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Les meilleurs vins de France - Page 4

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    LE CLASSEMENT ACTUEL DU MEDOC VA EVOLUER PROCHAINEMENT

     

     

    Les dégustations du prochain GUIDE vont commencer.

    En Médoc comme dans toutes les autres régions, ces hiérarchies, qui tiennent compte du rapport-qualité-prix-typicité et de la régularité vont donc changer.

    Certains crus vont « monter », d’autres « descendre », pas mal vont y faire leur entrée (certains à une très jolie place), d’autres vont en disparaître, et c’est le jeu pour informer les consommateurs comme ils le méritent, en temps réel :

    • sans tenir compte de la notoriété (parfois bien ancienne et obsolète)
    • en tenant compte de la sagesse des prix : à quoi bon payer 200 € si l’on a autant de plaisir avec un vin à 40 € ? Et c’est vrai dans toute la gamme, à tous les prix.

    Voici le CLASSEMENT actuel de Médoc. Le prochain est à suivre, donc !

     

    CLASSEMENT MEDOC
     
    e_medoc.jpg
    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE


    Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions...


    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
    Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    LATOUR (Hors Classe)
    MOUTON-ROTHSCHILD
    GRAND-PUY-LACOSTE
    MONTROSE
    PICHON-COMTESSE
    CLERC-MILON
    LASCOMBES
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    LAFITE-ROTHSCHILD
    (MARGAUX)
    BATAILLEY
    CANTENAC-BROWN
    HAUT-MARBUZET
    TRONQUOY-LALANDE



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    BEAU SITE
    BRANE-CANTENAC*
    (CALON-SÉGUR*)
    CASTERA
    FONBADET
    LA GALIANE
    LYNCH-BAGES*
    COUDOT
    DAVID
    FONTESTEAU*
    HENNEBELLE
    HOURTIN DUCASSE*
    LE MEYNIEU*
    SAINT-HILAIRE*
    BOIS CARRÉ*
    CLÉMENT PICHON*
    LAMOTHE-CISSAC
    GRAVES DE LOIRAC
    HAUT BARRAIL*
    LAGORCE BERNADAS
    LES MOINES*
    TEMPLE DE TOURTEYRON
    CHANTEMERLE*
    ESTEAU
    (LAMOTHE-BERGERON)
    RAUX
    TOUR DU HAUT-MOULIN
    TOURTERAN
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    BRIDANE
    CÔME
    DESMIRAIL
    FOURCAS-DUPRÉ
    (LÉOVILLE-BARTON*)
    MARQUIS DE TERME
    MAYNE LALANDE
    LA MOULINE
    TOUR-DU-ROC
    GLORIA*
    LE BOURDIEU*
    (COS LABORY*)
    DEVISE D'ARDILLEY
    LAYAUGA-DUBOSCQ
    PANIGON*
    PETIT BOCQ
    PLANTIER ROSE*
    SAINT-ESTEPHE*
    SOULEY-SAINTE-CROIX
    VILLEGEORGE*
    LA LAUZETTE*
    CARONNE-SAINTE-GEMME*
    LUSSAN*
    LES MARCEAUX
    HOURBANON
    SAINT CHRISTOLY*
    CROIX du TRALE
    SAINT-AHON*

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    AGASSAC
    CAMBON LA PELOUSE*
    DOMEYNE
    (FOURCAS-HOSTEN*)
    BEYZAC
    GORRE
    HAUT COTEAU
    LAFON ROCHET
    LAMARQUE
    PONTAC-LYNCH
    RAMAGE LA BÂTISSE
    ROSE BRANA
    TOUR MARCILLANET
    CISSAC
    LA CROIX
    LABADIE
    SIORAC
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    (CLAUZET)
    DONISSAN
    DOYAC*
    MONGRAVEY*
    (ROLLAN DE BY)
    FAUGEROUX
    LARRIVAUX
    LOUSTEAUNEUF
    MAUCAILLOU
    MOULIN ROUGE
    (POUJEAUX)
    (REYNATS)
    LE TEMPLE*
    TOUR DE BY
    VITICULTEURS FORT MEDOC
    ESCOT
    GRANINS-GRAND-POUJEAUX
    Choississez une région pour voir un autre classement : 
    ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
    BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

    BORDEAUX

    BOURGOGNE

    VAL DE LOIRE

    CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
    SUD-OUEST-PERIGORD  
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    A CHAQUE PLAT, SES VINS, A CHAQUE VIN, SES PLATS !

    A chaque plat, ses vins

     


    À l’apéritif

    Champagne (et Crémants de Saumur, d’Alsace…), Sauternes, vins doux naturels et la plupart des vins blancs secs ou moelleux.

     

    Les entrées

    - Asperges : un Muscat d’Alsace.

    - Artichaut : un rosé sec d’Anjou.

    - Avocat : des blancs secs (Graves, Quincy, Touraine), voire moelleux (demi-secs de Loire).

    - Caviar : Corton-Charlemagne, Champagne, Pouilly-Fumé.

    - Choucroute : Riesling ou Tokay d’Alsace.

    - Escargots : un Bourgogne, rouge ou blanc.

    - Foie gras : Champagne rosé ou grand millésime, assez vineux, Gewurztraminer et Tokay Vendanges tardives avec un foie d’oie alsacien, Barsac ou Sauternes avec un foie de canard du Sud-Ouest.

    - Jambon de Parme ou de San Daniele : blancs secs (Pouilly-Fuissé) ; essayez aussi des blancs moelleux (Loire, Alsace).

    - Œufs : des rouges légers (Beaujolais…), voire un Clairet de Bordeaux.

    - Pâtes, sauce à la crème : blancs secs de Bourgogne ou des Graves.

    - Pâtes, sauce tomate : un CDR-Villages.

    - Pâtés et terrines : des vins assez solides comme un cru du Beaujolais (Juliénas, Morgon…), un Madiran, un Chinon, un Coteaux-du-Languedoc, un Moulis…

    - Potages : un Champagne rosé, un Coteaux-d’Aix blanc ou des rouges frais.

    - Quiche : un Tokay Pinot Gris jeune, des rouges légers (Beaujolais, Loire, Jura, Bergerac…) ou des demi-secs de Loire et du Sud-Ouest.

    - Paella : un Bandol rouge, un Corbières ou un CDR-Villages. Sinon, les rosés, avec une priorité pour les plus parfumés comme ceux de Provence, du Languedoc ou un Clairet de Bordeaux.

    - Saumon fumé : Pouilly-Fumé, Champagne.

    - Terrines de légumes : vins blancs de Loire.

     

    Les fruits de mer et les crustacés

    - Coquillages : Muscadet ou Entre-Deux-Mers.

    - Coquilles Saint-Jacques : soit un blanc sec (Graves, Pouilly-Fuissé, Chablis), soit un blanc moelleux si elles sont à la crème.

    - Crevettes : la plupart des blancs, et surtout ceux d’Alsace.

    - Cuisses de grenouilles : un blanc rond, fruité comme un Graves, un Mâcon, un Côtes-du-Rhône ou un Touraine.

    - Écrevisses : un Pouilly-Fumé ou un Chablis.

    - Homard : des vins suaves et parfumés comme les Meursault, Chablis Grands Crus, Châteauneuf-du-Pape ou Pinot Gris, et les grandes cuvées de Champagne.

    - Huîtres et moules : Sylvaner, Muscadet, Entre-Deux-Mers…

     

    Les poissons

    - Bouillabaisse : des blancs (Cassis, Bandol, Côtes-de-Provence), un rosé ample et fruité.

    - Poissons grillés : des vins blancs secs (Anjou, Mâcon, Pinot blanc, Côtes-de-Provence, Entre-Deux-Mers…).

    - Poissons en sauce ou à la crème : des vins blancs puissants (Meursault, Pernand-Vergelesses, Pessac-Léognan, Tokay), voire liquoreux.

    - Poissons de rivière : des vins blancs relativement secs comme le Sancerre, un Apremont, un Chassagne-Montrachet ou un Riesling. Avec la lamproie, du Sauternes. Sinon, Champagne.

    - Sardines fraîches : un blanc très sec et très frais (Sancerre, Muscadet, Abymes, Gaillac, Entre-Deux-Mers…).

    - Saumon grillé : des vins blancs puissants (Pouilly-Fuissé, Chablis, Montrachet).

     

    Les viandes blanches

    - Brochettes et côtelettes d’agneau : la plupart des vins rouges, avec une préférence pour les Bordeaux relativement souples ou des vins très parfumés (Corse, Bourgueil…).

    - Côtes, escalopes et ris de veau : des rouges légers comme les vins du Beaujolais, un Sancerre rouge, voire un Graves. Sinon, des blancs denses et parfumés (Alsace, Pernand-Vergelesses, Vouvray).

    - Côtes, escalopes et ris de veau à la crème : un Puligny-Montrachet, un Châteauneuf-du-Pape blanc, un Coteaux-du-Layon jeune.

    - Curry d’agneau : un vin blanc onctueux et épicé comme le Gewurztraminer, ou un Condrieu.

    - Gigot d’agneau : des Bordeaux tanniques (Médoc, Pessac-Léognan), un Saumur-Champigny, un Chinon ou un Chambertin.

    - Jambon, côtes et rôti de porc : des rouges légers (Beaujolais) ou plus ronds (Saumur, Touraine, Côtes-de-Bourg, Gaillac), et des blancs complexes (Côtes-du-Jura, Condrieu, Pouilly-Fumé, Chablis Premiers Crus).

    - Rognons : des vins riches, rouges (Volnay, Saint-Émilion) ou blancs (Jura, Quincy) selon leur préparation.

     

    Les viandes rouges

    - Bœuf bourguignon ou pot-au-feu : le même vin rouge que celui employé pour la cuisson, et tout particulièrement un Bourgogne puissant (Pommard, Mercurey), un Gigondas, un Minervois ou un Bandol.

    - Bœuf rôti : la plupart des vins rouges assez corsés et tanniques, les Bordeaux relativement jeunes, les Bourgogne (Auxey-Duresses, Santenay), ceux de la vallée du Rhône (CDR-Visan), ceux de la Loire (Chinon)…

     

    Les volailles et le gibier

    - Canard : des vins puissants et parfumés comme un Hermitage, un Châteauneuf-du-Pape, un Gevrey-Chambertin ou un Pauillac.

    - Confit de canard : des vins corsés (Madiran, Cahors, Saint-Émilion, Corbières, Corton).

    - Gibier à plume : des rouges corsés (Pommard, Hermitage, Moulin-à-Vent, Bandol, Cahors, Pauillac, Saint-Émilion, Châteauneuf-du-Pape…) ou Ven­danges Tardives et Sauternes.

    - Gibier à poil : des rouges encore plus puissants (Côte-Rôtie, Bandol, Saint-Estèphe).

    - Oie : soit un vin blanc légèrement moelleux (Anjou…), soit des rouges frais et légers (Beaujolais, Touraine…). Si c’est une oie farcie, un Margaux ou un Côte-de-Beaune.

    - Poulet à la crème : des blancs demi-secs ou moelleux de Loire, dess blancs secs puissants et ronds (Pessac-Léognan, Meursault)

     

    Les fromages

    - Fondue au fromage : des vins blancs de montagne (Savoie, Jurançon).

    - Fromages de chèvre : un Sancerre ou un Anjou demi-sec.

    - Fromages à pâte sèche : des blancs secs de montagne ou légèrement moelleux.

    - Fromages doux à pâte molle : des rouges légers et fruités (Beaujolais) et des blancs parfumés (Alsace, Sancerre, Pacherenc-du-Vic-Bihl).

    - Fromages forts à pâte molle : vins blancs secs ou demi-secs (Anjou, Gewurztraminer, Tokay, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Joseph…).

