAU
POIRON-DABIN
TEVENOT (Cheverny)
TOURLAUDIÈRE
 
BREUIL DE SEGONZAC (igp)
COING SAINT-FIACRE
GIGOU (Jasnières)
 
Aug. BONHOMME
Robert CHÉREAU
COGNETTES
DURANDIÈRE
ELGET
ESPÈRANCE
GRANGE
HAUTE NOELLES
Henri POIRON
POITEVINIÈRE
Damien RINEAU
TOPAZE
 
COIRIER (Fiefs Vendéens)
BIDIÈRE
VILLEMONT (Haut-Poitou)
 
MÉNARD-GABORIT
R de la GRANGE



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

ANJOU
SAUMUR
VOUVRAY
FOSSE SÈCHE (S)*
 
(MOINES (Sav))
SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON
FOUASSIER (S)*
GILBON (MS)*
TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
 
LECOMTE (Q)*
MOELLEUX 

DULOQUET (CL)
L'OUCHE GAILLARD (V)
CREMANTS 
 
MUSCADET
AUTRES
POTARDIÈRE*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

 

ANJOU
SAUMUR
VOUVRAY
 
SANCERRE
POUILLY-FUME
MENETOU SALON 
(Patrick NOËL (S))
(SAGET (PF))
TOURAINE CHINON
QUINCY RUEILLY
 
 
MOELLEUX
 
CREMANTS 
(CHAMPALOU (V))
MUSCADET
AUTRES
 
 
 

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03/04/2014

MILLESIMES 2014 EST PARU et offre des innovations majeures !

MILLESIMES 2014 est paru ! C’est le 35e ANNIVERSAIRE : un tel succès est très rare, comme celui de mon GUIDE (voir Edito, en cliquant ICI).

MILLESIMES se présente désormais sous 4 formes et supports différentsce qui est UNIQUE dans l’édition française :

L’édition PAPIER, naturellement, dans une présentation de plus en plus luxueuse et avec une nouvelle charte graphique qui présente une maquette moderne, très visuelle grâce à des centaines de photos.

- Le site www.millesimes.fr, qui reprend l’édition papier et draine des centaines de milliers de lecteurs (voir pages 14 et 15).

L’édition numérique interactive en Pdf (CLIQUEZ ICI POUR VOIR) qui permet de télécharger la totalité de MILLESIMES sur son ordinateur, sa tablette ou son smartphone.

L’édition Worldwide (CLIQUEZ ICI POUR VOIRconsultable gratuitement en ligne, comme le vrai magazine, en feuilletant les pages : les mails et sites sont cliquables, c’est exceptionnel.

Toutes ces réalisations sont avant-gardistes, interactives et offrent ainsi la possibilité de lire MILLESIMES des 4 coins du monde, chez soi comme au bureau, en vacances comme dans sa chambre, sur une tablette ou un smartphone. What'else ?

Merci de votre fidélité.

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Feuilletez gratuitement MILLESIMES en ligne comme le vrai magazine en tournant les pages

19:05 Publié dans Blog, Consommation, gastronomie, Livre, terroir, Vins, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/03/2014

Le meilleur du Muscadet !

Le vignoble du pays nantais

 

Le vignoble nantais représente, en ce qui concerne le Muscadet, le Gros-Plant et le Coteaux-d’Ancenis-Gamay, une surface d’environ 16 000 ha. L’aire de production s’étend géographiquement le long de la vallée de la Loire en amont de Nantes ainsi qu’à l’est et au sud-ouest du département de la Loire-Atlantique. Ses limites extrêmes n’atteignent la Vendée et le Maine-et-Loire que pour une faible part de la production.

 

On distingue le Muscadet de Sèvre-et-Maine au sud-est de Nantes, le Muscadet des Coteaux de la Loire, et le Muscadet des Côtes de Grandlieu. Le vignoble, monocépage (Melon), possède un sous-sol composé de roches de l’ère primaire, et se particularise par un système complexe de failles. On y trouve des roches mères éruptives (35 % de gabbros et granites) ou des roches mères métamorphiques (65 % de gneiss, micaschistes, éclogites, amphibolites et prasinites). Du fait de la variété des substrats géologiques et de leur altération, les sols viticoles sont très variés. Cette diversité induit des différences notables de précocité et de rendement. Les vins récoltés sur schistes, micaschistes, gneiss du bassin versant de la Loire et du marais de Goulaine sont généralement précoces et tendres. On les trouve, entre autres, sur les communes du Landreau, du Loroux-Bottereau, Haute-Goulaine et certaines communes des coteaux de la Loire. Les vins récoltés sur le secteur est (Vallet, Mouzillon, Gorges, Corcoué sur Logne…) et issus de terrains de gabbros et roches vertes, sont plus tardifs.

 

 

Les vins et leurs appellations

 

- Muscadet

Ce vin blanc sec bénéficie de l’appellation d’origine contrôlée depuis 1936. Son cépage, originaire de Bourgogne, est le Melon dont l’implantation en pays nantais remonte au début du xviiie siècle, après qu’une gelée catastrophique eut imposé l’adaptation d’une souche plus résistante.

 

Les appellations d’origine contrôlée sont distinguées suivant la situation géographique de l’aire de production :

- Le Muscadet de Sèvre-et-Maine. Ce vignoble qui s’étend sur 23 communes représente à lui seul 85 % de la production de Muscadet. Il est cultivé au sud-est de Nantes (cantons de Vertou, Vallet, Clisson et du Loroux-Bottereau). Les sols, composés de roches éruptives très variées, gneiss, granit et gabbro, lui confèrent des arômes à dominante florale.

- Le Muscadet des Coteaux de la Loire est situé sur les coteaux schisteux ou granitiques de part et d’autre de la Loire.

- Le Muscadet Côtes-de-Grandlieu. Les sols assez légers et sablonneux permettent d’obtenir des vins généralement précoces.

- Le Muscadet appellation contrôlée est réparti sur l’ensemble des communes.

 

 

LE TOP 2014 DU MUSCADET

BIDEAU GIRAUD

Robert CHÉREAU

Domaine des COGNETTES

Château du COING de SAINT FIACRE

Domaine de la DURANDIÈRE

Château d'ELGET

Domaine de L'ESPÉRANCE

Domaine de la GRANGE

Domaine Les HAUTES NOËLLES

Domaine MÉNARD-GABORIT

Michel MORILLEAU

POIRON

Domaine de la POITEVINIÈRE

Damien RINEAU

Domaine TOPAZE

Domaine de la TOURLAUDIÈRE

 

 

 

Ou vous pouvez chercher par région :

Alsace 

Beaujolais 

Bordeaux

Bourgogne

Champagne

Jura 

Savoie

Languedoc 

Provence-Corse

Sud-Ouest-Périgord

Val de Loire

Vallée du Rhône

Ou vous pouvez choisir de consulter l'index des producteurs en cliquant sur la première lettre du nom recherché

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

16:50 Publié dans Blog, Consommation, gastronomie, terroir, Vins | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

24/03/2014

Encyclopédie des vins : C comme...

 

 

CABERNET FRANC
Ou Bouchet. Excellent cépage bordelais (surtout dans le Libournais), qui donne des vins trèsaromatiques. On peut regretter qu’il soit systématiquement remplacé par le Cabernet-Sauvignon, notamment dans les autres régions bordelaises.

CABERNET-Sauvignon
Ce cépage, la grande référence bordelaise, est souvent abusivement employé à tort et à travers dans le monde entier, faute d’originalité ou de qualité des terroirs. Assez résistant, il donne des vinstanniques, très structurés, riches, austères dans leur jeunesse, mais garants d’un potentiel d’évolution exceptionnel.

Cadillac
C’est dans la partie sud des Premières-Côtes-de-Bordeaux, de Baurech à Saint-Maixant, que sont produits les vins doux d’appellation Cadillac. Perchées sur des coteaux généralement abrupts et graveleux, les vignes sont naturellement exposées au soleil du versant méridional.

CAHORS
Des vins “noirs” provenant du solide Malbec et arrondis par l’adjonction du Merlot. Très pafumés, denses, puissants et gras, il faut les boire jeunes relativement frais ou les laisser vieillir 5 à 7 ans.

CAIRANNE
Excellent “Village” de la Vallée du Rhône, où les meilleurs sont charpentés et dégagent un bouquetcomplexe.

Calabre
Italie du sud. 94% de vins rouges et rosés, des vins chauds à teneur en alcool élevée, dont les principales DOC sont Ciro, très réussi en rouge, Melissa, Donnici, Savuto, et Lamezia, avec des vinsun peu plus faciles.

calcaire
Roche sédimentaire alcaline, qui favorise la production de raisin au taux d’acidité relativement élevé, comme dans la Loire (Pouilly-Fumé…).

calcaire (SOL)
Sol de carbonates de calcium et de magnésium, qui permet aux racines de pénétrer la terre et leur assure un excellent drainage. Le meilleur exemple en est le territoire des grands crus de Saint-Émilion (et d’Alsace).

Californie
Le pays est grand et les conditions climatiques ne sont donc pas les mêmes à San Diego, au sud, ou à Mendocino, au nord. Pour mieux comprendre les vignobles californiens, il faut savoir que le pays possède deux importantes particularités géographiques :

- La première, c’est l’influence constante de l’océan Pacifique, dont les eaux côtières sont très froides (il est toujours étonnant de regarder les dizaines d’otaries dans la baie de San Francisco). Pourtant, la Californie se situe très au sud, à la même latitude que l’Espagne ou l’Afrique du Nord. Le soleil frappe jour après jour, chauffant l’air comme dans un sauna. Cependant, vers midi, une brume marine se lève à l’horizon pour rapidement se transformer en un banc de brouillard s’avançant dans la baie de San Francisco, comme aspiré par quelque force invisible.

Par temps chaud, le brouillard touche toutes les vallées montagneuses donnant sur la baie de San Francisco. L’air se réchauffe et s’élève, créant un vide qui aspire l’air froid du Pacifique, et avec lui, le brouillard formé au large par le soleil matinal. Dans la chaude Californie, sans ce  moyen de rafraîchir le raisin, il serait impossible de prolonger la période de mûrissement et donc de produire de bons vins.

Aussi, toutes les régions produisant de bons vins (à l’exception de deux zones où  l’altitude remplit le même rôle) sont-elles situées là où une brèche dans la chaîne côtière crée un entonnoir dans lequel s’engouffre cette couverture d’air froid. Et, curieusement, plus on va vers le sud, plus ce froid devient vif.

Les vignobles les plus septentrionaux du comté de Mendocino (voir ce mot) sont considérablement plus chauds que ceux de la vallée de Salinas, à 160 kilomètres au sud de San Francisco. L’effet d’entonnoir y est aussi violent qu’un coup de vent hivernal. D’ailleurs, on y laisse souvent les raisinsmûrir jusqu’en novembre. 160 kilomètres plus au sud, vers Los Angeles, dans la vallée de Santa Maria, le raisin mûrit difficilement et doit lutter pour recevoir un peu de soleil à travers la nappe de brouillard.

- La seconde particularité géographique de la Californie consiste en une chaîne montagneuse nommée la Chaîne côtière. Lorsqu’il n’existe pas de brèche créant un effet d’entonnoir, les vallées situées en arrière de cette chaîne s’avèrent de véritables fournaises. Bien qu’un climat aride et brûlant rende impossible la production de bon vin (à l’exception des ersatz de “portos” et de “xérès”), l’irrigation (on s’en doute) permet d’obtenir une énorme quantité de raisins, qui mûrissent très rapidement et, grâce à la sécheresse de l’air, ne sont pratiquement pas attaqués par les pourritures sévissant dans les vignobles les plus humides. La Vallée centrale s’étend sur 640 kilomètres, pratiquement jusqu’à Los Angeles. De Sacramento à Bakersfield, sur 200 kilomètres de large se trouve concentré le plus gros de la production californienne.

Calvados
L’histoire
Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Calvados, ce pur normand, porte un nom espagnol. En effet, à la suite du naufrage sur la côte normande en 1583 d’un navire de l’Invincible Armada, El Calvador, le lieu-dit fut appelé Calvados. Un nom qui s’étendit au département, baptisé ainsi par la Constituante. L’eau-de-vie de cidre ne prit ce nom qu’au début du XIXe siècle. Les Gaulois des régions de l’Ouest faisaient déjà fermenter les pommes sauvages et en tiraient une boisson qu’ils distillaient tout à fait sommairement. L’appellation du Calvados en tant que tel n’apparaît qu’au milieu du XVIe siècle avec Gilles Gouverville, considéré comme l’un des premiers agronomes.

CAMINA
Bon croisement Portugieser et Pinot Noir (Allemagne).

Campanie
Italie du sud. La culture de la vigne et les techniques de vinification y furent introduites par les peuples helléniques. La Campanie, c’est certains vins intéressants, qu’il s’agit de savoir choisir. L’Aglianico est le cépage rouge le plus cultivé.

Campo De Borja
Situé en Aragon, juste après celui de la Navarre, ce vignoble est sous l’influence d’un climat rude, très chaud en été, froid en hiver, où les brouillards sont fréquents. Son nom provient des Borgia, la célèbre famille du XVe siècle. Les meilleurs vins sont les rouges, issus des Garnacha (majoritaire) et Tempranillo, des vins puissants, presque “lourds”, en tout cas extrêmement corsés, même si les millésimes récents bénéficient parfois de vinifications plus souples.

CANADA
On se doute que le climat rude canadien n’est pas si propice à la vigne. Pourtant, c’est surtout enOntario que l’on cultive le plus la vigne, en plantant les cépages Pinot et Chardonnay, pour ne pas changer, qui s’associent à une multitude de cépages comme le Muscat, les Cabernets, le Gamay, le Gewurztraminer, le Zinfandel, le Chenin ou le Delaware. On trouve aussi des vignobles dans l’Okanagan Valley en Colombie britannique et en Nouvelle-Écosse.

Canaiolo Nero
L’un des cépages du fameux Chianti (Italie).

CANARIES (ÎLES)
Historiquement, il semble que le premier vignoble des îles serait un vignoble de Malvoisie planté par Fernando de Castro, qui utilisa des ceps en provenance de l’île de Madère. A l’heure actuelle, la vigne est cultivée sur des terrains très secs dans la majorité des îles, à l’exception d’une région de la Grande-Canarie, et de la presque totalité de l’île de Fuerteventura. D’origine volcanique, les solssont très riches en substances minérales, légers, très perméables, pauvres en chaux et généralement riches en azote, en potassium et en phosphore. Des hivers tempérés, des étés adoucis par les alizés, un taux de pluviométrie relativement faible, mais des différences sensibles entre les îles : celles situées à l’est sont arides, tandis que les îles occidentales sont humides. Les principales sont Tenerife et Las Palmas (Espagne).

