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Les meilleurs vins de France - Page 2

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    A BORDEAUX, IL S’AGIT DE NE PAS SE FAIRE AVOIR…

    En Saint-Julien, en Margaux, en Pessac-Léognan ou à Saint-Emilion, certains propriétaires (ou directeurs) parlent beaucoup trop d’argent, de prix, de “super” notes, de vinifications toujours plus sophistiquées, de chais flambants neufs, d’installations inutiles, etc… Cette minorité, snobe, imbue d’elle-même, n’est ni passionnante, ni représentative, faisant traîner une image négative auprès des amateurs et des professionnels, alors que des centaines d’autres producteurs, de très grands crus ou de vins plus modestes, savent que la frime n’est pas la clé du succès, ni d’un grand vin… Ils font des vins qui n’ont pas d’âme, sans vice ni vertu, et qui atteignent des prix incautionnables. Ceux-là ne nous intéressent pas.

     

     

     

    – Dans le Médoc, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins.Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible. Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes très différents : les 2016, 2010 et 2009, grandissimes, les 2015, 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, ou un 2013, parfois imbuvable, souvent difficile.Le plaisir est là, intact, et c’est du grand art.

    – À Pomerol (et à Lalande), les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, au poivre, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, envoûtante, unique. Ces vins de “velours” Ont des caractères différents, naturellement, selon les sols et leur situation géographique, mais tous sont les plus chaleureux de la région bordelais, à l’image de leurs propriétaires.

    – Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, il faut savoir qu’un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée.Ici, en effet, on a le choix entre de vrais crus de terroir, amples, élégants, de belle garde, du plus grand au plus abordable, et d’autres vins où les sols ont peu de réelle influence, surtout marqués par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins trop concentrés au détriment de la finesse, des vins de dégustation, dont on a du mal à terminer la bouteille, tant le plaisir est absent. Il faut donc frapper à la bonne porte…

    – Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière. Il en est de même en Canon-Fronsac et Fronsac.

    – En Pessac-Léognan comme en Graves, la typicité des terroirs est réelle, avec des sols très spécifiques du bordelais, les seuls où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs. Dans les deux couleurs, en effet, Crus Classés ou non, selon les territoires et la passion des hommes et des femmes, on accède à une gamme exceptionnelle, du plus grand vin au plus charmeur, mais, chacun marqué par une spécificité propre à la région, et c’est déjà beaucoup. Comme à Saint-Émilion, certains crus atteignent des prix totalement injustifiés, et vous ne risquez pas de les retrouver dans le Guide !

    – Dans les appellations de Côtes, on peut passer du sublime au vin “dépersonnalisé”, selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages… et la main de l’homme.Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. De Cars à Tauriac, de Lestiac à Saint-Magne-de-Castillon, Les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves, et c’est tant mieux.

    – L’appellation des Bordeaux Supérieur et Bordeaux, est tellement grande qu’il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait bien tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle. Les prix sont particulièrement abordables, et le plaisir bien réel. Et les meilleurs sont de grands vins à part entière.

    – À Sauternes, comme dans les autres appellations des liquoreux (Loupiac…), les vins possèdent une authenticité réelle : il faut dire que l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.


    LES MEILLEURS VINS DE L'ANNEE

     

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    du GUIDE DUSSERT-GERBER 2020 en cliquant sur le nom

     

     

    Château d'AGASSAC
    Château ANDRON
    Château des ARNAUDS
    Château D'ARRICAUD
    Château BALESTARD La TONNELLE
    Château CLARKE
    Château BATAILLEY
    Château BEAU SITE
    Château BEAUREGARD
    Château BÉCHEREAU
    Château BEJAC ROMELYS
    Château BELLE GARDE
    Château BELLEGRAVE
    Château BELLES-GRAVES
    Château BELLEVUE-FAVEREAU
    Château BERTHENON
    Château BEYNAT
    Château BOIS CARRÉ
    BORIE MANOUX
    Château BOSSUET
    Château Le BOURDIEU
    Château BOUSCAUT
    Château BRAN de COMPOSTELLE
    Château de la BRIDANE
    Château CAILLOU
    Château Le CAILLOU
    Château CANON-CHAIGNEAU
    Château CANTENAC
    Château CANTINOT
    Château CARBONNIEUX
    Château de CARLES
    Château CARONNE-SAINTE-GEMME
    Domaine de CARTUJAC
    Château CERTAN de MAY de CERTAN
    Vignobles CHAIGNE et Fils
    Domaine CHALET de GERMIGNAN
    Château de CHANTEGRIVE
    Château CHENE-VIEUX
    Domaine de CHEVALIER
    Clos JEAN
    Clos RENÉ
    Château de CÔME
    Château La CONFESSION
    Château CONFIDENCE DE MARGAUX
    Château CORBIN MICHOTTE
    Château de CRAIN
    Château LA CROIX
    Château La CROIX MEUNIER
    Château La CROIX de QUEYNAC
    Château LA CROIX-TOULIFAUT
    Château CROIX du TRALE
    Château CROQUE MICHOTTE
    Château DAVID
    Château LE DESTRIER
    Château DEVISE d'ARDILLEY
    Domaine de L'ÉGLISE
    Domaine L'ENTRE DEUX MONDES
    Château d'EYRAN
    Château FALFAS
    Château FAUGAS
    Château FILHOT
    Château La FLEUR CRAVIGNAC
    Château La FLEUR GRANDS-LANDES
    Château FONBADET
    Château FONROQUE
    Château FONTBONNE
    Château FONTESTEAU
    Château FOURCAS-DUPRÉ
    Château FRANC LARTIGUE
    Vignobles Jean GALAND et ses Enfants
    Château La GALIANE
    Vignobles GASSIES-GAUTEY
    Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
    Château La GRACE FONRAZADE
    Château du GRAND BOS
    Château GRAND BRUN
    Château GRAND FRANÇAIS
    Château GRAND-MAISON
    Château GRAND-PUY-LACOSTE
    Domaine de GRANDMAISON
    Château GRAVES DE PEZ
    Château AUX GRAVES DE LA LAURENCE
    Château Les GRAVES de LOIRAC
    Château Les GRAVES
    Château de La GRENIERE
    Château GUIMBERTEAU
    Château La HAIE
    Château HAUT BARRAIL
    Château HAUT-BERGERON
    Château HAUT-CALENS
    Château HAUT FERRAND
    Château HAUT-LAGRANGE
    Château HAUT-MARBUZET
    Château HAUT-SAINT-CLAIR
    Château HOURTIN-DUCASSE
    Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François
    Château JOUVENTE
    Château JUGUET
    Château LAFARGUE
    Château LAFLEUR du ROY
    Château LAFON
    Château LAGARDE
    Château LAJARRE
    Château LAMOTHE VINCENT
    Château LANIOTE
    Château LARIBOTTE
    Château LARTIGUE CEDRES
    Château LASCOMBES
    Château LATOUR
    Château LAUDUC
    Château LAVISON
    Château LAYAUGA-DUBOSCQ
    Château LOUPIAC-GAUDIET
    Château LUCHEY-HALDE
    Château MACQUIN
    Château MAISON NOBLE SAINT MARTIN
    Château MARCHAND BELLEVUE
    Vignobles GONFRIER
    Château La MARZELLE
    Château de MAUVES
    Château MAUVINON
    Château MAYNE LALANDE
    Château MAZEYRES
    Château MELIN
    Clos des MENUTS - Maison RIVIERE
    Château Le MEYNIEU
    Château des MOINES
    Château MONGRAVEY
    Château MONTROSE
    Château MOULIN DU JURA
    Château MOULIN de GRENET
    Château du MOULIN VIEUX
    Château La MOULINE
    Château ORISSE du CASSE
    Château La PAILLETTE
    Château PANCHILLE
    Château de PANIGON
    Château PASCAUD
    Château de PASQUETTE
    Château du PAYRE
    Clos du PÈLERIN
    Vignobles PELLE
    Château PENIN
    Château PETIT MANGOT
    PETRUS
    Château PICHON-BELLEVUE
    Château PIGANEAU
    Château PLANTIER ROSE
    Château PLINCE
    Château PONT LES MOINES
    Château PONTAC-MONPLAISIR
    Château de PRESSAC
    Château CLOS des PRINCE
    Vignobles ROBIN
    Château de ROQUEBRUNE
    Château La ROSE-POURRET
    Château La ROSE SARRON
    Château ROUMAGNAC La MARÉCHALE
    Château ROYLLAND
    Château SAINT-GEORGES
    Château SAINT-HILAIRE
    Château SAINTE-BARBE
    Château SIRAN
    Château SOCIANDO MALLET
    Château Le SOULEY-SAINTE-CROIX
    Château ST ESTEPHE
    Le TEMPLE de TOURTEYRON
    Château THURON
    Château TOUR de GRENET
    Château LA TOUR DU PIN FIGEAC
    Château TOUR-DU-ROC
    Clos TRIMOULET
    Château TRONQUOY-LALANDE
    Château La TUILERIE DU PUY
    Château le TUQUET
    Château VALENTIN
    Château de VALOIS
    Domaine de VIAUD
    VIEUX CHATEAU SAINT-ANDRE
    Château VIEUX GABAREY
    Château VIEUX RIVALLON
    Château Vieux Sarpe
    Château de VIMONT
    Château VOSELLE
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    DIX APPELLATIONS, DIX RÉFÉRENCES !