    - Fromages persillés : des grands vins blancs moelleux et doux d’Alsace (Gewurztraminer Vendanges Tardives), de la Loire (Quarts-de-Chaume) et de Bordeaux (Sauternes).

     

    Les desserts

    - Avec la plupart des desserts (à l’exception des fruits et des glaces), les vins doux ou liquoreux (Sauternes, Quarts-de-Chaume ou Vendanges Tardives d’Alsace).

    - Tartes aux fruits, babas : Champagne et des blancs demi-secs de Loire, d’Alsace ou du Sud-Ouest.

    - Gâteaux au chocolat : un Banyuls, un Rasteau, une grande cuvée rosée de Champagne.

     

     

    A chaque vin, ses plats

    L’Alsace

    L’Alsace est l’exemple caractéristique des grandes régions vinicoles et gastronomiques françaises où le mariage des vins et des mets peut surprendre le plus. Bien sûr, on connaît les spécialités du pays, les choucroutes, les fromages, les charcuteries ou le kouglof, et l’intensité aromatique des grands crus, alliant finesse et richesse en bouche. On se doute bien qu’un vin d’Alsace se déguste aussi avec des crustacés ou des fruits de mer mais on oublie parfois l’extraordinaire osmose d’un Muscat avec des asperges, par exemple.

    Les vins peuvent se boire pratiquement tout au cours d’un repas. Sur la choucroute (Riesling), avec une sole meunière (l’Alsace est riche également de poissons de rivière), avec des crustacés. Plus original, le fameux “poulet au Riesling”, une blanquette de veau à l’ancienne. La puissance de son bouquet et sa persistance aromatique en bouche place le Gewurztraminer comme un apéritif idéal. Il est superbe (comme le Tokay Pinot Gris) avec un pâté en croûte ou une terrine de foies blonds, ainsi que sur la tarte flambée. Les Vendanges Tardives se savourent sur un foie gras d’oie d’Alsace, au naturel ou en brioche, et sur des fromages forts comme le maroilles, le munster ou le roquefort.

     

    Le beaujolais

    Il y a deux façons de déguster les crus du Beaujolais : dans leur jeunesse, en profitant de leur couleur et de leur fruité avec des charcuteries, des rillons, des fromages à pâte molle ou une viande rouge grillée (les Beaujolais-Villages, les crus de Brouilly, Côte-de-Brouilly, Chiroubles et Saint-Amour sont parfaits), ou parvenant à maturité, notamment les crus plus charpentés, c’est-à-dire avec un minimum de quatre à cinq années d’évolution, sur une cuisine plus élaborée.

    - Fleurie, Juliénas. Très parfumés, à dominante de fruits rouges et de sous-bois, à présenter avec une oie farcie, un fromage bleu (Auvergne ou Bresse), ou un gibier (perdrix).

    - Chénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié. Bouquetés et denses, parfaits sur une terrine de gibier, du jambon fumé ou un foie de veau.

     

    Le bordelais

    - Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau.

    - Margaux. Prédominance à l’élégance et la structure. Un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume.

    - Moulis et Listrac. De l’agneau, des viandes rouges, avec une prédominance pour un foie de veau sur un millésime à maturité, ou des ramiers aux cèpes en cocotte qui s’accordent bien avec le “moelleux” du vin.

    - Saint-Estèphe Puissant et concentré dans sa jeunesse, un très grand vin typé qu’il faut aussi savoir attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce ou une bécasse.

    - Pessac-Léognan et Graves. En blancs, les vins, alliant finesse aromatique et persistance en bouche, s’associent à un veau en sauce ou une alose. Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction sur du veau rôti, de l’agneau ou un gigot à la ficelle.

    - Fronsac et Canon-Fronsac. Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés, qui s’accordent bien avec un curry de mouton ou de l’agneau rôti.

    - Lalande-de-Pomerol. Couleur, concentration aromatique et onctuosité en bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des viandes, un magret de canard ou de l’agneau en croûte.

    - Lussac, Montagne, Puisseguin et Saint-Georges-Saint-Émilion. Bonne matière tannique, rondeur et bouquet. Idéal sur de l’agneau au four, des brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir le caractère épicé du vin. Sur un vieux millésime, des mets plus riches comme un canard farci, un curry et les civets.

    - Saint-Émilion. Parfumé, corsé, un vin dense et ferme, pour viandes rôties et gibier à plume.

    - Pomerol. Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure, denses et veloutés en bouche “collent” avec la plupart des gibiers et les truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Essayez les œufs à la broche aux truffes fraîches.

    - Côtes-de-Bourg et Côtes-de-Bordeaux. Colorés, alliant charpente et rondeur en bouche, les Côtes-de-Bourg se marient avec du veau (sans sauce), de l’agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume pour les vins parvenus à maturité. Le caractère légèrement épicé de ces crus les prédispose à un curry de poulet par exemple, des viandes en sauce légère ou des rognons.

    - Barsac et Sauternes. Pour profiter de leur richesse et de leur typicité, à l’apéritif. Plus conventionnel, sur un foie gras, pour un millésime assez jeune, et sur un dessert pas trop sucré comme une tarte aux framboises. Plus rare, la lamproie, et des ris de veau à la crème.

    - Loupiac et Liquoreux. Plus souple, plus fruité, un vin tout en nuances aromatiques, onctueux, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux de Sauternes.

    - Entre-Deux-Mers. Francs, légers, fruités, des vins blancs secs surprenants par leur rapport qualité-prix, à découvrir sur les fruits de mer et les crustacés.

    - Bordeaux Supérieur. Souples et colorés, alliant charpente et bouquet, les vins se goûtent avec toutes les viandes rouges, mais aussi, pour des millésimes plus évolués, sur une escalope de veau ou un navarin de mouton.

     

    La Bourgogne

    - Auxey-Duresses. Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers.

    - Chablis. Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière.

    - Chambolle-Musigny. Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse.

    - Puligny-Montrachet et Chassagne-Montra­chet. Bouquetés, secs et suaves à la fois, de beaux vins tout en persistance aromatique, pour les poissons et les viandes blanches cuisinées.

    - Corton-Charlemagne. Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar.

    - Côte-de-Beaune et Hautes-Côtes-de-Beaune. Bouquet et souplesse en bouche en font un rouge à boire sur un poulet rôti ou un jambon, du rosbif froid et un saint-nectaire.

    - Fixin. Solide et coloré, un Fixin se goûte fort bien avec une palombe, un coq au vin, voire un curry de mouton.

    - Mâcon. Une escalope (ou une langue) de veau et des poissons grillés pour le blanc, le gibier à plume pour le rouge qui s’accorde également avec une raclette.

    - Mercurey. Le rouge, ferme et fruité, d’excellente évolution, se goûte avec des beignets d’aubergines, une perdrix au chou ou un reblochon.

    - Meursault. Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet.

    - Nuits-Saint-Georges. Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon.

    - Pommard. Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier.

    - Pouilly-Fuissé. Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet.

    - Rully. Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier. Le blanc avec tous les poissons.

    - Santenay. Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère.

    - Vosne-Romanée. Concentration aromatique et velouté demandent un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un râble de lièvre.

     

    La Champagne

    Pour le Champagne, s’il est bien sec, à l’apéritif ; s’il est demi-sec ou doux, au cours d’un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries). Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne, délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier. Un vin idéal avec des crustacés, ou, s’il est plus charpenté (une cuvée de Prestige), sur un poisson en sauce ou un feuilleté de turbot. Le Champagne rosé s’apprécie sur une viande blanche ou sur un gâteau au chocolat (pas trop sucré).

     

    Le Languedoc

    - Corbières, Côtes-du-Roussillon, Fitou, Coteaux-du-Languedoc et Minervois. En rouge, le vin est marqué par des connotations fruitées et épicées caractéristiques qui lui permettent de tenir sur le gibier, les saucisses, le lièvre, avec un brie, sur les cassoulets du pays voire sur les pâtés à base de viande de mouton, qui sont légèrement sucrés. Le rosé se déguste sur les terrines ou un poulet basquaise, et les blancs avec les poissons, des volailles rôties ou sur un lapin à la moutarde.

     

    La Provence

    - Bandol et Cassis. Des vins rouges riches en arômes et en saveurs, avec cette touche vanillée, qui se marient avec des plats épicés. Pour des millésimes plus anciens, sur un lièvre à la royale, une poularde en croûte de sel ou un reblochon. Le rosé tient sur une ratatouille, une saucisse grillée ou des brochettes de rognons, et le blanc sur une escalope ou un sandre au beurre blanc.

    - Baux et Coteaux-d’Aix. Des rouges colorés, parfumés, aux notes de fruits rouges mûrs et d’humus, au caractère affirmé, qui se goûtent fort bien sur un foie, une selle d’agneau aux herbes ou un gigot. Goûtez le rosé, bien frais, sur des paupiettes de veau ou un veau Orloff.

    - Côtes-de-Provence (et Corse). Des rouges alliant couleur, parfums et souplesse en bouche, qui se marient avec une bonne potée, un rôti de porc froid ou un carré d’agneau. Pour les blancs, fruits de mer et bouillabaisse, tandis que le rosé se déguste avec une morue grillée ou des calmars.

     

    Le Sud-Ouest

    - Bergerac et Monbazillac. En Bergerac et Côtes-de-Bergerac, les rouges, parfumés et souples, sont adaptés à des viandes grillées, une côte de veau, un cassoulet ou une daube. Le blanc sec s’associe avec des écrevisses, des sardines grillées. Les moelleux, très fruités, aux connotations de miel, se goûtent à l’apéritif, en dessert sur une île flottante ou un flan, sur un bleu et le foie gras.

    - Cahors. Un vin riche en couleur comme en charpente qu’il faut apprécier avec des tripes, du gibier (chevreuil), un caneton aux figues, une oie rôtie aux marrons et aux pommes.

    - Gaillac. Le rouge s’adapte à la plupart des viandes et des plats légèrement épicés. Le blanc est vif et rond à la fois, à déboucher sur les poissons de rivière.

    - Jurançon. En blanc sec, un vin au nez de fruits secs, racé, tout en bouche, avec les poissons de rivière, et, en moelleux, un vin bouqueté, onctueux et typé, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux des autres liquoreux.

    - Madiran. Complexe et concentré, très parfumé, aux tanins fermes et puissants, très typé, un vin qu’il faut savoir attendre, à boire avec une viande en sauce, le gibier à poil ou un cassoulet.

     

    Le Val de Loire

    - Chinon. S’il est jeune, avec une volaille ; s’il est parvenu à maturité, il convient aux viandes rouges, à un canard ou à un gibier cuisiné légèrement.

    - Coteaux-du-Layon. Des moelleux à déguster à l’apéritif, sur les charcuteries, avec un foie gras ou des fromages bleus. Goûtez-les sur un saucisson brioché ou un homard.

    - Sancerre et Pouilly-Fumé. Sec, nerveux et fruité, le blanc se goûte avec les fruits de mer, les rillettes, l’andouillette au vin et les poissons. Le rosé s’adapte à toutes les charcuteries, et le rouge à un canard ou à une dinde aux marrons.

    - Saumur. Un blanc sec et floral, idéal sur une côte de veau ou des rillons, et des rouges que la plupart des dégustateurs apprécient avec du mouton, un magret, voire un faisan pour un millésime plus ancien. Goûtez aussi les Crémants, très fins.

    - Touraine. Des vins frais et fruités, qui se boivent avec des rillons quand ils sont jeunes (pour les rosés et rouges), puis sur une volaille, des pigeonneaux, du veau grillé. Le blanc se marie avec les mêmes plats que les vins de Saumur.

