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    Exclusif : le Classement 2010 des meilleurs vins du Languedoc

     

    409.jpgExclusif : le Classement 2010 des meilleurs vins du Languedoc.

    Attention à ceux qui pourraient se laisser piéger à développer des vins de vinification plutôt que de terroir. Il y a donc quelques producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.

    Plutôt que de se faire piéger par quelques cuvées ultra-concentrées, chères, qui ont tenté de surfer sur la mode, mieux valait pourtant rester fidèles aux vignerons qui ont un vrai terroir, le laissent s’exprimer, élèvent de beaux vins racés, en blancs comme en rouges et... sont toujours à la tête de leur appellation. Les voilà.

     

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CORBIERES
    ÉTANG DES COLOMBES (bl)
    FONTSAINTE
    GRAND CAUMONT
    VAUGELAS
    GRAND MOULIN
    MARTINOLLE-GASPARETS
    MINGRAUT
    RIOUSSES
    VILLEMAGNE (bl)
    AIGUES-VIVES
    LONGUEROCHE
    PACALIS
    SAINT-JAMES (bl)
    MINERVOIS
    FITOU
    CABARDES
    FABAS (bl)
    BARROUBIO
    PARAZA
    PIQUE PERLOUP (bl)
    PEPUSQUE
    BERTRAND-BERGÉ
    MILLEGRAND
    PECH-D'ANDRÉ (bl)
    TOURRIL
    SAINTE-MARTHE
    HAUT-LIROU (PSL)
    HERBE SAINTE
    MAILLOLS
    MOURVIELS (Cabardès)
    COTEAUX-DU-LANGUEDOC
    SAINT-CHINIAN
    FAUGERES
    MALAUTIÉ
    MIRE-L'ÉTANG (bl)
    PEYREGRANDES (F)
    SAINT-MARTIN-CHAMPS
    CLOTTE FONTANE
    CROIX CHAPTAL
    ESTABEL CABRIÈRES
    FAMILONGUE
    MADURA
    KARANTES
    REYNARDIÈRE (F)
    CAVE ROQUEBRUN
    SAINT-JEAN-DU-NOVICIAT
    Vign.SOMMIÉROIS

    ANGLÈS
    BERGERIE DU CAPUCIN
    CLARMON
    CHEMIN FARRAT
    MAS CAL DEMOURA
    L'ESCATTES
    HAUT-LIGNIÈRES

     

    LIRE LA SUITE

    COTES-DU-ROUSSILLON
    VDN
    DIVERS
    DAUMAS-GASSAC (bl)
    MAS CHICHET
    NIDOLÈRES
    BOURDIC
    CASA BLANCA
    ST-GENIES-MENESTROL
    ANTECH
    CANTAUSSELS
    CHEVALIÈRE
    CIBADIÈS
    DERNIER BASTION
    MAS ROUS

     

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    Les bonnes affaires des vins de la Côte Chalonnaise et du Maconnais

    Les bonnes affaires des vins de la Côte Chalonnaise et du Maconnais

    VITTEAUT-ALBERTI sarlCRÉMANT DE BOURGOGNE VITTEAUT-ALBERTI sarl

    VITTEAUT-ALBERTI sarl

    (CRÉMANT DE BOURGOGNE)

    16 , rue de la Buisserolle - BP 8
    71150 Rully
    Téléphone :03 85 87 23 97
    Télécopie : 03 85 87 16 24
    Email : vitteaut-alberti@wanadoo.fr
    Site : www.vitteaut-alberti.fr

    Domaine de 9 ha, situé dans les meilleurs climats de la Côte-de-Beaune et de la Côtes chalonnaise. Gérard Vitteaut, secondé par son épouse et sa fille, Agnès, peut être fier de ses cuvées, ce fameux Crémant qu’il faut savoir respecter et apprécier pour ses propres qualités. “Chez nous, le 2008 est un très bon millésime, nous précise Agnès Vitteaut, dans la lignée du 2007, avec une bonne acidité qui donne fraîcheur, légèreté et finesse. Les vendanges se sont déroulées plutôt tard, fin septembre-début octobre, mais, somme toute dans la normale, puisqu’elles étaient très précoces depuis quelques années.” Vous aimerez comme nous leur Crémant de Bourgogne Blanc De Blancs 2006, une cuvée haut de gamme, très fine, marquée par la proportion importante de Chardonnay (80%, le reste en Aligoté), délicatement dosée, de mousse onctueuse, puissante, au nez concentré où dominent les petits fruits secs, d’une belle finale ample et longue. Il y a ce Crémant de Bourgogne cuvée Agnès 2006, cuvée vinifiée par Agnès Vitteaut, un assemblage 100% Chardonnay de raisins de la Côte Chalonnaise et de la Côte De Beaune, un bien joli vin doré au reflet d’ambre, de bouche vive et fraîche dominée par des notes d’agrumes et de pêches blanches, avec cette finale longue et harmonieuse. Le Crémant de Bourgogne blanc 2006 (40% Chardonnay, 40% Pinot Noir et 20% Aligoté), tout en raffinement, dégage un charme indéniable par son fruité délicat et sa persistance, parfait à l’apéritif mais qui peut s’apprécier tout au long du repas. Il y a également ce très séduisant Crémant de Bourgogne rosé brut 2006, un pur Pinot Noir, au nez de cassis, fort bien équilibré, distingué et vif en bouche, l’un des meilleurs de la région, de mousse intense, tout en persistance, très agréable sur une cuisine légèrement relevée.

    Gérard et Laurent PARIZE

    Gérard et Laurent PARIZE

    (GIVRY)

    18, rue des Faussillons
    71640 Givry
    Téléphone :03 85 44 38 60 et 06 72 93 36 31
    Télécopie : 03 85 44 43 54
    Email : laurent.parize@wanadoo.fr

    Une exploitation familiale de 9 ha où la 6e génération est aux commandes. Vignes de 30 à 40 ans en moyenne, lutte raisonnée, vendanges sont exclusivement manuelles. Vinification traditionnelle avec un contrôle des températures et des cuvaisons longues pour les vins rouges. Le Givry Champ Nalot rouge 2006 La Sauleraie (élevage en fûts de 2 ans), est une réussite, très typé, de couleur soutenue, d’une belle charpente, riche et structuré, aux connotations caractéristiques de mûre et de sous-bois, tout en bouche comme ce Givry rouge Premier Cru Clos les Grandes Vignes 2006, élevé en fûts neufs, avec beaucoup de matière, des arômes de fruits rouges surmûris présents et complexes, aux nuances persistantes d’épices et d’humus. Goûtez le Givry blanc Champ Nalot 2006, élevé en fûts, riche en arômes comme en structure, persistant et de bonne bouche, aux notes de pêche et de chèvrefeuille, à ouvrir sur un poisson au four.

    Château de la BRUYÈREMÂCON Château de la BRUYÈRE

    Château de la BRUYÈRE

    (MÂCON)
    M. et Mme Borie

    71960 Igé
    Téléphone :03 85 33 30 72
    Télécopie : 03 85 33 40 65
    Email : chateaulabruyere@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaudebruyere

    Au sommet de leur appellation. Le Château s'élève sur une légère éminence placée entre 2 montagnes avec échappée de vue au midi. Il se compose de 2 corps de logis adossés l'un contre l'autre. C'est un petit fief situé sur la commune d'Igé, dans l'ancienne paroisse de Dommange. Ce joli vignoble du Mâconnais est implanté sur des coteaux calcaires et très ensoleillés. Vieilles vignes et rendements limités garantissent des vins de qualité. La vinification est traditionnelle, le raisin à maturité est récolté à la main en majorité, l'élevage se fait en fûts de chêne. “Concernant le millésime 2008, nous précise Paul-Henry Borie, les blancs ont une bonne acidité, un peu trop, ce sera un millésime de garde. La quantité est très infèrieure pour les rouges de Pinot, mais la qualité est comparable au 96. Une bonne maturité grâce à la fin septembre sèche et ensoleillée.” On se fait donc plaisir avec le Mâcon-Igé Vieilles vignes rouge 2007, élevé en fûts de chêne, riche en couleur comme en arômes (griotte, violette, humus), de structure élégante et corsée. Le 2006, de belle robe grenat, structuré, au nez persistant où dominent des notes de cerise et de sous-bois, est un vin particulièrement réussi, parfait sur une daube. Le 2005, au nez très caractéristique de cassis mûr, associe rondeur et structure, aux tanins savoureux, d’une belle complexité en bouche où s’harmonisent le cassis, la cerise et les sous-bois, un vin d’excellente évolution comme en atteste ce Mâcon-Igé rouge 2003, qui a obtenu et mérité une médaille d’Or au Burgondia, au nez dominé par les petits fruits rouges cuits (griotte, pruneau), de belle robe soutenue, un vin avec une charpente très harmonieuse. Le Mâcon Igé blanc Vieilles vignes 2007, un pur Chardonnay, très agréable, est subtilement bouqueté, à la fois vivace et souple, un vin floral, harmonieux, de bouche ample aux notes d’aubépine et de pomme, à déboucher sur un sandre. Le Bourgogne blanc 2006, élevé en fûts de chêne, est de bonne bouche, avec des nuances de chèvrefeuille. Excellent Bourgogne rosé, régulièrement réussi comme le Crémant de Bourgogne brut, Tastevinage 2008, un vin tout en subtilité, de mousse crémeuse, une cuvée parfumée, légère et ronde à la fois, charmeuse, le tout à des prix défiant toute concurrence.