     

    Gérard TREMBLAYCHABLIS Gérard TREMBLAY

    Gérard TREMBLAY 

    (CHABLIS)
    Gérard, Hélène, Vincent et Eléonore Tremblay
    12, rue de Poinchy
    89800 Chablis
    Téléphone :03 86 42 40 98
    Email : contact@chablis-tremblay.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/gerardtremblay
    Site : www.chablis-tremblay.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Ici, on s’attache, en famille, à laisser s’exprimer au mieux chaque parcelle, et aucun cru ne ressemble à un autre. Gérard Tremblay, en-dehors d’être devenu une référence incontournable de la région, peut être satisfait d’avoir su transmettre, avec son épouse, Hélène, à leurs enfants, Vincent et Éléonore, la même fibre pour élever de grands Vins typés.
    Pour Vincent Tremblay, “la vendange 2018, c ‘est le top ! On ne peut pas avoir mieux, volume et qualité. Pas d’oïdium dans le vignoble. Pour les raisins 2018, les peaux étaient très fines malgré la sécheresse importante, les rendements sont élevés et nous avons très belle qualité des jus, en moyenne 12,5 à 13°. Nous sommes des vignerons heureux !
    Éléonore a eu un petit garçon, 2018 est son année de naissance, c’est un très bon millésime tout comme mon fils qui est né en 2009, un très bon millésime aussi. Avec cette naissance, c’est donc le 4e petit fils pour mes parents, et que des garçons !
    Notre Chablis Premier Cru Côtes de Léchet 2017 est très typé Chablis, belle minéralité. Léchet est un des Premiers Crus qui s’ouvre le plus rapidement dans sa jeunesse, c’est un vin très agréable, très gourmand. Premier Cru Montmains 2017 est encore un peu fermé, très belle matière. 2017 est un millésime concentré, on retrouve dans les Vins beaucoup de minéralité et c’est très agréable. Chablis Premier Cru Fourchaume Vieilles Vignes 2017, se caractérise par sa très grande finesse, c’est un vin très délicat aux notes de fleurs blanches. Chablis Premier Cru Beauroy 2017 présente des arômes de minéralité, cette vigne est relativement jeune, nous avons opté pour des porte-greffes très qualitatifs, le vin est très fruité et minéral.
    Chablis Premier Cru Fourchaume 2017 est similaire au Fourchaume Vieilles Vignes qui, lui, est plus puissant, on retrouve les mêmes caractéristiques liées au terroir, celui-ci est plus accessible rapidement.
    Chablis Grand Cru Vaudésir 2016, est un vin très solaire donc très concentré, le Vaudésir 2017 sera plus minéral.
    Chablis Vieilles Vignes 2018, superbe concentration, vin très rond, très gourmand même dans sa jeunesse, ce sont vraiment des Vins plaisir, c’est ce qui les caractérise pour ce millésime, je l’ai présenté à Londres et n’est entendu que le mot “Enjoy”. 2018 offre des arômes de fruits mûrs, surtout les agrumes, acidité assez présente mais qualitative.”
    La famille Tremblay est passionnée, conviviale, chaleureuseuse et les Vins sont à leur image, comme ce remarquable Chablis Premier Cru Côte de Léchet 2017, associe structure et distinction, avec ces senteurs de fumé bien spécifiques au palais, où s'entremêlent des notes persistantes de fruits blancs et de chèvrefeuille, tout en finale. Le 2016, aux senteurs de fumé et d’aubépine, très classique, gras mais vif, un grand vin de jolie teinte, intense, très charmeur au nez comme en bouche, qui poursuit une forte belle évolution. Le 2015, aux nuances de miel, au nez de petits fruits (pêche), bien ferme et suave en bouche, à la texture fine et soyeuse, un vin tout en distinction, qui associe richesse aromatique et suavité, et sent bon la noisette et les épices en finale. Superbe Premier Cru Montmains 2017, il est distingué, d’un grand classicisme, très aromatique avec des notes de fruits mûrs et de fleurs blanches, tout en amplitude au palais. Le 2016, mêle nervosité et gras, un vin au nez délicat, fin et persistant, où l’on retrouve des notes de fleurs fraîches, de coing et de noisette, d’une finale chaleureuse qui convient, par exemple, avec des ris de veau rôti en croûte sauce Périgueux ou un consommé de homard.
    Beau Chablis Premier Cru Fourchaume 2018, racé, au nez fleurisuave mais délicat, d’une très belle persistance aromatique en bouche où s’épanouissent des connotations de miel et de lis, tout en finale. Le 2017, aux senteurs de lis et de fumé, gras, est un vin subtil, parfumé, charmeur au nez comme en bouche, d’une belle harmonie, toujours très typé. Le 2016, sent la pomme mûre, le musc et la noix fraîche, puissant et savoureux, de belle structure, il s’apprécie avec des tagliatelles aux truffes et foie gras ou une fricassée d'escargots aux aromates.
    Le Chablis Premier Cru Beauroy 2017, est très typé, bien parfumé et persistant, sec et complexe en bouche, fleurant le musc, le citron et l’aubépine, tout en bouche. Le 2016, a des notes de noisette et de miel, puissant, tout en délicatesse, très ample au palais, un grand vin racé, vraiment remarquable par sa structure et sa longueur en finale. Nous apprécions aussi le Chablis Grand Cru Vaudésir 2017, aux nuances de petits fruits frais et de grillé, d’une belle vivacité, de bouche puissante, dense, tout en nuances, un vin alliant finesse et structure, très minéral. Le 2016, aux arômes de noisette grillée, de robe jaune aux reflets d’or, est intense et raffiné, tout en charme, de bonne bouche équilibrée, aux notes de pêche et de pain grillé, très bien élevé. Il y a encore le Chablis Vieilles Vignes 2018, de belle couleur jaune pâle, avec un nez frais de fleurs blanches et d’agrumes, très bien équilibré, aux connotations de petits fruits secs et de poire au palais, de bouche distinguée. Le Chablis 2018, associant puissance et distinction, est très élégant, tout en finesse, au nez de fleurs et de musc, encore un peu jeune, et le Petit Chablis 2018, est toujours charmeur par sa nervosité au palais.
    CASTELNAU CASTELNAU

    CASTELNAU


    Président : Fabrice Collin - Directeur Général : Pascal Prudhomme
    5, rue Gosset - CS 80007
    51724 Reims
    Téléphone :03 26 77 89 00
    Email : caveau@champagne-castelnau.fr
    Site : www.champagne-castelnau.fr

    Incontestablement à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. C’est largement mérité pour cette cave très importante : 713 adhérents, 900 ha. En 2007-2008 : travaux d'extension pour atteindre une capacité de stockage en caves de 29 000 000 de bouteilles. Un site de production de 50 000 m² sur 5,5 ha en plein centre de Reims, et une capacité totale en cuverie de 123 000 hl. L'origine du nom de ce Champagne remonte à 1916, nom du célèbre général De Castelnau qui s'est illustré durant la première guerre mondiale et dont la fameuse devise était “qui s'y frotte, s'y pique.” Puis, à partir de 1925, la marque appartiendra à une famille sparnacienne durant trois générations. Très en vogue dans les années 1930, ce Champagne est servi sur les tables des familles royales. En 2003, la Coopérative régionale des Vins, basée au cœur de Reims, acquiert la marque De Castelnau, qui devient Castelnau, et ce dynamique regroupement met alors en commun son savoir-faire et sa palette de crus pour élaborer des cuvées d'exception. Toutes les différentes étapes de l'élaboration des cuvées font l'objet de soins attentifs et d'une traçabilité infaillible. Castelnau signe une nouvelle gamme d’étuis, particulièrement réussis : Bleu de prestige pour le Brut Réserve, un jeu subtil de deux nuances pour le Brut Millésimé évoquant le Pinot Noir et le Pinot Meunier, des couleurs gourmandes: café pour le Blanc De Blancs...

    Vous allez apprécier comme nous ce remarquable Champagne Blanc De Blancs Millésime 2006, où la fraîcheur du Chardonnay dégage des saveurs d’une belle harmonie, qui a des nuances de pomme et de fruits secs, de bouche crémeuse, c’est une cuvée suave, un Champagne racé, distingué, tout en complexité d’arômes au palais, aux nuances de fruits frais et de biscuit en finale.
    Beau Champagne Millésime 2005, 39 crus, 50% Chardonnay, 33% Pinot Noir, 17% Pinot Meunier. Des vignes situées sur des Premiers crus, raffiné, complexe en bouche, avec des connotations de fruits secs et d’agrumes, un vin généreux et charmeur en bouche, dominée par les fruits jaunes et les fleurs fraîches, qui s’associe aussi bien avec une lotte ou des ris de veau rôti sauce Périgueux.
    La cuvée Spéciale Millésime 2002, est un beau vin d’une robe jaune d’or aux reflets ambrés, avec des connotations d’abricot et de noix fraîche, de mousse fine, une cuvée typée par ce très grand Millésime champenois, subtile et fruitée, d’une très jolie finale. Bel Extra Brut, 45% Chardonnay, 45% Pinot Meunier et 10% Pinot Noir. Un bel équilibre entre l’éclat ciselé du Chardonnay et la rondeur exquise du meunier. Un faible dosage met en lumière cet assemblage tout en finesse. Très agréables notes grillées, de fruits secs, vivacité de saveurs de citron confit, belle finale aérienne avec des notes de miel.
    La cuvée Hors Catégorie 2012, est remarquable, à la mousse fine et légère, aux arômes intenses, à dominante de noisette et d'abricot, une cuvée savoureuse, très parfumée au palais, avec des nuances de chèvrefeuille et de pêche, tout en distinction. Séduisant Brut rosé, 51% Pinot Meunier, 35% Chardonnay, 14% Pinot Noir, 10% Pinot vinifié en vin rouge, 20% de l’assemblage est constitué de Vins de réserve. Un vin d’un beau rose pomelo aux reflets saumonés, arômes de fraise des bois et de prune, de bouche tendre, légère, délicate, avec cette finale aux notes de pâte de fruits et de cerise à l’eau-de-vie dûe au Pinot Noir, idéal à l’apéritif ou sur des tartes chaudes. Le Brut Réserve, 40% Chardonnay, 40% Pinot Meunier, 20% Pinot Noir, est riche et complexe, frais et charpenté à la fois, aux nuances où dominent la rose et le miel, un Champagne intense, de mousse crémeuse. Le Brut, 82% Pinot Noir, 18% Pinot Meunier, est excellent, de robe or pâle aux reflets brillants, la bouche est fraîche mais douce aux saveurs d'abricot, de pêche de vigne, d'une belle finale délicate et bien aromatique de laurier, de tabac blond. Découvrez leur belle salle de réception.
    Domaine du GRAND JAUREPÉCHARMANT Domaine du GRAND JAURE

    Domaine du GRAND JAURE 

    (PÉCHARMANT)
    Bertrand et Bernadette Baudry
    16, chemin de Jaure
    24100 Lembras
    Téléphone :05 53 57 35 65
    Email : domaine.du.grand.jaure@wanadoo.fr
    Site : www.domainedugrandjaure.com