    - Vouvray. Des blancs secs pour les fruits de mer et les poissons, et des moelleux bien typés, frais et fruités à l’apéritif ou avec les charcuteries du pays. N’oubliez pas les Crémants.

     

    La Vallée du Rhône

    - Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche.

    - Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés.

    - Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc.

    - Gigondas. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier.

    - Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé.

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    REGION PAR REGION, LES VIGNERONS QUI ONT VRAIMENT MARQUE L'ANNEE

     

     

    ALSACE

    Tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2016 à 2007 méritent actuellement une commande.

    Bestheim est la référence des Crémants, et ne cesse de monter en gamme dans les autres appellations.

    Les incontournables sont toujours Schléret (avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), Hauller, Gresser, Schaeffer-Woerly, Hubert Meyer, Haegi, Klein, Ruhlmann, 7 Vignes, Frick, Metz, Iltis, Eblin-Fucks, Klingenfus.

    Les autres grandes valeurs sont la Cave de Hunawihr, Simon, Pettermann, Arnold, Frey, Hartmann, Brobecker, Beck-Rempart, Rentz, Huber et Bléger, Baumann-Zirgel, Vielweber, Frey-Sohler, Fleck, Zoeller, Fleck, Mauler, Fahrer

    Jolies bouteilles de Halbeisen, Hertz

     

    BEAUJOLAIS

    Cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages.

    Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Pizay, Cédric Chignard, Michel Tête, Crêt des Garanches, Emeringes, Champagnon, La Combe aux Loups, Cheysson, Jean-Pierre Mortet, Métrat, Charvet

    Et le roi Dubœuf est toujours là, incontournable.

    De belles dégustations aussi chez Rotisson, Sambin, Gaget, Chermette, Pravins, Fournelles, Baluce, Garanches, Fagolet, Bonnet, Forest, Granit Doré, Baronnat

     

     

    BORDEAUX

    MÉDOC

    En Premiers Grands Vins, à Pauillac, aux côtés de vins prestigieux et beaucoup plus chers (Latour et Mouton, splendides, comme Clerc-Milon), dominent Grand-Puy Lacoste (formidable 2008, actuellement), Batailley (splendide 2009) et Pichon-Comtesse, de très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.

    Au sommet, à Saint-Estèphe : Haut-Marbuzet, avec un formidable potentiel d’évolution, et où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité) ; il en est de même pour Clauzet et Lascombes, à Margaux, qui possède son propre style.

    Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Mayne-Lalande, Layauga-Duboscq, Desmirail, Cartujac, La Mouline, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Fonbadet, Fontesteau, Cartujac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Souley Sainte-Croix, Le Meynieu, Chalet de Germignan, Le Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Saint-Estèphe, Bois Carré, Pontac-Gadet, Coudot, Hennebelle

    De belles dégustations à Caronne-Sainte-Gemme, Cambon La Pelouse, Tour du Roc, Tour du Haut Moulin, Castera, Marceaux, Saint-Christoply, Petit Bocq, Marquis de Terme...

      

    POMEROL

    Certes, il y a Petrus (splendide mais intouchable financièrement), mais Certan de May et les crus de Janoueix (La Croix, La Croix-Toulifaut…) sont incontestablement au sommet, comme Beauregard, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy, Haut-Ferrand…).

    Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Canon-Chaigneau (les deux classés Premiers Grands Vins, tant le rapport qualité-prix-régularité est exceptionnel), Moines, Béchereau, Viaud, Belles-Graves, Voselle ou Bourseau.

    Puis Arnauds et Moulin du Jura.

    Très belles dégustations en Fronsac avec Gaby, Canon, Carles, Mazeris et Roumagnac La Maréchale.

     

     

    SAINT-ÉMILION

    Ici, se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse, ou standardisés.

    Trotte Vieille est (largement) au sommet, et les crus de Capdemourlin, Laniote, Haut-Sarpe, Croque-Michotte, Corbin-Michotte, MauvinonLa Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Clos Trimoulet, Piganeauégalement, ce qui explique leur place dans le Classement, chacun possédant une identité réelle et une gamme de prix différente.

    Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Orisse du Casse, Fonroque, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Rose-Pourret, Clos de Sarpe, Grand Corin-Despagne, Grâce-Fonrazade, Clos des Prince, Pasquette, Darius, Destrier, Vieux Rivallon

    Belles dégustations (et une place enviable dans le Classement) pour Jean Voisin, Fleur Gravignac, Destieux, Sansonnet, puis Grand Corbin Manuel, Lassègue, Sanctus, Ambe Tour, Candale, Riou de Thaillas, Petit Mangot, Croisille, Tauzinat-l’Hermitage, Sanctus, Pontet-Fumet, Petit Bouquey, Grand Bert, Tour Saint-Christophe, Roylland, Villhardy

     

    En Saint-Georges, Montagne, Puisseguin et LussacHaut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés de Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie, Jura-Plaisance, Fleurs Grandes Landes.

    Coups de cœur également pour Vieux Château Saint-André, Saint-Georges, Branda, Despagne-Rapin, Chêne Vieux, Roc de Boissac, Franc Baudron, Munch, La Claymore, Moulin du Jura, La Perrière.

     

    GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN

    Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”.

    Chevalier sort du lot, en blanc comme en rouge, quand Brown, Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Bouscaut, Lespault-Martillac, Luchey-Halde, Haut-Plantade ou Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux.

    En Pessac-Léognan, belles dégustations aux châteaux de Léognan et Carbonnieux.

    Les prochaines verticales de Malartic-LagravièreHaut-BrionSmith-Haut-Lafitte ou Haut-Bailly viendront aussi confirmer ou non leur place actuelle dans le Classement.

    En Graves, on se fait vraiment plaisir, et à prix très doux, avec Grand Bos (un grand rouge racé, largement au niveau d’un Pessac-Léognan), Mauves, Le Tuquet, Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Rougemont, Chantegrive, Jouvente… et Toulouze, en Graves de Vayres.

    En Graves, de très jolies bouteilles à Caillivet, L'Hospital, Vimont, Reys.

     

    CÔTES

    Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

    Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Melin, Faugas, Marsan, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Larrat, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, Grandmaison

    De jolies bouteilles (très) appréciées aux châteaux de Côts, Grand Moulin, La Fleur-Beauséjour, Beynat, Brethous, Haut-Mousseau, Puy d’Amour, Bellevue, Cranne, Petit Boyer, Terre Blanque, Payre, Graves d’Ardonneau, Terre Blanque, Espérance, Graves de Viaud, Grand Launay, Colbert, Reynaud

     

    BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

    Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

    Les meilleurs sont Boutillon, Crain, Lajarre, Bellevue-Favereau,Gassies-Gautey, Bossuet, Fillon, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Penin, Panchille, Sainte-Barbe

    Lavison, Jayle, Fontbonne et Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.

    Jolies dégustations de La Bédouce, Chillac et Quillet, Maubats, Croix de Queynac, Lamothe Vincent, Paillette, Champ du Moulin, Le Sèpe, Farizeau, Grand Français

     

    SAUTERNES ET LIQUOREUX

    Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

    En Sauternes, les grands vins sont toujours magiques : Filhot, Raymond-Lafon, Lafon, Haut-Bergeron, Coutet

    Belles dégustations à Bastor-Lamontagne, Doisy-Védrines, Guiraud, Rolland, Caillou, Laribotte, La Tour Blanche, Malle, Anna, Closiot, Bon, Lamothe-Despujols, Lamothe-Guignard.

     

     

    BOURGOGNE

    C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom.

    Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Je parle de Chartron, Robin, Antonin Guyon, Carillon, Tremblay, Jomain, Alain Geoffroy… Toujours à Chablis, Mosnier, Chardonnay, Dampt, Naulin, Heimbourger, Pisse-Loup

    En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de Gelin, Clos des Lambrays, Monts Luisants, Leclerc, Cacheux, Esmonin, Bertheau, Fougeray de Beauclair, Berthaut, Ampeau, Albert Joly, Michel Prunier, Domaine de la Poulette ou Clos Bellefond.

    On poursuit avec Delagrange, Denis, Bourée, Bocard, Diconne, Girard, Seguin-Manuel, Gros, Dubreuil-Fontaine, Amiot, Doreau… ou, en Pouilly-Fuissé, Luquet, Auvigue, Paquet, Denuziller, et Monette en Mercurey.

      

    CHAMPAGNE

    Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoîent de très grandes maisons familiales comme Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Philipponnat, Legras, Bara, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée, qui sait particulièrement bien donner ses lettres de noblesse au cépage Pinot meunier.

    La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes…

    Il y a donc des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.

    Il s’agit de De Lozey, Taillet, Michel Turgy, Legrand, Bourdaire-Gallois, Goutorbe, Jean-Marie Pelletier, Coutier, Drappier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Laurent-Gabriel, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Maurice Vesselle, Fleury-Gille, Lequart, Lancelot-Royer, Gimonnet, Gatinois, Huot, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart, Jacques Defrance, Moyat, Xavier Loriot, Boutillez-Marchand…, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

    On poursuit avec Pehu Guiardel, Daviaux, Brice, Morize, De Milly, Charles Mignon, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Margaine, Royer, Leconte, Veuve Olivier, Lejeune-Dirwang, Brixon, Egrot, Royer, Labbé, Aspasie, Baron-Fuenté, Baron Albert, Morize, Verrier, Baron Albert, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Boizel, Bardoux, Diligent, Payer, Bonnet-Gilmert, Payer, Alain Littière, Poinsot

    D’autres coups de cœur chez Chassenay d'Arce, Castelger, Fourrier, Forest-Marié, Blondel, Cosnard, Coquard-Bour, Goulard, Goussard, Derot-Delugny, Malingre, Gratiot, Mannoury, Beaudoin-Latrompette, Cosnard, Dekeyne, Gérard Loriot, Fernand Lemaire, Lacuisse, Jacquinot, François Lecompte, Vazard-Coquart, Farfelan, Alain Bailly, Clergeot, Desmoulins, Alfred Tritant, Jean-Pol Hautbois, Vrain-Augé, Mathelin, Marc Billiard, Fernand Lemaire, Leblond-Lenoir, Lacuisse, Charles Legend, Pointillart, Mathieu-Princet, Ruffin, Richardot

    Trois caves sont au top : Collet, De Castelnau et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.

      

    LANGUEDOC-ROUSSILLON

    Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, de vrais vins… alors que l’on trouve aussi (hélas) dans le coin des vins rouges ultra concentrés, ultra chers, ultra âpres…

    Daumas-Gassac est toujours hors normes, en rouge, bien sûr, mais aussi avec ce blanc somptueux, où le minéral sait s’allier à un gras spécifique.

    Les grandes références sont Peyregrandes, Mas du Novi, Cavailles, Fabas, Grand Caumont, Pépusque, Martinolle, Saint-Martin des Champs, Mire-L’Etang, Bertrand-Bergé, Grand Moulin, Etang des Colombes, Cascades, Herbe Sainte, Clarmon, Familongue, Clotte Fontane, Casa Blanca, Domaine de la Vieille, Spencer La Pujade, Mas Rous, Cambriel, Lalis, Bouysse

    Deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.

    De très jolies dégustations chez Voltaire, Espinous, Rives Blanques, Grandes Costes, Ricardelle de Lautrec, Grand Arc, Sauvaire, Escattes, Lannye Barrac, Tour Boisée, Plaine Haute, Bousquette, Fontaine Marcousse.

     

    PROVENCE-CORSE

    Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).

    Dans les trois couleurs, en Bandol, on est au sommet avec La Bastide Blanche, Lafran-Veyrolles, Pradeaux, L’Olivette, Terrebrune, Bunan et Chrétienne.

    Fontcreuse est le meilleur Cassis, et Toasc, le meilleur Bellet.