    Vins AUVIGUE

    Vins AUVIGUE

    (POUILLY-FUISSÉ)
    Jean-Pierre Auvigue
    Le Moulin-du-Pont
    71850 Charnay-lès-Mâcon
    Téléphone :03 85 34 17 36
    Télécopie : 03 85 34 75 88
    Email : Vins.Auvigue@wanadoo.fr

    Très séduisant Pouilly-Fuissé Vieilles Vignes 2006, de belle robe, au nez de noisette et de pêche, bien rond, de bouche intense, ample au palais, un vin subtil, sec et moelleux à la fois, vraiment réussi. Le 2005, où s’associent rondeur et distinction, très aromatique, est un vin à la fois fin et très structuré, d’une belle finale, d’une belle longueur comme ce Pouilly-Fuissé cuvée La Frairie, issu de Vignes situées sur des sols argilo-calcaires, roches sédimentaires du crétacé (vendanges manuelles, élevage sur lie avec bâtonnages), très floral. Le Pouilly-Fuissé Les Chailloux 2006 est très équilibré, de bouche fruitée, légère et ronde à la fois, aux nuances de tilleul et de pêche.

    Domaine Roger LUQUET

    Domaine Roger LUQUET

    (POUILLY-FUISSÉ)

    Rue du Bourg
    71960 Fuissé
    Téléphone :03 85 35 60 91
    Télécopie : 03 85 35 60 12
    Email : domaine@domaine-luquet.com
    Site : www.domaine-luquet.com

    Un domaine de 24 ha. La 4e et la 5e génération travaillent côte à côte. Roger (qui reste conseiller privilégié) et Renée Luquet, les parents, Christine et Patrick, leurs enfants, et Thierry, le mari de Christine. Ils élèvent ce Pouilly-Fuissé Terroir 2007, aux notes complexes de noisette et d’abricot sec, de bouche harmonieuse, vraiment réussi. Le Pouilly-Fuissé Vieilles Vignes 2006, typé par son sol argilo-calcaire, est une valeur sûre, avec ces parfums marqués de tilleul et d’abricot frais, un vin riche et très aromatique, d’une grande harmonie. Le 2005 sent la noisette et le genêt, un vin vif et rond à la fois, tout en fraîcheur en bouche, parfait sur des crustacés. Le Saint-Véran Vieilles Vignes 2007 est de jolie robe dorée, tout en finesse et souplesse, de bouche délicate aux senteurs de chèvrefeuille, le Mâcon-Villages Clos de Condemine blanc 2007, un joli vin provenant d’un sol argilo-siliceux (4,30 ha), en léger coteau, au nez de tilleul, est un vin de bouche fraîche et souple où l’on retrouve des connotations de flurs fraîches, très agréable sur des sardines grillées ou un jambonneau.

    Jean-Paul PAQUET

    Jean-Paul PAQUET

    (POUILLY-FUISSÉ)

    Les Mollard, Domaine de Fussiacus
    71960 Fuissé
    Téléphone :03 85 27 01 06
    Télécopie : 03 85 27 01 07
    Email : fussiacus@wanadoo.fr

    Toujours très bien classé. Domaine de 18 ha, dont le vignoble s’étend sur de petites collines orientées est-sud-est (200 à 300 m d’altitude). Remarquable Pouilly-Fuissé Domaine de Fussiacus 2005, issu de vieilles vignes plantées sur un sol argilo-calcaire (40 hl/ha), bien élevé en fûts de chêne durant 10 mois, qui allie à la fois finesse et structure, d’une belle couleur jaune clair, brillant et limpide, avec ces notes de petits fruits secs et de noisette grillée, de bouche harmonieuse, idéal sur un sandre au beurre blanc. Joli Pouilly Vinzelles blanc 2006, au nez d’amande fraîche, d’une belle rondeur, aux connotations de fleurs blanches et de poire, un vin très agréable, très franc, parfait sur une truite saumonée.

    Domaine Christophe-Jean GRANDMOUGIN

    Domaine Christophe-Jean GRANDMOUGIN

    (RULLY)

    11, rue Saint-Jacques
    71150 Rully
    Téléphone :03 85 87 23 79
    Télécopie : 03 85 87 17 34
    Email : stjacques.71@orange.fr
    Site : www.domainesaintjacques.com

    Beaucoup aimé le Rully rouge Premier Cru La Fosse 2006, un vin de belle couleur grenat profond, qui est toujours très typé, marqué par les fruits rouges bien mûrs et la violette, riche et rond à la fois, avec une belle charpente, de bouche savoureuse. Le 2005, de robe soutenue, charpenté, gras et charnu à la fois, aux tanins bien présents, est un vin qui fleure les épices et les petits fruits à noyau, de bonne évolution comme le montre ce 2004, avec des arômes d’épices, de fruits noirs et de sous-bois, charnu, ample, un vin qui emplit bien la bouche. Excellent Rully blanc Premier Cru Marissou 2006, tout en harmonie, tout en fruité et rondeur, persistant, aux arômes subtils de fleurs blanches et de poire.

    Domaine des PÉRELLES

    Domaine des PÉRELLES

    (SAINT-VÉRAN)
    Jean-Yves Larochette

    71570 Chânes
    Téléphone :03 85 37 41 47 et 06 82 04 21 57
    Télécopie : 03 85 37 15 25
    Email : contact@domaine-des-perelles.com
    Site : www.vins-du-beaujolais.com/larochette

    Une propriété familiale depuis plusieurs générations (9 ha). Excellent Pouilly-Fuissé 2006, typé, parfumé et persistant, d’une bonne rondeur, avec ces connotations discrètes de genêt, d’amande et de pêche, un vin tout en charme et finesse. Le Saint-Véran blanc 2006, très classique comme on les aime, est franc et bien équilibré, de robe brillante, au nez subtil à dominante de pain grillé et d’acacia. Joli Crémant de Bourgogne, où dominent les fruits mûrs et les petits fruits secs, d’une jolie longueur, de mousse persistante et florale, à ouvrir sur une tarte. Le Beaujolais-Villages 2005, médaille de Bronze à Mâcon est un vin où dominent les sous-bois, et les fruits rouges frais, charnu, réussi comme le Beaujolais blanc 2007 (Chardonnay), qui sent bon l’aubépine, tout en persistance, de bouche ample.

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    Alsace : Le terroir et le minéral

    Alsace : Le terroir et le minéral

    J'ai toujours un faible pour cette région, origines alsaciennes obligent, et c’est un réel plaisir de suivre cette route des vins qui serpente à travers les collines du vignoble, au pied des pentes boisées des Vosges. Le vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève des vins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle. Abrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, du granite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès… On ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, le Riesling, là, le Gewurztraminer ou le Pinot gris. Attention à la complexité des crus et lieux-dits et lisez bien les étiquettes, pour ne pas confondre les clos, les Grands Crus ou les ­communes, et à la dépersonnalisation de quelques vins, notamment en Riesling, qui commencent à être bien trop ronds et loin d’une typicité réelle, où la nervosité devrait être de mise. Appréciez en tout cas l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et les vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des prix très sages.

    Le Classement 2010 vous aide à choisir les incontournables, dont :

    Fernand ENGEL et Fils Fernand ENGEL et Fils

    Fernand ENGEL et Fils


    Gaec Engel Fernand et Fils
    1, route du Vin
    68590 Rorschwihr
    Téléphone :03 89 73 77 27
    Télécopie : 03 89 73 63 70
    Email : domaine.engel@orange.fr
    Site : www.fernand-engel.fr

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Beau Gewurztraminer Clos des Anges 2006, un vin complexe et puissant, avec des notes minérales, très fin, de bouche onctueuse, à la robe intense, chaleureux, d’une grande persistance, de très bonne évolution. Le Riesling Grand Cru Praelatenberg de Kintzheim 2006, marqué par son terroir, racé, de jolie robe brillante, est puissant et fin à la fois, équilibré, parfumé, très séduisant, complexe, avec une belle intensité aromatique légèrement épicée, harmonieux et distingué. Savoureux Gewurztraminer Grand Cru Altenberg de Bergheim 2005, avec sa belle robe dorée, c’est un très beau vin au nez intense et complexe, riche et fin à la fois, typé, délicatement épicé, charpenté, très prometteur. Le Pinot Noir est de bouche charnue, de robe rubis, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins fondus, persistant en finale. À la suite, ce Pinot Gris Clos des Anges 2006, au nez dense, aux notes très marquées d’agrumes (pamplemousse), un vin complexe qui allie souplesse et structure, puissant, tout en complexité d’arômes (fruits jaunes, tilleul). Le Gewurztraminer Vendanges Tardives 2005, un beau vin gras et fin, est tout en persistance aromatique (rose, pain grillé), intense au nez comme en bouche, avec ces notes de fumé spécifiques. Excellent Crémant d’Alsace brut rosé, de bouche bien équilibrée où l’on retrouve la framboise, très agréable.