    Ce domaine appartient à la même famille depuis 1920. C’est aujourd’hui Bertrand et sa sœur Bernadette, 4e génération, qui dirigent ce domaine en conversion Bio depuis 2018.
    Superbe Pécharmant cuvée Mémoire 2015, médaille d’Or Paris 2017, de belle robe pourpre soutenu, riche en bouquet comme en matière, dense et bien charnu, qui associe couleur et structure, avec ces notes de cerise et d’humuscharpenté, aux tanins mûrs. Goûtez aussi le Pécharmant cuvée Terroir 2015, médaille d’Argent Mâcon 2017, il est assez concentré, alliant finesse et structure, de robe dense, de bouche pleine, aux tanins bien fermes, au nez dominé par la prune et les sous-bois. Et toujours pour le plaisir, cette cuvée Rosette 2017, médaille d’Argent Paris 2018, avec ces notes de petits fruits secs et de tilleul, tout en persistance.
    Paul FAHRER Paul FAHRER

    Paul FAHRER


    Jean-Yves Fahrer
    3, place de la Mairie
    67600 Orschwiller
    Téléphone :03 88 92 86 57
    Email : vins@paulfahrer.fr
    Site : http://paulfahrer.fr

    Ce domaine familial constitué au fil du temps compte actuellement plus de 6 ha, repris par Jean-Yves Fahrer depuis 2009. La première mise en bouteille à la propriété date de 1950, et les premières bouteilles de Crémant d’Alsace sont élaborées à partir de 1980. Le vignoble situé principalement autour d’Orschwiller, est constitué de vieilles vignes de plus de 25 ans, sur plus de 60%.
    Belle réussite avec son Pinot Gris Vieilles vignes 2015, aux arômes de noix fraîche avec des dominantes d’amande et de pêche en bouche, à la fois fin et charpenté, un beau vin typé, que l’on peut associer, notamment, avec un millefeuille de poireau et roquefort ou des escalopes de foie gras au pain d'épices. Joli Gewurztraminer Terroir du Haut-Kœnigsbourg 2015, de teinte délicatement dorée, aux notes discrètes de miel, de noix et de rose, qui allie fraîcheur et charpente, c’est un vin tout en arômes. Excellent Riesling Vieilles vignes 2015, avec cette fraîcheur florale doublée de nuances fruitées, aux senteurs de noisette et de rose, il est puissant, tout en finesse d’arômes au palais.
    On poursuit avec le Pinot Gris Les Frênes 2016, raffiné, rond en bouche, avec des arômes de fruits secs et d’agrumes, un vin généreuxfranc et bien typé comme le Gewurztraminer Coteaux du Haut Kœnigsbourg 2016, avec ces connotations subtiles où s’entremêlent les fruits blancs mûrs, les épices et les fleurs fraîches, de bouche intense.
    Vous apprécierez également cet excellent Crémant d’Alsace blanc brut, de belle couleurfrais et fleuri, qui associe rondeur et persistance au palais, de mousse abondante et délicate, à déboucher aussi bien sur une tarte aux brugnons qu’avec un turbot sauce hollandaise, par exemple.
    Domaine de SAJECHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Domaine de SAJE

    Domaine de SAJE 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Jérome Mathieu
    21, rue du Commandant Lemaître
    84230 Châteauneuf du Pape
    Téléphone :06 80 95 82 53
    Email : jerome@domaine-de-saje.fr

    Le Domaine de Saje est une exploitation de 7,5 Ha en appellation Châteauneuf du Pape, et 2 Ha en appellation Côtes du Rhône. Pas moins de 20 parcelles complantées et 6 en cépage unique, sur des terroirs argilo calcaires à galets roulés, sols bruns, calcaires et siliceux, sont la base de l’équation de mes vins. Les Châteauneuf du Pape blancs et rouges que je produis s’inscrivent dans la plus pure tradition chateauneuvoise, avec des vinifications en cuves béton, en vendanges entières de préférence (éraflée si besoin uniquement). Les 13 cépages de l’appellation composent chacun de mes vins rouges de Châteauneuf du Pape, l’assemblage est primairement un assemblage de fruits. Le pressurage doux au moyen d’un pressoir vertical à eau n’extrait que les meilleurs jus, qui partiront en élevage long en vieux foudres de chêne.
    Pour Jérôme Mathieu, “le 2018 est un millésime qui n’a pas été évident du tout, très délicat à cause des conditions climatiques. Un printemps très arrosé où il a fallu être vigilent pour protéger la vigne des maladies, puis enfin, un été très sec et chaud. Résultat : un vin pas trop alcoolisé, ce qui n’est pas mal du tout, même si dans notre appellation on avoisine toujours les 14°. Les vins sont un peu plus souples, un peu moins durs, jolis arômes de fruits, des tanins qui se fondent assez facilement, un vin accessible plus rapidement même s’il a un potentiel de garde. Le blanc 2018 est formidable.
    Nous commercialisons le 2017 qui succède au 2016, dans mes cuvées habituelles Marquis Anselme Mathieu, Domaine de Saje en blanc et en rouge et ma nouvelle cuvée, un petit bijou que je peaufinais dans mes caves.“
    Vous allez aimer son Châteauneuf-du-Pape rouge Marquis 2016, coloré, de bouche puissante et dense, aux nuances de framboise, d’humus et de réglisse, d’une structure soutenue, charnu, d’une finale complexe et d’excellente évolution.
    Agréable Châteauneuf-du-Pape rouge 2016, puissant et complexe, au nez à la fois intense et subtil où s'entremêlent des arômes persistants de confiture de mûre et de réglisse, typé, de bouche savoureuse, de belle évolution. Remarquable Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée “1600” 2016, de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse, un très beau vin d’une grande expression, concentré et distingué, de grande évolution.
    “La Cuvée 1600 est une cuvée avec un assemblage qui fait la part belle au cépage la Counoise. J’ai choisi ce nom en mémoire des premiers vignerons Mathieu qui se sont installés à Châteauneuf-du-Pape à cette époque. Cuvée 1600 millésime 2016, plus coloré et plus tonique, c’est un vin un peu plus épais, que l’on appréciera après le 2015, c’est un vin qui présente une belle densité, une couleur rouge rubis qui évolue vers le tuilé. Je trouve que la Counoise (45% de l’assemblage, alors que dans mes autres vins le Grenache est majoritaire) apporte aux vins une droiture, une belle persistance.”
    Beau Châteauneuf-du-Pape blanc 2017, d’une belle couleur dorée avec des reflets tirant légèrement sur le vert, c’est un grand vin très fruité aux arômes prononcés d’agrumes, de citron plus particulièrement, à déboucher, par exemple, sur des ris de veau aux morilles ou une raie à l'émincé de fenouil.
    On se fait plaisir aussi avec le CDR rouge 2017, de bouche charnue, coloré, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins bien fondus.
    Château de ROQUEBRUNELALANDE-DE-POMEROL Château de ROQUEBRUNE

    Château de ROQUEBRUNE 

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    Florent Guinjard
    6, route des Galvesses
    33500 Lalande-de-Pomerol
    Téléphone :05 57 74 08 92
    Email : chateauderoquebrune@lalande-pomerol.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateauderoquebrune
    Site : www.chateauderoquebrune.com

    Au sommet. Une propriété familiale depuis plus de 5 générations. L’encépagement se compose de 65% de Merlot, 15% de Cabernet-Sauvignon et de 20% de Cabernet franc, vendanges manuelles. Le travail régulier de la terre, dans le respect de l'environnement, est privilégié, excluant tout désherbant chimique et tout traitement chimique systémique.
    C'est l'observation permanente du vignoble qui détermine les interventions. La faune présente dans le vignoble atteste de l'équilibre naturel obtenu. Sur le terrain, donc, pas de désherbant chimique, l'herbe ne pousse pas parce que son vigneron travaille la terre. Il la retourne plusieurs fois par an, avec des charrues appropriées.
    Florent Guinjard est un enfant du vignoble bordelais. Un vrai ! Sa passion pour le vin, il a à cœur de la partager avec le plus grand nombre. Il aime par-dessus tout faire découvrir la diversité étonnante des vins qu'il produit sur son domaine.
    A la tête d'une propriété qui appartient à sa famille depuis 1880, il perpétue à la fois la tradition tout en faisant progresser, année après année, sa technique de vinification en s'entourant des conseils des meilleurs œnologues bordelais pour offrir un vin haut de gamme à un prix accessible. Sa volonté : produire des vins fruités, fins très peu boisés. Sa marque de fabrique : le fruit.
    “D'une étendue de 11,2 ha, précise Florent Guinjard, le vignoble est regroupé autour du chai. Il est situé sur le plateau sablo-limoneux et caillouteux se trouvant au nord-est de Libourne. Nous travaillons aujourd'hui 10,5 ha, avons augmenté la capacité de notre cuverie pour pouvoir vinifier tous les raisins que nous produisons.
    En 2009, nous nous sommes équipés d'une thermo-régulation pour mieux maîtriser la température de nos fermentations. En 2010, pour améliorer notre qualité et être respectueux de notre récolte, nous avons acheté un nouveau pressoir.
    En 2012, dans une démarche écologique, nous nous équipions d'une aire de lavage, et de cuves de stockage des effluents. La même année nous remettions en état 1 ha de vignes, en l'arrachant et la replantant. Puis, en 2014, nous avons remis en état 1 ha de vignes, que nous replantons avec notre propre Merlot sélectionné.”
    Pour Florent Guinjard, “le 2018 est une année superbe en quantité et en qualité, mais nous avons dû traiter sept jours sur sept et avons été largement récompensés de notre travail par ce superbe millésime, puissant, coloré, qui est vraiment tel que nous le souhaitions.
    Nous prévoyons de produire notre cuvée boisée “Audrey” 2018 qui attendra de longues années avant d’être proposée. Nous continuons d’améliorer notre matériel pour gagner plus d’efficacité sur le travail du sol.”
    Franchement, son Lalande-de-Pomerol cuvée Reine 2016 est vraiment superbe, dense et bien charnu, qui associe couleur et structure, avec ces notes caractéristiques de cerise et d’humuscharpenté, aux tanins mûrs, de bouche puissante et savoureuse, et d'excellente garde. Il en est de même pour son 2015, au nez de cerise mûre, avec des senteurs de groseille et de cuir, est un vin généreux et harmonieux, de robe carmin intense, et développe une bouche persistante avec ces notes d’épices et de myrtille, aux nuances de fumé.
    Le 2014, a des arômes de fruits macérés et d’épices, une belle teinte grenat, un vin dense au nez comme en bouche, alliant finesse et charpente, aux tanins à la fois riches et soyeux, d’excellente évolution. 
    Beau 2012, de belle robe rubis soutenu, un vin très harmonieux, au nez de framboise et de violette et une pointe d’épices, charnu en bouche. Le 2011, ample et riche au nez comme en bouche, est d’un bel équilibre, gras, aux tanins fondus, où se marient la griotte et l’humus, un très joli vin. Superbe 2010, aux notes de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), bien charnu, d'une grande intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, et se savoure sur une selle d'agneau aux blinis d'estragon ou une oie aux champignons.
    Château RASQUECÔTES DE PROVENCE Château RASQUE