CANASTA
Espagne du sud. Grand panier à raisins lors des vendanges.

cannelle
Liqueur de cannelle.

CANTINA
Cave à vin, en Italie.

CANTINA SOCIALE
Cave coopérative italienne.

CAP Corse
Apéritif fait avec le vin de l’île (Corse) auquel on ajoute des herbes.

CAPE Riesling
Cépage blanc que l’on trouve surtout en Afrique du Sud.

CAPITEUX
Le terme désigne un vin riche en alcool. S’il est mal fait, attention au mal de tête.

CAPÎTRE
Nom typiquement suisse pour une petite baraque dans les vignes qui aide à s’abriter des intempéries.

CAPSULE
En cire, plomb ou aluminium, elle est garante de l’authenticité du vin et protège surtout le bouchon des parasites qui pourraient pondre leurs œufs dans le liège.

CARACTÈRE
Le caractère d’un vin, c’est surtout sa typicité et sa personnalité. S’il n’en a pas, on dit qu’il est “sans âme, ni vertu”.

caramel
On l’ajoute souvent aux alcools pour les colorer, et faire croire qu’ils sont plus âgés. Seul l’élevage en barriques peut donner naturellement de la couleur aux eaux-de-vie.

CARBONÉ (SOL)
Sol qui provient d’une végétation décomposée dans des conditions anaérobiques. Les solscarbonés les plus courants sont la tourbe, le lignite, le charbon et l’anthracite.

carbonique (GAZ)
Ou Co2. C’est la fermentation du sucre sous l’effet des levures qui le transforme en alcool et enGAZ carbonique.

Carcavelos
Au Portugal, en face de Lisbonne, à l’ouest, près d’Estoril, la région avoisinant l’embouchure du Tage produit le Carcavelos, issu d’un minuscule vignoble. Un très bon vin viné liquoreux d’apéritif qui sent les fruits mûrs et la noisette, déjà réputé au XVIIIe siècle.

Carignan
Raisin qui ne possède pas réellement ses lettres de noblesse dans le Languedoc, donnant un vin alcoolisé, manquant d’arômes.

CARINERA
Région d’Aragon, en Espagne. Le vignoble est situé au sud de Zaragoza, de climat continental comme celui de Campo De Borja (voir ce mot), avec des précipitations faibles. Des rouges de 14°, bien évidemment chauds et intenses, qu’il faut rafraîchir un peu, surtout s’ils sont jeunes.

CARMIGNANO
Italie, Toscane. Excellent secteur du Chianti Riserva.

CARSO
Italie, Frioul-Vénétie Julienne. Rouge corsé, parfumé et puissant, marqué par le Terrano.

Carthage
Tunisie. Les ruines de l’ancienne Carthage sont splendides, et le secteur viticole du même nom produit des rouges corrects et corsés, et surtout d’excellents Muscats.

CASA VINICOLA
Maison de négoce italienne.

CASÉINE
Cette protéine, contenant du phosphore, généralement provenant du lait, est employée pour clarifier les vins et les protéger de la madérisation.

Casse
Altération de la couleur du vin qui se manifeste par un trouble, sous l’action de l’air, de la lumière ou de la chaleur, due soit à la présence d’oxydase, soit à un excès de fer, de cuivre ou de protéines. Quatre types de casses : oxydasique, ferrique, cuivrique et protéique.

Casse bleue ou ferrique : surtout dans les vins blancs et rosés, combattue au ferrocyanure de potassium. Un vin qui contient plus de 10 mg de fer par litre risque de la subir.

Casse brune ou oxydasique : elle se manifeste par une mince pellicule à la surface du vin et une précipitation de la matière colorante. Elle a pour cause l’oxydase que l’on rencontre normalement dans le raisin et qui se développe rapidement dans les vins issus de vendanges atteintes dePourriture Grise. On la combat par un apport d’anhydride sulfureux, ou en chauffant le vin à 65°.

Cassis
Des blancs, rosés et rouges, qui profitent comme ceux du Bandol d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables. Les trois couleurs sont généralement bien faites.

Cassis (LIQUEUR DE)
Obtenue par macération des fruits de Cassis  dans l’alcool et une addition de sirop de sucre. Elle doit titrer au minimum 15°.  La crème de Cassis est plus sucrée que la liqueur. C’est avec elle que l’on fait le fameux Kir.

CASTA
Cépage, en portugais.

CASTELAO
Raisin de Bairrada.

Catalogne
En Espagne, la Catalogne s’étend de la frontière française au sud de Tarragone, et bénéficie du climat méditerranéen. On y fait des vins assez caractéristiques, la plupart du temps moins alcoolisés, moins “lourds” que dans le reste du pays, mais qui possèdent une originalité certaine, notamment en rosés et en rouges.

CAVA
Vin  mousseux espagnol.

CAVE (INSTALLER SA)
L’importance de la cave pour les amateurs de vins que nous sommes est primordiale. Tantôt refuge poétique où l’on aime faire pénétrer quelques amis, elle devient aussi bien réserve de vinsquotidiens que le moyen d’acheter dans les meilleures conditions des vins de garde qui pourront vieillir en toute tranquillité. Mais, pour mieux former ce “capital” de l’art de vivre, vous devez vous plier à certains critères.

- L’obscurité
Premier impératif, votre cave doit être sombre. Pas d’ouverture qui laisse filtrer la lumière du jour ni d’ambiance “néons”. On visite les meilleures caves une bougie à la main ou avec une lampe électrique.

- La température
De manière idéale entre 10° et 12°, sans grande variation. Attention aux conduits de chauffage ou d’eau chaude, surtout si vous installez votre cave dans un appartement. Si besoin, isolez-les avec de la laine de verre. En dessous de 9°, le vieillissement se ralentit et les arômes peuvent être masqués par des formations de dépôt. Au-dessus de 14°, le vin se développe plus rapidement par l’action delevures et de bactéries.

- L’humidité
Une cave ne doit être ni trop sèche ni trop humide. L’hygrométrie doit se stabiliser autour de 70%. Le vin vit, il a besoin comme nous d’une atmosphère pure et aérée. Mais pas de courants d’air !

- Le calme
Ne changez pas vos bouteilles de place tous les six mois, et faites attention aux sources de vibrations, dont nos villes du XXe siècle sont friandes (métro, marteaux-piqueurs…). Couvrez éventuellement le sol de sable ou de graviers pour amortir ces vibrations. Votre cave doit aussi être propre. Enlevez les toiles d’araignées et les vieux outils qui traînent. Si vous mettez votre vin quotidien en bouteilles, lavez soigneusement les bouteilles et l’entonnoir dont vous vous servirez.

- Les mauvaises odeurs
Pas de fromages qui fermentent dans un coin ni de bidons d’essence stockés en cas de nouveauchoc pétrolier. Votre cave à vins ne doit contenir que des vins et des alcools.

- Le matériel nécessaire
- Un thermomètre et un hygromètre pour vérifier régulièrement la température et l’humidité de votre cave.

- Un “journal de cave”, c’est-à-dire un registre (confidentiel) sur lequel vous noterez les achats devins, leurs prix, le nom des producteurs, et l’évolution des vins, au fur et à mesure de leur dégustation.

- Si vous êtes un adepte de la mise en bouteilles, procurez-vous d’abord les meilleurs bouchons de liège longs que vous trouverez. Vous pouvez utiliser à volonté des bouteilles qui ont déjà servi (mais pas les bouchons) en les lavant avec le plus grand soin avant de les égoutter sur un “hérisson”.

Procurez-vous aussi un entonnoir (les cubitainers ne sont pas tous  livrés avec un bec verseur) et surtout une boucheuse manuelle qui sera plus efficace qu’une batte ou qu’un marteau pour enfoncer le bouchon dans le col de la bouteille. Et n’oubliez pas de demander aux producteurs les étiquettes correspondantes.

central VALLEY
Californie. Trois AVA : Madera, Clarksbourg et Merritt Island.

CENTRIFUGATION
Méthode de filtration du vin au moyen de la force centrifuge.

CENTRIFUGEUSE
Machine qui sert à filtrer le vin pour le débarrasser de ses particules.

CEP
Pied de vigne.

CEPA
Cépage, en espagnol.

CÉPAGE
Variété de plant de vigne, ou raisin. Voir chapitre : Les principaux cépages mondiaux.

CERASUOLO
Ce terme italien signifie rouge cerise, et s’applique aux rosés de couleur intense.

CÉRONS
Cette petite et méconnue contrée privilégiée des grands vins blancs de la rive gauche de la Garonne, située à 35 km au sud-est de Bordeaux, faisait partie autrefois de l’ancienne juridiction de la Prévôté Royale de Barsac, dont elle est limitrophe. C’est le fameux Ciron qui lui a donné son nom, du latin Sirione (voir  Sauternes). Dès 1920, un Syndicat de producteurs assure la gestion de l’appellation Cérons qui a été homologuée en 1935, englobant les trois communes de Cérons, Illats et Podensac. Les sols sont variés : sableux à l’ouest, plus argileux à l’est, bruns à charge assez graveleuse au centre, bruns sablo-argileux à charge caillouteuse moyenne à forte sur substratcalcaire oligocène au nord.

CERVETERI
Italie, Latium. Joli rouge corsé et riche en bouche, bien marqué par le cépage Sangiovese souvent majoritaire, de garde.

Chablais
Importante zone viticole du canton de Vaud, en suisse. Comme ceux de La Côte, les vins duChablais peuvent être très différents les uns des autres, et ce sont surtout ceux qui proviennent des coteaux surplombant le Rhône qui sont le plus intéressants, associant rondeur et générosité, avec ce goût de “pierre à fusil” si typique de la région, trahissant le caillou brûlé de soleil. Le Chasselasest omniprésent ici.

Chablis
Terrain à sous-sol kimméridgien, blanc, caillouteux, calcaire et marneux, riche en calcium, qui émerge à flanc de coteaux.

Les catégories : les grands crus (Blanchots, Bougros, les Clos, Grenouilles, Preuses, Valmur etVaudésir), chacun possédant sa propre spécificité, du plus charpenté au plus souple, de très grandsvins secs et suaves à la fois, racés, très typés, de belle teinte dorée qui tire vers le vert pâle, alliant complexité et élégance, intenses en bouche; les Premiers crus s’étendent sur une trentaine de lieux-dits (ou climats viticoles) et bénéficient d’un décret de 1967. D’excellents vins également, dont les meilleurs sont Montée de Tonnerre, Fourchaume, Côte de Léchet, Mont de Milieu ou Montmain; enfin, les “simples” Chablis (et “petits Chablis”) sont beaucoup moins structurés. Les meilleurs producteurs en élèvent de bons, à boire dans leur jeunesse.

CHAI
Le chai est le lieu où sont vinifiés et entreposés les vins.

chair
Dans la dégustation, le mot signifie consistance, associant structure et gras, charpente et rondeur.

CHAMBERTIN
Le Chambertin est l’un des plus beaux crus de la Bourgogne, et l’un des plus grands vins du monde, incontestablement, très caractéristique d’un terroir situé sur une pente douce, au solcalcaire enrichi de marnes rouges ferrugineuses. Un vin splendide, qui demande absolument d’être attendu de nombreuses années avant de pouvoir être dégusté dans toute sa grandeur, très corsé, séveux, riche en matière mais d’une grande souplesse, alliant une complexité aromatique exceptionnelle, où dominent dans sa jeunesse des notes de Cassis, de réglisse, de café et de grillé.

CHAMBOLLE-MUSIGNY
Bourgogne. Deux (très) Grands crus, le Musigny et le Bonnes-Mares, qui font partie sans la moindre équivoque du club très restreint des plus grands vins rouges du monde. Complexité aromatique, prédominance de la finesse, persistance et structure en bouche, très grande évolution, richesse et charme, tout y est. Plusieurs remarquables Premiers crus, notamment Les Charrières, Les Ruchots ou Les Amoureuses, qui peuvent tenir tête aux Grands crus.

CHAMBRER
Désigne la température habituellement idéale pour déguster un vin rouge charpenté et généreux. Attention aux abus : ne chambrez pas un vin à plus de 17°, en le laissant par exemple à la température ambiante d’une pièce, qui pourrait, elle, bien faire 22°. N’oubliez pas que, dans le temps, ce terme signifiait que l’on mettait effectivement le vin dans la pièce la plus chaude de la maison, mais que les températures, faute de chauffage central, ne dépassaient pas les 18°.

En règle générale, un grand rouge se déguste entre 15 et 16°, à l’ouverture de sa bouteille, d’autant plus qu’il prendra très rapidement 1 ou 2° au contact du verre. Tous les vins que l’on déguste d’ailleurs directement à la propriété respectent cette température. Ne vous laissez donc pas intimider par des restaurateurs qui vous apporteraient un vin chambré à 24°, et refusez-le, en demandant que la bouteille provienne directement de la cave, par exemple. Au besoin, faites-le rafraîchir quelques instants dans un seau d’eau. Voir aussi le Tableau des températures de dégustation.

Champagne

L’histoire
L’existence de la vigne en Champagne remonte aux temps les plus anciens. Déjà les légions du grand César contribuèrent à en développer la culture. Au Moyen Age, le vignoble fut illustré par Saint-Rémi, apôtre des Francs et évêque de Reims, grand précurseur de la renommée du vin “de rivière”, définissant à l’époque les vignobles des versants qui dominent les berges de la Marne aux environs d’Épernay et d’Hautvillers.

Initialement fort peu prisés étaient les vins de la montagne rémoise et ceux de “la Rivière” délimitant les régions d’Ay et d’Hautvillers, leur couleur s’apparentant à celles des “bourgognes”, ils intervenaient pour compléter les vins de Beaune utilisés lors des sacres de rois. Sous l’impulsion de Nicolas Brûlat en 1587 qui reçut en héritage le vignoble de Sillery, l’on nota une sensible amélioration des vins. L’appellation “Champagne” intervint au XVIIe siècle, favorisant les vigneronsd’Ay qui bénéficièrent de la haute autorité du Sieur Nicolas Brûlat, devenu par Henri IV chancelier deNavarre en 1605 et chancelier de France en 1607. Une étroite rivalité s’opéra entre le “Champagne” et le vin de Beaune. Médecins et poètes prirent parti pour l’un ou l’autre. Finalement, le Champagne sortit vainqueur. Sa célébrité fut accrue en 1654, lot servi pour les fêtes du sacre Louis XIV à Reims.