    Loou est le meilleur Coteaux-Varois, et Camaïssette le meilleur Coteaux d’Aix.

    En Côtes-de-Provence, les rosés sont formidables : Rasque, Jas d’Esclans, Maïme, Sumeire, Pourcieux, Montaud… La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.

    Des crus comme Mentone, Malherbe, Saint Roman d’Esclans, Rouet, Tournels, Mesclances ou Thuerry atteignent une place très privilégiée dans le Classement. Il en est de même avec Barbebelle, Quatre Tours, Chaberts, Grand'Vigne, Sarrins, Valentines, Bastide des Oliviers, Berne...

    La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine de Torraccia et celui de Peraldi. Ces trois-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.

    On se fait aussi vraiment plaisir avec les vins des domaines de Gentile, A Ronca ou Culombu.

     

    SAVOIE-JURA

    En Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.

    Les meilleurs : Million-Rousseau, Fortin, Lambert, Bosson, Mollex, en Savoie, et Badoz, pour le Jura, se trouve avec celui des Beaujolais.

    Jolies dégustations de Bartucci, Chevigneux, Daniel Dugois, Delalex, Jacques Tissot

     

    SUD-OUEST

    Lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.

    On le voit bien en savourant les bouteilles de Barréjat, Nozières, Pichard, Lamouroux, Lavaur, Paillas, La Caminade, Labarthe, Vieux Touron, Gautoul, Bourguet, Paradis, Croze de Pys, Bovila, Coutale, Pouypardin, Bourguet, qui sont à la tête de leur appellation respective.

    La Cave de Buzet est la meilleure de toute la région, avec une gamme importante qui sait décliner toute les facettes du Buzet.

    Dans différentes appellations, sont particulièrement bien notés : Sergent, Lauleries, Mailleries, Viella, Nigri, Rousse, Joy, Combelle, Guillaman, Herrebouc, Eugénie, Maison Neuve, Moulin Pouzy

      

    VAL DE LOIRE

    La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare.

    Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificié, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Pabiot, Bernard Petit, Guy Baudin, Gitton

    En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant. La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région.

    Le meilleur Saint-Nicolas-de-Bourgueil se trouve chez Drussé, les meilleurs vins de Saumur-Champigny se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, chez Dézé (Petite Chapelle), La Guilloterie, La Paleine, Rocheville ou Gouron.

    En Chinon, on est au sommet avec Bouchardière, Bouquerries, Noiré, et, en Touraine, Chaise, Mandard, Charbonnier et, Montigny.

    En Anjou, on ne peut éviter Gauterie et Gonorderie, comme, à Saumur, Vieux Pressoir.

    Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez La Varière, Aubert, Rochettes et Godineau.

    En Muscadet, le ténor est Morilleau. Belles bouteilles chez Tourlaudière, Elget, Durandière, Plessis-Glain...

    On poursuit, toutes appellations confondues, avec de bien jolis coups de cœur chez Géleries, Eric Cottat, Thierry Véron, Picard, Ermitage, Clos de l'Epinay, Domaine des Roy, Bouchié-Chatellier

     

    VALLÉE DU RHÔNE

    Le Classement parle de lui-même, et c’est la grande régularité qualitative, qui prime, ici comme ailleurs, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est toujours exceptionnel.

    On s’en assure, à Châteauneuf-du-Pape, chez André Mathieu, à Beauchêne, Abbé Dîne, Méreuille, Serguier, Tour-Saint-Michel, Domaine de Saje, Solitude.

    En Côte-Rôtie, le Domaine des Rosiers.

    Redortier est toujours au sommet à Beaumes de-Venise, avec BeauvalcinteArnoux élève des vins superbes à VacqueyrasAlary est à la tête de l’appellation Cairanne, avec Gayère, et, en Côtes-du-Rhône-Villages, les incontournables sont le Domaine de l’Amauve, Saint-Estève, Croix Blanche, Magalanne, Saint-Sauveur

    De très belles places dans le Classement pour Amadieu, Bizard, Verrerie, Canorgue, Grand Nicolet, Flacher, Camarette, Puy Marquis, Clavel, Rolière, Faure, Rousset, Trois Colombes Les Rameaux...

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    DANS TOUTES LES APPELLATIONS, LES VINS DE BORDEAUX DE L'ANNEE


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    Château d'ANNA
    Château des ARNAUDS
    Château BALESTARD La TONNELLE
    Château BASTIAN
    Château BASTOR LAMONTAGNE
    Château BATAILLEY
    Château BEAU SITE
    Château BEAUREGARD
    Château BELLE GARDE
    Château BELLES-GRAVES
    Château BELLEVUE
    Château BERTHENON
    Château BICHON-CASSIGNOLS
    Château BOIS CARRÉ
    Scea Vignobles BON
    Château TROTTE VIEILLE
    Château Le BOURDIEU
    Château BOURSEAU
    Château BOUSCAUT
    Château BOUTILLON
    Château BRAN de COMPOSTELLE
    Château BRETHOUS
    Domaine de CARTUJAC
    Château BROWN
    Domaine du BUISSON
    Château CADET-BON
    Château Le CAILLOU
    Château CAMBON LA PELOUSE
    Château CANON-CHAIGNEAU
    Château CANTENAC
    Château CANTENAC-BROWN
    Château CARBONNIEUX
    Château de CARLES
    Château CARONNE-SAINTE-GEMME
    Château CASTERA
    Château CERTAN de MAY de CERTAN
    Vignobles CHAIGNE et Fils
    Château de CHANTEGRIVE
    Château CHANTEMERLE
    Château CHENE-VIEUX
    Domaine de CHEVALIER
    Château CLAUZET
    Château LA CLAYMORE
    Clos JEAN
    Château CLOSIOT
    Château de CÔME
    Château CONFIDENCE DE MARGAUX
    Château CORBIN MICHOTTE
    Château La CROIX-LAROQUE
    Château La CROIX MEUNIER
    Château La CROIX de QUEYNAC
    Château LA CROIX-TOULIFAUT
    Château CROQUE MICHOTTE
    Château DAVID
    Château DESMIRAIL
    Château LE DESTRIER
    Château DEVISE d'ARDILLEY
    Domaine L'ENTRE DEUX MONDES
    Château FAUGAS
    Château FILHOT
    Château FILLON
    Château La FLEUR CRAVIGNAC
    Château La FLEUR GRANDS-LANDES
    Château FONBADET
    Château FONROQUE
    Château FONTBONNE
    Château FOURCAS-DUPRÉ
    Château FOURCAS-HOSTEN
    Château FRANC LARTIGUE
    Château La GALIANE
    Vignobles GASSIES-GAUTEY
    Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
    Château La GRACE FONRAZADE
    Château du GRAND BOS
    Château GRAND CORBIN-DESPAGNE
    Château GRAND FRANÇAIS
    Château GRAND-MAISON
    Château GRAND-PUY-LACOSTE
    Château AUX GRAVES DE LA LAURENCE
    Château Les GRAVES
    Château de La GRENIERE
    Château La HAIE
    Château HAUT BARRAIL
    Château HAUT-BATAILLEY
    Château HAUT-CALENS
    Château HAUT-LAGRANGE
    Château HAUT-MARBUZET
    Château HAUT-SAINT-CLAIR
    Château HOURBANON
    Château HOURTIN-DUCASSE
    Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François
    Château JOUVENTE
    Château JURA-PLAISANCE
    Château LAFARGUE
    Château LAFLEUR du ROY
    Château LAFON
    Château LAGARDE
    Château LAGNEAUX A PAUILLAC
    Château LAJARRE
    Château LAMOTHE-DESPUJOLS
    Château LARRAT
    Château LASCOMBES
    Château LATOUR
    Château LAUDUC
    Château LAVISON
    Château LAYAUGA-DUBOSCQ
    Château LESPAULT-MARTILLAC
    Château LOUPIAC-GAUDIET
    CLOS DES LUNES
    Château de LUSSAN
    Château MACQUIN
    Château MAISON NOBLE
    Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE
    Château de MALLE
    Château Les MARCEAUX
    Château Marquis de Terme
    Château de MARSAN
    Château La MARZELLE
    Château Les MAUBATS
    Château de MAUVES
    Château MAUVINON
    Château MAYNE LALANDE
    Château MAZERIS
    Château MAZEYRES
    Château MELIN
    Château Le MEYNIEU
    Château MONTROSE
    Château MOULIN DU JURA
    Château du MOULIN VIEUX
    Château La MOULINE
    Château MOUTON-ROTHSCHILD
    Château ORISSE du CASSE
    Château La PAILLETTE
    Château de PANIGON
    Château PASCAUD
    Château du PAYRE
    Vignobles PELLE
    Château PENIN
    Château La PERRIÈRE
    Château PETIT BOCQ
    Château PETIT MANGOT
    Château du PETIT PUCH
    PETRUS
    Château PIADA
    Château PICHON-BELLEVUE
    Château PICHON-COMTESSE
    Château PIGANEAU
    Château PLANTIER ROSE
    Château PLINCE
    Château PONT LES MOINES
    Château PONTAC-MONPLAISIR
    Château CLOS des PRINCE
    Vignobles ROBIN
    Château ROC DE BOISSAC
    Château de ROLLAND
    Château de ROQUEBRUNE
    Château La ROSE-POURRET
    Château La ROSE SARRON
    Château SAINT AHON
    Château SAINT-HILAIRE
    Château SAINTE-BARBE
    Château SANSONNET
    Château Le SÈPE
    Domaine de la SOLITUDE
    Château Le SOULEY-SAINTE-CROIX
    Le TEMPLE de TOURTEYRON
    Château THURON
    Château TOULOUZE
    Château LA TOUR DU PIN FIGEAC
    Château TOUR-DU-ROC
    Clos TRIMOULET
    Château TROTTE VIEILLE
    Château La TUILERIE du PUY
    Château le TUQUET
    Château VAISINERIE
    Château VALENTIN
    VIEUX CHATEAU SAINT-ANDRE
    Château VIEUX RIVALLON
    Château Vieux Sarpe
    Château VOSELLE



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    Champagne
    Jura 
    Savoie
    Languedoc 
    Provence-Corse
    Sud-Ouest-Périgord 
    Val de Loire
    Vallée du Rhône
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    LE CLASSEMENT DU MEDOC

    Dans le Médoc, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe…

    Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins. Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible.

    Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes très différents : les 2016, 2010 et 2009, grandissimes, les 2015, 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, ou un 2013, parfois imbuvable, souvent difficile. Le plaisir est là, intact, et c’est du grand art.