    PIERRE FRICK EARL

    PIERRE FRICK EARL


    Jean-Pierre Frick
    5, rue de Baer
    68250 Pfaffenheim
    Téléphone :03 89 49 62 99
    Télécopie : 03 89 49 73 78
    Email : contact@pierrefrick.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/pierrefrick
    Site : www.pierrefrick.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. En 1970, le domaine est converti à la culture biologique, les premières applications de la biodynamie débutant en 1981. À partir de la récolte 1986, la mention Demeter est obtenue, et, depuis la récolte 2002, le vin n’est plus bouché avec du liège mais avec des capsules couronnes en Inox, pour éviter les déviations organoleptiques (saveurs et arômes) causées par les bouchons liège. Le Gewurztraminer Grand Cru Eichberg 2005 est de belle robe jaune soutenu aux reflets or, au nez complexe et puissant (grillé et amande), de bouche parfumée et ample, harmonieux, d’une finale persistante. Goûtez le Pinot Gris Vendanges Tardives 2001, riche au nez comme en bouche, aux arômes de fruits mûrs et de fleurs, charmeur, intense et gras comme nous les aimons, de garde. Excellent Pinot Gris Grand Cru Vorbourg 2006, typé, au nez franc et fruité (agrumes), une belle association du fruit et de la charpente, avec de la vivacité et cette note de fumé bien spécifique en finale, parfait sur une viande blanche. Le Pinot Blanc 2005, vinifié sans soufre, floral, au nez complexe, avec ces nuances de fruits secs persistantes, est de bouche nerveuse et dense à la fois.
    Vignobles MUHLBERGER

    Vignobles MUHLBERGER


    Robert et Philippe Muhlberger
    1, rue de Strasbourg
    67120 Wolxheim
    Téléphone :03 88 38 10 33
    Télécopie : 03 88 38 47 65
    Email : muhlberger@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/vignoblesmuhlberger
    Site : www.vignoble-muhlberger.fr

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Domaine familial depuis quatre générations, conduit par Robert et Astrid Muhlberger, Philippe Muhlberger leur fils. Leur philosophie vigneronne se résume en ces mots : Vivre avec la Vigne ! Vivre avec le Vin ! “Selon des règles et des convictions définies et éprouvées par des générations de vignerons, précise le chaleureux Robert Muhlberger, afin que s’écrive : Vignoble, Vigne, Vin de Vigneron, avec V de Vérité ! Élever avec sagesse et passion, dans le respect de règles traditionnelles, sont les moyens mis en œuvre dans le but de produire des Vins authentiques et de rare élégance. Un mode de conduite respectueux de l’environnement : enherbement permanent des vignes, pas d’amendements chimiques ni d’herbicides rémanents, lutte biologique contre les ravageurs, interventions raisonnées contre les maladies à base de cuivre et de soufre, observation et respect du cycle naturel de la vigne et des plantes au sol, renforcement des propres capacités de défense de la vigne, apports d’oligo-éléments naturels sur feuillage… La récolte : des vendanges manuelles pour rentrer une récolte sélectionnée, des raisins entiers, non triturés et proprement triés. La vinification : élaborer les Vins en respectant leur propre rythme d’évolution, avec sagesse et patience, à partir de fermentations spontanées sans apports de levures du commerce.” Le tout donne ce superbe Riesling Les Vieux Coteaux 2005 (évolution dans la dénomination de leur Riesling Altenberg par sa traduction en Riesling Les Vieux Coteaux : il s’agit de leur décision de ne plus revendiquer l’appellation Grand Cru pour les parcelles délimitées dans le périmètre en question), un grand vin dense, très charmeur, de bouche persistante, dominée par des arômes floraux (acacia), très prometteur. Excellent Pinot Noir cuvée des Jeunes Loups 2005, dont l’élevage se fait en fûts de chêne, de robe soutenue, aux notes fruitées et florales complexes, alliant structure et finesse, savoureux, de bouche dense. Superbe Gewurztraminer Vendanges Tardives 2005, un grand vin rare, où l’on retrouve des notes franches de grillé, de brioche et de fruits confits, dense et distingué à la fois. Le Crémant d’Alsace Blanc De Blancs brut méthode traditionnelle est de mousse fine, d’une belle harmonie, tout en fruit et finesse, ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs, suave, riche en bouche (agrumes, aubépine, amande…), très harmonieux, à déboucher à l’apéritif comme sur un saumon. Remarquable rapport qualité-prix-plaisir.
    Charles SCHLÉRET Charles SCHLÉRET

    Charles SCHLÉRET


    Charles Schléret
    1-3, route d'Ingersheim
    68230 Turckheim
    Téléphone :03 89 27 06 09
    Télécopie : 03 89 27 06 09
    Email : schleretcharles@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/schleretcharles

    Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Dans l’ensemble, nous dit Charles Schléret, le millésime 2008 ressemble au 2007, avec une belle expression aromatique, mais pour certains Vins, le manque de soleil à donné des Vins avec des structures plus légères et des acidités bien marquées. Riesling : souvent un peu trop acide mais certains sont bien équilibrés ce sera un millésime de longue garde. Gewurztraminer : manque un peu de maturité, mais certains ont une acidité soutenue très appréciable. Muscat : très faible rendement, beaucoup de coulure, les baies restantes étaient très mûres et de très belle qualité mais moins de jus. Pinot Noir : bonne maturité avec une bonne acidité. Les conditions climatiques ont demandé un travail très rigoureux à la vigne pour obtenir une bonne maturité des raisins. À noter des baisses en quantités mais pas exceptionnelles. Des Vins globalement d’un bon équilibre et un millésime de grande garde.” En attendant, il y a son Gewurztraminer 2007, médaille d’Or au Challenge international du Vin, très aromatique (épices, agrumes), bien caractéristique de son terroir, riche au nez comme en bouche, ample et typé. Son Sylvaner 2007, médaille d'Argent Monde Sélection Bruxelles, est le meilleur dégusté cette année, complexe, au nez intense, c’est un vin tout en délicatesse, de bouche très subtile avec des nuances de chèvrefeuille et de pomme, un vin de gourmet. Le Pinot Noir 2007, Féminalisé 2008 (Concours des Féminalises 2008, à Beaune), tout en fruité, est tout en bouche, racé, avec cette pointe d’épices bien spécifique. Remarquable Riesling 2005, Trophée Prestige Grand Concours des Vins du Monde les Citadelles de France, dont la fraîcheur met en avant le fruit, un vin distingué, au nez de rose, très fin, de bouche puissante et persistante. Beau Pinot Gris 2004, médaille d’Or au Mondial de Bruxelles, épicé comme il se doit, de bouche harmonieuse, bien charpenté, généreux, d’une grande richesse aromatique, à la robe intense. Goûtez aussi le Pinot Blanc, complexe, au nez intense, un vin finement épicé, subtil et suave en bouche, où s’entremêlent les fruits et les fleurs fraîches, toujours parfait sur une quiche, et son Muscat. Superbe Pinot Gris Sélection De Grains Nobles 2000, très typé comme on les aime, épicé et floral (rose, fleur d’acacia), de bouche ample et équilibrée, vraiment remarquable, de belle garde, médaillé aux Sélections mondiales à Montréal et Trophée d’Excellence Les Citadelles.
    Domaine HAEGI

    Domaine HAEGI


    Haegi Daniel Earl
    33, rue de la Montagne
    67140 Mittelbergheim
    Téléphone :03 88 08 95 80
    Télécopie : 03 88 08 91 20
    Email : domaine.haegi@mittelbergheim.fr

    Un vignoble familial de 8 ha qui fait partie des pionniers de la mise en bouteilles (depuis 1951). Ici, la taille est très courte et on optimise le potentiel des lieux-dits en les vinifiant séparément. Beau Riesling Zotzenberg Grand Cru 2006, issu de terrains argilo-calcaires qui retiennent l’humidité et résistent bien à la sécheresse, de robe brillante et limpide, ample et fondu en bouche, un beau vin aux arômes de petis fruits secs, avec des nuances de musc, qui allie élégance et puissance. Le Gewurztraminer Grand Cru Zotzenberg 2006 est onctueux et persistant, aux notes fruitées et épicées (cannelle) très caractéristiques, avec cette pointe de miel d’acacia discrète, un vin très équilibré, fondu et délicat, d’une belle harmonie. Beau Pinot Gris cuvée Aline 2006 (prénom de la fille cadette), un vin qui mérite une cuisine riche. On poursuit avec ce grand Gewurztraminer Vendanges Tardives 2005, dense, aux connotations confites subtiles, de bouche profonde. Le Crémant rosé, pur Pinot Noir, médaille d’Argent à Colmar, est excellent.

    SCHAEFFER-WOERLY

    SCHAEFFER-WOERLY


    Vincent Woerly
    3, place du Marché
    67650 Dambach-la-Ville
    Téléphone :03 88 92 40 81
    Télécopie : 03 88 92 49 87
    Email : schaeffer-woerly@wanadoo.fr
    Site : www.schaeffer-woerly.com

    Au sommet. Un vignoble de 7 ha (la moyenne d’âge des vignes est de 30 ans, les vendanges sont manuelles, la taille en guyot double) planté sur des sols granitiques, où l’on s’attache à pratiquer une culture saine (association Tyflo). On se fait plaisir avec ce Riesling Grand Cru Frankstein Clos du Bernstein 2006, un vin très représentatif de ce millésime, ample et persistant, avec ces notes d’agrumes et une touche d’épices, très intense au nez comme en bouche. À ses côtés, le Pinot Gris cuvée Prestige 2006, de bouche intense, un vin ferme, tout en fruits, au nez concentré où dominent le fumé et la noix. Excellent Riesling Vieilles vignes 2006, médaille d’Or à Mâcon, de robe jaune d’Or, aux senteurs florales subtiles, de bouche ample et corsée, d’une longue finale. Superbe Pinot Gris Grand Cru Fransktein Vendanges Tardives 2003, plein de charme, alliant puissance et finesse, au nez de rose et de pain d’épices, de grande garde. Le Pinot Noir 2005, élevé en barriques, médaille de Bronze, est d’une belle couleur grenat pourpre, au nez de mûre et de sous-bois.

    Domaine Aline et Rémy Simon

    Domaine Aline et Rémy Simon


    Rémy Simon
    12, rue Saint Fulrade
    68590 Saint-Hippolyte
    Téléphone :03 89 73 04 92
    Télécopie : 03 89 73 04 92
    Email : alineremy.simon@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/alineremysimon
    Site : www.domaine-simon.fr

    Un petit domaine familial qui pratique la lutte intégrée. Particulièrement apprécié ce Pinot Gris Vieilles Vignes 2005, médaille d’Or au concours Pinot Gris du Monde, de jolie robe dorée, d’une belle maturité, un vin étonnant par sa persistance aromatique, aux notes florales et épicées, qui mérite une cuisine élaborée. Le Gewurztraminer Silbergrub 2004, issu de terrains argileux (vendange manuelle, fermentation lente et contrôlée sans ajout de levure), prix d’Excellence à la Confrérie de Haut-Koenigsbourg, d’une belle harmonie, tout en fruit et finesse, est ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs, très réussi. Excellent Pinot Noir rouge de Saint-Hippolyte Schlossreben (le rouge de Saint-Hippolyte fait partie des rares appellations Village en Alsace), de couleur profonde, aux notes de mûre et de violette, tout en structure.