La réputation des vins de Champagne passa outre-Manche lorsque Saint-Evremond, tombé en disgrâce à la cour de Louis XIV, se réfugia en Angleterre où il s’employa à faire partager sa passion pour le Champagne à l’entourage du roi Charles II, y réussissant pleinement.

En France, la magie du mot Champagne trouve son apogée dès 1662 et au XVIIIe siècle ce vin surpassa en prix celui de Bourgogne. En 1668, l’abbaye de Hautvilliers confie à dom Pérignon la responsabilité de son monastère. Ce moine, devenu procureur de Hautvillers, commença à faire creuser des caves profondes, plus importantes que celles qui existaient déjà. Il chercha le moyen de faire du vin blanc avec le Pinot Noir, y parvint et, en 1690, les vins de Hautvillers étaient devenus célèbres. Dom Pérignon possédait une sûreté de goût telle qu’il discernait, en portant un grain de raisin à la bouche, la vigne qui l’avait produit. Frappé des prédispositions spontanées des vinschampenois à la mousse, il développa l’art de la gouverner. Il réussit à assurer la prise de cettemousse et à la fixer. Il donnait ainsi, aux qualités naturelles des vins de la Marne, le complément qui lui confère une supériorité incontestable. C’était une révolution. Il rencontrait les derniers obstacles dans la fragilité des bouteilles, obstacles d’autant plus difficiles à surmonter qu’on ignorait la physique de la fermentation. Les bouteilles de forme ramassée et pansue devenaient gênantes pour le dégorgement qu’il substituait au décantage. Il les modifia et les rapprocha de la forme actuelle. Restait le problème du bouchon. Jusqu’alors, l’on utilisait des morceaux de bois recouverts de chanvre et imbibés d’huile. Ce qui arrêtait la Seconde Fermentation et empêchait le GAZ de s’échapper de la bouteille. Le cellérier d’Hautvillers eut l’idée de remplacer le chanvre par du liège et, en 1698, il réalisa le Premier Cru Grand Cru de Champagne.

La montagne de Reims, quant à elle, ne connaîtra la gloire que plus tard, vers la fin du XVIe siècle. Il n’était pas question alors de vin de mousse, ni de vin de “Champagne”, mais d’un vin tranquille dénommé “vin de France”, appartenant à une province viticole dont l’étendue correspondait à la partie du massif tertiaire parisien qui se déploie au nord de la Beauce, de Mantes à la montagne deReims, en passant par les coteaux du Laonnois et du Soissonnais. Déjà, l’on se rendait compte des bienfaits des relations publiques pour aider les heureuses dispositions de la nature, en faisant appel -au grand dam des Bourguignons qui monopolisaient le marché des vins de qualité- à la faveur des puissants.

En 1700, ce vin atteignit le double du prix des meilleurs anciens champagnes. Il fit fureur à la cour de Louis XV, ce vin préféré de la Du Barry et de Madame de Pompadour qui disait : “le Champagneest le seul vin qu’une femme puisse boire sans s’enlaidir.” Malgré de lourds droits douaniers, leChampagne était aussi à l’honneur à la cour d’Angleterre, où le Roi George II buvait avec enthousiasme, et au fur et à mesure de l’abaissement des barrières douanières, le Champagne fit la totale conquête des Anglais.

Du pape Léon X à François Ier, d’Henri VIII d’Angleterre au bon roi Henri, sire d’Ay et de Gonesse, Boileau et Louis-Roger Brûlart, marquis de Villery, plus tard, les grands du royaume se mirent à promouvoir -objectivement ou non- le vin de Champagne, rouge surtout. Le médecin Le Paulmier se plut à décrire cet engouement en précisant que les vins issus du Pinot Noir (les “clairets”) “tiennent le premier rang en bonté et perfection sur tous les autres vins…”. Prenant la vedette aux modèles bourguignons, celui de Beaune était dès le XVe siècle le vin rouge et noble par excellence. La renommée  du vin de Champagne acquiert ses lettres de cachet au Grand siècle (XVIIe).

A partir de 1780, en raison du vieillissement nécessaire des cuvées, le trafic des vins deChampagne n’était plus à la portée de vignerons isolés et des petits courtiers de Reims et d’Épernay. Des personnalités du pays en pressentaient l’avenir. Les premières maisons notoires furent alors fondées, écussonnant les fûts. Cinq ans plus tard, les ventes atteignaient 300 000bouteilles. Elles étaient de 6 millions au milieu du XIXe siècle, et au tout début du XXe siècle, elles dépassaient 28 millions.
Aux historiens de l’époque le soin de s’engager en disant que le vin rouge de Champagne fut supérieur à celui de Beaune. Pas sûr que le climat moins indulgent du premier ait pu réellement gêner la qualité du second…

Qu’importe ! La destinée de la région de Champagne en profita pour s’affemir et l’on sait aujourd’hui que le pays ne s’orientait que vers la production d’un tout autre vin, propre à lui-même et non concurrent des seigneurs rouges de la Bourgogne. Passons sur les efforts et l’habileté des vinificateurs du moment qui parvinrent peu à peu à “faire” du vin gris, presque blanc, tant au château de Sillery qu’à l’abbaye d’Hautvillers. Passons encore sur les hautes recommandations dont bénéficièrent les crus champenois. Même Chaptal laisse entendre qu’ils n’en ont point manqué quand il écrit que les vins sont “largement redevables de leur célébrité aux grands seigneurs qui accompagnèrent Louis XIV à son sacre. Ce qui prouve aussi que leur qualité était bien réelle. En outre, on remarque bien vite, qu’en dépit de la précaution qu’on prenait de loger les vins gris dans des futailles neuves, le contact du bois, à la longue, ne leur était pas bon (…) et que le moyen le plus certain de préserver leurs arômes était de les conserver en des flacons de verre, soigneusement bouchés”.

Parallèlement, on s’aperçut que dans son récipient de verre, le vin, de lui-même, devenaitmousseux. Intervint le légendaire mais réel Dom Pérignon, procureur de l’abbaye d’Hautvillers, à qui revient surtout le mérite d’avoir amélioré la culture de la vigne, créé les assemblages de différents raisins, et sans doute de maîtriser humainement et régulièrement cette effervescence(voir méthode champenoise). C’est l’avènement du vrai vin de Champagne tel que nous le connaissons, dont Voltaire témoigne en 1736 et Alfred de Vigny en 1853 (“Dans la mousse d’Aï luit l’éclair d’un bonheur”). Les vins tranquilles sont devenus vins de joie et l’effet réjouissant de leur pétulance les fit rapidement adopter par les leaders du moment.

Le vignoble
Le vignoble champenois comporte quatre zones : la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la côte des blancs et les vignobles de l’Aube. Les trois premières correspondant aux arrondissements de Reims et d’Épernay, au cœur même de la région champenoise, en forment la partie essentielle, celle où se situent les crus les plus réputés. Les vignes y serpentent à flanc de coteau en un longruban de 120 kilomètres, sur une largeur de 300 mètres à 2 kilomètres. La montagne de Reims fait partie de la falaise de l’Ile-de-France. Elle constitue le versant méridional de la vallée de la Vesle, et s’étend jusqu’à la vallée de la Marne qu’elle surplombe à hauteur d’Épernay. C’est un vaste plateau, à faible relief, d’une longueur variant de 20 à 25 kilomètres et d’une largeur variant de 6 à 10 kilomètres. Parmi ses meilleurs crus on peut citer Ambonnay, Beaumont-sur-Vesle, Bouzy, Louvois, Mailly-Champagne, Sillery, Verzenais et Verzy.

Dans la vallée de la Marne les vignobles sont établis principalement entre Tours-sur-Marne et Dormans, et se prolongent jusqu’à Château-Thierry et au-delà, c’est-à-dire jusque dans l’Aisne. On y trouve des crus renommés tels que Ay et Mareuil-sur-Ay.

La côte des blancs, ou côte d’Avize, ainsi appelée parce qu’elle produit presque exclusivement desraisins blancs, est orientée face à l’est. C’est une seconde falaise perpendiculaire à la montagne deReims, moins élevée, qui, au sud d’Épernay et de la Marne, s’étend sur environ 20 kilomètres nord-sud. Les meilleurs crus en sont Avize, Cramant, Oger et Le-Mesnil-sur-Oger. Elle se prolonge par la côte de Vertus, la région de Congy et la côte de Sézanne.

Séparé de l’ensemble marnais par la plaine de Champagne, le vignoble de l’Aube est établi dans la région de Bar-sur-Seine et Bar-sur-Aude.

Le climat
Hivers assez doux, printemps incertains, étés chauds, automnes relativement beaux. Cependant une influence septentrionale et continentale s’exerce déjà, dont l’âpreté et la rigueur sont adoucies par celles des effluves maritimes provenant de la Normandie, de la Picardie et de l’Ile-de-France voisines. La température moyenne annuelle est de 10° centigrades.

Les forêts et les bois qui couvrent les plateaux environnants entretiennent une certaine humidité et tendent à stabiliser les températures.
C’est un rôle modérateur essentiel car la vigne doit sa viguer à cette humidité constante. Le vignoble est planté à une altitude qui varie entre 130 et 180 mètres, ce qui la préserve dans une certaine mesure des gelées de printemps associées aux brumes matinales qui s’attardent dans les vallées.

Le sol
Le vignoble champenois est établi sur le calcaire. Les grands crus reposent, en général à mi-coteau, sur une mince couche d’éboulis provenant des pentes tertiaires, où affleure la craiesénonienne du crétacé supérieur avec ses fossiles caractéristiques (bélemnites), en un bloc atteignant 200 mètres d’épaisseur et parfois davantage. Cette assise est recouverte par une couche de terre meuble et fertile, d’une épaisseur variant entre 20 et 50 centimètres.

La craie en sous-sol assure un drainage parfait permettant l’infiltration des eaux en excès, tout en conservant au sol une humidité suffisante. De plus, elle a la faculté d’emmagasiner et de restituer la chaleur solaire, jouant ainsi un rôle régulateur extrêmement bénéfique à la maturité, complémentaire de l’action stabilisatrice des bois et forêts déjà notée. C’est enfin à la craie, avant tout, que les vinsde Champagne doivent leur finesse et leur légèreté.

Sur les coteaux orientés au midi ou au sud-est qui l’abritent de leurs épaulements, la vigne prospère, protégée des vents du nord, généreusement offerte au soleil. La lumière d’une exceptionnelle intensité est réverbérée par cette terre claire qui réfléchit la chaleur du soleil : les grappes mûrissent entre les rayons et leurs reflets.

Les raisins
- Le Pinot Noir qui apporte au vin corps et longévité.
- Le Pinot Meunier (noir également).
- Le Chardonnay (blanc) qui lui confère finesse et légèreté.

L’étiquette
En plus de l’appellation Champagne, le nom du producteur et éventuellement l’indication du millésime, de la teneur en sucre (brut, sec…) et l’adresse de la marque ou du lieu de production, vous lirez sur les étiquettes de Champagne les initiales suivantes :

- N. M. : Marque principale appartenant à un négociant manipulant.
- M. A. : Marque “secondaire” appartenant à un négociant manipulant ou à un négociant qui commercialise le Champagne d’un autre négociant ou d’un vigneron, ce qui permet à ces deux derniers d’écouler leurs bas de gamme.
- R. M. : Récoltant manipulant : Champagne vinifié et vendu par un propriétaire.
- C. M. : Coopérative de manipulation. Champagne de coopérative.

CHAMPENOISE (MÉTHODE)
La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de dom Pérignon, génie gustatif du XVIIIe siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteillesépaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Que ce soit lui qui l’ait inventé ou non, elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est défine selon le type de produit que l’on désire (voir encadré), et d’un levain de levures sélectionnées. Le vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12°.

Une Seconde Fermentation alcoolique va s’effectuer. Elle durera des mois, et maintiendra le GAZcarbonique sous pression dans les bouteilles qui sont alors posées sur des “pupitres”, qui permettent de varier à l’infini la position des bouteilles.
Commence alors l’opération de remuage qui consiste à incliner et tourner les bouteilles. Certains spécialistes “manipulaient” quelque 30 000 et 40 000 bouteilles par jour (aujourd’hui, ce sont surtout des gyro-palettes automatiques qui le font…) ! Quand le dépôt est rassemblé vers le goulot, il est expulsé à basse température. A la place des centilitres de liquide dégorgés (de 4 à 8), on rajoute une liqueur de complément, la liqueur d’expédition, constituée de vins vieux et de sucre dont la dose varie selon le type de mousseux recherché : brut, sec… Et les bouteilles sont rebouchées définitivement. A noter que la méthode champenoise est une forme de vinification qui ne ressemble à aucune autre puisque les opérations de coupage et de chaptalisation sont les déterminants d’une production de qualité. Voir aussi Méthode Gaillacoise.

chapeau
Flottant ou immergé, le chapeau est formé par le marc dans une cuve en fermentation.

chaptalisation
Ou sucrage : du nom de Chaptal. Addition de substances sucrées (moût concentré, sucres de canne ou de betterave) au moût quand celui-ci n’est pas suffisamment riche. Elle améliore les qualités d’un vin. Souvent abusivement employée.

CHARBONO
Bon cépage rouge californien pourtant peu utilisé.

Chardonnay
Le roi bourguignon (et champenois), abusivement planté un peu partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et aux climats de la Bourgogne. Les meilleurs autres vins issus de ce cépage se trouvent en Australie, et dans une moindre mesure, en Californie et en Afrique du Sud.

CHARENTE (VIN DE)
Principalement, le vin blanc sec et acide destiné à l’élaboration du Cognac.

CHARNU
1/. Dans la dégustation, le terme désigne la qualité d’un vin bien corsé, qui a de la chair.

2/. En suisse, c’est le nom d’un parchet de vigne en côte (Lavaux).

CHARPENTÉ
Se dit d’un vin de bonne tenue, alliant richesse en alcool et harmonie des éléments qui entrent dans sa composition.

Chasselas
Cépage d’Alsace, de Pouilly-sur-Loire, et du Valais (suisse).

CHASSOIR
Vieil outil de tonnelier, qui sert à enfoncer les cercles.

CHÂTEAU
Le terme désigne un domaine viticole, voire une marque, et n’a rien à voir avec une quelconque bâtisse, modeste ou grandiose.

CHATEAUMEILLANT
Appellation, issue des cépages Gamay et Pinot. Le vin gris est notamment très agréable à boirefrais sur les fromages de chèvre du pays.

CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE
L’aire d’appellation comprend Châteauneuf-du-Pape et déborde sur une partie des communes avoisinantes de Bédarrides, Courthézon, Sorgues et Orange.