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    LATOUR (Hors Classe)
    MOUTON-ROTHSCHILD

     

    GRAND-PUY-LACOSTE
    PICHON-COMTESSE

    CLERC-MILON
    LASCOMBES
    MONTROSE

    CATEGORIE B
    Priorité à l’élégance
    LAFITE-ROTHSCHILD
    (MARGAUX)

     

    BATAILLEY

    HAUT-MARBUZET

    CANTENAC-BROWN
    CLAUZET

     

    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    BEAU SITE
    BRANE-CANTENAC
    FONBADET
    LA GALIANE
    HAUT-BATAILLEY
    LYNCH-BAGES

     

    (CALON-SÉGUR)
    CASTERA
    COUDOT
    DAVID
    FONTESTEAU*
    HENNEBELLE
    HOURTIN DUCASSE*
    LAMOTHE-BERGERON*
    LE MEYNIEU*
    ROSE BRANA*
    SAINT-HILAIRE*

    BOIS CARRÉ*
    CAMBON LA PELOUSE*
    CLÉMENT PICHON*
    LAMOTHE-CISSAC
    FOURCAS-HOSTEN*
    GRAVES DE LOIRAC
    HAUT BARRAIL*
    LAGORCE BERNADAS
    LES MOINES*
    (RAMAGE LA BÂTISSE*)
    TEMPLE DE TOURTEYRON
    TOUR DU HAUT-MOULIN*

    CHANTEMERLE*
    TOURTERAN

    CATEGORIE B
    Priorité à l’élégance
    BRIDANE
    CÔME
    DESMIRAIL
    FOURCAS-DUPRÉ
    LÉOVILLE-BARTON
    MARQUIS DE TERME
    MAYNE LALANDE
    LA MOULINE
    TRONQUOY-LALANDE

     

    LE BOURDIEU*
    CARONNE-SAINTE-GEMME
    (COS LABORY*)
    DEVISE D’ARDILLEY
    DOYAC
    LAYAUGA-DUBOSCQ
    LES MARCEAUX
    PANIGON*
    PETIT BOCQ
    PLANTIER ROSE*
    SAINT-ESTEPHE
    SOULEY-SAINTE-CROIX
    TOUR-DU-ROC
    VILLEGEORGE*

    GLORIA
    CROIX du TRALE*
    HOURBANON*
    LUSSAN*
    SAINT CHRISTOLY*

    DONISSAN*
    LOUSTEAUNEUF*
    MONGRAVEY
    SAINT-AHON

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    AGASSAC
    DOMEYNE
    ESTEAU
    (LAFON ROCHET*)
    LAMARQUE
    RAUX
    TOUR SIEUJAN

     

    BEYZAC
    GORRE
    HAUT COTEAU
    PONTAC-LYNCH
    TOUR MARCILLANET

    CISSAC
    LA CROIX
    LABADIE
    SIORAC

    CATEGORIE B
    Priorité à l’élégance
    MAUCAILLOU
    (POUJEAUX)
    (ROLLAN DE BY)

     

    FAUGEROUX
    LARRIVAUX
    MOULIN ROUGE
    (REYNATS)
    LE TEMPLE*
    TOUR DE BY
    VITICULTEURS FORT MEDOC

    ESCOT
    GRANINS-GRAND-POUJEAUX

     
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    LE CLASSEMENT DE L'ANNEE DES MEILLEURS VINS BLANCS DU VAL DE LOIRE

    Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres.

    Il suffit de goûter un Sancerre provenant de “caillotes” et un autre de marnes kimméridgiennes, un Quincy ou un Pouilly-Fumé “silex” pour s’en assurer. Cela fait donc du bien de sentir la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les nouveaux vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin… Le cépage Sauvignon sait en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre.

    En Anjou, peu d’autres vins peuvent “copier” les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec le cépage Chenin.

    Superbes liquoreux (Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux…), qui atteignent les sommets depuis quelques années, et inquiétent à juste titre d’autres vins liquoreux (Sauternes, notamment) qui ont tendance à s’endormir sur leurs lauriers.

    VOIR AUSSI LE CLASSEMENT DES MEILLEURS VINS ROUGES

    En Touraine, la typicité s’associe à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Le plaisir des arômes, la fraîcheur des blancs secs, la suavité des moelleux… tout concourt au plaisir du vin. Les moelleux sont superbes, en Montlouis comme à Vouvray.

    Quant au Muscadet, sa typicité est notamment liée à la mise en bouteilles sur lie, qui consiste à laisser les vins reposer sur leur lie durant 4 ou 5 mois après leur fermentation jusqu’à leur embouteillage. Elle permet de protéger le vin de l’oxydation et lui confère une fraîcheur et un perlant caractéristique, grâce à une présence importante de gaz carbonique (un Muscadet sur lie en contient deux fois plus qu’un Muscadet). 

     



    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

    Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions...


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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU
    SAUMUR

    VOUVRAY
    Clos MAURICE
    ROCHETTES (A)
    AUBERT (V)
    LA GUILLOTERIE (S)
    LA PALEINE (S)
    GAUTERIE (A)
    LA VARIERE (S)
     
    CAPITAINE (V)
    GAUTIER (V)
    GONORDERIE (A)
    MONCONTOUR
    VIEUX PRESSOIR
     
    Clos de L'ÉPINAY (V)
    ROCHEVILLE (S)
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON
    QUINCY 


    SAUTEREAU (S)
    André DEZAT (S)
    GITTON (S)
    NATTER (S)
    Daniel REVERDY (S)
    CREZANCY (S)
    SARRY (S)
     
    BAUDIN (PF)
    CHASSEIGNES (S)
    CLEF DU RECIT
    DAGUENEAU (S)
    ERMITAGE (MS)
    LOUIS (S)
    Pierre MARTIN (S)
    BARILLOT (PF)
    BLANCHET (PF)
    CAVES POUILLY (PF)
    CHAMPEAU (PF)
    LANDRAT-GUYOLLOT (PF)
    PABIOT (PF)
    J.-M. ROGER (S)
    PETIT (PF)
     
    COTTAT (S)
    PICARD (S)
    Thierry VERON (S)
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
     
    BOUQUERRIES (Ch)
    GOURON
    CHAISE (T)
    COMMANDERIE (Q)
    CHARBONNIER (T)
    MANDARD (T)
    RENAUDIE (T)
    TROTEREAU (Q)
     
    LECOMTE
    MONTIGNY (T)
    MOELLEUX
    AUBERT (V)
    LA VARIÈRE (B)
    GODINEAU (B)
     
    L'ÉTÉ (CL)
    ROCHETTES (CL)
     
    HAUT PERRAYS (CL)
     
    CHÂTEAU
    DANSAULT
    CREMANTS

    Clos MAURICE
    L'ETE
    TARGE
    PETITE CHAPELLE
     
    BOUVET (S)
    MUSCADET
    AUTRES 
    MORILLEAU
    POIRON-DABIN
     
    BIDEAU-GIRAUD
    DURANDIÈRE
    ELGET
    PLESSIS GLAIN
    TOPAZE
    COING SAINT-FIACRE
    TOURLAUDIÈRE
    HAUTE NOELLES
     
    R de la GRANGE



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU
    SAUMUR
    VOUVRAY
    GAUDRELLE (V)*
    FOSSE SÈCHE (S)
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON
    QUINCY
    FOUASSIER (S)*
    FOURNIER (S)
    GRALL (S)*
    THIROT-FOURNIER (S)
    VATTAN (S)*
     
    BONNARD (PF)
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
     
     
    MOELLEUX 

    (LEBLOIS (M)*)
    FONTAINERIE (V)
    CREMANTS 
    PETIT CLOCHER*
    MUSCADET
    AUTRES
    COGNETTES*
    ESPÈRANCE*

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU
    SAUMUR
    VOUVRAY
    (PASSAVANT*)
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON 
    QUINCY 
    MILLET (S)*
    (CR.-ST-LAURENT (S))
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
     
     
    MOELLEUX
    GAUTHIER-LHOMME (V)*
    CREMANTS 
    AMANDIERS (S)
    MUSCADET
    AUTRES
     
    GARNIERE*
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    Les meilleurs millésimes à boire aujourd'hui, région par région

     

    En Alsace, les derniers millésimes sont savoureux, les 2012 et 2011, les grands 2010 et 2009, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 suivent, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 1997 ou 1989).

    En Bourgogne, aux côtés d’une belle séquence qui comprend les millésimes 2015 à 2009, le 2008 est assez délicat (remarquable en blanc), le millésime 2007 très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme 2005.

    En Beaujolais, pour les crus, les vins sont très bons, du 2015 au 2009, le 2008 est assez réussi, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004, dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant.

    Pour Bordeaux, globalement, les meilleurs à boire actuellement : 2012 (mais il a du potentiel), 2011, 2008, 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut attendre : 2010, 2009 (déjà formidable), et 2014, néanmoins plus rapicde à boire. Le 2013, si les prix sont vraiment plus accessibles. Les plus décevants, car trop “chauds”, atypiques : 2005 et 2003.

    Il y a bien sûr une différence entre les vins de la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 2005 est bien meilleur que le 2006 à Saint-Emilion et c’est le 2006 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres.

     

    VOIR AUSSI : 

    La qualité actuelle des vins et des millésimes


    -  Dans le Médoc, misez sur les 2012, 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous toujours plaisir avec les 1999, 1996 ou 1990. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2013 et 2005.

    - Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2011, 2010, 2009, 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002, peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Le 2013 se maintient, certes moins intéressant qure le 2012. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

    - À Saint-Émilion, le 2011 est très classique et charmeur, comme le 2007. Beaux millésimes 2010 et 2009, le 2008 un ton en-dessous, 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par le 2005 ou le 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2007 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste.

    - Dans les Graves, les blancs 2014, 2013, 2011, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 1998,  ou 1997 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des beaux vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte.

    - Dans les Côtes ou Bordeaux Supérieur, on peut acheter les millésimes 2014, 2012 à 2006, avec l’opportunité des excellents 2012, 2011 et 2008. Les meilleurs tiennent la distance avec les millésimes 2006 ou 2000.

    - Pour Sauternes, je privilégie la finesse au côté sirupeux, préfère la fraîcheur à la liqueur. Ici, les millésimes 2011 et 2007 sont formidables, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2005 et 2003 certainement moins typés, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Quant au 2013, les très rares vins savoureux vont se compter sur les doigts, même si ceux qui les ont réussis offriront des vins exceptionnels...

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    En Champagne : Il y a de grandissimes bouteilles millésimées 2006, 2004 ou 2002, et, pour les plus récents, en 2011, 2010 et 2009, dont le potentiel est garanti (le 2003 nettement moins passionnant, trop “rôti”) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables vins, millésimés ou non, à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le succès mérité de la région.

    On a la chance d’accéder au summum de la finesse, qui sait aussi s’associer à la complexité. Le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Aÿ ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes.

    Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

    En Languedoc : les 2013 (superbes) à 2006 sont savoureux. Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés.

    Il y a toujours des “vins de mascarade”, où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café”, la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers”.

    En Provence, l’influence des millésimes est beaucoup moins marquée, et on accède à une très belle série, de 2015 à 2005. C’est le royaume du rosé, et il faut avouer que l’on a assisté à une véritable révolution qualitative dans cette couleur, souvent au détriment des rouges, d’ailleurs. Les rosés reviennent donc à la tête de ce type de vin, et se font payer, aux côtés de blancs, dont certains sortent vraiment du lot. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni Blanc), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux.

    Les Bandol sont des vins formidables. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Les rosés font aussi partie des meilleurs vins de France. Juste à côté, Cassis, avec ces blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables. Les Coteaux-d’Aix-en-Provence, appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, ont aussi fait beaucoup de progrès, tout particulièrement en rosés. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement important par an. Les sols sont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse. On apprécie aussi un bon nombre de Coteaux Varois, où l’on débouche des bouteilles de plus en plus séduisantes.

    Pour le Sud-Ouest : les millésimes 2014, 2012, 2011, 2010, 2009 et 2007 sont très réussis en Madiran, Cahors et Jurançon, où les efforts accomplis depuis une dizaine d’années portent leurs fruits aujourd’hui. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Certains Igp, comme les vins de Gascogne, gagnent également à être mieux respectés.

    Néanmoins, on peut éviter les cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix incautionnable. Pour exemple, à Cahors, on peut douter du bien-fondé des communications spéciales “Malbec”, qui mettent trop le cépage en avant (comme en Argentine), et de quelques vins de mode. Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas ici ou à Madiran ?

    Dans la Loire : si les millésimes 2013 et 2012 ne sont pas évidents, en rouges, le 2011 tire son épingle du jeu, même si les quantités ne sont pas au rendez-vous. Les 2010 et 2009 sont superbes, gras, denses, très parfumés. Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés sont particulièremernt savoureux.