    Château RASQUE 

    (CÔTES DE PROVENCE)
    Gérard, Monique et Sophie Biancone
    Route de Draguignan
    83460 Taradeau
    Téléphone :04 94 99 52 20
    Email : accueil@chateaurasque.com
    Site : www.chateau-rasque.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Dès 1983, en effet, les bulls libèrent les espaces nécessaires à l’établissement de ce vignoble. C’est ainsi que les enfants de Gérard et Monique, Pascale, Fabio, Sophie, Alexandra et Enzo ont vu naître au fil des ans, le façonnage de ces terres, planter les premières vignes, comprendre l’effort et venir partager avec eux le plaisir de la récompense d’une belle vendange. Nous ne proposons que des Vins authentiques qui correspondent à notre famille. Toutes nos terres sont travaillées en Bio, les seuls produits que nous nous autorisons étant le soufre et le cuivre. Cela nous permet de laisser s’exprimer le terroir, sans aucun produit chimique. Superbes chambres d’hôtes sur place.
    “Pour Sophie Biancone, “l’année 2018 a été un peu compliquée : il a fallu faire preuve d’une vigilance extrême afin de maintenir nos traitements Bio sur le vignoble. Petite récolte mais très qualitative. Le 2017 rouge ne sortira que dans deux ans. Nous n’avons plus de 2017 en blanc et en rosé, c’est un millésime qui s’est très bien écoulé, d’une très belle qualité.
    A la vente, nous proposons les 2015 et 2016 en rouge et les blanc et rosé 2018. Le blanc 2018 est très aromatique avec des notes de poire et de pamplemousse sucré, un petit côté exotique en fin de bouche qui donne une belle ampleur au vin. Le rosé 2018 est d’un rose très pâle, poudré, développant des arômes très fins et très délicats de pêche, belle fraîcheur suave arrondie en finale.
    Nous avons changé l’habillage et la forme de nos bouteilles, nous conservons le style original tout en apportant une touche plus moderne, plus tendance.“
    Formidable Côtes-de-Provence rosé cuvée Alexandra 2018, 50% Grenache sur sol argilo-calcaire, très caillouteux et 50% Cinsault sur sol argilo-calcaire, ce vin est envoûtant, au fruité délicat, avec des nuances de pêche et de noix fraîche, sec et suave à la fois, qui associe la fraîcheur à la rondeur, tout en finale. Exceptionnel Côtes-de-Provence rouge Clos Madame 2015, 80% de Syrah et 20% de Grenache (pigeage manuel sur cuves ouvertes en bois de chêne, vieillissement de 12 mois en foudres de chêne), de bouche puissante et dense, de couleur intense, racé, aux tanins riches et soyeux à la fois, aux connotations de cassis et de poivre, de belle garde. Le Côtes-de-Provence blanc Madame 2015, de belle robe jaune d’or soutenu, riche au nez, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de noix, de citron et de pêche, de bouche puissante et d’une longue finale.
    Joli Côtes-de-Provence rouge Pièce Noble 2014, il est de couleur intense, racé, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, riche, de belle teinte grenat, dense et puissant au nez comme en bouche, de bonne garde, un vin de belle matière. Agréable Côtes-de-Provence Blanc De Blancs 2017, 100% Rolle sur sol argilo-calcaire très caillouteux, macération à froid, fermentation à basse température, il a des notes aromatiques de pêche et de lis, un vin long et très équilibré en bouche.
    MAS DU NOVICOTEAUX-DU-LANGUEDOC MAS DU NOVI

    MAS DU NOVI 

    (COTEAUX-DU-LANGUEDOC)
    Famille Palu - Directeur : Thierry Thomas
    Route de Villeveyrac / D5 - Domaine Saint-Jean-du-Noviciat
    34530 Montagnac
    Téléphone :04 67 24 07 32
    Email : contact@masdunovi.com
    Site : www.masdunovi.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés.

    “Nous gardons nos Vins en cave pour les proposer uniquement lorsqu’ils commencent à être agréables à déguster, nous dit Thierry Thomas, c’est un gros effort mais, cela en vaut la peine. Nos Vins ont un grand potentiel et méritent quelques années de cave pour mettre en avant leurs qualités propres. Ce sont des Vins à la couleur profonde, très concentrés, très aromatiques, aux arômes puissants de fruits noirs, aux tanins enrobés. Nous attendons que l’élevage en barriques de 15 mois se “fonde” un peu. C’est pourquoi, nous ne proposons actuellement que le 2015, hormis les blancs et rosés 2018.
    Ce 2015 est un grand millésime, à la fois excellent en qualité et, en quantité, c’est vraiment un très joli vin, il a tout pour lui, la concentration, les arômes, la puissance et la richesse. En 2018, nous avons 60% de récolte en moins. Tout le domaine est regroupé, donc nous avons subi les aléas climatiques de plein fouet surtout que nous cultivons la totalité de nos vignes en Bio !”
    En effet, voilà un superbe Languedoc Grés de Montpellier Prestigi 2015, 85% Syrah, 13% Grenache et 3% Mourvèdre, de belle teinte pourpre, dense et puissant au nez comme en bouche, avec ces tanins présents, c’est un vin généreux.
    Le Languedoc Grés de Montpellier N de Novi 2012, 100% Syrah, élevé 18 mois en fûts de chêne neufs, est de couleur pourpre, aux nuances de poivre, de mûre et d’épices, il est dense en bouche et charpenté.
    Formidable Coteaux-du-Languedoc Novi 2009, 85% Syrah, 12% Grenache et 3% Mourvèdre, élevé 15 mois en barriques et demi-muids, il a un nez de fruits cuits et d’humus, aux tanins équilibrés, de bouche à la fois puissante, soyeuse et parfumée, d’une robe rubis foncé. Tout en bouche, le Languedoc Grés de Montpellier Ô de Novi 2015, vin biologique, misant sur la concentration qui se mêle à une distinction certaine, c’est un vin qui allie puissance et souplesse, riche, très structuré, complet et très parfumé (prune, griotte, moka). 
    On se fait plaisir avec ce Languedoc rosé Lou Rosat 2018, vin biologique, cépages SyrahGrenacheCarignan et Cinsault, jolie robe, d’une belle matière, au nez dominé par la framboise, c’est un vin qui a beaucoup de structure et de charme.
    L’ IGP Pays d’Oc Lou Blanc Chardonnay 2018, élevé 12 mois en cuves Inox, est un vin séduisant, suave, tout en arômes et vivacité, aux senteurs persistantes, qui allie la fraîcheur à la souplesse. Et pour finir l’IGP Pays d’Oc Chardonnay Fût Mas du Novi 2015, élevé 12 mois en barriques et demi-muids, médaillé d’Or plusieurs fois au Concours des Chardonnay du Monde, il est franc, avec ces notes de fleurs et d’agrumes caractéristiques, c’est un vin charmeur et tout en harmonie.
    Domaine Benoît BADOZCÔTES DU JURA Domaine Benoît BADOZ

    Domaine Benoît BADOZ 

    (CÔTES DU JURA)

    3, avenue de la Gare
    39800 Poligny
    Téléphone :03 84 37 18 00
    Email : contact@domaine-badoz.fr
    Site : www.domaine-badoz.fr

    Depuis 1659, la famille s’est attachée à respecter la tradition du terroir Jurassien en transmettant son savoir-faire sur 10 générations. En 1970, Bernard Badoz, le père, s’engage dans un programme de plantation de cépages adaptés aux types de sols. Après un BTS obtenu au Lycée Viticole de Beaune, le fils Benoît reprend le domaine en 2003.
    Superbe Vin Jaune 2011, une bouche très harmonieuse, avec des notes de fruits blancs mûre, de musc et de fruits secs, un beau Vin parfait sur un curry d'agneau au riz safrané ou un risotto aux morilles. Très agréable Côtes-du-Jura blanc 2016, fleurant bon le genêt, la pomme et les noisettes, un Vin typé qui allie élégance et structure, finesse et persistance, tout en bouche. Le Côtes-du-Jura blanc Chardonnay Arrogance 2015, a une jolie robe dorée, d’une belle harmonie, tout en fruité et en finessesouple, aux arômes de noisette. Tout comme le Côtes-du-Jura blanc Grains de Poulsard 2016, sans soufre, d’une jolie finesse, aux arômes fins de chèvrefeuille, d’une belle ampleur.

    ARNOUX & FilsVACQUEYRAS ARNOUX & Fils

    ARNOUX & Fils 

    (VACQUEYRAS)
    Marc et Jean-François Arnoux
    Cave du Vieux Clocher
    84190 Vacqueyras
    Téléphone :04 90 65 84 18
    Email : info@arnoux-vins.com
    Site : www.arnoux-vins.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. La famille détient ce vignoble depuis 1717, depuis que le Seigneur de Lauris, fit don d’une parcelle à un ancêtre de la famille Arnoux, Pierre Bovis. Depuis ce jour, le vignoble s’est transmis de père en fils depuis 8 générations. Jusqu’au début du XXe siècle, il y avait de la polyculture avec notamment beaucoup de maraîchage dans la région. C’est le grand-père Aimé, né en 1901, qui a développé le vignoble et, en 1936, a créé la Cave du Vieux Clocher.
    “Le 2016 est un super millésime, quantité et qualité sont au rendez-vous, nous dit Jean-François Arnoux. Nous avons vendangé aux dates habituelles, les raisins étaient bien mûrs et sains. La vigne a un peu souffert de la sécheresse mais la qualité est exceptionnelle ! Le Seigneur de Lauris est un vin issu de vieilles vignes avec de longues cuvaisons afin d’extraire toute la potentialité du terroir. Grâce à la sélection parcellaire, au tri et aux petits rendements, nous avons obtenu une belle qualité de vin sur la gourmandise. Un vin plus fruité que gras, tout en charme, après 4 mois d’élevage en foudres, on est séduit par son côté fruité avec des notes évoluées.“
    Formidable Vacqueyras “1717” 2014, qui rend hommage au début de l’histoire vigneronne de la famille, sélection parcellaire des plus vieilles vignes de Grenache et Syrah, de bouche mûre, un grand vin charnu, au nez à la fois intense et subtil où s’entremêlent la griotte, la prune et une touche poivrée, de garde.  Le Vacqueyras Château Les Pénitents rouge 2014, toujours bien expressif de son terroir, est typé comme on les aime, aux notes de prune et de sous-bois, dense et concentré, légèrement poivré en finale, de très bonne évolution comme le Vacqueyras Vieux Clocher Classic rouge 2015, où dominent les fruits rouges et la violette, alliant finesse et charpente, qui poursuit une bonne évolution, de bouche charnue. 
    Remarquable CDR Seigneur de Lauris Vieilles vignes rouge 2015, de robe pourpre, au nez puissant et persistant de poivre et de cerise noire, gras, aux tanins enveloppés, de bouche corsée. Le Vacqueyras Seigneur de Lauris blanc 2015, élevé et vinifié en barriques neuves durant 12 mois, a beaucoup de finesseboisé, un vin très floral, très aromatique avec un côté beurré grâce à la macération pelliculaire à froid. Goûtez le Vacqueyras blanc Les Pénitents 2016, équilibré, parfumé et persistant, bien sec et complexe en bouche, alliant structure et finesse, fleurant le musc et la pêche, tout en bouche, et le Vacqueyras rosé Les Pénitents 2016, à la fois friand et chaleureux.