    ZOELLER

    ZOELLER


    Auguste et Mathieu Zoeller
    14, rue de l'Eglise
    67120 Wolxheim
    Téléphone :03 88 38 15 90
    Télécopie : 03 88 38 15 90
    Email : vins.zoeller@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/maisonzoeller
    Site : www.vins-zoeller.fr

    Comme en témoigne le pressoir datant du XVIIe siècle, la famille perpétue depuis plus de huit générations la tradition vinicole. Aujourd’hui, ce savoir-faire ancestral s’allie aux méthodes modernes pour permettre d’élaborer des vins respectant les règles d’hygiène et de qualité tout en conservant leur naturel et surtout leur authenticité. Coup de cœur pour leur Gewurztraminer Les Orchidées 2007, un beau vin d’une grande maturité, aux senteurs de poire avec une touche d’épices typique, d’une très grande finesse, racé, une belle réussite. Le Pinot Gris Les Orchidées 2005, au nez subtil, d’une belle persistance aromatique, avec des nuances marquées de fruits secs, de bouche nerveuse et dense à la fois, est à ouvrir sur une langouste. Le Gewurztraminer cuvée Hector 2006 associe finesse et structure, légèrement épicé, de bouche puissante, sec et suave à la fois, très réussi et très abordable. Remarquable Pinot Gris Vendanges Tardives 2003, onctueux, d’une robe dorée intense, opulent, un vin puissant avec beaucoup de matière, intense au nez comme en bouche aux nuances de fruits confits, qui poursuit son évolution. Excellent Pinot Noir La Saignée 2007, de bouche souple et corsée, coloré et parfumé (mûre). Joli Crémant d’Alsace Rosé Méthode traditionnelle.
    Domaine GRESSER

    Domaine GRESSER


    Rémy Gresser
    2, rue de l'Ecole
    67140 Andlau
    Téléphone :03 88 08 95 88
    Télécopie : 03 88 08 55 99
    Email : domaine@gresser.fr
    Site : www.gresser.fr

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Je cultive la vigne selon la règle de nos ancêtres, précise Rémy Gresser. Je me sens paysan et artisan de la vigne.” Rémy Gresser est soucieux de transmettre aux générations futures le terroir, le sol vivant, les vieilles vignes, le savoir-faire et la passion de la famille, vignerons de père en fils depuis le XVIe siècle. Ils protègent leur vignoble en privilégiant les moyens biologiques. Le domaine a la chance de posséder de très jolis terroirs de schistes, sables et argiles (10 ha 30, vignes de 40 ans). Superbe Riesling Grand Cru Kastelberg 2006, un vin qui a beaucoup de corps et de puissance, d’une grande expression aromatique marquée par des senteurs de fruits secs et de rose, très fin de bouche fondue (le 2004 est superbe). Le Riesling Grand Cru Moenchberg 2003, un vin puissant et corsé, suave et sec à la fois, où s’entremêlent les fruits, les épices et les fleurs fraîches, est tout en bouche. Goûtez le Riesling Grand Cru Wiebelsberg 2006, au nez dominé par les fruits frais (agrumes), tout en finesse avec des nances de citronnelle et de rose, un vin fin et minéral, d’une belle longueur en finale.
    Louis HAULLER Louis HAULLER

    Louis HAULLER


    Louis et Claude Hauller
    La Cave du Tonnelier - 92, rue du Maréchal-Foch
    67650 Dambach-la-Ville
    Téléphone :03 88 92 40 00
    Télécopie : 03 88 92 65 80
    Email : claude@louishauller.com
    Site : www.louishauller.com

    Superbe Gewurztraminer Vendanges Tardives 2001, ample et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes de pain grillé et de fruits frais, tout en bouche. Le Pinot Gris Vendanges Tardives 2000 n’a rien à lui envier, avec des arômes de fleurs blanches et de miel, une bouche onctueuse à la finale vive et dense. Le Riesling Vendanges Tardives 2000, tout en bouquet, est d’un bel équilibre, aux connotations florales subtiles, à la bouche fondue où se retrouvent des odeurs de pain d’épices et de pomme surmûrie. Très bon Pinot Noir, au nez concentré où dominent la violette et le cassis, aux tanins bien fondus. Très joli Crémant d’Alsace brut (Pinot Blanc et Chardonnay), de mousse légère, fin et persistant, au nez dominé par les fruits mûrs et le chèvrefeuille, avec cette pointe de fraîcheur caractéristique.
    CAVE de HUNAWIHR

    CAVE de HUNAWIHR


    Direction : Dominique Soller
    48, route de Ribeauvillé - BP 51
    68150 Hunawihr
    Téléphone :03 89 73 61 67
    Télécopie : 03 89 73 33 95
    Email : info@cave-hunawihr.com
    Site : www.cave-hunawihr.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés avec le splendide Riesling Grand Cru Rosacker 2005 au nez harmonieux (fleurs blanches, miel), tout en distinction, de bouche ample, avec une note de fraîcheur légèrement citronnée. Beau Pinot Gris Grand Cru Rosacker 2006, avec cette fraîcheur florale doublée de nuances fruitées, aux notes de noisette et de miel, puissant, tout en finesse. Le Muscat Réserve 2007 est un vin très typé, de jolie robe brillante, puissant et fin à la fois, équilibré, parfumé et floral, de bouche franche. Le Gewurztraminer Muehlfort 2003 associe le fruit à la charpente, épicé, intense et persistant, un vin bien classique de ce millésime. Remarquable Gewurztraminer Grand Cru Rosacker 2006, au nez subtil dominé par les fruits frais avec une touche épicée, une harmonie parfaite entre la fraîcheur et le fruit, avec une belle rondeur en finale. Il y a aussi le Pinot Gris Hospices de Strasbourg 2005, où l’on retrouve des senteurs de citron et d’amande, dense et distingué à la fois. Excellent Crémant d’Alsace Calixte brut rosé, vif, de bonne bouche, aux notes d’abricot, harmonieux, fin et riche à la fois, de mousse intense, très agréable sur une cuisine légèrement relevée.

     


     

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    Les 5 coups de cœur du Mardi

    Les 5 coups de cœur du Mardi

    Un domaine de 18 ha issu d’un terroir exceptionnel de graves siliceuses et d’argiles graveleuses parsemées de moellons calcaires. Le Pessac-Léognan rouge 2005, allie une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, parfumé, chaleureux, corsé, de très bonne évolution, avec une finale dominée par des notes de groseille et de griotte. Remarquable 2004, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise et de cannelle, d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, généreux et persistant en bouche. Le 2003, de robe grenat, au bouquet intense (notes de sous-bois et de griotte mûre), est de bouche ronde et riche. Excellent 2002, de robe soutenue, aux tanins puissants, au nez où dominent les fruits rouges à noyau mûrs, de garde. Tout en bouche actuellement, le 2001 est riche, charmeur, bien marqué par son terroir, parfumé, aux notes complexes où dominent les épices et l’humus, d’excellente évolution comme le 2000, de robe intense, au nez persistant, aux tanins fermes, équilibré, gras, d’une grande ampleur en bouche. Beau Pessac-Léognan blanc 2006, de robe d’un bel aspect jaune et or, où l’on retrouve des notes de fleurs blanches et de noisette, avec des nuances de pêche fraîche en bouche, un vin savoureux et charmeur. Le 2005 est de belle couleur jaune ambré, finement épicé, subtil et suave en bouche, très élégant, bien persistant, d’une jolie finesse, très harmonieux en finale avec des nuances de noix fraîche et de citron. Le 2004, au nez dominé par les fruits mûrs et les petits fruits secs, est tout en persistance aromatique, d’une belle longueur. Le 2003, plein de délicatesse, allie puissance et finesse, au nez de fleurs et de pamplemousse, parfait sur un turbot comme sur un poulet à la crème. Le blanc 2002, complexe, aux nuances de fleurs blanches et de fruits secs, est tout en bouche.
    Un domaine au sol maigre, silico-argileux, très caillouteux, où l’exposition plein sud à mi-coteau permet d’obtenir des vins de très grande qualité. On élève ici des vins de tradition, proposant une gamme de millésimes sur 10 ans et plus, ce qui est très rare. Beau Madiran 2005, très bien élevé en barriques, un vin superbe, au nez présent avec des notes de violette et de pruneau, riche en couleur, dense et classique, qui devrait tenir largement ses promesses. La cuvée Tradition est plus ronde, bien corsée, un vin souple qui permet d’attendre l’évolution du grand vin. Remarquable 2004, puissant, fin, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue et aux arômes de petits fruits rouges intenses (cassis, cerise), d’une jolie finale. À la suite des derniers millésimes, les uns les plus typés et séduisants que les autres, il y par exemple ce superbe 2000. Un millésime de couleur très soutenue, très équilibré, au nez complexe avec des notes de cerise mûre et d’humus, de bouche ample et intense, chaleureuse avec ces nuances de confiture de cassis et de poivre, un vin non encore à maturité, qui poursuit sa très belle évolution. À ses côtés, on savoure également cet exceptionnel millésime 1990, où l’on retrouve toute la spécificité de ce que doit être un Madiran digne de ce nom, avec une palette aromatique d’une grande complexité où les épices prédominent. Le vin est de belle robe grenat profond, au nez complexe dominé par les fruits cuits et des notes de torréfaction, avec des tanins mûrs et une belle concentration, d’une évolution. Goûtez aussi le Pacherenc-du-Vic-Bilh, mêlant richesse aromatique et persistance, avec des connotations de noisette et d’abricot, tout en charme.
    Le Domaine existait déjà à l’époque romaine sous le nom de « Villa Manzanetto ». C’est en 1906 que Louis Rigal fondateur du célèbre Roquefort Rigal l’achète puis le transmet à son fils Louis, son épouse Françoise Rigal prend le relais au début des années 80. Sa fille Laurence la rejoint en 2003 et assure depuis la gestion du domaine. Corbières AOC depuis 1985, c’est l’un des fleurons des Corbières. Depuis une trentaine d’année, des efforts important ont été effectués afin de moderniser les bâtiments, diversifier l’encépagement, optimiser les cultures, rénover la cave, affiner les vinifications. Les vins du château du Grand Caumont allient rigueur et passion et sont récompensés dans de nombreux concours et loués dans de nombreuses revues à travers le monde. 2005, 2006 et 2007 sont des millésimes très aromatiques, très fruités, alliant densité, rondeur, souplesse et élégance. Ils présentent des notes de petits fruits rouges et de petits fruits noirs (cassis, framboise, fraise), avec des nuances poivrées, d’épices et de garrigue. Ici la philosophie est : la meilleure qualité au meilleur prix, quelle que soit la cuvée, sa complexité, son niveau de prix. Des vins plaisirs, faciles à déguster et à accorder aux mets.
    CHATEAU DE MALLE
    SAUTERNES Cru Classé
    Au cœur du sauternais, un vaste domaine de 200 hectares. C'est Jacques de Malle qui fit construire ce magnifique château à l'aube du XVIIe siècle. Une œuvre classée monument historique avec des toits de tuiles à la Mansart, une visite qui mérite le détour tout comme ses envoûtants jardins florentins en terrasses. Le vignoble de 27 hectares de Sauternes et 23 ha de Graves est planté d'un seul tenant autour du château. Il est situé sur un plateau bien exposé, très légèrement vallonné, au sous-sol siliceux, sableux et argilo-graveleux. Le Château de Malle est un grand cru classé de Sauternes aux arômes caractéristiques de miel, d'amande, d'abricot confit, de belle évolution. En Graves, le M. de Malle est un beau blanc élevé en barriques neuves, fin, racé, très élégant. Le Château de Cardaillan rouge, à la fois rond et charpenté plus souple que le Château Tours de Malle.
    CHÂTEAU PONT LES MOINES
    PREMIERES COTES-DE-BLAYE
    Propriété familiale depuis quatre générations, le Château Pont Les Moines est situé au nord de Bordeaux, dans la région du Blayais, et s’étend sur la commune de Civrac de Blaye. Vignoble d’une superficie de 29 ha, sur sol argilo-calcaire, où les vignes ont une moyenne d’âge de 15 ans. Un encépagement classique de cette région (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon), qui produit des vins colorés, charpentés et ronds en bouche. La vinification est traditionnelle, avec des cuvaisons longues et un élevage en cuves durant 14 mois. Le Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2005 est d'un grand classicisme, de couleur pourpre, bien corsé mais très fin, avec des notes de mûre et de cassis, un vin qui allie finesse et charpente, aux tanins denses et soyeux, ce vin a reçu le prix d’Excellence au concours des Vinalies 2007.