    Les blancs secs 2015 à 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, où les vins possèdent un réel potentiel d’évolution, des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtant très bien actuellement. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (beaux 2000, 1998 ou 1995). Beaux liquoreux en 2011, 2010, 2009, 2007, 2004, 2003 et 2001.

     

    Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Il suffit de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé Silex pour s’assurer de la typicité des vins. En Anjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici. À Quincy comme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, à Menetou-Salon ou en Saumur-Champigny, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée.

    Dans le Rhône : de 2014 à 2009, on est sûr de se faire plaisir, le 2008 est décevant, le 2007 remarquable, peut-être supérieur au 2006. Les 2005 et 2003 sont très mûrs, le 2004, très classique, le 2002, très difficile à maîtriser. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 2005, 1998, 1995 ou 1990.

    De Vienne en Avignon, les rouges, charnus, charpentés, séveux, racés, avec des notes de prune, de réglisse et des parfums de sous-bois, sont des vins denses et chaleureux comme nous les aimons. On déguste des blancs rares et savoureux (Condrieu, Ermitage, Saint-Joseph et Châteauneuf-du-Pape), issus de raisins qui se plaisent à merveille dans ces sols pauvres, exceptionnels pour la vigne qui doit chercher sa nourriture en profondeur.

    Les meilleurs vins, dans de nombeuses appellations (Cairanne, Visan, Vacqueyras, Vinsobres, CDR-Villages...), bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, viennent conforter le terroir et la main de l’homme, qui font la différence.

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    LES PLATS PARFAITS SUR LES MEILLEURS VINS DE L'ANNEE


    À l’apéritif

    Champagne (et Crémants de Saumur, d’Alsace…), Sauternes, vins doux naturels et la plupart des vins blancs secs ou moelleux.

     

    Les entrées

    - Asperges : un Muscat d’Alsace.

    - Artichaut : un rosé sec d’Anjou.

    - Avocat : des blancs secs (Graves, Quincy, Touraine), voire moelleux (demi-secs de Loire).

    - Caviar : Corton-Charlemagne, Champagne, Pouilly-Fumé.

    - Choucroute : Riesling ou Tokay d’Alsace.

    - Escargots : un Bourgogne, rouge ou blanc.

    - Foie gras : Champagne rosé ou grand millésime, assez vineux, Gewurztraminer et Tokay Vendanges tardives avec un foie d’oie alsacien, Barsac ou Sauternes avec un foie de canard du Sud-Ouest.

    - Jambon de Parme ou de San Daniele : blancs secs (Pouilly-Fuissé) ; essayez aussi des blancs moelleux (Loire, Alsace).

    - Œufs : des rouges légers (Beaujolais…), voire un Clairet de Bordeaux.

    - Pâtes, sauce à la crème : blancs secs de Bourgogne ou des Graves.

    - Pâtes, sauce tomate : un CDR-Villages.

    - Pâtés et terrines : des vins assez solides comme un cru du Beaujolais (Juliénas, Morgon…), un Madiran, un Chinon, un Coteaux-du-Languedoc, un Moulis…

    - Potages : un Champagne rosé, un Coteaux-d’Aix blanc ou des rouges frais.

    - Quiche : un Tokay Pinot Gris jeune, des rouges légers (Beaujolais, Loire, Jura, Bergerac…) ou des demi-secs de Loire et du Sud-Ouest.

    - Paella : un Bandol rouge, un Corbières ou un CDR-Villages. Sinon, les rosés, avec une priorité pour les plus parfumés comme ceux de Provence, du Languedoc ou un Clairet de Bordeaux.

    - Saumon fumé : Pouilly-Fumé, Champagne.

    - Terrines de légumes : vins blancs de Loire.

     

    Les fruits de mer et les crustacés

    - Coquillages : Muscadet ou Entre-Deux-Mers.

    - Coquilles Saint-Jacques : soit un blanc sec (Graves, Pouilly-Fuissé, Chablis), soit un blanc moelleux si elles sont à la crème.

    - Crevettes : la plupart des blancs, et surtout ceux d’Alsace.

    - Cuisses de grenouilles : un blanc rond, fruité comme un Graves, un Mâcon, un Côtes-du-Rhône ou un Touraine.

    - Écrevisses : un Pouilly-Fumé ou un Chablis.

    - Homard : des vins suaves et parfumés comme les Meursault, Chablis Grands Crus, Châteauneuf-du-Pape ou Pinot Gris, et les grandes cuvées de Champagne.

    - Huîtres et moules : Sylvaner, Muscadet, Entre-Deux-Mers…

     

    LES CLASSEMENTS DES MEILLEURS VINS DE L'ANNEE

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    ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
    BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

    BORDEAUX

    BOURGOGNE

    VAL DE LOIRE

    CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
    SUD-OUEST-PERIGORD

     

    Les poissons

    - Bouillabaisse : des blancs (Cassis, Bandol, Côtes-de-Provence), un rosé ample et fruité.

    - Poissons grillés : des vins blancs secs (Anjou, Mâcon, Pinot blanc, Côtes-de-Provence, Entre-Deux-Mers…).

    - Poissons en sauce ou à la crème : des vins blancs puissants (Meursault, Pernand-Vergelesses, Pessac-Léognan, Tokay), voire liquoreux.

    - Poissons de rivière : des vins blancs relativement secs comme le Sancerre, un Apremont, un Chassagne-Montrachet ou un Riesling. Avec la lamproie, du Sauternes. Sinon, Champagne.

    - Sardines fraîches : un blanc très sec et très frais (Sancerre, Muscadet, Abymes, Gaillac, Entre-Deux-Mers…).

    - Saumon grillé : des vins blancs puissants (Pouilly-Fuissé, Chablis, Montrachet).

     

    Les viandes blanches

    - Brochettes et côtelettes d’agneau : la plupart des vins rouges, avec une préférence pour les Bordeaux relativement souples ou des vins très parfumés (Corse, Bourgueil…).

    - Côtes, escalopes et ris de veau : des rouges légers comme les vins du Beaujolais, un Sancerre rouge, voire un Graves. Sinon, des blancs denses et parfumés (Alsace, Pernand-Vergelesses, Vouvray).

    - Côtes, escalopes et ris de veau à la crème : un Puligny-Montrachet, un Châteauneuf-du-Pape blanc, un Coteaux-du-Layon jeune.

    - Curry d’agneau : un vin blanc onctueux et épicé comme le Gewurztraminer, ou un Condrieu.

    - Gigot d’agneau : des Bordeaux tanniques (Médoc, Pessac-Léognan), un Saumur-Champigny, un Chinon ou un Chambertin.

    - Jambon, côtes et rôti de porc : des rouges légers (Beaujolais) ou plus ronds (Saumur, Touraine, Côtes-de-Bourg, Gaillac), et des blancs complexes (Côtes-du-Jura, Condrieu, Pouilly-Fumé, Chablis Premiers Crus).

    - Rognons : des vins riches, rouges (Volnay, Saint-Émilion) ou blancs (Jura, Quincy) selon leur préparation.

     

    Les viandes rouges

    - Bœuf bourguignon ou pot-au-feu : le même vin rouge que celui employé pour la cuisson, et tout particulièrement un Bourgogne puissant (Pommard, Mercurey), un Gigondas, un Minervois ou un Bandol.

    - Bœuf rôti : la plupart des vins rouges assez corsés et tanniques, les Bordeaux relativement jeunes, les Bourgogne (Auxey-Duresses, Santenay), ceux de la vallée du Rhône (CDR-Visan), ceux de la Loire (Chinon)…

     

    Les volailles et le gibier

    - Canard : des vins puissants et parfumés comme un Hermitage, un Châteauneuf-du-Pape, un Gevrey-Chambertin ou un Pauillac.

    - Confit de canard : des vins corsés (Madiran, Cahors, Saint-Émilion, Corbières, Corton).

    - Gibier à plume : des rouges corsés (Pommard, Hermitage, Moulin-à-Vent, Bandol, Cahors, Pauillac, Saint-Émilion, Châteauneuf-du-Pape…) ou Ven­danges Tardives et Sauternes.

    - Gibier à poil : des rouges encore plus puissants (Côte-Rôtie, Bandol, Saint-Estèphe).

    - Oie : soit un vin blanc légèrement moelleux (Anjou…), soit des rouges frais et légers (Beaujolais, Touraine…). Si c’est une oie farcie, un Margaux ou un Côte-de-Beaune.

    - Poulet à la crème : des blancs demi-secs ou moelleux de Loire, dess blancs secs puissants et ronds (Pessac-Léognan, Meursault)

     

    Les fromages

    - Fondue au fromage : des vins blancs de montagne (Savoie, Jurançon).

    - Fromages de chèvre : un Sancerre ou un Anjou demi-sec.

    - Fromages à pâte sèche : des blancs secs de montagne ou légèrement moelleux.

    - Fromages doux à pâte molle : des rouges légers et fruités (Beaujolais) et des blancs parfumés (Alsace, Sancerre, Pacherenc-du-Vic-Bihl).

    - Fromages forts à pâte molle : vins blancs secs ou demi-secs (Anjou, Gewurztraminer, Tokay, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Joseph…).

    - Fromages persillés : des grands vins blancs moelleux et doux d’Alsace (Gewurztraminer Vendanges Tardives), de la Loire (Quarts-de-Chaume) et de Bordeaux (Sauternes).

     

    Les desserts

    - Avec la plupart des desserts (à l’exception des fruits et des glaces), les vins doux ou liquoreux (Sauternes, Quarts-de-Chaume ou Vendanges Tardives d’Alsace).

    - Tartes aux fruits, babas : Champagne et des blancs demi-secs de Loire, d’Alsace ou du Sud-Ouest.

    - Gâteaux au chocolat : un Banyuls, un Rasteau, une grande cuvée rosée de Champagne.

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    REGION PAR REGION, LES VINS INCONTOURNABLES DE L'ANNEE

    Les Classements, régulièrement mis à jour lors de dégustations quotidiennes, prouvent qu’il n’y a rien d’acquis en la matière, que des crus connus ne méritent plus leur réputation, et que des vins particulièrement abordables atteignent les sommets, aux côtés de vins beaucoup plus chers ou réputés (et toujours aussi bons), dans toute la France.

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    ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
    BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

    BORDEAUX

    BOURGOGNE

    VAL DE LOIRE

    CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
    SUD-OUEST-PERIGORD

     

    Deux régions sont toujours formidables :

    Bordeaux (pas partout, car certains propriétaires sont insupportables pour leur snobisme, obnubilés par des prix qui montent en flèche et leur font croire ainsi qu’ils élèvent des vins de référence) et Champagne, avec tout ce que l’on aime : des prix sages, des cuvées racées, expressives, marquées par leur terroir et par une volonté de faire ressortir au mieux les spécificités de chaque commune. En Champagne, on est parvenu à un tel niveau de plaisir que c’est certainement la région où les découvertes sont les plus enrichissantes.

     

    L’Alsace et la Loire sont toujours un vivier de crus superbes, dans toutes leurs appellations (le Pays Nivernais, la Touraine et l’Anjou-Saumur), la Bourgogne est garante de vins marqués par leurs territoires et une convivialité enthousiaste et saine, comme en Beaujolais, où la joie du vin prime.

     

    Les déceptions sont grandes en Provence et en Languedoc, pour des raisons différentes. En Provence, l’influence des rosés fait que l’on en est à une multiplication des cuvées et, il faut bien le reconnaître, pour certains, à des prix complètement incautionnables pour ce style de vins, notamment que quelques-uns sont aptes à vous inciter à faire la sieste… En Languedoc, côté prix, c’est pareil, avec des vins rouges sirupeux, trop lourds, trop alcoolisés, sans élégance.