Les plus anciennes données historisques du vignoble remontent aux premiers papes d’Avignon. Clément V, précédemment évêque de Bordeaux, y possédait une vigne dénommée par la suite “Pape Clément” ; Jean XXII et ses successeurs avaient, eux, fait de “Châteauneuf” leur résidence champêtre. Dès cette époque, le vignoble de Châteauneuf voyait ses vins réservés aux agapes papales dans des proportions telles que dès 1320 on l’étendit jusque sur Bédarrides. Châteauneuf-du-Pape est une dénomination récente qui fut précédée par “Chateauneuf-Calcernier” du fait de la présence de fours à chaux dans le village. Au XVIIIe siècle, on ne parlait encore que de “vin d’Avignon”.

Le terroir
Ici, le terroir est fondamental, fait d’étagements de plateaux ou terrasses, caractérisé principalement par un sol extrêmement ingrat (et donc bénéfique), composé de gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, qui fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation en lui renvoyant pendant la nuit l’intense chaleur emmagasinée le jour. Le mistral est également un facteur déterminant, optimisant l’ensoleillement tout en réduisant la pluviométrie. L’autre grande particularité des vins de Châteauneuf  réside dans leur encépagement, constitué par une bonne douzaine de plants différents, même si dans la réalité, les cépages très majoritaires desvins rouges demeurent le grenache, le mourvèdre, le cinsault et la syrah.

L’appellation est surtout un formidable vivier pour savourer de (très) grands vins rouges (35 hl/ha), colorés, parfumés,  typés, intenses au nez comme en bouche.

CHAUD
1/. En dégustation, le terme s’applique à un vin rouge charnu et corsé, très marqué en alcool.

2/. Qui ne s’est réchauffé avec un verre de vin chaud, au pied des pistes des stations de sports d’hiver, de cette boisson faite de vin rouge très chaud, dans lequel on ajoute un peu d’eau, beaucoup de sucre et des épices.

CHEMONTIEUX
Fouloir à vendange suisse.

CHÉNAS
L’appellation couvre l’esssentiel de la commune, l’est et le sud bénéficiant de l’AOC Moulin-à-Vent. Des vins corsés, étoffés, assez tanniques et généreux, qui évoluent favorablement.

CHÊNE
Les meilleurs fûts sont en chêne, et proviennent du Limousin, des Vosges, ou de l’Allier.

CHENIC
eau-de-vie suisse.

CHENICARD
En suisse, buveur d’eau-de-vie.

Chenin BLANC
Bon cépage, très prisé dans la Loire (Anjou…), bien équilibré en acidité, qui donne des vins Francset demi-secs, et convient aux vins de mousse. Très présent également en Californie.

Chianti
Le vin vedette de l’Italie, parfois injustement apprécié car méconnu en réalité. Un grand Chianti peut être exceptionnel, et se distingue donc aisément du Chianti de base que vous trouverez chez tous les restaurateurs. Quand on goûte un Classico d’Antinori, on est vite conscient de la structure de ce vin, de sa plénitude, de son harmonie, qui associe chaleur et souplesse, et de son potentiel degarde.

CHIARETTO
Signifie clairet, dans le sens rosé, en italien.

Chili
Le Chili est certainement le pays des Amériques où l’on trouve le plus de très bons vins rouges, et depuis longtemps puisqu’il faut bien remonter à plus d’un siècle pour voir les premiers vignobles apparaître. L’influence de l’océan Pacifique et de la Cordillière des Andes n’est pas étrangère à cela, même si les sols calcaires ont aussi leur part de réussite.

Son vignoble s’étend sous différents climats, du nord (aride) au sud (humide). Si le centre de la viticulture chilienne se trouve à 240 kilomètres à l’ouest de Mendoza, les meilleurs vins proviennent surtout des vallées del’Aconcagua et du Maipo, dans la Vallée  centrale, et sont issus des cépages Cabernet-SauvignongrenacheBarbera ou Cabernet Franc.

Chine
Les vignobles existent depuis 2 000 ans en Chine, mais le pays ne s’est réellement intéressé auxvins que depuis peu, la majorité des récoltes étant faites pour les raisins de table. Les vins, douceâtres, surprennent toujours le palais des occidentaux, et c’est bien naturel puisqu’ils sont d’abord faits pour la consommation intèrieure, dont le potentiel est évidemment considérable. La cuisine chinoise, l’une des trois cuisines mondiales, avec la française et l’italienne, s’adapte en effet à merveille, soit avec ce type de vins, soit surtout avec les alcools de riz, ou, plus modestement, le thé.

Chinon
L’aire d’appellation s’étend non loin de Tours (voir région Touraine). Issus du Cabernet franc, élégant cépage des Graves du Bordelais, sentant bon la fraise des bois et la groseille, les (bons ) rouges de Chinon nous ont charmé. Nous avons aussi bien aimé les boire jeunes quand ils sont guillerets et frais, que plus âgés. C’est d’ailleurs en vieillissant que certains atteignent leur pleinépanouissement. Le tanin dont ils regorgent -les vins des “Tufs” notamment- en fait des rouges de longue garde, racés et généreux.

CHIROUBLES
Cru du Beaujolais. Sur 350 hectares, l’exemple du vin “primeur” qui peut, s’il est bien fait, être fort plaisant. Obtenu par maturation rapide, très fruité et velouté, il faut le boire généralement dans les six mois qui suivent les vendanges.

Chypre
Chypre, il existe une véritable tradition vinicole très ancienne, et la viticulture a toujours été une très importante activité de l’île. La vigne y est cultivée à flanc de montagne jusqu’à près de 900 m d’altitude, particulièrement sur le flanc sud.

Les cépages
Pour les rouges, le Mavron, très majoritaire,  l’Opthalma et le Cabernet depuis peu.
Pour les blancs, le Xynisteri blanc et Muscat.

11:10 Publié dans Blog, Consommation, gastronomie, Loisirs, terroir, Vins, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

06/03/2014

Le Classement 2014 vient récompenser des cuvées formidables

Le Champagne a franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Il faut dire que la force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on n’est jamais parvenu à inquiéter la “marque” Champagne...  

Certes, les références ont évolué, des grandes maisons sont toujours au sommet mais un nombre de vignerons ou de “petites” maisons familiales les rejoignent, et c’est bien naturel. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent les plus passionnantes les unes que les autres, à des prix vraiment fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins. 

 

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

 

Il y a une vingtaine de maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour ces maisons de rester au “top” depuis bien longtemps, d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques, il est difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de prestige, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base qui n’ont aucun intérêt. Ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela. Celles que nous mettons au sommet sont des marques qui réussissent également remarquablement leurs “simples” cuvées, et c’est très difficile. 

 

Aux côtés de ces maisons incontournables (Dom Perignon, Pol Roger, Charles Heidsieck, Gosset, Krug, Roederer..), d’autres sont donc au sommet, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa). Quatre autres sont à leurs côtés dans le haut du Classement : Bara, Pierre Arnould, Lombard et Legras et Haas, où la force des terroirs de Grands Crus joue à plein, à des prix défiant toute concurrence. Chaque marque n’est, bien sûr, pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à cette place. Il est impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de notre Classement 2014, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que, toujours, le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses. 

 

 

 

CATEGORIE A 
Priorité à la puissance
KRUG (Grande Cuvée) (r)
DEVAUX (D) (r)
DOM PÉRIGNON (r)
CHARLES HEIDSIECK (Millénaire) (r)
POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)
 
BOLLINGER (RD) (r)
LAURENT-PERRIER (Grand Siècle)
TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)
 
ELLNER (Réserve) (r)
PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)
CATEGORIE B 
Priorité à l'élégance
GOSSET (Grand millésime) (r)
ROEDERER (Cristal)
DE SOUSA (Caudalies)
DE TELMONT (O.R.1735)
VEUVE CLIQUOT (Grand Dame) ®
 
Pierre ARNOULD (Aurore)
PAUL BARA (Réserve) (r)
PIPER-HEIDSIECK (Rare)
DE VENOGE (Princes)
 
LEGRAS et HASS (Blanc de Blancs)
LOMBARD (Grand Cru) (r)


DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

 

Une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. Il y a donc des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence. À leurs côtés, le plus souvent très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), on trouve des maisons et vignerons exemplaires qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places. 

 

À la suite, une bonne cinquantaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de cette exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne, chacune avec sa spécificité, chacune pouvant mériter mieux... C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce Classement, récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, en étant réactualisé en permanence.

 

 

 

CATEGORIE A 
Priorité à la puissance
Guy CADEL (Grande Réserve) (r)
CHARPENTIER (Terre d'Émotion)
COLLET (Esprit Couture)*
De CASTELNAU (Millésimé) (r)
LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
MOËT ET CHANDON (Grand Vintage)*
RALLE (Réserve)*
Maurice VESSELLE (Millésimé)*
 
BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r)
Michel ARNOULD (Grande Cuvée)*
BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)*
BRIXON-COQUILLARD (Prestige)
CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
Dom CAUDRON (Cornalyne)*
GOUTORBE (Spécial Club)
Guy CHARBAUT (Millésimé)*
Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)*
Philippe DUMONT (Prestige)
Nathalie FALMET (Nature)*
FLEURY (Fleur de l'Europe)*
GATINOIS (Millésime)*
Pierre GOBILLARD (Prestige)*
GREMILLET (Evidence)*
LAFORGE-TESTA (Millésime)*
LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
Laurent LEQUART (Prestige)*
Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)*
Etienne OUDART (Référence)*
Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r)
PERRIER JOUËT (Belle Epoque)*
Gaston RÉVOLTE (3e Millésnaire)
René RUTAT (Millésimé)*
THÉVENET-DELOUVIN (Carte Noire)
VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)*
 
BARON ALBERT (La Préférence) (r)
BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)*
BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)*
Christian BOURMAULT (Grand Éloge)*
Jacques DEFRANCE (Nature)*
Michel GENET (Grand Cru)*
Marc HEBRART (Special Cub)*
HUOT (Carte Noire)*
MALETREZ (Premier Cru)*
PRESTIGE DES SACRES (Privilège)*
Rémy MASSIN (Prestige)*
MOREL Père et Fils (Cuvé Gabriel)*
OLIVIER Père et Fils (Aparté)
Claude RIGOLLOT (Millésimé)*
ROGGE-CERESER (Excellence)*
SIMART-MOREAU (Millésimé)
André TIXIER et Fils (Millésime)*
VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)*
VIGNON Père et Fils (Marquises)
 
BARDOUX (Millésimé)*
Alain BERNARD (Blanc de noirs)
Fgrançois BROSSOLETTE (Millésime)*
R. DUMONT et Fils
GARDET (Prestige)*
Jean-Pierre LEGRET (Millésimé)
MORIZE (Grande Réserve) (r)
Prestige des SACRES (Privilège)*
Yvon MOUSSY (Prestige)*
Pascal WALCZAK (Nature)*
ASPASIE (Brut de Fût)*
 
AUTRÉAU-LASNOT (Millésimé)
BAILLETTE-PRUDHOMME (Millésime)*
BONNET-GILMERT (Millésimé)*
BOUCHÉ (Millésimé)*
Christian BRIARD (Rubis)
Lionel CARREAU (Préembulles)*
J.CHARPENTIER (Pierre-Henri)
Nicolas FEUILLATTE (Grand Cru)
HENIN-DELOUVIN (Grand Cru)*
HUGUENOT-TASSIN (Réserve)*
Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé)
PANNIER (Vintage)
PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)*
LAMBLOT (Premier Cru)*
Bernard LONCLAS (Millésimé)
CATEGORIE B 
Priorité à l'élégance
Gaston CHIQUET (Blanc de Blancs) (r)*
DELAUNOIS (Sublime)*
Edouard BRUN (Élégante)
Charles MIGNON (Grande Cuvée)*
Pierre MIGNON (Madame)*
Michel TURGY (Blanc de blancs)
VINCENT D'ASTRÉE (Millésimée)*
Zoémie DE SOUSA (Merveille)
 
BEAUMONT DES CRAYERES (Fleur de Prestige)*
BOIZEL (Ultime)*
COUTIER (Henri III)
FLEURY-GILLE (Grande Réserve)*
DRAPPIER (Grande Sendrée)
GIMONNET Pierre (Fleuron)*
Guy LARMANDIER (Grand Cru)*
JEAUNEAUX ROBIN (Extra)
LECLERC-BRIANT (Les Crayères)*
MÉDOT (Blanc de blancs)
PERSEVAL-FARGE (Jean Baptiste)
ROBERT-ALLAIT (Prestige)
ROYER (Grande Réserve)
ROLLIN (Privilège)
SADI-MALOT (Cuvée SM)*
J.M TISSIER (Apollon)*
VARNIER-FANNIÈRE (Grand Vintage)*
 
BARDY-CHAUFFERT (Réserve)*
DANGIN (Prestige)*
GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)*
GRASSET-STERN (Millésimé)*
XAVIER LECONTE (Vent des Anges)*
MOUZON LEROUX (Prestige)*
WIRTH et MICHEL (Brut)*
 
LE GOUIVE (Réserve)
HAMM (Signature) (r)
Michel LABBÉ (Prestige)
PIERRE LAUNAY (Grandes Réserve)*
NAPOLEON (Blanc de blancs)*
Hubert PAULET (Risléus)*
Alexandre PENET (Nature)*
MARGAINE (Spécial Club)*
PETITJEAN-PIENNE (Millésimé)*
PRIEUR (Millésimé)
TISSIER et Fils (Saveur de Juliette)*
 
BRIGITTE BARONI
BERTEMES (Extra)
BLIARD-MORISET (Réserve)*
BOREL LUCAS (Séléction)*
Daniel CAILLEZ (Héritage)*
COLIN (Grand Cru)*
Didier DUCOS (Absolu Meunier)*
FOISSY JOLY (Grande Cuvée)
GALLIMARD (Quintessence)
ERIC LEGRAND
Xavier LORIOT (Élégance)*
Jean MICHEL (Spéciale)*
LOUIS de SACY (Inédité)*
PENET-CHARDONNET (Extra Réserve)*
SENDRON-DESTOUCHES (Millésimé)*
VELUT (Tradition)
VERRIER (Fleuron)*
 
Claude BARON (Topaze)*
DUMENIL (Prestige)
Vincent COUCHE (Perle Nacre)*
PIERRARD (Blanc de blancs)
VOLLEREAUX (Marguerite)*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A 
Priorité à la puissance
DE CARLINI (Grand Cru)
Claude MICHEZ (Antan)
 