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    Les meilleurs Cahors de l'année

    Les meilleurs Cahors de l'année.

     

    Château BOVILA S.c.e.a P.O PIERON

    Château BOVILA S.c.e.a P.O PIERON

    (CAHORS)
    Pascal et Olivier Pieron
    Rouffiac
    46700 Duravel
    Téléphone :05 65 36 54 27 
    Télécopie : 05 65 36 44 14 
    Email : scea.pieron@orange.fr

    Un vignoble de 19 ha. Superbe Cahors 2006, (sol argilo-calcaire, 80% Malbec et 20% Merlotvinification traditionnelle sans filtration ni collage systématique), un vinqui nous a particulièrement séduit, de belle charpente, riche en couleur comme en matière, au nez complexe de fruits rouges à noyau et d’épices, avec une belle basetannique, très typé. Goûtez leur Cahors Prieuré de Bovila 2004 (70% Malbec et 30%Tannat, élevage en fûts de chêne 12 mois) un vin où la finesse s’allie à un velouté exceptionnel, de couleur profonde, auxtanins riches et savoureux à la fois, gras, avec des senteurs de fruits cuits.

    Château LA CAMINADE

    Château LA CAMINADE

    (CAHORS)
    L.Ressès et Fils

    46140 Parnac
    Téléphone :05 65 30 73 05 
    Télécopie : 05 65 20 17 04 
    Email : resses@wanadoo.fr
    Site : www.chateau-caminade.com

    Quatrième génération de vignerons pour ce domaine de 35 ha. Une réussite avec leur Cahors Esprit 2004, au nez complexe de groseille et d’humus, un vin puissant et persistant en bouche, aux tanins riches, très classique, charpenté, alliant structure etvelouté en bouche, de très bonne garde. Le Cahors La Commandery 2005, 97% Cot et 3 % Tannat, très bien élevé durant 12 mois en fûts de chêne dont 50% de neufs, est harmonieux, avec ces nuances se définissant par des arômes de framboise, defraise des bois, un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche et prometteur. Excellent Cahors 2005 (70% Cot, 25% Merlot, 5%Tannat) élevé 18 mois en cuves ciment et inox et pour 25% en barriques 12 mois, decouleur soutenue, alliant structure et bouquet, puissant au nez comme en bouche, très parfumé (fraise des bois, épices), bien corsé.

    Clos la COUTALE

    Clos la COUTALE

    (CAHORS)
    Eurl Bernède et Fils

    46700 Vire-sur-Lot
    Téléphone :05 65 36 51 47 
    Télécopie : 05 65 24 63 73 
    Email : info@coutale.com
    Site : www.coutale.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. C’est ici que nous avons réuni quelques-uns des meilleurs producteurs de la région. Philippe Bernède est passionné et il peut être fier de son Cahors 2007, issu d’un vignoble familial de 35 ha planté d’Auxerrois (70%), deMerlot et de Tannat, toujours d’une grande authenticité, complexe et harmonieux, avec ces nuances se définissant par des arômes de framboise, de fraise des bois, un vin decouleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche, d’excellente évolution. Le 2006 est de couleur soutenue, avec des tanins savoureux et très présents, associant puissance et distinction, grascharnu, au nez subtil où se devinent la prune et les épices. Remarquable 2005, de belle robe grenat profond, un vin gras, au nez complexe où l’on retrouve des petits fruitscuits et des notes de torréfaction, avec des tanins mûrs et une belle concentration. Le 2004 est chaleureux, de robe foncée, avec des notes de griotte légèrement réglissées, allie richesse et distinction, d’une belle finale persistante, un vin de garde à ouvrir sur une pintade aux cèpes. À noter la vente d’une belle collection de modèles de tire-bouchons, très ingénieux et fonctionnels.

    Château EUGÉNIECAHORS Château EUGÉNIE

    Château EUGÉNIE

    (CAHORS)
    Famille Couture
    Rivière-Haute
    46140 Albas
    Téléphone :05 65 30 73 51 
    Télécopie : 05 65 20 19 81 
    Email : couture@chateaueugenie.com
    Site : www.chateaueugenie.com

    Une propriété transmise de père en fils depuis 5 siècles. Le vignoble de 25 ha s’étend sur des terrasses, demi-coteaux et coteaux. BeauCahors cuvée Réservée de l’Aïeul 2005 (85 à 90% Auxerrois et 10 à 15% Tannat,macérations longues de 20 à 25 jours en cuverie Inox, avec contrôle de latempérature et remontages programmés, puis élevage en fûts de chêne pendant 18 mois, dont 1/3 en fûts neufs, pas de collage), un vin très coloré, de belle charpente, riche en matière, au nez complexe defruits rouges macérés et de cannelle, fin et généreux à la fois, médaille d’Or au concours des Vignerons Indépendants à Angers. Beau Cahors Haute Collection 2004, pur Auxerrois, élevé en fûts de chêne neufs durant 18 mois, qui associe concentration aromatiquefinesse des tanins et puissance, avec des arômes de fruits mûrs, de bouche harmonieuse. LeCahors cuvée Pierre le Grand 2005, très parfumé avec ces nuances de petits fruits noirs délicatement épicées, aux taninsstructurés, ample et riche, est charnu comme on les aime, à savourer sur un caneton aux figues.

    Château FAMAEY

    Château FAMAEY

    (CAHORS)
    Luc Luyckx et Marc Van Antwerpen
    Les Inganels
    46700 Puy-L’Évêque
    Téléphone :05 65 30 59 42 et 06 77 85 94 96 
    Télécopie : 05 65 30 50 53 
    Email : chateau.famaey@wanadoo.fr
    Site : www.chateaufamaey.fr et www.masdemartin.com

    Un remarquable Cahors Fût de Chêne 2005, 80% Malbec, 15% Merlot et 5% Tannat, élevage durant 14 mois en fûts (neufs à 30 % et 70 % d’un an), un beau vin dense, de teinte grenat, typé, alliant finesse et concentration, au nez très complexe (mûre, violette,cassis), de bouche remarquable aux nuances de fumé, un vin ample, d’une belle finale. LeCahors cuvée X 2004, vendanges manuelles, sélection parcellaire sur des vignes àfaibles rendements, élevé 24 mois en fûts de Chêne neufs à 70%, est une réussite, derobe pourpre soutenue, avec une structure solide en tanins, aux arômes de baies rouges très mûres et de musc, persistant, tout en bouche, avec une finale d’arômes intense.

    Château GAUTOULCAHORS Château GAUTOUL

    Château GAUTOUL

    (CAHORS)
    Eric Swenden

    46700 Puy-L’Évêque
    Téléphone :05 65 30 84 17 
    Télécopie : 05 65 30 85 17 
    Email : contact@achat-vins-chateau.com
    Site : www.achat-vins-chateau.com

    Un superbe Cahors cuvée Exception 2005, très bien élevé en fûtsde chêne, tout en nuances d’arômes délicatement épicées, derobe intense, avec des tanins puissants, un vin où dominent la mûre et le cassis, très riche au nez comme en bouche, à ouvrir sur une selle d’agneau. Le 2004 est un vin intense en couleur comme en arômes, qui fleure bon les fruits mûrs et les épices, tannique, auquel il faut laisser du temps pour s’exprimer au mieux. Le 2003, de robe grenat, est gras, aux notes d’épices et de sous-bois, auxtanins riches, de garde également. Beau 2001, au nez de cassiset de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, d’excellente évolution.