     

    Sur un autre plan, le Sud-Ouest et le Pays Nantais s’enlisent dans un manque de confiance en soi, avec des vignerons qui se contentent de vendre dans les restaurants à touristes et dans les salons, ou sont contraints d’accepter un prix peu rémunérateur à un négoce de bas de gamme. Des éliminés également, comme en Rhône, où les “figures” s’étiolent au profit de nouveaux producteurs attentionnés et passionnés, et c’est très bien ainsi.

     

     

     

    ALSACE

    Tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à faire ressortir la typicité de son Riesling ici, de son Gewurztraminer là… On élève alors des vins sans concurrence, dans une large gamme où se cotoient des Vendanges Tardives rares, un vin suave, un autre sec, un rouge savoureux ou un Crémant tout en fraîcheur. On comprend alors que la force des terroirs et la main de l’homme sont en osmose. Les millésimes 2016 à 2007 méritent actuellement une commande.

    Bestheim est la référence des Crémants, et ne cesse de monter en gamme dans les autres appellations.

    Les incontournables sont toujours Schléret (avec des bouteilles qui ont collectionné les récompenses), Hauller, Gresser, Schaeffer-Woerly, Hubert Meyer, Haegi, Klein, Ruhlmann, 7 Vignes, Frick, Metz, Iltis, Eblin-Fucks.

    Les autres grandes valeurs sont la Cave de Hunawihr, Simon, Pettermann, Arnold, Frey, Hartmann, Brobecker, Beck-Rempart, Rentz, Huber et Bléger, Baumann-Zirgel, Vielweber, Frey-Sohler, Fleck, Zoeller, Fleck, Mauler, Fahrer, Klingenfus, Stoeffler

    Jolies bouteilles de Fahrer, Schetzel, Halbeisen, Kirschner

     

    BEAUJOLAIS

    Cette belle région vallonnée regorge de crus dont la qualité s’associe à des prix très sages.

    Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit bien en débouchant des flacons de Gérard Brisson, Pizay, Cédric Chignard, Michel Tête, Crêt des Garanches, Emeringes, Champagnon, La Combe aux Loups, Cheysson, Granit Doré, Jean-Pierre Mortet, Baron de L’Ecluse, Flache-Sornay, Métrat, Charvet, Monternot

    Et le roi Dubœuf est toujours là, incontournable.

    De belles dégustations aussi chez Rotisson, Chermette, Pravins, Fournelles, Garanches, Fagolet, Bonnet, Briday, Forest

     

     

    BORDEAUX

    MÉDOC

    En Premiers Grands Vins, à Pauillac, aux côtés de vins prestigieux et beaucoup plus chers (Latour et Mouton, splendides, comme Clerc-Milon), dominent Grand-Puy Lacoste (formidable 2008, actuellement),Batailley (splendide 2009) et Pichon-Comtesse, de très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela.

    Au sommet, à Saint-Estèphe : Montrosepoursuit une très belle montée en puissance, tout en conservant sa suavité élégante. Haut-Marbuzet, avec un formidable potentiel d’évolution, et où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité) ; il en est de même pour Clauzet et Cantenac-Brown, ce dernier à Margaux, comme Lascombes, qui possède son propre style.

    Dans une palette exceptionnelle, toutes appellations du Médoc confondues, les valeurs sûres sont toujours La Galiane, Mayne-Lalande, Layauga-Duboscq, Desmirail, La Mouline, Tronquoy-Lalande, Fourcas-Dupré, Saint-Hilaire, Fonbadet, Fontesteau, Cartujac, Plantier Rose, Brousteras, Lestage-Darquier, Souley Sainte-Croix, Le Meynieu, Chalet de Germignan, Le Bourdieu, Hourtin-Ducasse, Panigon, David, Saint-Estèphe, Bois Carré, Pontac-Gadet, Coudot, Hennebelle

    Prochaines verticales déterminantes à Brane-Cantenac, Calon-Ségur, Lynch-Bages, Léoville-Barton, Clément Pichon… où l’enthousiasme comme les déceptions pourraient faire largement évoluer le Classement.

      

    POMEROL

    Certes, il y a Petrus (splendide mais intouchable financièrement), mais Certan de May et les crus de Janoueix (La Croix, La Croix-Toulifaut…) sont incontestablement au sommet, comme Beauregard, et de nombreux crus restent de belles valeurs sûres à prix doux (Plince, Clos René, Bellegrave, Clos du Pèlerin, Valois, Lafleur du Roy, Haut-Ferrand…).

    Lalande-de-Pomerol est très bien représenté avec Roquebrune, Canon-Chaigneau (les deux classés Premiers Grands Vins, tant le rapport qualité-prix-régularité est exceptionnel), Moines, Béchereau, Viaud, Belles-Graves, Voselle ou Bourseau.

    Puis La Croix Romane et Petite Croix.

    Belles dégustations en Fronsac avec Gaby, Canon, Carles, Mazeris.

     

     

    SAINT-ÉMILION

    Ici, se mêlent de vrais terroirs, souvent en coteaux, et d’autres coins où le maïs pourrait y cotoyer la vigne. On a donc accès, soit, à de vrais vins racés, du plus grand au plus abordable, marqués par des sols historiques, et à des vins plus “signés” par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins très concentrés au détriment de la finesse, ou standardisés.

    Trotte Vieille est (largement) au sommet, et les crus de Capdemourlin, Laniote, Haut-Sarpe, Croque-Michotte, Corbin-Michotte, MauvinonLa Marzelle, Cantenac, La Tour du Pin Figeac, Cadet Bon, Clos Trimoulet, Piganeau, également, ce qui explique leur place dans le Classement, chacun possédant une identité réelle et une gamme de prix différente.

    Dans la lignée, les grandes valeurs sûres sont Clos Labarde, Orisse du Casse, Gros Caillou, Franc Lartigue, Guillemin La Gaffelière, Croix Meunier, Clos de Sarpe, Vieux-Pourret, Grâce-Fonrazade, Clos des Prince, Pasquette, Bellisle-Mondotte, Darius, Destrier

    Belles dégustations (et une place enviable dans le Classement) pour Figeac, Destieux, Sansonnet, puis Grand Corbin Manuel, Lassègue, Sanctus, Jean Voisin, Candale, Riou de Thaillas, Petit Mangot, Grand Pey Lescours, Croisille, Vieille Tour La Rose Tauzinat-l’Hermitage…

    Les dégustations à venir de La Dominique, Figeac, notamment sur des millésimes plus anciens, viendront conforter ou non leur place dans le Classement, comme pour Sanctus, Pontet-Fumet, Petit Bouquey, Grand Bert, Roylland…

     

    En Saint-Georges, Montagne, Puisseguin et LussacHaut Saint Clair est vraiment au sommet, aux côtés de Vieux Château des Rochers, Macquin, Grenière, Chêne Vieux, Grand Cormier, Vaisinerie, Jura-Plaisance, Fleurs Grandes Landes

    Coups de cœur également pour Vieux Château Saint-André, Saint-Georges, Franc Baudron, Munch, La Claymore, Maison Blanche

     

    GRAVES ET PÉSSAC-LÉOGNAN

    Il y a d’incontestables vins de très haut niveau, dans une gamme de prix large, mais il y a également des vins décevants, bons certes, mais “dépersonnalisés”.

    Chevalier sort du lot, en blanc comme en rouge, quand Brown, Lafargue, Haut-Lagrange, Grandmaison, Bouscaut, Lespault-Martiollac, La Solitude, Luchey-Halde, Haut-Plantade ou Pontac-Monplaisir sont à de très beaux niveaux.

     

    Les prochaines verticales de Malartic-LagravièreHaut-BrionSmith-Haut-Lafitte ou Haut-Bailly viendront aussi confirmer ou non leur place actuelle dans le Classement, certains atteignant des prix qui peuvent paraître vraiment injustifiés…

    En Graves, on se fait vraiment plaisir, et à prix très doux, avec Grand Bos (un grand rouge racé, largement au niveau d’un Pessac-Léognan), Mauves, Le Tuquet, Rose Sarron, Arricaud, Brondelle, Haut-Calens, Rougemont, Chantegrive, Jouvente… et Toulouze, en Graves de Vayres.

     

    CÔTES

    Selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut passer du très beau au très simple. Les propriétaires talentueux se démarquent donc aisément des autres, sans avoir besoin de manipulations œnologiques, et c’est ainsi depuis des décennies.

    Les grandes valeurs sûres : Moulin Vieux, Melin, Faugas, Marsan, Les Graves, Berthenon, Pont Les Moines, Lagarde, La Croix-Davids, Larrat, Fayau, Valentin, Haie, Haut-Maco, Grandmaison, Bavolier

    De jolies bouteilles (très) appréciées de Brethous, Haut-Mousseau, Puy d’Amour, Bellevue, Cranne, Grand Moulin, Petit Boyer, Terre Blanque, Graves d’Ardonneau

     

    BORDEAUX SUPERIEURS ET BORDEAUX

    Comme dans les Côtes, il y a de tout, et Il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat…) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

    Les meilleurs sont Boutillon, Crain, Lajarre, Bran de Compostelle, Bossuet, Fillon, Bernardon, Cornemps, Entre Deux Mondes, Haut-Cruzeau, Aux Graves de la Laurence, Lauduc, Pascaud, Lagrange les Tours, Penin, Panchille, Sainte-Barbe

    Lavison, Jayle, Fontbonne, Laubertrie, Masson ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.

    Jolies dégustations de La Bédouce, Pierrail, Vilatte, Lamothe Vincent, Paillette, Champ du Moulion, Le Sèpe

     

    SAUTERNES ET LIQUOREUX

    Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d’être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

    En Sauternes, les grands vins sont toujours magiques : Filhot, Raymond-Lafon, Lafon, Haut-Bergeron, Coutet

    Dégustations à suivre pour Bastor-Lamontagne, Rabaud-Promis, Guiraud, Rolland, Caillou, Laribotte, La Tour Blanche, Malle, Anna, Closiot… qui doivent confirmer leur place dans le Classement.

     

     

    BOURGOGNE

    C’est “la ” région où le terroir est omniprésent. Qui ne s’est jamais promené sur la route des crus, comprenant la force des sols de mi-pente, notamment, ne peut pas comprendre ce qu’est un terroir digne de ce nom.

    Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault, ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante, magique et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Je parle de Chartron, Robin, Antonin Guyon, Carillon, Tremblay, Jomain, Alain Geoffroy… Toujours à Chablis, Mosnier, Chardonnay, Dampt, Naulin, Heimbourger

    En rouges, pour lesquels certains dégustateurs idiots n’ont pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec des crus aussi racés mais divers que ceux de Gelin, Monts Luisants, Cacheux, Esmonin, Bertheau, Fougeray de Beauclair, Berthaut, Ampeau, Albert Joly, Michel Prunier, Domaine de la Poulette ou Clos Bellefond.

    On poursuit avec Delagrange, Denis, Bourée, Bocard, Diconne, Girard, Seguin-Manuel, Gros, Dubreuil-Fontaine, Amiot, Doreau,… ou, en Pouilly-Fuissé, Luquet, Auvigue, Paquet, Denuziller

      

    CHAMPAGNE

    Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoîent de très grandes maisons familiales comme Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Lombard, Philipponnat, Legras, Bara, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée, qui sait particulièrement bien donner ses lettres de noblesse au cépage Pinot meunier.

    La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes…

    Il y a donc des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.