(GIMONNET-GONNET (Prestige))
(FENEUIL-POINTILLART (Premier Cru))
Robert JACOB (Collection Privée)*
LENIQUE (Millésime) (r)
(THIERCELIN (Carte Noire))
CATEGORIE B 
Priorité à l'élégance
BLONDEL (Blanc de blancs) (r)*
BONNAIRE (Millésimé)*
VEUVE LANAUD (Prétrosses)*
(PREVOTEAU-PERRIER (Adrienne Lecouvreur))
Jean-Marc VATEL (Millésimé)*

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

 

 

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26/02/2014

Coup de cœur pour le Haut-Médoc Château FONTESTEAU

 

Classé 2e Grand Vin et à une place enviable grâce à un beau rapport qualité-prix-typicité. Le Château, bâti et fortifié au XIIIe avec les moellons arrachés aux terres qui l'entourent, a été entièrement rénové en 1997 et s'érige au sein d'un environnement naturel de 100 ha, dont 32 devignes, qui est protégé dans les principes de lutte raisonnée qui minimise l'emploi de produits de synthèse en intégrant les défenses naturelles de la vigne (60% Cabernet-Sauvignon, 29% Merlotnoir, 10% Cabernet franc, 1% de Petit-Verdot). Terroir sablo-graveleux sur dalle calcaire.Vinification traditionnelle dans une cuverie moderne en inox équipée d'une régulation thermique,cuvaison de 3 à 4 semaines, élevage de 12 mois dans quelque 700 barriques de chêne des meilleures origines françaises. Renouvellement de 25% de barriques neuves par an....
Remarquable Haut-Médoc Cru Bourgeois 2010, issu des Cabernet-Sauvignon (49 %), Merlot (48 %), Cabernet franc (3 %), classique de ce très grand millésime bordelais, riche en couleur, alliantfinesse et structure, aux tanins soyeux mais présents, un Vin velouté, parfumé, de belle matière, très réussi, donc très bien classé. Beau 2009, qui a largement mérité sa médaille d'Or Challenge International du Vin 2011, au nez dominé par le cuir et les framboises, d'une belle intensité en bouche, qui allie distinction et richesse, un beau Vin ample et très savoureux, d'une belle finale. Le 2008 est de couleur pourpre, avec des arômes de fruits et d'épices, soyeux et dense, harmonieux, de belle charpente, de garde également. Le 2007 est équilibré et fin, très typé, classique de sonTerroir, avec une attaque ronde et soyeuse en bouche. Le 2006, corsé, bien équilibré, est persistant, au nez dominé par les sous-bois et les petits fruits noirs très mûrs, un Vin complet qui séduit par sa richesse aromatique, de très bonne garde. Le 2004 est tout en bouche, charmeur, aunez subtil, avec ces notes de fumé et de cassis, aux tanins puissants mais fins. Profitez aussi des sept chambres du gîte. Pas la moindre hésitation non plus.

Dominique Fouin

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30/01/2014

Graves, Puligny, Sancerre, Châteauneuf, Champagne... cinq accords mets-vins à savourer

AVEC LE 

Château CHANTEGRIVE

Au sommet. Château Chantegrive, c'est un grand vignoble de 95 ha constitué de 40% de cépagesblancs (50% Sémillon et 50% Sauvignon) et de 60% de cépages rouges (50% Merlot et 50% Cabernet-Sauvignon). Les très beaux terroirs se trouvent sur des terrasses graveleuses formées par la Garonne à l'époque quaternaire sur les communes de Cérons, Podensac, Illats et Virelade. Les sols sont formés de graviers roulés mélangés à des sables fins, sur une structure argilo-calcaire. Les vignes d'âge moyen de 35 ans sont plantées sur des croupes idéalement exposéesplein sud.
Gestion parcellaire, sélection rigoureuse des meilleurs raisins, vinification soignée et adaptée, élevage minutieux pour les vins rouges dans un chai "cathédrale" de plus de 800 barriques de chêne français...
"Voilà huit ans que mes frères, mes soeurs et moi-même gérons, auprès de notre mère, la propriété, précise Marie-Hélène Lévêque. Nous commençons réellement à récolter les fruits des investissements engagés (enherbement des vignes, limitation des rendements, modernisation des techniques de vinification, vendanges manuelles en clayettes pour tous les vins blancs,...). De plus, nous avons fait appel à Hubert de Bouard, propriétaire du Château L'Angélus à Saint-Émilion qui nous conseille pour la vinification des rouges depuis 2006, un millésime qui a rencontré un grand succès. Au regard des distinctions obtenues sur les 5 derniers millésimes, le pari est en passe d'être gagné. Tous ces efforts se concrétisent aujourd'hui, avec évidence, par la qualité des vins ; plusronds, plus charnus et fruités. Les vins sont fins et élégants avec des tanins plus souples que par le passé ; cela correspond à une attente du consommateur, moins sensible aux vins de longuegarde et qui préfère le côté fruité et la souplesse.
Une grande partie de la famille s'investit beaucoup dans l'affaire familiale ; je suis en charge de la gestion du domaine et je parcours le monde avec l'Union des Grands Crus pour promouvoir les vinsde la famille. François et Patrice viennent régulièrement s'occuper des vinifications et desassemblages. Par-delà tous ces efforts, nous veillons à ce que Chantegrive reste un excellent rapport qualité prix.
Au Château de Chantegrive que ce soit en blanc comme en rouge, nous nous attachons à bien préserver les arômes. Nous faisons des pré-fermentations à froid pour cela (les moûts restent à 4°). On obtient de délicieux arômes de fruits rouges, de kirsch. Quand on ne les refroidissait pas, autrefois, les vins étaient plus austères, alors que le 2010 est presque prêt à boire dès à présent, même si c'est un peu dommage car il a le potentiel de vieillir. Les vins séduisent par leur fruité et leur fraîcheur aromatique, belle complexité déjà très harmonieuse, un charnu comme on les aime. Ce 2010 était un millésime fabuleux, nous avons rentré une très belle vendange, les raisins étaient magnifiques, c'est ce qui explique ce niveau de qualité aussi, la technique ne remplace pas tout... Pour améliorer la qualité de nos vins, nous procédons, depuis 2010, à des élevages sur lies en cuves, cela apporte du gras et du volume. Auparavant, seule la cuvée Caroline, bénéficiait de cet élevage sur lies, nous l'avons étendu à l'ensemble des vins. La cuvée Caroline est élevée sur liesen fûts de chêne et profite aussi de l'inertage. L'inertage est un procédé de refroidissement qui bloque les fermentations, cela permet d'optimiser les arômes naturels des vins (pamplemousse etfleurs blanches)."
Excitez vos papilles avec ce Graves rouge cuvée Henri Lévêque 2010, aux tanins puissants mais très fins, typé, avec ces notes très persistantes de fumé et de cerise noire, un beau vin tout en bouche, typé, charpenté et harmonieux (20€). Superbe 2009, très charnu, épicé, aux taninsconcentrés, puissant et charpenté, de bouche ample, de belle garde (18€). "Ce millésime est exceptionnel en Bordelais, poursuit Marie-Hélène. Chantegrive a produit cette année là l'un de ses plus beaux vins. Il faut remonter au millésime 1990 pour retrouver ces arômes de fruits parfaitement mûrs avec une belle délicatesse de la matière, des tanins fins et une puissance bien maîtrisée." LeGraves rouge 2010, médaille d'Or concours Bordeaux, de couleur grenat, de bonne charpente, aux senteurs de fruits macérés, aux tanins structurés, un vin très équilibré (12€). Remarquable 2009, où l'élégance prédomine, avec ces petites nuances d'humus et de fraise des bois mûre, tout en bouche, très persistant, de couleur pourpre, aux tanins délicieusement fondus médaille d'Or à Bruxelles (13€). Le 2008, médaille d'Or au concours des grands vins d'Aquitaine 2010, est riche encouleur, charnu, avec ces notes de cassis, de sous-bois et de réglisse, un vin de charpente souple et très structurée, de très bonne garde (12,50€). Excellent 2007, médailles d'Or à Bruxelles et d'Argent à Bordeaux en 2010, de couleur soutenue, saveur élégante de petits fruits mûrs, taninsronds et déjà un peu souple, beaucoup de fruit pour ce vin très charmeur avec une structure parfaitement équilibrée (12€). 
Le Chantegrive blanc 2011, avec cette touche d'acidité alliée à une rondeur agréable, où s'entremêlent des notes d'amande, de fruits mûrs et de bruyère, de bouche puissante (10€). Remarquable blanc Caroline 2011, élevé en barriques, un vin où la structure s'allie à l'élégance, de bouche subtile aux nuances de pamplemousse, de chèvrefeuille et d'amande fraîche, un vin suavecomme il se doit et d'excellente évolution (15€). Le 2010, fleurant bon le genêt, la pomme et les noisettes, allie élégance et structure, finesse et persistance (15€). Le 2009 se goûte actuellement très bien, un vin fin et savoureux, ample et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes de pain grillé et de pêche blanche. 

Graves (Rouge)

Graves (Blanc sec)

Sas des vignobles Lévèque

 
 

Sce du Domaine du Château Charles BLONDEAU-DANNE Père

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. La convivialité naturelle de Denis et Alexandra Blondeau-Danne, que j'apprécie depuis un bon bout de temps, se retrouve dans leurs Vins, qui bénéficient -en plus- d'un rapport qualité-prix-plaisir formidable. 

Denis Blondeau-Danne, qui sait mettre toute sa passion et son talent dans l'élevage de ses grandsVins, associant la tradition rigoureuse de la grande Bourgogne à des vinifications soigneusement maîtrisées, est très attaché à la qualité de la matière première sans laquelle un grand vin ne peut s'exprimer. Il laisse vieillir ses Vins en fûts 2 hivers pour les blancs et 3 hivers pour les rouges afin que les arômes se fondent harmonieusement. Une attitude qui lui vaut de proposer des Vinsremarquables, très typés, tout en charme et en finesse.

"Nous avons eu trois petites récoltes de suite, 2010, 2011 et 2012, m'explique Denis Blondeau-Danne. De ce fait, c'est comme si sur trois ans nous n'avions eu que deux récoltes normales. La plus petite a été la dernière, 2012. Dès le départ de la saison, l'année s'annonçait difficile, la végétation a débuté précocement mais a été ralentie par le retour de la fraîcheur en avril et mai. Ensuite, lafloraison a été perturbée par une météo très instable, ce qui a engendré coulure et millerandage. Fin juin, les températures oscillaient entre 33° et 38°, résultat : grillure sur certaines parcelles et le tout accompagné par 4 orages de grêle, le plus fort ayant été le dernier, le 31 juillet. Meursault etPuligny-Montrachet ont été grêlés à 80 %.
- Les blancs 2012 sont expressifs, francs, notes d'agrumes, magnifique complexité.
- Les rouges 2012 ont une robe rouge très profond, arômes de fruits rouges, beaux tanins. Ils ont de l'avenir. Malgré les aléas climatiques, le résultat de cette vendange, bien que très restreinte, est une très belle réussite.

À la vente aujourd'hui, en blanc, il me reste en 2011 que le Saint Aubin 1° Cru le Village, ainsi que leBourgogne Chardonnay et l'Aligoté. Nos clients réservent déjà le millésime 2012 pour les crus enblancs
En rouge, nous commercialisons le Volnay et le Puligny-Montrachet 2008 : tanniques, ce qui laisse présager une bonne aptitude au vieillissement. Le Saint-Aubin Premier Cru les Combes 2010, ronden bouche, très fruité est bien agréable à la dégustation. Il faut souligner que l'appellation Saint-Aubin, en blanc comme en rouge, est un bon rapport qualité-prix. Le Meursault rouge Premier CruLa Pièce sous le bois 2009, pour lequel nous avons été récompensés lors du Concours desVignerons Indépendants de France par une médaille d'argent, est parfumé au nez comme en bouche, très puissant, aux arômes fruits rouges avec des nuances de sous-bois. Il nous reste duMeursault rouge Premier Cru 2007, agréable à déguster dès à présent. Les 2006 sont superbes aujourd'hui, avec beaucoup de fruit, beaucoup de finesse et d'élégance. Le 2005 est une très grande année pour les rouges, les Vins sont exceptionnels, structurés, puissants, denses, gras, d'un gros potentiel de garde mais aussi très agréables dans leur jeunesse de par leur matière volumineuse et soyeuse. 

Saint-Aubin et Meursault en 2005 sont particulièrement réussis, c'est un grand millésime, de la veine du 1985. Le 2004 nous offre des Vins qui ont beaucoup de caractère, les 2007 et 2006 ont beaucoup de finesse, plus que le 2005, qui est plus opulent. Le Puligny-Montrachet 2006, notamment, séduit par sa puissance et sa pointe de "pierre à fusil", un arôme minéral, caractéristique du terroir, plus ou moins marqué pour chaque millésime. Le Chassagne-Montrachet, le vin des dames, aux puissants arômes de fruits, est d'une très grande finesse

Les Criots Bâtard-Montrachet sont toujours au-dessus du lot. Les 2004 et 2003 sont dans la lignée. Le millésime 2004 est une grande réussite avec une belle qualité harmonieuse, d'une typicité classique. Le Puligny-Montrachet Premier Cru La Garenne provenant d'une vigne de plus de 40 ans, où la structure s'allie avec l'élégance, a des notes subtiles de chèvrefeuille et d'amande fraîche, très savoureux. Le Chassagne-Montrachet et le Grand Cru Criots-Bâtard-Montrachet, des Vins de haut niveau, très racés, riches au nez comme en bouche (brioche, fruits secs...)."

Pour s'en assurer, il y a son Criots-Bâtard-Montrachet Grand Cru 2011, provenant de la plus petite parcelle des grands crus des Montrachets, les Criots, diminutif des Crais : terre blanche, dans unsol peu profond,. Le vin est d'une belle robe or pâle, de bouche franche, d'une élégante nervosité et d'une minéralité prononcée, aux agréables notes de roses et de citron, tout en finale. Le 2010 est un vin ample, onctueux, alliant nervosité et gras, où l'on trouve des notes de fleurs fraîches et de noisette, avec beaucoup de moelleux et de persistance, typé. Le 2009 est un grand vin au nezsuperbe (fleurs, noisette, fougère), d'une finale bien persistante où se décèlent de pain grillé, de bouche savoureuse aux nuances d'agrumes, un vin très expressif. 