     

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    GRAVES ET PESSAC-LÉOGNAN, LE NOUVEAU CLASSEMENT

    GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN

    646.jpg231.jpgProlongement des terres du Médoc, le vignoble des Graves a été de tout temps rapproché historiquement et géographiquement de celui du Médoc. Là aussi la terre est graveleuse (le mot “graves” vient de là), pauvre, mais secourue par un climat exceptionnel et des vignerons qui ont écrit l’histoire du Bordelais.

    Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”. Il est indispensable de s’attacher à la réelle typicité des terroirs et de soutenir les hommes qui restent fidèles à ces sols très spécifiques.

    Pour les Graves, il existe donc une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Cadaujac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Castres, Beautiran ou Landiras, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan (quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2016 et 2014) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise.

    2832.jpg3267.jpgNotre Classement parle de lui-même, avec Chevalier, Bouscaut, Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Luchey-Halde, Pontac-Monplaisir, Eyran, Léognan, qui sont à de très beaux niveaux, en blanc comme en rouges, chacun dans sa gamme...

     

     

     

    425.jpg2865-2.jpg

    En Graves, plusieurs crus sortent du lot : Mauves, Grand Bos, Le Tuquet, Vimont, Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Chantegrive, Jouvente... et Toulouze, en Graves de Vayres.

     

    CLASSEMENT GRAVES
     
    e_graves.jpg
    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE


    Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions...


    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
    Accédez gratuitement aux commentaires de dégustation du GUIDE DUSSERT-GERBER 2020 en cliquant sur le nom

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance

    (HAUT-BRION (PL) (Bl))

    ---------

    EYRAN (PL)
    FRANCE (PL)
    GRAND BOS (Bl)
    GRANDMAISON (PL) (Bl)
    HAUT-LAGRANGE (PL) (Bl)
    LAFARGUE (PL) (Bl)
    LEOGNAN (PL)
    LESPAULT-MARTILLAC (PL) (b)
    PONTAC-MONPLAISIR (PL) (Bl)
    VIMONT (Bl)

    ----------

    ARGUIN
    ROSE SARRON (Bl)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance

    CHEVALIER (PL) (Bl)

    ----------

    BOUSCAUT (PL) (Bl)
    CHANTEGRIVE (Bl)
    LE TUQUET (Bl)

    ----------

    CARBONNIEUX (PL) (Bl)
    LUCHEY-HALDE (PL) (Bl)
    MAUVES (Bl)

    ----------

    ARRICAUD (Bl)
    BRONDELLE (Bl)
    HAUT-CALENS
    JOUVENTE (Bl)
    TOULOUZE (Graves de Vayres)




    Les autres Domaines en vidéo sont sur Vinovox

    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

     
    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance

     

    MAGNEAU*
    (MALARTIC-LAGRAVIÈRE (PL)*)
    (SMITH-HAUT-LAFITTE (PL)*)

    ----------

    SAINT-AGRÈVES
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance

    (BROWN (PL) (b)*)
    MASSEREAU
    PETIT-PUCH (Graves de Vayres)
    PICHON-BELLEVUE (Graves de Vayres)

    ----------

    HAUT PLANTADE (PL)*

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    (CAILLIVET)
    FERRAN (PL)*
    (ROUGEMONT)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    (BLANCHERIE)
    (CASTRES)
    HOSPITAL
    SANSARIC
    Choississez une région pour voir un autre classement : 
    ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
    BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

    BORDEAUX

    BOURGOGNE

    VAL DE LOIRE

    CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
    SUD-OUEST-PERIGORD  
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    CLASSEMENT : LES VINS D'ALSACE N'ONT JAMAIS ÉTÉ AUSSI GRANDS

    216.jpg2805.jpgNous avons toujours un faible pour cette région, et c’est un réel plaisir de suivre cette route des vins qui serpente à travers les collines du vignoble, au pied des pentes boisées des Vosges. Le vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève des vins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle.

    308.jpg453.jpgAbrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, du granite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès…

    2771.jpg2810.jpgOn ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, le Riesling, là, le Gewurztraminer ou le Tokay. Attention à la complexité des crus et lieux-dits et lisez bien les étiquettes, pour ne pas confondre les clos, les Grands Crus ou les ­communes.

    Appréciez en tout cas l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et les vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des prix sages.

    Le Classement 2020 vous aide à choisir les incontournables.

     

     

    L'HISTOIRE

    457.jpg3094.jpgPour l'histoire, Avant la conquête romaine, l’Alsace cultivait la vigne. Venue, sans doute, de la Provence gauloise par les vallées du Rhône et de la Saône, la vigne s’était établie sur les rives vermeilles du Rhin et de la Moselle.

    Des jardiniers syriens et grecs, des vignerons de Massilia l’y avaient implantée. Dans certains arrangements des échalas, l’ampélo­graphie devine quelque lointaine habitude gréco-orientale. La vigne fut connue avant l’irruption des conquérants latins. Au Moyen Âge, l’Alsace produit d’énormes quantités de vins recherchés. Des bateaux ou des chariots les conduisent chez les Souabes, les Bavarois, les Bataves jusqu’en Suède.

     

    458.jpg3345.jpgEn Angleterre, à la cour d’Édouard III, ils sont connus sous le nom de vins “d’Aussay” (nom de l’Alsace au Moyen Âge). Les premiers vignerons cultivaient les vignes pour les puissantes abbayes et les maisons seigneuriales si nombreuses dans l’Alsace féodale et religieuse. Avec l’émancipation des communes, ils peuvent travailler quelques lopins de terre abandonnés à leur profit.

    Beaucoup plus tard, ils purent en acquérir des seigneurs. Sans se faire “plébéienne”, la vigne se morcela. Parmi les confréries, se détache celle de la Corne. Nul ne pouvait y être admis s’il ne vidait d’un trait une corne d’aurochs, d’une contenance de 2 pots, soit 2 litres actuels. Les plus nobles familles n’obtenaient d’y être admises qu’après avoir vidé leur corne pleine deux fois au lieu d’une. Ainsi fut justifié le nom de wiedercome (revenez-y), donné à un vase à boire.

    L'ALSACE A TABLE

    2815.jpg456.jpgL’Alsace est l’exemple caractéristique des grandes régions vinicoles et gastronomiques françaises où le mariage des vins et des mets peut surprendre le plus. Bien sûr, on connaît les spécialités du pays, les choucroutes, les fromages, les charcuteries ou le kouglof, et l’intensité aromatique des grands crus, alliant finesse et richesse en bouche. On se doute bien qu’un vin d’Alsace se déguste aussi avec des crustacés ou des fruits de mer mais on oublie parfois l’extraordinaire osmose d’un Muscat avec des asperges, par exemple. Les vins peuvent se boire pratiquement tout au cours d’un repas. Sur la choucroute (Riesling), avec une sole meunière (l’Alsace est riche également de poissons de rivière), avec des crustacés. Plus original, le fameux “poulet au Riesling”, une blanquette de veau à l’ancienne. La puissance de son bouquet et sa persistance aromatique en bouche placent le Gewurztraminer comme un apéritif idéal. Il est superbe avec un pâté en croûte ou une terrine de foies blonds, ainsi que sur la tarte flambée. Les Vendanges Tardives se savourent sur un foie gras d’Alsace, au naturel ou en brioche, et sur des fromages forts comme le maroilles, le munster ou le roquefort.

    CLASSEMENT ALSACE
     
    e_alsace.jpg
    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE


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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING

    Pierre ARNOLD
    Pierre FRICK
    GRESSER
    Georges KLEIN
    KLINGENFUS
    René KOCH
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    ZOELLER

    _________

    BROBECKER
    HEYWANG
    HUBER et BLEGER
    Gustave LORENTZ
    SAINT REMY
    VIELWEBER
    GEWURTZTRAMINER
    RIESLING

    René FLECK
    HAEGI
    André HARTMANN
    HAULLER
    Jacques ILTIS
    Jean-Paul MAULER
    PETTERMANN

    _________

    Paul FAHRER
    HORCHER
    Etienne SIMONIS

    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCAT

    Pierre ARNOLD
    BLEGER
    Robert FALLER (Muscat)
    Pierre FRICK (Muscat)
    Victor HERTZ
    René KOCH
    RUHLMANN-SCHUTZ
    SCHLÉRET
    STOEFFLER

    _________

    BECK/REMPART
    CAVE CLEEBOURG
    Edmond RENTZ
    Lucien SCHIRMER
    CREMANTS PINOT NOIR

    C. BLEGER
    BROBECKER
    Cave CLEEBOURG
    Paul FAHRER
    Robert FALLER (PN)
    André HARTMANN (PN)
    HUBER et BLEGER
    Georges KLEIN
    KLINGENFUS
    Jean-Paul MAULER (PN)
    PETTERMANN
    RUHLMANN-SCHUTZ
    SAINT-RÉMY
    Aline et Rémy SIMON
    STOEFFLER

    _________

    BECKER
    FREY-SOHLER
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)

    René FLECK
    GRESSER
    HAEGI
    HAULLER
    HORCHER
    Jacques ILTIS
    Edmond RENTZ
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    Aline et Rémy SIMON
    ZOELLER