    Domaine de LAVAUR

    Domaine de LAVAUR

    (CAHORS)
    Claude et Yves Delpech

    46700 Soturac
    Téléphone :05 65 36 56 30 
    Télécopie : 05 65 36 57 67 
    Email : domaine-de-lavaur@orange.fr

    Un vignoble de 15 ha de vignesTerroir argilo-calcaire en 2e et 3e terrasse, sol plusléger de graves en 1ère terrasse. L’encépagement est constitué de 90% de Malbec et 10% de Merlot. Beau Cahors Prestige 2005, élevé en fûts de chêne, ample, charmeur etcharnu, fort bien élevé, d’une grande subtilité, complet, avec des tanins mûrs, un bel exemple de la typicité de cette appellation, un vin de garde qui se marie parfaitement avec les viandes rouges et les fromages puissants. Le Cahors Tradition 2005 est tout en bouche, aux notes de fraise des bois, d’humus et d’épices, aux tanins enrobés, de très bonne garde.

    Château NOZIERES

    Château NOZIERES

    (CAHORS)
    Maradenne Guitard

    46700 Vire-sur-Lot
    Téléphone :05 65 36 52 73 
    Télécopie : 05 65 36 50 62 
    Email : chateaunozieres@wanadoo.fr
    Site : www.chateaunozieres.com

    Sa place dans le Classement 2009 se justifie par ce Cahors Château Nozières 2005 (80% Cot, 20% Merlot sur sol argilo-calcaire, élevage en cuves inox), aux notes de mûre et de griotte, riche en couleur, alliant finesse et structure, corsé comme il le faut, de bouche complexe, riche et savoureuse. Beau Cahors L’Élégance 2005, 100% Cot sur sol argilo-siliceux (cuvaison longue, élevage en barriques neuves 12 mois), qui porte bien son nom, de jolie robe brillante, aux connotations subtiles de truffe et de mûre, concentré et ferme en bouche, riche en bouquet comme en matière.

    Château PAILLAS

    Château PAILLAS

    (CAHORS)
    Germain Lescombes

    46700 Floressas
    Téléphone :05 65 36 58 28 
    Télécopie : 05 65 24 61 30 
    Email : info@paillas.com
    Site : www.paillas.com

    Une place enviable dans le Classement. Les vignes, plantées sur une parcelle de 27 ha, s’étendent en demi-cercle autour du chai (82% de Cot, 16% de Merlot et 2% de Tannat) et ont une moyenne d’âge de 25 ans. Cela donne ce Cahors 2005, bien charpenté, biencharnu, de teinte soutenue, ample en bouche, aux senteurs de cassis, au nez légèrement poivré sur des notes de framboise et de griotte, aux tanins fondus, c’est classique et bon. Le 2004, de bouche harmonieuse, est typé, bien corsé et gras, aux tanins fermes et savoureux, un vin intense qui associe puissance et distinction, où dominent les fruits cuits(framboisecassis), d’excellente évolution.

    Château des ROCHES

    Château des ROCHES

    (CAHORS)
    Jean Labroue

    46220 Prayssac
    Téléphone :05 65 30 61 49 
    Télécopie : 05 65 30 83 53 
    Email : chateaudesroches@wanadoo.fr

    Vous aimerez comme nous l’avons fait ce remarquable Cahors Le Serment 2005, purMalbec, élevé en fûts de chêne, médaille d’Or Mâcon et Sélection Cahors Excellence, unvin racé comme il le faut, avec des tanins mûrs et une charpente solide, au nez dominé par la mûre et la réglisse, très équilibré, de bouche persistante marquée par le cassis et l’humus, d’excellente garde. Le 2004, médailles d’Or à Mâcon 2007 et de Bronze à Paris, aux tanins équilibrés et mûrs, est une valeur sûre. Le Cahors cuvée Vendémiaire 2005, très parfumé (griotte, mûre, humus), est bien charnu, et s’accorde avec des paupiettes.

    Château du SOULEILLOU

    Château du SOULEILLOU

    (CAHORS)
    Jean-Pierre Raynal

    46140 Douelle
    Téléphone :05 65 20 01 88 
    Télécopie : 05 65 20 01 88 

    Typé comme on les aime, le Cahors Château Souleillou 2007 est bien charnu, ample, aux tanins fermes mais bien enrobés, de couleur grenat, un vin qui fleure lesframboises et les sous-bois, encore jeune, très prometteur. Le 2006 est dense et puissant au nez comme en bouche, très équilibré avec des tanins savoureux, au nezde fruits mûrs (myrtille) légèrement épicé comme il se doit. Savoureux 2005, aux tanins très élégants mais très riches également, d'une belle harmonie avec ces notes de fruits rouges mûrs, de bonne garde, à prévoir sur un gigot de mouton. Le Cahors cuvée Diane (issu de vieilles vignes des Auxerrois et Tannat), très bien élevé en barriques de chêne, est decouleur intense, au nez puissant marqué par des notes de fruits très mûrs (groseille, griotte) et de truffe, d’un grand équilibre, de garde.

     

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    Les 10 Champagne de vos fêtes !

    A partir de 14 €, les 10 Champagne de vos fêtes !
    Le domaine Perseval-Farge est établi sur la commune de Chamery (classement Premier Cru), au cœur de la montagne de Reims depuis 1955 et il est exploité selon les principes de la lutte raisonnée. Pinot Meunier, Pinot Noir, Chardonnay et récemment la plantation de vieux cépages : petit meslier, arbanne et fromentot se partagent harmonieusement les surfaces plantées. L’écoute du terroir, la compréhension et l’adaptation du vignoble ainsi que la diversité des cépages permettent au champagne Perseval-Farge de composer (partiellement sous bois) des cuvées harmonieuses et diversifiées. L’art consiste à élaborer un large panel de champagnes dotés d’une réelle personnalité. C’est là que s’exprime pleinement la tradition et la passion entretenues par Benoist Perseval, vigneron récoltant-manipulant. Pour votre dégustation et votre plus grand plaisir, ils vous proposent à partir de 14 euros TTC départ Chamery : Champagne Brut Blanc de Blancs (100 % Chardonnay) Champagne Brut Blanc de Noirs (60 % pinot noir-40 % pinot meunier) Champagne Brut Rosé Cuvée prestige Jean-Baptiste (45 % pinot noir et meunier-55 % chardonnay) Champagne Brut Millésimé 1998* (dans la limite des stocks disponibles) A noter que les bouteilles proposées peuvent également être élégamment habillées d’étiquettes personnalisées (sur devis). Isabelle et Benoist Perseval seront ravis de vous accueillir. N’hésitez pas à les appeler pour prendre rendez-vous et à leur rendre visite : vous serez toujours les bienvenus. Les locaux d’exploitation permettent de rassembler au même endroit le pressoir, la cuverie et la cave de vieillissement du champagne.
    Exploitation familiale de 8 ha environ, à dominante de Pinot meunier. Le Champagne brut cuvée Symphonie Prestige, est dominé par des arômes de fruits mûrs et de petits fruits secs, légèrement miellé, d’une belle longueur tout en charpente, tout en parfum. Le Blanc de blancs, est un assemblage des récoltes 2005 et 2004, un vin très aromatique, où l’on retrouve des nuances de citron et d’amande, intense et vif, très harmonieux, de belle couleur, alliant rondeur et persistance au palais, de mousse abondante, classique. Le brut rosé, est un pur Pinot meunier, au nez de fruits mûrs (groseille, framboise...), avec une touche délicatement épicée. Le Millésime 2004, issu des 3 cépages (Pinot meunier et Chardonay vinifiés en fûts de chêne de 5 vins, Pinot noir vinifié en cuves), est très séduisant, avec des arômes de poire et de noisette grillée, sa robe est d’un beau jaune pâle aux reflets d’or, un Champagne puissant et élégant à la fois, tout en finale.