Le Puligny-Montrachet Premier Cru La Garenne 2011, avec des nuances de fruits, de fleurs, de brioche, le tout avec des notes épicées très fines, est un vin de grand charme. S'il en reste, procurez-vous le 2009, racé, au nez puissant (acacia, fougère, pomme), mêlant finesse et structure, ampleur et distinction, un vin tout en persistance aromatique, tout en bouche. 
Rare et beau Meursault Premier Cru La Pièce sous le Bois rouge 2009, médaille d'ArgentVignerons Indépendants 2012, parfumé au nez comme en bouche (fraise des bois, violette,humus), de couleur pourpre intense, aux tanins riches, alliant puissance et finesse, de garde bien entendu. Goûtez le Volnay 2008, de robe pourpre intense, aux tanins soyeux, solide, gras et complet, d'une belle harmonie, d'une grande persistance aromatique, très typé. Le 2007 est bien parfumé avec des notes de réglisse et de fraise mûre, aux tanins fermes et souples à la fois, dense, d'une belle longueur, de bouche puissante et corsée.
Beau Meursault Premier Cru La Pièce sous le Bois blanc 2011, parfumé, riche et rond, très fin, aunez subtil et persistant (fruits frais, amande), avec en bouche avec des connotations de lis et de pain brioché. Le 2010, très bien élevé également, de bouche mûre et harmonieuse, un vin aux connotations de fleurs blanches fraîches et de fruits, savoureux et onctueux comme le 2009, d'une grande complexité aromatiquesuave comme il se doit, qui sent les noisettes et les fleurs blanches, tout en finale, de belle robe brillante. 

Le Saint-Aubin Le Village blanc 2011, d'une grande finesse, tout en arômes, associant souplesse et charpente, harmonieux et complexe. Excellent Saint-Aubin Premier Cru Les Combes rouge 2010,rond en bouche, un vin corsé, de robe rubis intense, aux arômes de fruits surmûris et de poivre noir, charnu et complexe. Le 2009, équilibré, très parfumé (petits fruits rouges fraishumus...), ample, est très charmeur. Formidable rapport qualité-prix-plaisir, ce qui n'est pas rien. 
 

Puligny Montrachet (Blanc)

Saint Aubin (Rouge)

Alexandra et Denis Blondeau-Danne

 

Domaine de SARRY

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine constitué d'une vingtaine d'hectares. repris par le sympathique Nicolas Brock à la suite de son père, Michel, qui a créé presque entièrement le domaine dans les années 1960, en replantant notamment un ancien domaine viticole inexploité depuis le Moyen Âge. Le domaine (11 ha d'un seul tenant), perché sur la Montagne Noire (l'un des points culminants de la région, 353 m d'altitude), est constitué de marnes argilo-calcairesdu kimméridgien, les "terres blanches". Puis le coteau et la côte de la Roche forment une dizaine d'hectares de caillottes. Aucun herbicide, ni insecticide n'est employé. Les sols sont travaillés mécaniquement. L'enherbement existant est naturel et varié (diversité). Le retour à des pratiques agraires ancestrales contribue à favoriser la vie des sols (cycles) à travers le respect des équilibres naturels de la flore et de la faune.
Excitez donc vos papilles avec son Sancerre Les Mille Sens blanc 2012, d'une grande finesse, aunez complexe et puissant, bien équilibré, de bouche très harmonieuse, avec des nuances délicates de pêche blanche et de narcisse, très classique. Beau 2011, tout en subtilité, avec cette touche épicée persistante, un vin ample et suave, tout en nuances d'arômes (pivoine, abricot frais). "L'année 2011 nous avait offert une vendange exceptionnelle, me dit Nicolas Brock. Avec quinze jours d'avance sur le cycle végétatif habituel, nous avons connu jusqu'au 15 juillet une situation de sécheresse qui a occasionné un stress hydrique et qui a réduit la vigueur de la vigne. De telles conditions si elles s'étaient prolongées auraient compromis la récolte ainsi que la croissance desjeunes pieds qui ont nécessité plusieurs arrosages. Fin juillet des pluies salvatrices ont permis à la vigne de combler ses carences alimentaires. Le mois d'août pendant lequel nous aurions pu vendanger (100 jours après la fleur) nous a offert des précipitations fréquentes mais de faibleampleur qui ont pu pénétrer la terre asséchée et permettre à la vigne de " s'alimenter " correctement. Tandis que les températures ne rentraient pas dans l'excès, fin août, la vigne nous a gratifié de magnifiques grappes à maturité optimum. Nous avons commencé les vendanges le 5 septembre et pendant 15 jours, un temps sec nous a permis de récolter un raisin dans un état sanitaire exemplaire (exempt de pourriture). 
Les Vins sont structurés et aptes au vieillissement, tout en présentant un fruité remarquable. C'est une année exceptionnelle qui demandait toutefois pour une bonne réussite, une bonne compréhension des terroirs, de la plante, et des phénomènes de concurrence hydrique et azotée (avec l'enherbement naturel), associée à une disponibilité sans faille du vigneron pour aider une vigne parfois en souffrance, par le travail du sol, et une nutrition foliaire d'appoint. Le climatautomnal (l'été indien ?) est également une récompense pour la vigne comme pour le vigneron qui tous deux doivent constituer des réserves énergétiques pour affronter l'hiver dans les meilleurs conditions."
Le Sancerre Domaine de Sarry rouge 2012, vignes âgées de 40 ans et élevage durant une année en fûts de chêne, bien marqué par son Pinot Noir, de robe brillante, est remarquable, charnu, puissant et complexe, de bonne garde, épicé, un vin qui emplit bien la bouche. Si vous en trouvez, foncez sur ce Sancerre Montagne Noire 2005, un grand vin minéral, où s'entremêlent des notes d'amande, de fruits mûrs et de bruyère, harmonieux en bouche, de belle couleur jaune ambré, tout en finesse aromatique (fleurs fraîches, tilleul...), complexe au nez comme en bouche, avec des nuances de musc en finale, de remarquable évolution.
 

Sancerre (Rouge)

Sancerre (Blanc sec)

 

Nicolas Brock

Le Briou de Veaugues
18300 Sancerre
Tél. : 02 48 79 07 92
Fax : 02 48 79 05 28
Email : info@sarry.org
www.sarry.org

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Château MONT-REDON

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Je tutoie mon ami Jean Abeille depuis près de 30 ans. Ici, il a créé une belle réussite familiale de cousins, qui ont su avec intelligence, enthousiasme et professionnalisme perpétuer et développer l'héritage transmis. 
Pierre Fabre, fils de Didier Fabre est en charge de la Cave, Yann Abeille, fils de Jean Abeille, est responsable des vignobles, Jérôme Abeille, deuxième fils de Jean, après ses études d'ingénieur, est à la partie commerciale, et, enfin, Patrick Abeille, troisième fils de Jean, Inseec à Bordeaux, s'occupe se la partie gestion, social, marketing…
Beaucoup d'investissements ont été réalisés grâce au dynamisme de Jean Abeille et de son cousin, Didier Fabre, afin d'optimiser la qualité et préparer l'avenir du domaine. Agrandissement de la cuverie de rouge avec l'implantation de huit cuves à pigeage supplémentaires, augmentation de la superficie de la cuverie de vinification des blancs... toujours dans la même démarche écologique, des matériaux adéquats ont été intégrés pour la construction de ces nouveaux bâtiments. 
"Nous avons aussi prolongé d'une quinzaine de mètres, me raconte Jean Abeille, le souterrain créé par notre grand-père pour subvenir à ses besoin en eau, qui passe sous les bâtiments existants et remonte à l'air libre. Cela permet un appel d'air qui climatise naturellement les caves, la température à 7 mètres, hiver comme été, reste constante, aux alentours de 11°. Nous en avons profité pour construire une nouvelle réception de vendanges très fonctionnelle, une étape très importante pour préparer la qualité de nos grands Vins. Elle est conçue avec une technologie de pointe, le tri sélectif passe sous l'oeil de la caméra qui vient confirmer la sélection manuelle déjà effectuée en amont. Cette technique toute nouvelle impose des baies entières. Nous nous sommes donc dotés de trois conquets de réception de vendange vibrants, les raisins sont remontés par tapis jusqu'à l'éraflage, cela nous permet d'éviter la vis sans fin et d'être ainsi plus respectueux de la vendange. 
Toujours dans cette même démarche qualité, nous avons deux tables de tri optique XTRI, automatisée distribuée par une maison italienne, c'est le premier prototype installé dans la région Rhône. Après éraflage et égouttage minutieux, les raisins sont répartis horizontalement sur une table vibrante avec un tapis tournant à grande vitesse, deux caméras et un laser balayent les raisinspour signaler un morceau de feuille, rafle... Cela permet le tri du botrytis et des grains roses pas totalement mûrs. Gros avantage de la technologie qui permet un tri grain par grain et non grappe par grappe comme c'est fait à la main. Les déchets sont éliminés par un convoyeur alors que les baies saines sont propulsées vers les cuves à pigeage pour la vinification. Grâce à cet outil ultra performant n'entre dans les cuves que le net plus ultra !
Pour optimiser la qualité, nous avons conçu un process pour pouvoir rafraîchir la totalité de notre vendange de 25 à 12 ° dans le but de pouvoir faire une pré-fermentation à froid. Cela permet d'augmenter les extractions des anthocyanes et des tanins. Cela renforce ainsi la complexité aromatique et le fruité, bien à l'abri d'une quelconque oxydation
Nous avons 3 types de terroirs sur nos 100 ha, m'explique Jean Abeille. D'abord, nous avons la chance d'avoir 60 % de nos vignes sur le plateau le plus haut de l'appellation à l'entrée de Châteauneuf-du-Pape sur un terroir de type diluvium alpin, un sol fabuleux couvert sur 2 m d'épaisseur de ces très gros galets roulés notoires de Châteauneuf-du-Pape. Sous cette couche très caillouteuse se trouve un banc d'argile rouge où les racines des vignes vont puiser leur besoin hydrique, ce qui protège ces terroirs d'une trop grande sécheresse. Ce type de terroir, spécifique et unique, très bien adapté au cépage Grenache, apporte structure, richesse et puissance aux Vins. Avec le deuxième type de terroir, les sables, nous sommes situés sur le passage de l'ancien lit du Rhône, maintenant le fleuve passe trois kilomètres en contrebas. Lorsqu'il y a eu ces mouvements de sol, les eaux ont entraîné les éléments les plus fins, dont ces fameux sables qui sont de part et d'autre de ces terrasses et qui donnent leur nom au type de terroir. Ces sables avec seulement quelques galets roulés conviennent parfaitement aux cépages qui s'y épanouissent (Syrah,Cinsault et Mourvèdre), ce type de terroir apporte au vin un côté très fruité (cassis, mûre,framboise). Le dernier type de sol, qui est le massif urgonien, est une formation rocheuse sansargile, une roche dure et fissurée qui a éclaté.
Le 2012 est un grand millésime. Nous avons une petite récolte de 26 à 28 hl/ha. Le vin est très concentré. Nous avons eu un début de printemps difficile mais, ensuite, l'été a été formidable, très ensoleillé, marqué même par la sécheresse. Heureusement, l'orage du 29 août a été bienfaiteur. L'automne, très beau et sec, a permis aux baies de terminer leur maturation dans d'excellentes conditions. Nous avons vendangé des raisins à parfaite maturité, les tanins étaient très mûrs aussi, ce qui est précieux pour la qualité du vin. Grâce aux deux tables de tris optiques XTRI automatisées, nous avons pu intervenir avec une grande précision pour ne sélectionner que le meilleur. À la dégustation, ce 2012 est un joli vin avec beaucoup de netteté, du fruité, une très belle concentration due aux faibles rendements, une parfaite maturité des tanins souples et soyeux, c'est un vin ample aux savoureux arômes d'épices et de cerise confite typique du terroir de Mont-Redon, une réussite. En Provence, notre Château Riotor 2012 est également un très beau millésime : beaucoup de fruit, de gras, un vin très élégant et long en bouche. D'une belle couleur très pâle, aux savoureux arômes de pamplemousse et d'agrumes dus au terroir. 
Il fait suite à un millésime 2011 que nous avons particulièrement réussi. Nous avons des chaisparfaitement équipés et avons appliqué les bons gestes, au bon moment. C'est ce qui explique ce très beau résultat, aussi bien en Châteauneuf-du-Pape, qu'en Lirac et Provence. Le 2011 est un vin parfaitement équilibré (cela n'a pas été le cas partout...), d'une belle couleur, aux tanins souples et structurés, semblables aux 2009 et 2008. Je le compare au 2000 qui était un beau millésime qui a très bien évolué. C'est un millésime avec moins de concentration que les 2010 et 2009 mais davantage que le 2008. Nous avons connu quelques irrégularités de maturité pour le Grenache, par contre les Syrah, Mourvèdre, et les cépages blancs étaient splendides, et c'est unanime dans toute la région. Ce millésime 2011 est une année de "professionnel", tout le monde s'accorde à le dire et, si on veut faire des comparaisons, nous le rapprocherions du 2010." 
Superbe Châteauneuf-du-Pape 2011, issu majoritairement du Grenache (60%), des Syrah (30%) et Mourvèdre (8%), le reste en Counoise, Muscardin, Vaccarèse et Cinsault), au nez puissant, tout en nuances aromatiques où dominent la groseille, la réglisse et les épices, de bouche riche, de garde. Très beau 2010, un vin complet et puissant, avec des nuances de cerise confite, alliant structure et élégance, aux tanins très structurés, épicé et charnu comme il se doit, vraiment remarquable comme le 2009, qui associe concentration aromatique, finesse des tanins et puissance, avec des arômes de fruits mûrs, de bouche puissante. Le 2008 est tout en élégance, au nez complexe avec des notes de fleurs et de prune, racé, corsé mais souple, d'une finale bien harmonieuse, aux arômes de fruitsrouges cuits et d'épices, d'une belle ampleur. 
Remarquable Châteauneuf-du-Pape blanc 2012, puissant et très franc en bouche, au nez subtil, ample et persistant, racé et distingué, aux connotations complexes où dominent les fleurs(aubépine, genêt), est tout en persistance. Le 2011, aux arômes de fruits et de fleurs, avec des notes subtiles de miel, d'une grande persistance aromatique, mêle charme et puissance au palais. Savoureux 2010, au nez puissant et fruité (pamplemousse, amande, pomme), ample et gras, très bien vinifié, de bouche persistante avec une finale fondue. 
Beau Lirac Mont-Redon CDR blanc 2011, de belle teinte, un vin ample et bien harmonieux, qui sent les noisettes et la pêche blanche. Le Lirac rouge 2010, au nez de fruits rouges et d'humus, riche, bien charnu, est tout en bouche comme le Lirac Mont-Redon rosé, un vin à la fois tendre etnerveux, très agréable sur des plats exotiques. Il y a encore le CDR Rouge 2011, de bouchecharnue, coloré, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins bien fondus, et le CDR Viognier, où l'on retrouve l'acacia, tout en finesse, d'une belle persistance en bouche. 
 