    _________

    CROIX DE MISSION (Moselle)
    Victor HERTZ

     



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    Jean-Baptiste ADAM
    Laurent BANNWARTH
    BRAND & Fils
    HEYBERGER & Fils
    Château d'ORSCHWIHR
    GEWURTZTRAMINER

    HEITZMANN*
    Cave HUNAWIHR*
    André THOMAS*

    _________

    (BAUMANN ZIRGEL)
    GOCKER*
    Damien KELHETTER
    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCAT

    (7 VIGNES)
    HALBEISEN (Muscat)
    (Hubert MEYER)
    (P. SCHAEFFER*)

    _________

    CAVE PFAFFENHEIM
    GROSS

    _________

    KUENTZ-BAS
    CREMANTS PINOT NOIR

    Vignoble KLUR*

    _________

    EBLIN FUCKS
    Eric LICHTLÉ
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    Philippe SOHLER

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    Jean-Louis KAMM
    SCHAETZEL
    GEWURTZTRAMINER
    Claude BERGER
    (Léon BOESCH)
    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCAT
    (JOST*)
    KIRSCHNER
     
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
     
    Choississez une région pour voir un autre classement : 
    ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
    BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

    BORDEAUX

    BOURGOGNE

    VAL DE LOIRE

    CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
    SUD-OUEST-PERIGORD  
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    LE MEILLEUR DU RHÔNE EST DANS LE GUIDE DES VINS 2020

    Dans le Rhône : de 2015 à 2009, on est sûr de se faire plaisir, le 2008 est décevant, le 2007 remarquable, peut-être supérieur au 2006. Le 2013 se goûte très bien. Les 2005 et 2003 sont très (trop) mûrs, le 2004, très classique. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 2002, 1998, 1995 ou 1990.

    De Vienne en Avignon, les rouges, charnus, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois, sont des vins denses et chaleureux comme nous les aimons. On déguste des blancs rares et savoureux (Condrieu, Ermitage, Saint-Joseph et Châteauneuf-du-Pape), issus de raisins qui se plaisent à merveille dans ces sols pauvres, exceptionnels pour la vigne qui doit chercher sa nourriture en profondeur.

    Les meilleurs vins, dans de nombeuses appellations (Cairanne, Visan, Vacqueyras, Vinsobres, CDR-Villages...), bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, viennent conforter le terroir et la main de l’homme, qui font la différence.

    La Vallée du Rhône à table

    - Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche.

    - Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés.

    - Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc.

    - Gigondas, Rasteau, Vinsobres. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier.

    - Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé.

     

     

     

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    Domaine l'ABBE DINE
    Domaine ALARY
    Pierre AMADIEU
    Domaine de L'AMAUVE
    ARNOUX & Fils
    Vignobles ASSEMAT
    Château BEAUCHENE
    Domaine BEAUVALCINTE
    Château BIZARD
    Château La CANORGUE
    Domaine des CARABINIERS
    CAVE DES VIGNERONS RÉUNIS
    Domaine du CAYRON
    CLOS des CAZAUX
    Domaine de CHAMP-LONG
    Domaine du CHÂTEAU VIEUX
    COMTE DE LAUZE
    Domaine de COYEUX
    Domaine de la CROIX BLANCHE
    Domaine Benjamin et David DUCLAUX
    Famille Elie JEUNE
    Domaine des ENCHANTEURS
    Château FONTVERT
    Domaine la GARRIGUE
    Domaine des LAURIBERT
    EARL Vignobles LEVET
    Domaines LUMIAN & BONNEFOY
    Domaine de MAGALANNE
    Domaine MAS SAINT LOUIS
    Domaine André MATHIEU
    Domaine La MEREUILLE
    Domaine du MOULIN
    Château MOURGUES du GRÈS
    MOURIESSE VINUM
    Château REDORTIER
    Château La ROLIÈRE
    Domaine de ROSIERS
    Domaine de La ROYERE
    Famille SABON DE ROCHEVILLE
    Château SAINT-ESTEVE D'UCHAUX
    Domaine de SAJE
    Domaine SERGUIER
    Domaine de la SOLITUDE
    Domaine de TARA
    Domaine TOUR SAINT-MICHEL
    Château TROIS COLOMBES les RAMEAUX
    Domaine de la VALÉRIANE
    Clos VOLABIS

     

    Les vins de l'année avec Vins du Siècle

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    LE MEILLEUR DE LA CHAMPAGNE EST DANS LE GUIDE DUSSERT-GERBER 2020

    Si quelques grandes maisons sont toujours des références, le travail accompli par de nombreux vignerons et “petites” maisons est exceptionnel. On reconquiert ici les lettres de noblesse de son terroir, car la force des sols est bien réelle et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles. 

    Voici les hommes et les femmes qui comptent.

     
    Les premiers grands vins classés
    Il y a une vingtaine de maisons qui atteignent le haut du pavé, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines autres marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main). Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour ces maisons de rester au “top” depuis bien longtemps, d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques, il est difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de prestige, sans parler de quelques marques qui font des cuvées de base qui n’ont aucun intérêt. Ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes et des femmes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela. Ce sont aussi des marques qui réussissent également remarquablement leurs “simples” cuvées, et c’est très difficile.
     
     
    Les deuxièmes grands vins classés
    Une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires. À leurs côtés, le plus souvent très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), on trouve des maisons et vignerons exemplaires qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places.
     
     

     

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    Yann ALEXANDRE
    Michel ARNOULD et Fils
    Paul BARA
    Roger BARNIER
    BARON ALBERT
    BARON-FUENTÉ
    Brigitte BARONI
    Benoit BEAUFORT
    BEAUMONT des CRAYÈRES
    BERTHELOT-PIOT
    A. BOATAS & Fils
    BOCHET-LEMOINE
    BOURDAIRE-GALLOIS
    Jean-Bernard BOURGEOIS
    BOURGEOIS-BOULONNAIS
    R. BOUTILLEZ MARCHAND
    Christian BRIARD
    BRIAUX LENIQUE
    BRIXON-COQUILLARD
    Edouard BRUN & Cie
    CAMIAT et Fils
    Jean-Yves de CARLINI
    CASTELGER
    CASTELNAU
    J. CHARPENTIER
    CHARPENTIER
    Lucien COLLARD
    CORDEUIL
    Champagne R.H. COUTIER
    Florence DAUPHIN
    Sébastien DAVIAUX
    Franck DEBUT
    Jacques DEFRANCE
    DEKEYNE et Fils
    Paul DÉTHUNE
    DEUTZ
    Pascal DEVILLIERS
    André DILIGENT et Fils
    DISSAUX VERDOOLAEGHE et Fils
    DORÉ LÉGUILLETTE
    Didier DOUÉ
    Veuve DOUSSOT
    DRAPPIER
    Emmanuel DRAVIGNY
    ELLNER
    FLEURY-GILLE
    FRANCOIS-BROSSOLETTE
    Philippe GAMET
    GATINOIS
    GOSSET
    H. GOUTORBE
    GRASSET-STERN
    HAMM
    HARIN Père et Fils
    Jean Pol HAUTBOIS
    HUGUENOT-TASSIN
    Louis HUOT
    JEAUNAUX-ROBIN
    P. LANCELOT-ROYER
    Guy LARMANDIER
    LAURENT-GABRIEL
    Paul LAURENT
    Xavier LECONTE
    LEGRAS et HAAS
    LEJEUNE-DIRVANG
    Veuve Maurice LEPITRE
    LÉTÉ-VAUTRAIN
    Alain LITTIÈRE
    Gérard LORIOT
    Xavier LORIOT
    MANNOURY
    Olivier et Laëtitia MARTEAUX
    Denis MARX
    Rémy MASSIN et Fils
    MATHIEU-PRINCET
    MEHLINGER et Fils
    Charles MIGNON
    Pierre MIGNON
    Albert de MILLY
    MOREL Père et Fils
    MORIZE Père et Fils
    MOUSSÉ-GALOTEAU et Fils
    Yvon MOUSSY
    MOYAT-JAURY-GUILBAUD
    Odil MORET
    Étienne OUDART
    Hubert PAULET
    PÉHU-GUIARDEL
    Jean-Michel PELLETIER
    Champagne PENET
    Daniel PERRIN
    PERRON BEAUVINEAU
    PETIT & BAJAN
    PHILIPPONNAT
    Piollot Père et Fils
    POINSOT Frères
    POL ROGER
    Didier RAIMOND
    R. RENAUDIN
    Simon RION
    Louis ROEDERER
    ROGGE-CERESER
    ROYER Père et Fils
    René RUTAT et Fils
    SADI-MALOT
    SOLEMME
    De SOUSA et Fils
    THÉVENET-DELOUVIN
    Diogène TISSIER et Fils
    Michel TURGY
    Jean-Claude VALLOIS
    VERRIER & Fils
    Maurice VESSELLE
    VIGNON Père et Fils
    VINCENT D'ASTRÉE
    Daniel VRAYET
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    LE MEILLEUR DE LA BOURGOGNE EST DANS LE GUIDE DUSSERT-GERBER 2020

    La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir !

    Et, en rouges (superbes dégustations sur place cette année en Nuits-Saints-Georges, Gevrey-Chambertin, Fixin, Auxey-Duresses, Vosne-Romanée, Morey-Saint-Denis, Marsannay, Chambolle-Musigny, Pommard...), pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés. Les prix sont chers, certes, mais il n’y pas de comparaison entre un Puligny à 100 euros et un Pessac-Léognan au même prix...