    Fondée au début 1900, la Maison Charles Ellner, est aujourd’hui gérée par la 3ème génération alors que la 4ème y a déjà pris une part très active depuis plusieurs années. Elle a su évoluer et grandir en préservant son identité et son savoir faire familial. Pour mémoire, Charles-Émile Ellner créa, au début du siècle, sa propre maison.Et, parmi ses successeurs, son fils Pierre, qui a été la véritable “locomotive” de la maison, a su transmettre à ses enfants cette passion pour la terre et le vin.Michel, plus attaché aux valeurs de la terre, s’est très souvent retrouvé aux côtés de son père et ils ont constitué le patrimoine de leur maison.Il a été suivi par ses deux fils Arnaud, maître de chai et Frédéric, directeur du vignoble.Jean-Pierre s’est vu confier la tâche administrative qui devenait de plus en plus lourde.Le vignoble couvre une superficie de 54 ha répartis sur une quinzaine de communes. La diversité, la richesse, la finesse de nos cuvées attestent de notre volonté de placer nos Champagnes au plus haut de l’échelle qualitative. La fidélité que nous accorde notre clientèle française, témoigne de la régularité et de la constance de nos Champagnes au fils des années. Toujours à la recherche de nouvelles opportunités, notre société a su développer ses marchés à l’exportation, secteur qui représente actuellement près de 60% de ses ventes. Superbe Champagne Millésime 2000 brut Prestige, à la mousse fine et légère, aux arômes intenses, à dominante de noisette et d’abricot, harmonieux et savoureux, de belle structure, intense et parfumé, très élégant comme le 99, dense, alliant finesse et charpente, d’une bonne souplesse et d’un bouquet très aromatique aux nuances de pêche et de citronnelle, un grand Champagne tout en bouche, riche et très distingué.Très beau Millésime 1999 brut Séduction, sans fermentation malolactique, particulièrement subtile et parfumée, aux arômes intenses de fruits frais et une pointe d’épices, de mousse abondante, d’une belle finale.Remarquable brut Intégral (réalisé sans aucun dosage), de robe brillante, tout en fraîcheur aromatique, avec ses notes d’agrumes et d’acacia, de mousse fine et très persistante, alliant saveur et distinction. Le Carte d’Or brut est une réussite, au nez de petits fruits secs, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, très fin, de mousse intense.Excellent rosé brut, avec des notes de petits fruits rouges bien mûrs, d’une jolie finale au palais, de bouche fraîche et fruitée très bien fait, parfait sur une quiche comme sur les desserts.
    Représentant de la troisième génération, Erick De Sousa dirige depuis 1986 cette exploitation de 9 ha. Implanté au cœur de la Côte des blancs, l’une des grandes régions de la Champagne au sud d’Epernay, le vignoble se situe, de plus, sur des terroirs classés Grand Cru comme Avize. C’est là également que le Chardonnay s’exprime le mieux. Cette belle région bénéficie d’une orientation sud-est idéale, d’un ensoleillement maximal (belle maturité des raisins) et d’un sol crayeux qui procurent aux champagnes finesse, élégance et vivacité très caractéristiques. Érick de Sousa a opté pour la fermentation malolactique afin de rendre les vins plus ronds et plus souples, et il passe son vin au froid pour garder toute la transparence à son Champagne. Il travaille en bio dynamie. “Cette pratique culturale vise à redonner à la vigne un équilibre naturel et à redynamiser la vie microbiologique du sol qui est la courroie de transmission des éléments du terroir à la vigne. La biodynamie développe et renforce les défenses naturelles de la vigne et l’aide à exprimer son potentiel qualitatif maximal. Nous labourons donc les vignes à la charrue pour les désherber et aérer la terre. Nous élaborons notre propre compost, apportons à la vigne des préparations à base de minéraux, de plantes (ortie, camomille, pissenlit, valériane…) et d’autres éléments naturels. Nous sortons le 2003, un millésime particulier puisque cette année-là nous avons eu beaucoup de soleil et de chaleur, c’était l’année de la canicule, on obtient à la dégustation beaucoup d’arômes de fruits mûrs, de coing, d’ananas. C’est un champagne très rond, gras, très souple, très complet qui a beaucoup d’ampleur. Pour les vins, c’était une très belle année, il y a une belle minéralité qui s’impose bien aussi. Nous sommes en train de travailler sur une nouvelle cuvée depuis que j’ai obtenu en location de nouvelles vignes de Pinot noir à Ambonnay et Ay (3 A, car c’est l’initiale des trois communes). Sur les 17 grands crus de la Champagne il n’y a que ces trois terroirs qui commencent par la lettre A. Nous élaborons une cuvée 50% Pinot noir et 50% Chardonnay, nous ne savons pas encore le dosage, nous y travaillons actuellement, cette cuvée sortira à la fin de l’année ou au printemps prochain. Je suis toujours en perpétuelle recherche. J’ai une demande de la part des importateurs et, avec ces vignes en grand cru depuis peu, c’était l’occasion de créer une cuvée supplémentaire, puisque je ne faisais que du Blanc de blancs auparavant. Ce Champagne est d’une belle couleur soutenue à cause du Pinot noir, les arômes “pinotent” (framboise, fraise...). Sur ces deux terroirs bien distincts, le premier, à Ambonnay, le terroir roi du Pinot noir, nous avons la chance d’avoir de vieilles vignes plantées en 1950. J’ai fait une taille sévère pour que lorsque l’année sera favorable, je puisse y produire du Coteaux champenois rouge. L’autre parcelle, très calcaire, se situe à Ay. Nous assemblerons les vins issus des deux terroirs de Pinot noir avec le Chardonnay d’Avize. Cette cuvée symbolisera la complémentarité de ces trois terroirs.

    La continuité familiale prime ici. Aujourd’hui, Jean-Pierre Cointreau, par ailleurs président du Syndicat national des producteurs de liqueurs, assume ses fonctions au sein des différentes entités du Groupe familial et entend mener un développement pérenne de ces deux sociétés, Champagne Gosset et Cognac Frapin. Pour l’histoire, le Champagne Gosset, la plus ancienne Maison des Vins de la Champagne : Ay 1584, a été acquise par le groupe familial Renaud-Cointreau (Domaine Frapin, à Cognac) en 1993. Côté anecdote, soulignons que la pratique traditionnelle du bouchage liège et agrafage est maintenue sur certains gros flacons, au cours du vieillissement sur lattes. Le “style Gosset” est donc propre à un art de vivre qui, depuis plus de 4 siècles, s’est transmis de génération en génération, alliant un solide bon sens à l’élégance du cœur et de l’esprit. C’est un style issu d’un terroir exceptionnel de calcaire friable favorisant le développement optimal de la vigne et d’un savoir-faire à nul autre pareil. Jean-Pierre Mareigner, chef de Cave avec la même équipe de production depuis des années, pérennise ainsi le savoir-faire et le style de Gosset. Maison dynamique, résolument tournée vers le futur, car, après avoir acquis des vignes en 100% Grand Cru, la surface de production de Champagne Gosset s’est étendue en rachetant un terrain jouxtant le site traditionnel. La création, en 1995, de la cuvée de prestige Gosset Celebris aura été le point d’orgue de cette volonté d’améliorer la qualité de façon spectaculaire. Considérée comme un rendu à l’histoire et aux diverses générations de la famille Gosset et composée exclusivement de Grands Crus de Chardonnay de la Côte des Blancs et de Pinot noir de la Montagne de Reims, et de la Grande Vallée de la Marne (Aÿ), cette cuvée est le fleuron de la maison. Découvrez la Grande Réserve d’une grande amplitude, d’une finesse remarquable et très typé par son terroir d’exception, dense, un Champagne puissant, très charpenté mais très distingué à la fois, qui demande une cuisine riche, des plats en sauce ou un gibier à plumes. Le Grand Rosé brut est exceptionnel, issu du Chardonnay (56%) et du Pinot Noir (36%) auxquels on ajoute un vin des Coteaux Champenois rouge (Bouzy et Ambonnay). C’est ce qui explique ce nez complexe où la mûre s’associe à la framboise, une bouche intense et raffinée à la fois, un grand Champagne à déboucher sur des mets épicés ou des crustacés. Leur Champagne Grand Millésime 1999. Issue d’un assemblage de 56% de Chardonnay Grands Crus et de 44% de Pinot Noir Grands et Premiers crus, cette cuvée est racée, dense, distinguée, aux nuances de fleurs blanches, d’agrumes et de brioche, un superbe Champagne de lente évolution, d’une grande subtilité, alliant charpente et finesse, tout en bouche, à la fois charnel et d’une grande finesse, complexe et toujours élégant.
    Notre maison fut fondée en 1991 par François Legras-Haas. Le vignoble appartient à la famille : 15 ha à Chouilly (Chardonnay Grand Cru), 10 ha à Vitry (Chardonnay), 6 ha à Les Riceys (Pinot noir). Rémi et Olivier ont pris en main l’entreprise familiale et sont aidés maintenant par Jérôme. La maison poursuit une progression raisonnable tant en France qu’à l’export. Le Grand Cru Chouilly offre un potentiel de garde tout en présentant lorsqu’il est jeune, un caractère frais et léger, apprécié à l’apéritif. Les Chardonnays 2002 sont longs, suaves et très aromatiques avec des aspects dominants floraux ou fruités. Le degré potentiel à la vendange fut de 10.5% vol., le plus élevé de ces 10 dernières années. Les vins sont structurés et puissants. Le Champagne cuvée Grand Cru Blanc de blancs Millésimé 2002, ample, subtil et très frais, fruité, associe rondeur et finesse, de bouche intense où dominent les agrumes et les petits fruits secs, tout en persistance aromatique, d’une belle longueur. L’Ultra-brut est une cuvée remarquable, typée, élégante, d’une grande persistance, un Champagne équilibré, de mousse fine et crémeuse, d’une belle harmonie au nez comme en bouche, aux arômes subtils de fleurs blanches, alliant saveur et distinction. Belle cuvée Prestige Vieilles Vignes (2/3 Chardonnay grand cru Chouilly et 1/3 Pinot noir d’Ay), d’une belle couleur or, avec des arômes bien présents de fruits mûrs, une savoureuse cuvée, au nez subtil et persistant, de jolie mousse, qui nous a séduit par sa complexité aromatique. Le Blanc de blancs Grand Cru Millésime 2002, médaille d’Or au concours mondial, avec des notes bien caractéristiques de fleurs blanches et de fruits secs (abricot, noix), est un Champagne charpenté, harmonieux en bouche, parfumé, d’excellente évolution. Le brut rosé est très réussi, de bouche fruitée, un vin qui sent bon la fraise mûre. Le Tradition brut (50% Chardonnay, 25% Pinot noir et 25% Pinot meunier), avec de subtiles dominantes d’amande et de tilleul, où s’associent rondeur et distinction, est à la fois fin et charpenté, d’une belle finale.
    Les archives de la maison ne sont pas complètes mais on retrouve un diplôme décerné en 1932, à l’occasion du « Marché aux vins de la Champagne » pour un vin blanc de 1931. L’essor commence après 1945 avec Robert Vautrain qui, ayant appris la vinification dans une grande maison d’Epernay, crée sa propre maison. Son fils Jean-Claude épousant une fille de vigneron crée également en 1960 sa maison, le Champagne André Paulet. Les deux maisons fusionnent en 1982. Le vignoble a été constitué sur les terroirs d’AY et de DIZY avec 15% de pinot meunier, 45% de pinot noir et 40% de chardonnay. La moitié de la production de raisin est vendue à une célèbre maison rémoise. C’est aujourd’hui la cinquième génération qui dirige cette maison familiale de 11 ha. Découvrez ce Champagne cuvée Grande Réserve Premier Cru, dominé par le corps du Pinot noir (60%, auquel s’associe la fraîcheur du Chardonnay, 40%), intense et savoureux, un Champagne ample, de bouche fraîche et ronde à la fois. Le Premier Cru Brut rosé est très réussi, de jolie robe, au nez subtil et persistant, de jolie mousse, aux arômes de fraise, d’une belle persistance, de bouche vineuse avec des nuances crémeuses et persistantes. Goûtez le Blanc de blancs Premier Cru, au nez frais et fleuri, très équilibré, alliant équilibre et persistance, puissant et séducteur, bien dosé, de mousse légère, aux notes de pain grillé et d’abricot au palais. Excellente Carte Blanche Premier Cru, de jolie robe dorée, un Champagne harmonieux, fin et riche à la fois, avec des notes de tilleul et de miel.