Châteauneuf du pape (Rouge)

 

Châteauneuf du Pape (Blanc sec)

 

Jean Abeille et Didier Fabre

 

POL-ROGER

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Une très grande Maison familiale champenoise (il en reste de moins en moins) qui a su traverser le temps sans se laisser prendre au jeu de la mode, et en s'offrant le luxe d'une régularité qualitative exemplaire. 

Pour mémoire, Pol-Roger obtient le certificat de fournisseur de Champagne "Royal Warrant" de Sa majesté la reine Élisabeth II. Cette distinction permet à Pol-Roger de faire figurer, selon des règles strictes, les armes royales de la cour d'Angleterre. Pol-Roger était le Champagne préféré de sir Winston Churchill qui qualifiait la maison Pol-Roger "The world's most drinkable address". C'est en son honneur que la maison a créé en 1984 la première cuvée de prestige Sir Winston Churchill millésimée 1975 en magnum.

"Nous continuons, me précise Hubert de Billy, le concours de dégustation des grandes écoles. Cela fait une dizaine d'années pour la version française et plus de 50 ans pour la version anglaise ! Nous sommes la seule maison de Champagne à organiser un tel concours, sans but lucratif, car ce sont des dégustations de Vins blancs ou de rouges, il n'y a pas de Vins effervescents. Il y a 6 Vinsrouges, 6 Vins blancs à trouver, un classement individuel et un par équipes."

Grandissime Champagne cuvée Sir Winston Churchill 2000, avec des nuances d'abricot, de musc, de prune et de noix fraîche, de mousse fine, une cuvée intense et typée, qui allie structure et distinction, très savoureuse, très intense, un grand vin complexe où l'élégance rime avec l'opulence, qui fait suite à un savoureux 1999, avec cette complexité aromatique où se décèlent des nuances de citron, de brioche et d'abricot sec, de bouche très structurée et ample, très persistante, de belle structure, un grand et rare Champagne, d'une finale intense, parfait sur du caviar (170€). 

Exceptionnelle cuvée de Réserve Rich de Pol-Roger (1/3 à parts égales des Pinot NoirPinot Meunier et Chardonnay), à mi-chemin entre sec et demi-sec, faiblement dosé (35g de sucre par litre), un Champagne généreux et charmeur, qui associe distinction et fermeté, de jolie mousse, trèsfruité, très classique, ample et charpenté, qui sent le pain grillé et l'amande, tout en persistance, d'une grande finale aromatique (36€). 

Dans la lignée, cette cuvée Pure Brut, tout en fraîcheur d'arômes, avec ces notes d'agrumes et d'acacia, de mousse fine et très persistante, est un grand vin où se conjuguent saveur et distinction (43€). La cuvée Brut Blanc De Blancs 2000, dégage une mousse délicate, aux senteurs subtiles à dominante de fleurs blanches et d'abricot, un Champagne très fruité, très équilibré, généreux etharmonieux, très fin (79€). Très beau Champagne Brut cuvée de Réserve, à la mousse fine et légère, aux arômes intenses, à dominante de noisette et d'abricot, une cuvée qui est très raffinée et savoureuse, de belle structure, un Champagne séducteur et parfumé, avec beaucoup de complexité d'arômes, d'une grande ampleur, idéal au cours d'un repas (36€). 

Exceptionnel Champagne Pure Extra Brut cuvée dont la fraîcheur met en avant le fruit, une cuvée distinguée, au nez de rose, très fine, de bouche puissante et persistante. Il y aussi ce Brut rosé 2004, très fruité, très agréable à déguster au cours d'un repas, d'une délicatesse extrême, persistant au nez comme en bouche, très parfumé (rose, fraise, amande…), un Champagne corsé mais d'une très grande finesse (79€, il les vaut bien, c'est l'un des plus grands rosés champenois !). 
 

Champagne (Rosé Brut)

 

Champagne (Blanc Brut)

    Accords vins proposés :

Patrice Noyelle et Hubert de Billy

1, rue Henri Delarge - BP 199
51200 Épernay
Tél. : 03 26 59 58 00
Fax : 03 26 55 25 70
Email : polroger@polroger.fr
www.polroger.fr

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29/01/2014

Château SAINT-MARTIN-des-CHAMPS, un Saint-Chinian comme vous n'en goûterez pas souvent...

 

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Situé au coeur du Languedoc à quelques kilomètres de la mer Méditerranée et sur les premières pentes des Cévennes, le Château fut bâti au xviie siècle à proximité d'un Hermitage du viie siècle, où faisaient halte les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle. Les magnifiques bâtiments s'intègrent depuis l'origine dans le vignoble. Témoins de l'histoire, les immenses écuries et les cuves à Vins construites en pierre de taille, datent de 1752 et sont toujours en service dans les chais. Pierre et Michel Birot sont vignerons de père en fils depuis 1675, cultivent de façon raisonnée et avec amour, leur vignoble de 98 ha, implantés sur des sols argilo-calcaires idéalement exposés plein sud. Ils élèvent avec passion et rigueur ces grands Vins, satisfaisant ainsi l'amour qu'ils portent à leur métier.
"Un millésime comme le 2011, me dit Michel Birot, on en voudrait tous les ans ! Nous avons la chance d'avoir un climat méditerranéen, et ce millésime nous a offert deux orages salutaires au 14 juillet et au 15 août, qui ont apporté la qualité et la quantité. Les raisins n'ont pas souffert et la vendange était très saine. Les traitements ont été très raisonnables à la vigne, notamment après l'orage du 15 août pour maîtriser l'oïdium, un petit vent du nord qui purifie a fait le reste en asséchant sans dessécher ce qui nous a permis des vendanges dans de très bonnes conditions sanitaires. Lesblancs sont très bien avec un bon équilibre fruit-acidité. Les rosés sont superbes, je dirais qu'ils sont proches des 2008. Pour les rouges on sera sur des Vins plus légers dans l'esprit des 2001."
On se fait donc immédiatement plaisir avec ce Saint-Chinian cuvée Camille rosé 2011, Camille étant le prénom de la fille de Pierre, toujours dans le peloton de tête des meilleurs Vins rosés de la région, un vin plein en bouche, frais, bien équilibré, avec des arômes de groseille et d'épices, d'une belle persistance. Le Saint Chinian Vieilles Vignes rouge 2009, coloré et complexe, au nez à la fois intense et subtil où s'entremêlent la griotte mûre et une touche épicée caractéristique, aux taninspuissants et très harmonieux, dense et prometteur. Le Saint Chinian Sélection rouge 2009, de robepourpre intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, avec ces notes persistantes de fumé, de cassis et de poivre, de belle évolution. Remarquable Saint-Chinian rouge Les Terrasses de Fontenille 2006 (dominante Syrah et Grenache), tout en couleur et en matière, aunez de griotte et de fumé, aux tanins présents et mûrs à la fois, un vin intense qui mêle puissance et ampleur, où dominent les fruits cuits en finale. Très agréable IGP d'Oc Domaine Saint-Martin-des-Champs Viognier 2011, très floral, avec cette pointe de nervosité bien agréable, de bouche puissante, suave et persistante. Le Saint-Chinian Tradition rouge, bien expressif de son terroirschisteux, est intense au nez comme en bouche, de couleur cerise soutenu, aux arômes puissants de fruits cuits et de sous-bois, très bien équilibré, aux tanins fermes et fondus à la fois. Coup de coeur également pour le Saint-Chinian rosé 2011, issu de saignée, bien élevé 5 mois en cuves surlies avec une fréquence de bâtonnages en fonction de la dégustation, aux notes d'abricot et de petites fleurs, tout en finale, avec ces nuances de fleurs fraîches et de framboise mûre. Excellent IGP d'Oc Domaine Saint-Martin-des-Champs Chardonnay 2011, au nez subtil (fleurs blanches, amande, pomme), tout en persistance, avec une note de fraîcheur très agréable comme l'IGP d'Oc Domaine Saint-Martin-des-Champs Viognier-Chardonnay 2011, de jolie robe brillante, au nez defleurs et de fougère, tout en complexité d'arômes. Le Méli Mélo rouge Cabernet-Merlot 2011,charnu, aux tanins amples, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau, est un vin coloré, avec ces notes de cerise et d'humus au palais, de très bonne évolution. Pour la très bonne bouche, ce Saint-Chinian cuvée Mathieu 2004 (le nom du fils de Pierre), vinification intégrale en barriquesde 400 l (chêne français), après macération de 40 jours, les Vins sont réunis dans les mêmesbarriques pour un élevage durant 5 à 6 mois, une cuvée à parts égales de SyrahGrenache et Mourvèdre, de robe rubis foncé, aux arômes de petites baies noires et d'humus, de bouche élégante et parfumée. 
Profitez-en pour prendre le temps de faire la visite gratuite des chais avec dégustation, balade pédestre, circuit VTT, expositions de peinture... et de profiter de leurs gîtes, remarquablement situés. Pas la moindre hésitation.

Pierre et Michel Birot

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15/01/2014

Quels millésimes boire aujourd'hui selon leur évolution ?

La vraie carte des millésimes : la Vintage Code ©

 

Comment lire ce tableau
Qu’est-ce qui la différencie de la multitude des autres cartes où les étoiles se mélangent aux notes ? Deux choses :

- La première c’est la rigueur, la sévérité même avec laquelle j’ai noté la qualité intrinsèque des millésimes, c’est-à-dire de la vendange. C’est la note du bas, en noir. 

- La seconde chose, le “plus” de la Table Vintage Code, c’est sa seconde note (celle du haut, en bordeaux). Pour la première fois au monde, j’ai fait entrer un paramètre primordial : la valeur de la dégustation actuelle de chaque millésime !

Pour 2013, c’est bien entendu une estimation de la qualité de la vigne qui est prise en compte, au moment où je “boucle” mon Guide, début Juillet. Cette note est donc appelée à évoluer et à s’affiner selon les conditions climatiques des mois qui précèdent les vendanges.

Comprendre l’évolution
Pour les vins, en effet, la qualité du millésime n’est pas suffisante en soi, c’est son devenir, son potentiel qualitatif, dans le temps, qui importe le plus. Il y a toujours un moment où les vins sont bons dans leur cycle de vie, Il n’y a pas de mauvais millésimes, il n’y a que des millésimes « délicats » ! Chaque année, cette note change, et il s’agira donc de noter, différemment ou non, selon l’évolution des vins, leur réelle valeur du moment.

Prenons des exemples :
À Bordeaux, le millésime 2008 – que j’ai noté 17 en valeur intrinsèque – est un grand millésime, très classique, encore austère, dans la lignée du 1998. Aujourd’hui, ce millésime se goûte difficilement. Dans la Vintage Code 2014, j’ai donc noté un 14 sur 20, qui signifie que ce millésime peut vous procurer du plaisir, mais qu’il vaut mieux attendre encore un peu, car il a, normalement, un réel potentiel de garde.

Autre exemple : toujours à Bordeaux et pour les vins rouges, le millésime 2004 est un millésime dont on parle peu. En valeur intrinsèque du millésime, j’ai noté 16 sur 20. Par contre, ce millésime se goûte très bien actuellement et permet d’attendre les millésimes plus “fermés” (2005 ou 2002), et je lui ai donc mis 17 sur 20.

Voilà tout l’intérêt de cette seconde note, celle de la valeur en dégustation actuelle. Grâce à elle, immédiatement, nous pouvons savoir quels sont les millésimes les meilleurs cette année, ceux qu’il faut attendre, ceux qui sont tombés. Pour les amateurs, les consommateurs, comme pour tous les professionnels (propriétaires, acheteurs, restaurateurs, cavistes…), c’est un véritable outil de travail qui permet de mieux choisir un vin, un millésime sans risque de se tromper.

 
 

© Copyright Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

 

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09/01/2014

Dix coups de cœur pour se faire plaisir

DOMAINE DANIEL DUGOIS


ARBOIS
Dans la famille, nous sommes vignerons de père en fils et cultivons la vigne avec respect, depuis des dizaines d’années. Situées au coeur du triangle d’or (Arbois, Salins-les-Bains et Poligny), nos vignes bénéficient d’un sol particulièrement favorable à l’épanouissement des cépages Trousseau, Ploussard mais aussi Savagnin et Chardonnay. Nous avons coutume de dire que le vin ressemble au vigneron qui les vinifie. Aussi, notre passion reste intacte et nos 10 ha de vignes sont cultivés en lutte raisonnée dans le respect du sol. Les terres d’argile rouge et sols argilo-sableux avec cailloux gréseux permettent la culture de cépages authentiques. Le plaisir que procurent nos vins, est pour nous la meilleure récompense de notre travail. On le voit avec ce Vin Jaune 2005, vendanges manuelles, pressurage pneumatique, après un débourbage de 20 heures, la fermentation alcoolique s’enclenche d’elle même avec des levures indigènes.?La fermentation malolactique est réalisée avec des bactéries naturelles.? L’élevage se fait sous voile, en fût sans ouillage environ 7 ans pendant lesquels le Savagnin va prendre le “goût jaune”.?Le vin est puissant aux arômes de fruits secs, de bouche soyeuse, ronde avec une intensité bien parfumée en finale, de grande garde, à déguster sur un faisan à la crème. Le Vin de Paille 2008 est récolté en tout début de vendange, en ne prenant qu’une ou deux grappes par cep.?Elles sont transportées dans des cagettes sans être tassées.?Une 2e équipe fait un nouveau tri pour enfin les placer sur des claies grillagées dans une grange.?Le séchage durera 3 à 5 mois, permettant aux raisins une déshydratation de 70%.?Ainsi, les baies se concentrent en sucre et en arômes. Après pressurage des baies regorgeant de sucre, on obtient 15 à 18 l de moût pour 100 kg de raisin qui va alors fermenter lentement, avant de vieillir en fûts de chêne pendant au moins 2 à 3 ans. Bien sûr, cela donne ce vin harmonieux, mature, aux arômes de fruits blancs, avec en bouche des notes subtiles de miel, de pain d’épices, de rose et de citron confit, d’une grande persistance, alliant charme et structure.
 