     

     

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    Domaine Pierre AMIOT et Fils
    Robert AMPEAU et Fils
    AUVIGUE
    BADER MIMEUR
    Clos BELLEFOND
    Domaine BERTAGNA
    Domaine BERTHAUT-GERBET
    Domaine François BERTHEAU
    Domaine Guy BOCARD
    Domaine Albert BOILLOT
    Domaine René CACHEUX et Fils
    Domaine Jacques CARILLON
    Domaine du CHALET POUILLY
    Domaine du CHARDONNAY
    Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
    Domaine Philippe CORDONNIER
    Domaine COUDRAY-BIZOT
    Eric DARLES
    Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
    Domaine DENIS Père et Fils
    Domaine DENUZILLER
    Gérard DOREAU
    Frédéric ESMONIN
    Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
    Domaine Pierre GELIN
    Domaine Alain GEOFFROY
    Domaine Jean-Jacques GIRARD
    GLANTENET Père & Fils
    Domaine Antonin GUYON
    Domaine Albert JOLY
    Domaine JOMAIN
    Domaine LUQUET depuis 1878
    Domaine MATHIAS
    Domaine des MONTS LUISANTS
    Sylvain MOSNIER
    Jean-Marie NAULIN
    Domaine Manuel OLIVIER
    Jean-Paul PAQUET & Fils
    Domaine Gérard et Laurent PARIZE
    Domaine Michel PRUNIER et Fille
    Domaine Guy ROBIN
    Domaine SANGOUARD-GUYOT
    Gérard TREMBLAY
    Domaine Alain VIGNOT
    Domaine de VILLAINE

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    Alsace
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    LE TOP DES GRAVES ET PESSAC-LEOGNAN

     

    2832.jpg231.jpgPESSAC-LEOGNAN. Le 9 septembre 1987, un décret reconnaissait l’appellation d’origine contrôlée Pessac-Léognan. Le terroir se compose de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires qui ont apporté une grande variété de débris caillouteux, venus parfois de très loin, notamment des Pyrénées ; ces débris, multicolores, usés au point d’être polis, voire luisants, après la pluie, sont plus ou moins enrobés de terre ou de limon. Les graves de Pessac-Léognan reposent donc sur un sous-sol d’argile, de sable, d’alios, de calcaire et de faluns. Elles sont témoins des cours anciens de la Garonne, mis en place depuis la fin de l’ère tertiaire puis durant le quaternaire au fur et à mesure que passaient les époques glaciaires.

    3482.jpg3592.jpgCes graves, composées de graviers, galets roulés par les eaux, ont une épaisseur variant d’une vingtaine de centimètres à 3 m et plus. La variété du cailloutis est exceptionnelle avec des quartz et quartzites ocre, blancs, rouges et roses, des jaspes, agatoïdes, silex et lydiennes… savant mélange harmonieux et chatoyant. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave redistribue progressivement la chaleur sur les grappes. Inscrits dans un relief mamelonné, les dépôts de graves forment des croupes particulièrement bien dessinées dans le paysage, bénéficiant d’une excellente exposition avec des pentes toujours assez fortes pour assurer un drainage naturel. Celui-ci est renforcé par un réseau hydrographique important de petits cours d’eau et d’affluents de la Garonne.




    Les autres Domaines en vidéo sont sur Vinovox

     

    36.jpg646.jpgGRAVES. Prolongement des terres du Médoc, le vignoble des Graves (environ 3 450 ha et 1 600 ha environ pour Pessac-Léognan) a été de tout temps rapproché historiquement et géographiquement de celui du Médoc. Là aussi la terre est graveleuse (le mot “graves” vient de là), pauvre, mais secourue par un climat exceptionnel et des vignerons qui ont écrit l’histoire du Bordelais.

     

    Pour les millésimes, les blancs 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 1998 ou 1997 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans l’appellation Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des beaux vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte. Attention néanmoins à des prix incautionnables de certains vins de Pessac-Léognan.

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    CLASSEMENT GRAVES 2020

     

     

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    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE


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    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
     
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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    (HAUT-BRION (PL) (Bl))
    EYRAN (PL)
    FRANCE (PL)
    GRAND BOS (Bl)
    GRANDMAISON (PL) (Bl)
    HAUT-LAGRANGE (PL) (Bl)
    LAFARGUE (PL) (Bl)
    LEOGNAN (PL)
    LESPAULT-MARTILLAC (PL) (b)
    PONTAC-MONPLAISIR (PL) (Bl)
    VIMONT (Bl)
    ARGUIN
    ROSE SARRON (Bl)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    CHEVALIER (PL) (Bl)
    BOUSCAUT (PL) (Bl)
    CHANTEGRIVE (Bl)
    LE TUQUET (Bl)
    CARBONNIEUX (PL) (Bl)
    LUCHEY-HALDE (PL) (Bl)
    MAUVES (Bl)
    ARRICAUD (Bl)
    BRONDELLE (Bl)
    HAUT-CALENS
    JOUVENTE (Bl)
    TOULOUZE (Graves de Vayres)

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    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    MAGNEAU*
    (MALARTIC-LAGRAVIÈRE (PL)*)
    (SMITH-HAUT-LAFITTE (PL)*)
    SAINT-AGRÈVES
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    (BROWN (PL) (b)*)
    MASSEREAU
    PETIT-PUCH (Graves de Vayres)
    PICHON-BELLEVUE (Graves de Vayres)
    HAUT PLANTADE (PL)*

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    (CAILLIVET)
    FERRAN (PL)*
    (ROUGEMONT)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    (BLANCHERIE)
    (CASTRES)
    HOSPITAL
    SANSARIC
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    GUIDE DES VINS : LES MILLESIMES A BOIRE AUJOURD'HUI ET CEUX QU'IL FAUT ATTENDRE

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    Région par région , les meilleurs millésimes à boire aujourd’hui

    En Alsace, les derniers millésimes sont savoureux, les 2014, 2012 et 2011, les grands 2016, 2015, 2010 et 2009, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 suivent, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2011, 2009, 2006, 2004, 2001, 2000, 1997 ou 1989).

    En Bourgogne, aux côtés d’une très belle séquence qui comprend les millésimes 2016 à 2009, le 2008 est assez délicat (remarquable en blanc), le 2007 très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnels 2008 et 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoient donc un 2003 atypique, comme 2005.

    En Beaujolais, pour les crus, les vins sont très bons, du 2016 au 2009, le 2008 est assez réussi, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004, dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant.

    Pour Bordeaux, globalement, les meilleurs à boire actuellement : 2012 (mais il a du potentiel), 2011, 2008, 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut encore attendre : 2016, 2015, 2010, 2009 (mais déjà formidable), et 2014, néanmoins plus rapide à boire. Le 2013, si les prix sont vraiment plus accessibles. Les plus décevants, car trop “chauds”, atypiques : 2005 et 2003.

    Il y a bien sûr une différence entre les vins de la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 2005 est bien meilleur que le 2006 à Saint-Emilion et c’est le 2006 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres, notamment 2003-2002...

     

    - Dans le Médoc, misez sur les 2014, 2012, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous toujours plaisir avec les 1999, 1996 ou 1990. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2013 et 2005.

    Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2015, 2014, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002, peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Le 2013 se maintient, certes beaucoup moins intéressant que le 2012. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

    - À Saint-Émilion, les 2014 et 2011 sont très classiques et charmeurs, comme le 2007. Le 2013 n’a pas beaucoup d’intérêt. Beaux millésimes 2016, 2015, 2010 et 2009, le 2008 un ton en-dessous, 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par le 2005 ou le 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2007 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste.

    - Dans les Graves, les blancs 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 1998 ou 1997 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans l’appellation Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des beaux vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte. Attention néanmoins à des prix incautionnables de certains vins de Pessac-Léognan.

    - Dans les Côtes ou Bordeaux Supérieur, on peut acheter les millésimes 2016, 2015, 2014, 2012 à 2006, avec l’opportunité des excellents 2012, 2011 et 2008. Les meilleurs tiennent la distance avec les millésimes 2006 ou 2002.

    - Pour Sauternes, privilégions la finesse au côté sirupeux, préfèrons la fraîcheur à la liqueur. Ici, les millésimes 2016, 2011 et 2007 sont formidables, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2012, 2005 et 2003 certainement moins intéressants, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Quant au 2013, les très rares vins savoureux vont se compter sur les doigts, même si ceux qui les ont réussis offriront de beaux vins...

     

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    En Champagne : Il y a de grandissimes bouteilles millésimées (ou incorporant ces millésimes) 2008, 2007, 2006, 2004 ou 2002, et, pour les plus récents, en 2011, 2010 et 2009, dont le potentiel est garanti (le 2003 moins passionnant, trop “rôti”) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables vins, millésimés ou non, à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le succès mérité de la région.

    On a la chance d’accéder au summum de la finesse, qui sait aussi s’associer à la complexité. Le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Aÿ ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes.

    Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

    En Languedoc : aux côtés des grands 2016 et 2015, les 2013 sont superbes et l’on va ainsi jusqu’en 2006. Les hommes et les femmes s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés.

    Il y a toujours des “vins de mascarade”, où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café”, la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers”.

    En Provence, l’influence des millésimes est beaucoup moins marquée, et on accède à une très belle série, de 2017 à 2005. C’est le royaume du rosé, et il faut avouer que l’on a assisté à une véritable révolution qualitative dans cette couleur, souvent au détriment des rouges, d’ailleurs. Les rosés reviennent donc à la tête de ce type de vin, et se font payer, aux côtés de blancs, dont certains sortent vraiment du lot. Ceux qui comptent sont ceux des propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni Blanc), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux.

    Les Bandol sont des vins formidables. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Les rosés font aussi partie des meilleurs vins de France. Juste à côté, Cassis, avec ces blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables. Les Coteaux-d’Aix-en-Provence, appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, ont aussi fait beaucoup de progrès, tout particulièrement en rosés. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement important par an. Les sols sont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse. On apprécie aussi un bon nombre de Coteaux Varois, où l’on débouche des bouteilles de plus en plus séduisantes.

    En Sud-Ouest : les 2016, 2015, 2014, 2012, 2011, 2010, 2009 et 2007 sont très réussis en Madiran, Cahors et Jurançon, où les efforts accomplis portent leurs fruits aujourd’hui. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Certains Igp, comme les vins de Gascogne, gagnent également à être mieux respectés.

    Néanmoins, on peut éviter les cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix incautionnable. Pour exemple, à Cahors, on peut douter du bien-fondé des communications spéciales “Malbec”, qui mettent trop le cépage en avant (comme en Argentine), et de quelques vins de mode.

    Dans la Loire : si les millésimes 2013 et 2012 ne sont pas évidents, en rouges, le 2011 tire son épingle du jeu, même si les quantités ne sont pas au rendez-vous. Les 2016, 2015, 2014, 2010 et 2009 sont superbes, gras, denses, très parfumés. Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés sont particulièremernt savoureux.

    Les blancs secs 2018 à 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, où les vins possèdent un réel potentiel d’évolution, des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtant très bien actuellement. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (beaux 2000, 1998 ou 1995). Beaux liquoreux en 2016, 2015, 2011, 2010, 2009, 2007, 2004, 2003 et 2001.

    Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Il suffit de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé Silex pour s’assurer de la typicité des vins. En Anjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici. À Quincy comme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, à Menetou-Salon ou en Saumur-Champigny, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée.