    Il s’agit de De Lozey, Taillet, Michel Turgy, Legrand, Bourdaire-Gallois, Goutorbe, Jean-Marie Pelletier, Coutier, Drappier, J.-B. Bourgeois, Pierre Mignon, Laurent-Gabriel, Edouard Brun, Rutat, Michel Arnould, Maurice Vesselle, Fleury-Gille, Lequart, Lancelot-Royer, Gimonnet, Gatinois, Huot, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart, Jacques Defrance, Moyat, Leconte…, un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

     

    On poursuit avec Brice, Morize, De Milly, Charles Mignon, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Margaine, Royer, Leconte, Veuve Olivier, Lejeune-Dirwang, Brixon, Egrot, Nathalie Falmet, Rollin, Royer, Labbé, Aspasie, Baron-Fuenté, Baron Albert, Morize, Verrier, Baron Albert, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Dauphin, Boizel, Bardoux, Diligent, Payer, Bonnet-Gilmert

     

    D’autres grands coups de cœur chez Xavier Loriot, Péhu-Guiardel, Daviaux, Alain Littière, Payer, Poinsot

    Puis chez Bauchet, Roger Barnier, Malingre, Gratiot, Mannoury, Beaudoin-Latrompette, Cosnard, Dekeyne, Gérard Loriot, Fernand Lemaire, Lacuisse, Jacquinot, François Lecompte, Vazard-Coquart, Farfelan, Alain Bailly, Clergeot, Desmoulins, Alfred Tritant, Jean-Pol Hautbois, Vrain-Augé, Mathelin, Marc Billiard

    Trois caves sont au top : Collet, De Castelnau et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.

      

    LANGUEDOC-ROUSSILLON

    Des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc ou les vins de pays… de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, de vrais vins… alors que l’on trouve aussi (hélas) dans le coin des vins rouges ultra concentrés, ultra chers, ultra âpres…

    Daumas-Gassac est toujours hors normes, en rouge, bien sûr, mais aussi avec ce blanc somptueux, où le minéral sait s’allier à un gras spécifique.

    Les grandes références sont Peyregrandes, Mas du Novi, Cavailles, Fabas, Grand Caumont, Pépusque, Martinolle, Saint-Martin des Champs, Mire-L’Etang, Bertrand-Bergé, Grand Moulin, Etang des Colombes, Cascades, Herbe Sainte, Clarmon, Familongue, Clotte Fontane, Casa Blanca, Domaine de la Vieille, Spencer La Pujade, Mas Rous, Cambriel

    Deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.

    Jolies dégustations avec Espinous, Grand Arc, Lalis, Loupia, Loup Blanc, Fontaine-Marcousse, Maspiquet

     

    PROVENCE-CORSE

    Les meilleurs sont vraiment loin devant les autres, et sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).

    Dans les trois couleurs, en Bandol, on est au sommet avec La Bastide Blanche, Lafran-Veyrolles, Pradeaux, L’Olivette, Terrebrune, Bunan et Chrétienne.

    Fontcreuse est le meilleur Cassis, et Toasc, le meilleur Bellet.

    Loou est le meilleur Coteaux-Varois, et Camaïssette le meilleur Coteaux d’Aix.

    En Côtes-de-Provence, les rosés sont formidables : Rasque, Jas d’Esclans, Maïme, Sumeire, Pourcieux, Font du Broc, Montaud… La majorité de ces crus élèvent aussi des rouges et blancs savoureux.

    Des crus comme Mentone, Malherbe, Vannières, Saint Roman d’Esclans, Rouet, Tournels, Mesclances ou Thuerry… atteignent une place très privilégiée dans le Classement.

    On peut retenir qu’il existe ici un certain « snobisme » du à quelques propriétaires qui ont surtout investi pour la région et les vieilles pierres, et, autant que faire se peut, n’ont pas grand chose à voir avec les vrais vignerons passionnés.

    La Corse est vraiment au sommet avec le Domaine de Maestracci, le Domaine de Torraccia et celui de Peraldi. Ces trois-là sont les références de l’ïle de Beauté, avec des vins extrêmement typés, élégants, chaleureux, dans les trois couleurs.

     

    SAVOIE-JURA

    En Savoie, la diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place) laisse s’exprimer au mieux les cépages propres à la région : la Jacquère, l’Altesse ou la Mondeuse, qui apportent une spécificité rare et réelle à ces vins, digestes, tout en fraîcheur, qui s’associent remarquablement à la cuisine régionale, comme ceux, non loin, du Jura viticole.

    Les meilleurs : Million-Rousseau, Fortin, Lambert, Bosson, Mollex, en Savoie, et Badoz, pour le Jura, se trouve avec celui des Beaujolais.

    Jolies dégustations de Angelot, Bertucci, Chevigneux, Daniel Dugois

     

    SUD-OUEST

    Lorsque l’on est un vigneron qui sait mettre en avant son terroir et la puissance de ses grands cépages historiques régionaux, on élève alors, de Buzet à Jurançon, de Gaillac à Cahors, de Bergerac à Madiran… des vins typés qui entrent dans la “cour des grands”.

    On le voit bien en savourant les bouteilles de Barréjat, Nozières, Pichard, Lamouroux, Lavaur, Paillas, La Caminade, Labarthe, Vieux Touron, Gautoul, Bourguet, Paradis, Croze de Pys, Bovila, Coutale, Pouypardin, Bourguet, qui sont à la tête de leur appellation respective.

    La Cave de Buzet est la meilleure de toute la région, avec une gamme importante qui sait décliner toute les facettes du Buzet.

    Dans différentes appellations, sont particulièrement bien notés : Sergent, Viella, Nigri, Rousse, Joy, Combelle, Guillaman, Herrebouc…

      

    VAL DE LOIRE

    La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc…) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes…, sont parfaitement “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare.

    Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificié, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Champeau, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Pabiot, Bernard Petit, Guy Baudin, Gitton

    En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant. La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région.

    Le meilleur Saint-Nicolas-de-Bourgueil se trouve chez Drussé, les meilleurs vins de Saumur-Champigny se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, chez Dézé (Petite Chapelle), La Guilloterie ou Gouron.

    En Chinon, on est au sommet avec Bouchardière, Bouquerries, Noiré, et, en Touraine, Chaise, Mandard, Charbonnier et, Montigny.

    En Anjou, on ne peut éviter Gauterie et Gonorderie, comme, à Saumur, Vieux Pressoir.

    Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez La Varière, Aubert, Rochettes et Godineau.

    En Muscadet, le ténor est Morilleau.

     

     

    VALLÉE DU RHÔNE

    Le Classement parle de lui-même, et c’est la grande régularité qualitative, qui prime, ici comme ailleurs, avec des vins racés, chaleureux, dont le rapport qualité-prix-plaisir est toujours exceptionnel.

    On s’en assure, à Châteauneuf-du-Pape, chez André Mathieu, à Beauchêne, Abbé Dîne, Méreuille, Serguier, Tour-Saint-Michel, Domaine de Saje, Solitude.

    En Côte-Rôtie, le Domaine des Rosiers, et celui des Levet.

    Redortier est toujours au sommet à Beaumes de-Venise, avec BeauvalcinteArnoux élève des vins superbes à VacqueyrasAlary est à la tête de l’appellation Cairanne, avec Gayère, et, en Côtes-du-Rhône-Villages, les incontournables sont le Domaine de l’Amauve, Saint-Estève, Croix Blanche, Magalanne …

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    LE NOUVEAU CLASSEMENT DES MEILLEURS VINS BLANCS DE LOIRE

    Sancerre et Pouilly-Fumé sont les territoires, où, avec la Bourgogne et l’Alsace (chacun ayant sa spécificié, naturellement), on entre dans la catégorie des vins blancs exceptionnels chez Natter, Sarry, Chevreau, Reverdy, Dezat, Roger, Champeau, Blanchet, Barillot, Landrat-Guyollot, Pabiot, Petit et Fille, Pierre Martin, Guy Baudin, Gitton, Sautereau...

     
    DEGUSTATION VIDEO

    En QuincyTrotereau et Commanderie, ou Malbète en Reuilly sont toujours à la tête de leur appellation, comme Chaillot, à Châteaumeillant.

    La Cave de Pouilly-sur-Loire est la référence dans la région.

    Les meilleurs Crémants se savourent au Château de Targé, au Clos Maurice, La Guilloterie ou Petite Chapelle.

    En Touraine, on est au sommet avec Chaise, Mandard, Charbonnier et,Montigny.

    En Anjou, on ne peut éviter Gauterie et Gonorderie, comme, à SaumurVieux Pressoir

    Les liquoreux sont toujours exceptionnels chez La Varière, Aubert, Rochettes et Godineau.

    En Muscadet, toujours deux ténors : Morilleau et Poiron-Dabin.

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU
    SAUMUR

    VOUVRAY
    Clos MAURICE
    ROCHETTES (A)
    AUBERT (V)
    LA GUILLOTERIE (S)
    LA PALEINE (S)
    GAUTERIE (A)
    LA VARIERE (S)
     
    CAPITAINE (V)
    GAUTIER (V)
    GONORDERIE (A)
    MONCONTOUR
    VIEUX PRESSOIR
     
    Clos de L'ÉPINAY (V)
    ROCHEVILLE (S)
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON
    QUINCY 


    SAUTEREAU (S)
    André DEZAT (S)
    GITTON (S)
    NATTER (S)
    Daniel REVERDY (S)
    CREZANCY (S)
    SARRY (S)
     
    BAUDIN (PF)
    CHASSEIGNES (S)
    CLEF DU RECIT
    DAGUENEAU (S)
    ERMITAGE (MS)
    Pierre MARTIN (S)
    BARILLOT (PF)
    BLANCHET (PF)
    CAVES POUILLY (PF)
    LANDRAT-GUYOLLOT (PF)
    PABIOT (PF)
    J.-M. ROGER (S)
    PETIT (PF)
     
    COTTAT (S)
    LOUIS (S)
    PICARD (S)
    Thierry VERON (S)
    CHAMPEAU (PF)
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
     
    BOUQUERRIES (Ch)
    GOURON
    CHAISE (T)
    COMMANDERIE (Q)
    CHARBONNIER (T)
    MANDARD (T)
    RENAUDIE (T)
    TROTEREAU (Q)
     
    LECOMTE
    MONTIGNY (T)
    MOELLEUX
    AUBERT (V)
    LA VARIÈRE (B)
    GODINEAU (B)
     
    L'ÉTÉ (CL)
    ROCHETTES (CL)
     
    HAUT PERRAYS (CL)
     
    CHÂTEAU
    DANSAULT
    CREMANTS

    Clos MAURICE
    L'ETE
    TARGE
    PETITE CHAPELLE
     
    BOUVET (S)
    MUSCADET
    AUTRES 
    MORILLEAU
    POIRON-DABIN
     
    BIDEAU-GIRAUD
    DURANDIÈRE
    ELGET
    PLESSIS GLAIN
    TOPAZE
    COING SAINT-FIACRE
    TOURLAUDIÈRE
    HAUTE NOELLES
     
    R de la GRANGE



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU
    SAUMUR
    VOUVRAY
    GAUDRELLE (V)*
    FOSSE SÈCHE (S)
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON
    QUINCY
    FOUASSIER (S)*
    FOURNIER (S)
    GRALL (S)*
    THIROT-FOURNIER (S)
    VATTAN (S)*
     
    BONNARD (PF)
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
     
     
    MOELLEUX 

    (LEBLOIS (M)*)
    FONTAINERIE (V)
    CREMANTS 
    PETIT CLOCHER*
    MUSCADET
    AUTRES
    COGNETTES*
    ESPÈRANCE*

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU
    SAUMUR
    VOUVRAY
    (PASSAVANT*)
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON 
    QUINCY 
    MILLET (S)*
    (CR.-ST-LAURENT (S))
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
     
     
    MOELLEUX
    GAUTHIER-LHOMME (V)*
    CREMANTS 
    AMANDIERS (S)
    MUSCADET
    AUTRES
     
    GARNIERE*
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