CHAMPAGNE BOULARD-BAUQUAIRE


CORMICY
Forte de sa tradition familiale, la famille Boulard-Bauquaire se consacre à la culture de la vigne avec passion, depuis 8 générations. Denis Boulard a choisi de s’établir avec ses frères à Cormicy vers 1960. Il a participé à la renaissance de ce vignoble. Aujourd’hui, son fils Christophe et son épouse Christiane allient savoir-faire et modernité. Leurs vignes, issues des zones viticoles du massif de Saint-Thierry, de la Montagne de Reims et de la Vallée de la Marne, permettent d’élaborer des vins aux goûts uniques et complexes. Adeptes de la viticulture durable, ce couple de vignerons s’attache à la préservation du milieu, au maintien de la biodiversité et au respect de la qualité des sols, tout en œuvrant dans la plus pure tradition champenoise. Vous aimerez ce Champagne cuvée Mélanie, un Blanc de blancs vinifié en fûts de chêne, médaille d’argent au Concours des Vignerons Indépendants, qui mêle structure et vivacité à la fois, est d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron, distingué, d’une très belle persistance. Beau Champagne Vieilles Vignes Premier Cru, 100% Chardonnay, de jolie robe dorée, aux connotations de pêche, de beurre frais, d’amande, avec une finale intense, subtilement épicée. Très réussi également, le Champagne brut Carte Noire, 50% Pinot noir, 50% Pinot meunier, médaille d’Or Vignerons Indépendants 2012, est persistant, de belle robe d’or pâle, aux notes d’abricot, de noix fraîche et de miel, un Champagne où s’associent rondeur et distinction, à la fois fin et charpenté, d’une belle finale. Le Grande Réserve est une cuvée dominée par une élégance persistante en bouche, à la fois très fine et mature, alliant rondeur et nervosité, tout en charpente, d’une belle finale. Tout en nuances, le brut rosé, de mousse abondante et fruitée, est une cuvée tout en fraîcheur aromatique, avec des notes de fruits frais et de violette, qui associe saveur et distinction au palais. Goûtez aussi le brut Tradition, 40% Chardonnay, 40% Pinot noir, 20% Pinot Meunier, finement bouqueté, de bouche persistante, avec ces notes florales subtiles auxquelles s’ajoutent les fruits secs.


CHATEAU HOURBANON


MEDOC
Apparue officiellement en 1893, c’est en 1974 que Rémi DELAYAT racheta et réhabilita cette exploitation de 13 ha. Après sa disparition, son épouse Nicole, continua cette réhabilitation toujours dans la quête de la qualité et du respect du terroir. C’est aujourd’hui Hugues, leur fils qui, depuis 1997, poursuit cette quête dans le respect de ces valeurs et de ces traditions, comme en attestent nos pratiques culturales (forte densité de plantation, labours exclusifs des sols, lutte raisonnée puis conversion Bio, vendanges manuelles et table de tri, maîtrise des rendements). Vous pourrez découvrir ce Médoc 2009, qui a collectionné les récompenses (médailles d’Or au concours des Vignerons Indépendants, d’Argent au Mondial du vin, d’Argent au concours International de Bruxelles, de Bronze à l’International Wine Challenge), un vin marqué par des notes de fruits noirs et des touches finement épicées, de bouche ample, aux tanins fermes, alliant structure et fondu. Le 2008 est un bel exemple de la typicité des vins de ce domaine, un grand millésime classique du Médoc, de bouche puissante et dense, qui dégage des nuances de framboise, d’humus et de réglisse, d’une structure soutenue, un vin charnu, aux tanins mûrs mais riches, d’une finale complexe, de garde, bien sûr. Excellent 2007, médaille d’Or au concours des Vignerons Indépendants et d’Argent à l’Interntional Wine Challenge, dense et puissant au nez comme en bouche, avec ses tanins savoureux, au nez de fruits cuits (cassis, myrtille), d’une jolie finale délicatement épicée.
 
 

DOMAINE ROGER PABIOT ET SES FILS


POUILLY-FUME
Un domaine familial de 21 ha, dont certaines parcelles de vignes sont âgées de plus de 80 ans, exploité par Gérard et Bernard qui associent les usages traditionnels aux techniques modernes, grâce à leurs connaissances acquises en hauts lieux viticoles : Beaune, Macon et Bordeaux. Le domaine est implanté sur les meilleurs coteaux dominant la Loire, ce qui leur permet d'avoir des sols très représentatifs de la région : calcaire dur ou caillottes, argile à silex, terrasse sableuse et marnes kimméridgiennes, chaque sol apportant bien entendu une spécificité propre qui caractérise un vin possédant un terroir d'un autre qui n'en a pas. Leur Pouilly-Fumé cuvée Silex est vraiment superbe, associant complexité et finesse, au nez subtil où se retrouvent des notes de miel, de fleurs et d'épices, très marqué par ce sol qui lui confère ce goût minéral, d'une grande fraîcheur en bouche, un grand vin racé, très équilibré, puissant, ample et gras, de très bonne évolution. Le Pouilly-Fumé Coteau des Girarmes est remarquable, avec ces notes de fruits frais et de tilleul, un vin gras et parfumé, typé, ample et fruité, persistant. Membre des Vignerons Indépendants de France.


DOMAINE DE LA CASA BLANCA


BANYULS
Fondé vers 1870 à Banyuls-sur-Mer, le domaine de la Casa Blanca est un des plus anciens des crus Banyuls et Collioure, situés sur la Côte Vermeille, dans les Pyrénées-Orientales (Roussillon). Sur 8 hectares de plantations et de vieilles vignes en terrasses, Laurent Escapa et Hervé Levano donnent naissance à des vins généreux, exprimant pleinement ces terroirs de schistes : le Collioure (vin tranquille) et le Banyuls (vin doux naturel). Depuis 2001, abandon des produits phytosanitaires de synthèse pour les traitements de la vigne. Les engrais chimiques ont été remplacés par des composts dès 1989. Le sol est travaillé par traction animale (labour au mulet) sur le tiers de l’exploitation. Le reste est désherbé chimiquement. Des essais d’enherbement sont en cours pour s’affranchir totalement du désherbant. Voici le meilleur Collioure rouge 2009, issu de plantations d’une quinzaine d’années de Grenache noir et Syrah, élevage en fûts d’occasion durant 12 mois avec ouillage hebdomadaire, un beau vin, riche, au nez complexe, de bouche soyeuse et puissante, bien charnu, avec ces arômes bien persistants de cerise confite, d’excellente évolution, à savourer sur une cuisine épicée, un vin de fort belle évolution comme le prouve le 2007, de belle robe pourpre, au nez complexe associant épices, fruits noirs (mûres, cassis) et fruits rouges (cerise) sur une légère pointe de garrigue et de fumé, mais d’une belle fraîcheur en bouche, dans laquelle on retrouve les fruits cuits. Le Collioure blanc 2010, avec un nez complexe et persistant, est dominé par les fruits secs et la rose, de bouche mûre, de très belle teinte. Superbe Banyuls 2009, deux ans d’élevage en fûts de 400 l, suave et distingué, aux arômes floraux où l’on retrouve l’acacia, la pêche cuite et le lis, un vin ample au nez comme en bouche, d’une longue finale au palais. Si vous en trouvez, leur Banyuls 2006 est exceptionnel, de type Rimage (fruité), de robe rubis tuilé, avec ce nez d’eau de vie de framboise, intense, et, en bouche, une attaque kirschée, avec des connotations framboise à l’eau de vie sur touche poivrée.


CHEVILLON-CHEZEAUX


NUITS-SAINT-GEORGES
Ici, on est vignerons depuis 5 générations (9 ha de vignes). Les méthodes de travail et de vinification sont restées traditionnelles, avec des vendanges manuelles, une cuvaison longue et un élevage dans des fûts de chêne pendant 18 à 24 mois. Le Domaine Chevillon-Chezeaux produit plusieurs appellations : Bourgogne Pinot Noir, Bourgogne-Passetoutgrain, Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Blanc et Rouge; des appellations villages, Vosne Romanée, Nuits-Saint-Georges, et des appellations Nuits-Saint-Georges Premiers Crus Champs-Perdrix, Bousselots Rouge et Saint-Georges, notamment. Les cépages sont le Pinot Noir et le Gamay (1/3-2/3) pour le Bourgogne Passetoutgrain, le Pinot Noir pour le reste des appellations rouges; l’Aligoté, le Chardonnay et le Pinot Blanc pour les appellations de blancs. Actuellement, il est exploité par Philippe et Claire Chezeaux, et leurs vins sont devenus des références. Beau Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Porêts 2010, de belle robe grenat, riche et structuré, au nez persistant où dominent des notes de cassis, de griotte et d’épices, riche et long en bouche, puissant, savoureux. Le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Bousselots rouge 2010 n’a rien à lui envier et dévoile un bouquet très puissant d’épices, de violette et de truffe, un vin bien structuré avec des tanins fondus. Le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Crots 2010, de robe grenat profond, au nez complexe où dominent les fruits cuits, légèrement épicé, légèrement poivré, tout en bouche et très subtil. Le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Aux Champs-Perdrix 2010, de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (prune, mûre, poivre, cannelle...), alliant puissance et finesse, gras et intensité, un grand vin bourguignon. Formidable Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Saint-Georges 2010, où le velouté s’allie à la structure, la complexité d’arômes (fruits noirs, champignons, poivre...) à la subtilité d’une matière pleine, de garde. Superbe 2009, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre et de réglisse, un vin ample, très persistant en bouche, complet.


DOMAINE DE LA GUILLOTERIE


SAUMUR-CHAMPIGNY
Exploité par la famille Duveau depuis plusieurs générations, le vignoble du Domaine de la Guilloterie s'étend aujourd'hui sur 50 hectares. Au sud de la Loire et au bord de son confluent le Thouet, ce terroir bénéficie de conditions climatiques particulièrement favorables à la culture de la vigne. Sur ce sol argilo-calcaire, les cépages s'épanouissent pour donner des vins expressifs et de caractère, bien typés. Le Domaine de la Guilloterie produit un excellent Saumur blanc issu exclusivement du cépage Chenin, frais, avec des arômes flatteurs, bien typé. Le Saumur rouge est souple et très aromatique avec de la charpente qui supporte un léger vieillissement. Le Saumur Champigny est très harmonieux, bien typé avec des arômes très persistants de fruits rouges, complexe et très élégant. Le Saumur Mousseux brut et le Crémant de Loire sont deux vins aux bulles fines élaborés selon les méthodes traditionnelles, très agréables à déguster bien frais.


CHAMPAGNE MAURICE VESSELLE


BOUZY
Une exploitation familiale de 9 ha de vignes, où l’on vinifie les cuvées sans fermentation malolactique. Cette maison vous propose ce superbe Champagne Grand Cru Millésimé 2000, tout en bouche, riche et complexe, puissant et persistant, très fruité au nez comme en bouche, avec des notes confites, fort bien dosé, parfait sur une volaille rôtie. Le Millésimé Grand Cru 2004, riche au nez, est d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, une belle cuvée, dense et distinguée à la fois, tout en fraîcheur et persistance en finale. Le brut Grand Cru Bouzy rosé, 100% Pinot noir, obtenu par macération courte, a récolté pas moins de 4 médailles en 2010 : d’Or au concours Général Agricole à Paris et au Challenge International du vin, d’Argent au concours des Vignerons Indépendants et de Bronze à l’International Wine Challenge. Le vin est en effet remarquable, de robe soutenue, classique avec ce nez de framboise mûre, très savoureux. La cuvée Réserve Grand Cru, médaille d’Argent au concours de vignerons Indépendants 2010, est dense et distinguée à la fois, mêlant rondeur et nervosité, au nez de noisette et de pomme, un Champagne harmonieux. Le brut cuvée Réservée Grand Cru est un Champagne à la fois vineux et très fin, corsé et très fruité, aux notes caractéristiques de petits fruits mûrs et de pain grillé, d’une jolie ampleur en bouche. Beau Bouzy rouge 2002, de belle teinte rubis intense, au nez marqué par des arômes de mûre confite, complet et riche en bouche.


LA BASTIDE BLANCHE


BANDOL
La restructuration du Domaine par la famille Bronzo remonte au début des années 1970. L'encépagement constitué pour plus de la moitié de Mourvèdre ce qui confère au vin ces arômes si profonds. Le vignoble de 28 hectares est planté tout en coteaux sur des parcelles aménagées en restanques pour une partie, sur des sols très profonds graveleux et caillouteux de type argilo-calcaire. Les méthodes de culture restent très traditionnelles avec des labours fréquents, une fertilisation organique et aucun emploi de désherbant chimique. Les vendanges entièrement manuelles s'effectuent dans de petits bacs pour que le raisin parvienne intact à la cave. Le terroir très fracturé produit de faibles rendements, ce qui permet d'obtenir des vins à forte personnalité, très concentrés avec des arômes puissants tout à fait exceptionnels. Le vin est riche associant structure et finesse, charnu et racé en bouche, d'une belle persistance aromatique, de très belle garde.



MAISON MOLLEX


SEYSSEL
La famille Mollex du Pays de Seyssel se consacre à la culture de la vigne et au négoce de ses vins depuis 1359. C’est le plus grand vignoble de l’appellation Seyssel, soit 30 ha de vignes, cultivées uniquement avec le cépage Altesse, aussi appelé Roussette de Seyssel. Aujourd’hui, c’est Jean-Luc et Sébastien qui ont repris le domaine et ils se feront un plaisir de vous accueillir au caveau pour une visite et une dégustation de leurs vins. Superbe Seyssel Vieilles Vignes Roussette 2011, vinifié à basse température à partir de raisins sélectionnés provenant des plus vieilles parcelles (plus de 50 ans), élevage sur lies fines, typé, charmeur et bouqueté, ample et persistant, avec des nuances de fruits jaunes mûrs bien spécifiques, de bouche nerveuse et dense à la fois. Le Seyssel La Tacconnière 2011, aux notes de fruits à chair blanche (poire, pêche), des notes florales (violette, tilleul) et minérales en finale, est parfait sur un poisson d’eau douce comme sur une tartiflette. Remarquable Seyssel Clos de la Péclette 2011, à dominante de fleurs blanches et de noix, d’une belle persistance, dense au nez comme au palais, mêlant élégance et structure. Leur Roussette de Seyssel cuvée La Tacconnière 2010, fermentation alcoolique très lente, pas de fermentation malolactique, de robe or pâle aux reflets argentés, est un vin frais et suave à la fois, très agréable à l’apéritif ou des crustacés. La Mondeuse, sols argilo-calcaire et molasses d’alluvions glaciaires, est une référence. Excellent Seyssel Méthode Traditionnelle brut, deuxième fermentation de prise de mousse en bouteille, celle-ci est réalisée sur lattes, pendant une durée variant de 18 à 24 mois alors que la législation n’impose que 9 mois, ce qui va privilégier la finesse de ce très joli vin, de mousse légère, de bouche charmeuse, riche en arômes (amande, pêche, fleurs...).




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