    Dans le Rhône : de 2015 à 2009, on est sûr de se faire plaisir, le 2008 est décevant, le 2007 remarquable, peut-être supérieur au 2006. Le 2013 se goûte très bien. Les 2005 et 2003 sont très (trop) mûrs, le 2004, très classique. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 2002, 1998, 1995 ou 1990.

    De Vienne en Avignon, les rouges, charnus, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois, sont des vins denses et chaleureux comme nous les aimons. On déguste des blancs rares et savoureux (Condrieu, Ermitage, Saint-Joseph et Châteauneuf-du-Pape), issus de raisins qui se plaisent à merveille dans ces sols pauvres, exceptionnels pour la vigne qui doit chercher sa nourriture en profondeur.

    Les meilleurs vins, dans de nombreuses appellations (Cairanne, Visan, Vacqueyras, Vinsobres, CDR-Villages...), bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, viennent conforter le terroir et la main de l’homme, qui font la différence.

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    PARUTION GUIDE DUSSERT-GERBER VINS 2020 : On ne peut aimer un vin sans aimer celui ou celle qui l’élève !

    acheter-gdv-2019_r1_c2.jpgNous, nous apprécions les vins (typés) mais nous nous ne les séparons pas des hommes et des femmes qui les élèvent. Quels autres auteurs d’un Guide (ou dirigeant, se contentant de superviser ses “dégustateurs” de son bureau parisien) peuvent se targuer de connaître et rencontrer plusieurs centaines de vignerons, chaque année, sur place, comme nous ?

    Comment peut-on parler d’un vin sans connaître celui qui l’élève ? 

    L’objectivite et la subjectivité se confondent dans ce domaine, on ne peut apprécier franchement (et on n’a pas peur de le dire, nous) un vin d’un propriétaire snob, arrogant, qui ne vante que son cuvier et son œnologue à la mode. A l’inverse, on n’hésite pas à “pousser” un vigneron modeste et chaleureux. C’est notre nature, et le vin, c’est aussi cela.

    Voici ce qu’il faut retenir, région par région :

    En Alsace, le plaisir est absolu : tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… Ici, la force des terroirs et la main de l’homme sont toujours en osmose. On ne peut d’ailleurs pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru.

    Bordeaux est toujours un espace de vins d’exception, à tous les prix, mais il s’agit de savoir vraiment frapper à la bonne porte.

    Dans le Médoc, on se demande encore pendant combien de temps des ”crus classés” (Classement de 1855, totalement obsolète quand on sait que les territoires, les hommes et les techniques ont évolué depuis plus de 150 ans) peuvent encore se vendre aussi chers : un “simple” Pauillac ou Margaux à 50 euros, ou des “seconds” vins à 100 euros, on croit rêver tant il existe une multitude de vins dans cette presqu’île formidables entre 20 et 40 euros. Le nom, la marque ne sont plus des garanties, même dans les vins les plus chers, et c’est la raison pour laquelle beaucoup se détournent de la région, au détriment de ceux qui proposent un rapport qualité-prix-typicité accessible et décent.

    Il faut retenir que, intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Saint-Julien doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe… Les terroirs signent les vins : graves garonnaises à Saint-Julien, quartz et cailloux roulés à Saint-Estèphe, croupes de graves maigres à Pauillac, graviers et cailloux à Margaux, formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile en Médoc… Pourtant, il est parfois bien difficile aujourd’hui de retrouver cela, tant certains crus sont “lissés” par des vinifications sophistiquées.

    Pomerol comme à Lalande-de-Pomerol, on trouve les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image, chaleureuse.

    Saint-Emilion, le Classement « officiel » (rien que le mot fait sourire…) est désastreusement décalé par rapport à la réalité des terroirs. On aura beau dire ce que l’on veut, certains n’hésiteraient pas à parler “scandales, compromissions, copinage”, etc, on croirait parler de politiciens, sic), il n’en est pas moins que, quand on connait les terroirs historiques de l’appellation (l’exceptionnelle carte de Van Leuween, que nous avions publié en son temps dans Millésimes, aujourd’hui “interdite” de publication), on ne peut que tomber dans le désarroi. N’en tenez donc pas compte, l’argent et la frime en sont les clés… Bref, ici, on a accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, soit à des vins surcôtés, où les sols ont peu de réelle influence, beaucoup plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent, soit des vins très concentrés au détriment de la finesse, soit des vins “sans âme, ni vertu”, dépersonnalisés, à des prix incautionnables. Vous ne les trouverez pas dans notre Guide, ne serait-ce que par respect pour les autres.

    Les “satellites”, c’est-à-dire les appellations Montagne, Puisseguin, Lussac et Saint-Georges, regorgent toujours de vins remarquables, dont la plupart sont au même niveau qualitatif, voire bien meilleurs que des Saint-Emilion Grands Crus Classés (toujours selon ce « classement » officiel), mais bien moins chers !

    Dans les Graves, il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais, globalement, les vins en tête du Classement, bénéficient d’un formidable rapport qualité-prix.

    En Pessac-Léognan, également, où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs, on accède alors à une gamme de prix incompréhensible qui varie de 30 à 150 €, et parfois beaucoup plus. Pourquoi ?

    Des prix encore plus accessibles, on en trouve toujours dans les appellations de Côtes. Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut en effet passer du très beau au très simple. De Saint-Vivien-de-Blaye ou Saint-Paul-de-Blaye, de Tauriac à Baurech, de Saint-Magne-de-Castillon à Gabarnac, les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves.

    C’est la même chose en Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, où nous soutenons depuis longtemps les efforts accomplis par une poignée de vignerons passionnés qui élèvent des vins qui surprennent lors de dégustations “à l’aveugle”, écrasant parfois des crus beaucoup plus chers et renommés. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Loubens, à Villegouge ou à Génissac), à des prix très abordables.

    En Liquoreux, Sauternes en tête, l’équilibre géologique et climatique en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent toujours d’être appréciés tout au long du repas, et pas uniquement à l’apéritif ou sur les desserts (pour avoir des idées d’accords : www.ideevins.com).

    La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom. Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir !

    Et, en rouges (superbes dégustations sur place cette année en Nuits-Saints-Georges, Gevrey-Chambertin, Fixin, Auxey-Duresses, Vosne-Romanée, Morey-Saint-Denis, Marsannay, Chambolle-Musigny, Pommard…), pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés. Les prix sont chers, certes, mais il n’y pas de comparaison entre un Puligny à 100 euros et un Pessac-Léognan au même prix…

    En Beaujolais, c’est toujours un vrai plaisir de boire un “canon” avec ces vignerons attachants, qui ont su redonner toute la noblesse à leurs crus, après une époque ou les primeurs qui sentaient tout sauf le vin risquaient de détruire toute l’image de la région. On les a toujours soutenu, et on a eu raison. Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité.

    En Champagne, c’est l’apothéose ! Celle de certaines grandes maisons, certes, mais essentiellement celle de ces vignerons de talent, qui sont parvenus à faire rejaillir au premier plan la force de leurs terroir (en Côte des Blancs, mais aussi bien avec le travail accompli avec le cépage Pinot meunier). La force des sols est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde. Les cuvées sont plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages, chaque cépage est désormais mieux mis en avant selon son territoire, et l’on ne peut que s’en réjouir. On peut ouvrir un Champagne racé à 25 € et jusqu’à 150 € pour des cuvées d’exception, bien moins “chères” quand on les compare aux aberrations d’autres vins tranquilles.

    En Languedoc, toutes nos dégustations sur place de l’année ont été formidables, mais pas partout. De Faugères en Minervois, des Corbières à Saint-Chinian, en passant par les Languedoc ou les Vins de Pays (IGP)… on soutient encore et toujours ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques… le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un haut niveau qualitatif, en blancs comme en rouges. Les “micro-cuvées”, que l’on pourrait faire soi-même dans son jardin, ne représentent rien d’un vignoble réel et leurs prix sont inadmissibles.

    Les meilleurs vins de Provence sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…). Alors, dans les trois couleurs, on accède à des vins très parfumés, denses, qui se marient parfaitement avec les plats épicés de la région. Comme en Corse, où les coups de cœur sont réels.

    En Sud-Ouest, également, lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… on élève alors des vins racés et charmeurs. De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran. À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Côt, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins ou ne mettre en avant que le Malbec à Cahors ?

    Dans le Val de Loire, nos dégustations sont toujours formidables : la région est en effet garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. De Sancerre à Saumur, de Bourgueil à Pouilly, la palette est grande et belle.

    Dans la Vallée du Rhône, de Châteauneuf-du-Pape à Vacqueyras, de Beaumes-de-Venise à Vinsobres, de Côte-Rôtie à Cairanne… c’est la grande régularité qualitative qui prime, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel. En blancs, les vins sont de plus en plus séduisants, quant les rouges déploient une authenticité forte, et c’est tout ce que l’on aime. Gare à certains prix dans les appellations du nord et à Châteauneuf, non cautionnables (et pas dans le Guide).

    Gare aux dérives, car, on nous fabrique aussi (quel autre mot ?) pas mal de vins “sans terroir“ : concentration, osmose inverse, levures, enzymes, beaux dossiers de presse, termes de dégustations alambiqués… il y a de quoi faire chez certains producteurs, sans s’étendre sur ce que l’on appelle “le boisé alternatif”, ces morceaux de chêne (ou de la sciure, si, si) employés à outrance pour donner un goût à un breuvage. Le vin, cela doit sentir le raisin, pas le bois ! Mais, pour accèder au plaisir, au “goût du vin” comme l’expliquait si justement le grand Emile Peynaud, vous aurez compris que le hasard n’a rien à voir là-dedans, ni la frime, ni la triche.

    Cette année, encore, nous avons été les seuls à parcourir autant les vignobles, déguster, partager, prendre des photos, tourner des vidéos…

    Des vignerons formidables, il y en a beaucoup en France, dans toute la gamme, du plus grand des grands vins au plus modeste, du plus cher (le prix n’est évidemment pas un gage de qualité, ne l’oubliez pas) au plus abordable. Et ceux-là, ceux qui élèvent les vins dont on a du mal à se passer, ces vignerons, humbles et talentueux, passionnés et passionnants, vous allez les retrouver dans notre Guide !

    Merci de votre fidélité.

    Patrick, Mélodie et Thibault

    Parution la semaine prochaine et réservation en ligne avec dédicace sur le Site : www.guidedesvins.com

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