    CHAMPAGNE ANDRE DELAUNOIS
    RILLY-LA-MONTAGNE
    D’abord vigneron, l’arrière-grand-père Edmond choisit de devenir manipulant dans les années 1920. Sa fille Anne-Marie, puis son petit-fils André (qui fit d'importants travaux en bâtiments, cuverie, caves dans les années 1970) secondé aujourd’hui par, ses deux filles, ses gendres ont modernisé l'outil de travail (pressoir, foudres, carrelage …) et son petit-fils, perpétuent la tradition familiale. Ce Champagne cuvée du Fondateur, composé de vieux vins de réserve de Chardonnay est riche et complexe, frais et charpenté à la fois, tout en bouche, aux nuances où dominent la rose et le miel. La cuvée du 21e Siècle est intense et savoureuse, de mousse fine, de jolie robe dorée, de belle charpente, un Champagne complet et dense, parfait tout au cours du repas. La Dame Palmyre Blanc de noirs Millésime 2004, tout en charpente, complexe, d’une bonne rondeur et avec un bouquet aux connotations de fruits mûrs et de pain grillé, de jolie mousse, est un Champagne généreux. Belle cuvée Sublime (30% Pinot noir, 30% Pinot Meunier, 15% Chardonnay, 25% de vins de réserve), qui porte bien son nom, un Champagne de robe or clair, alliant finesse et structure, aux connotations de fleurs d’acacia, très équilibré, de bouche intense et savoureuse. Découvrez également cette nouvelle cuvée "Transparence"», présentée dans une bouteille transparente, issue d’un assemblage de vieilles vignes des Pinots noir et Meunier, et vieillie 3 ans en bouteille.
    Une exploitation familiale de 9 ha de vignes, où l’on vinifie les cuvées sans fermentation malolactique. Cette maison vous propose ce Champagne brut Grand Cru rosé, 100% Pinot noir, obtenu par macération courte, tout en fruits, tout en rondeur, ample, bien séduisant, qui convient à un navarin. Ce brut Millésimé Grand Cru 2002, médaille d’Or au Challenge International du vin, une cuvée puissante et bouquetée, avec cette suavité en bouche caractéristique, de belle robe, très fine, très persistante, alliant structure et élégance. Le Champagne cuvée Réserve Grand Cru est une belle réussite, au nez d’amande, tout en fruits, bien dosé, fin et riche en bouche. Le Bouzy rouge 2000, provenant d’une vendange non éraflée, de jolie robe grenat soutenu, dense, parfumé (notes de myrtille et de sous-bois très caractéristiques). Le Bouzy 96 reste d’actualité, et l’on propose des millésimes plus anciens comme le 85 ou le 76.
    Exploitation créée en 1960 par Pierre Lancelot, et reprise en 1996 par sa fille Sylvie et son gendre Michel Chauvet. Les caves sont creusées dans la butte de craie juste derrière la maison. Le pressoir se trouve au sommet de la butte, le moût est acheminé dans les cuves par gravité. Le Champagne brut cuvée des Chevaliers Grand Cru, 100% Chardonnay, issu de vignes de 30 ans, est de mousse riche et très fine, aux nuances de miel, au nez de petits fruits (pêche), bien ferme et suave en bouche, à la texture fine et soyeuse, un vin tout en distinction qui se goûte sur un saumon grillé, par exemple. Le Champagne Blanc de blancs cuvée de Réserve R.R, pur Chardonnay également, de très belle teinte, avec ce nez dominé par les fruits secs et les fleurs fraîches, de bouche ample aux nuances d’amande fraîche, de mousse légère, allie délicatesse et charpente en finale.

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    Le point sur les Graves et Pessac-Léognan

    208.jpgJ'habite à quelques kilomètres de ces appellations, et je crois les connaître comme le creux de ma main. Depuis trente ans, j'ai suivi, en effet, les achats, les extensions, les frimes, les camions déversant des galets, admiré, cotoyé et sympathisé avec des "figures" exceptionnelles : Patrick Ricard à Chevalier, Jean Sanders à Haut-Bailly (on avait le même club d'aviation, à La Réole), Antony Perrin (Carbonnieux, "pied-noir" comme moi, ce qui nous a toujours rapproché), la famille Marly (anciennement Malartic-Lagravière),  Gérard Gribelin (Fieuzal, parti se faire plaisir au Maroc), François Lévêque (Chantegrive), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, aujourd'hui à Montrose, son fils, Jean-Philippe, ayant repris sa suite à Haut-Brion)..., constaté avec rage -ou ironie- des plantations de vignes dans des territoires sans intérêt, où le maïs pousserait aussi bien (je connais, il en pousse, chez moi).

    Bref, c'est peut-être la région où je connais le plus la moindre parcelle, de la meilleure à l'inadmissible... Je peux donc en parler.

    Pessac-Léognan

    C’est certain, c’est le vignoble qui a le plus progressé, par étapes, même si quelques-uns ont eu parfois la main leste pour planter dans des coins peu concainquants. Auparavant, il n’y avait, en effet, que quelques grands crus dont on parlait : Chevalier, que le cher Olivier Bernard a su, avec toute sa passion, faire encore plus progresser (le blanc est extraordinaire, le meilleur de toute la région),  la Mission..., d'autres m'ont déçu : Haut-Bailly, où l'on se rend bien compte que Jean Sanders lui donnait toute son âme, Fieuzal (qui n'est plus le même depuis le départ de Gérard Gribelin), etc...

    Beaucoup -pas tous- de propriétaires-investisseurs à Pessac-Léognan ont eu l’intelligence d’associer la modernité (des vins plus ronds, etc) à la tradition, en laissant toute la spécificité de leurs terroirs s’exprimer. Smith-Haut-Lafitte en est le plus beau fer de lance, tant les Cathiard ont su imposer leur vin et s'implanter d'une manière particulièrement intelligente dans la région, notamment au travers de leurs restaurants, dont les "Sources de Caudalies", où l'on est bien content désormais d'aller déjeûner (extra, leur "Table du Lavoir") ou dîner, voire de se détendre dans leur spa. Là, encore et toujours, il faut pouvoir déboucher des millésimes relativement anciens pour comprendre la force du terroir, que l'on ne peut juger sur un millésime trop jeune. Malartic, suit, avec un blanc particulièrement époustouflant.

    Bien sûr, ces grands vins ne sont pas donnés, mais ils ont aussi une gamme de prix cohérente qui correspond au marché, par rapport aux autres vins de France, et aux vins étrangers. Je fais régulièrement des verticales de Carbonnieux ou de La Tour-Martillac, qui sont, à mon sens, les plus beaux exemples, de très grandes valeurs sûres bordelaises, depuis des années, à des prix fort sages, et une telle régularité qualitative cela mérite un coup de chapeau.

    Mon Classement a révolutionné les stéréotypes en faisant accéder au sommet plusieurs crus de Pessac-Léognan pour leur rapport qualité-prix-plaisir incontournable et pour récompenser les efforts des hommes de ces crus. À leurs côtés, j'ai très bien noté, suivant leur évolution qualitative depuis plusieurs années, trois autres vins qui méritent les honneurs : Luchey-Halde , un vin qui ne m'a jamais déçu (ce n'est pas si courant); Seguin, où l'équipe en place confirme tout le potentiel de ce cru, dont le second vin, à lui seul, mérite une commande; Grandmaison de Jean Bouquier (le vin que je commande certainement le plus dans l'un de mes restaurants bordelais préférés, tant la régularité qualitative cotoie un prix vraiment très accessible); Brown (le blanc est superbe), où Jean-Christophe Mau donne largement satisfaction à son père, mon autre ami Jean-François, en s'attachant à élever des vins riches en bouquet comme en matière. On peut aussi retenir : Mirebeau, Haut-Plantade ou Haut-Lagrange (confer Article).

    Et puis, ce n’est pas si facile de réussir à la fois du blanc et du rouge, et les propriétaires que nous soutenons ont aussi le mérite de réussir cela. Les vins blancs de Pessac sont tout à fait remarquables et rentrent dans la “cour” des grands vins blancs du monde et les rouges sont parvenus à un haut niveau qualitatif et cela dans toute la gamme.

    Évidemment, d’autres ont exagéré, accumulant les “prouesses” œnologiques, faisant des vins insipides, marqués par des senteurs tropicales (sic), et trop chers. Il y a donc aussi, on s'en doute, des vins de Pessac-Léognan largement dépassés par des vins de Graves, notamment si on parle de qualité-prix...

    Les Graves du Sud

    Je me souviens des querelles d’hommes lors de cette séparation des Pessac-Léognan avec les Graves du sud. Pourtant, il fallait bien que les Graves de Pessac-Léognan se distinguent de ceux de Langon, les terroirs étant fort disparates.

    En parallèle, l’appellation de Graves a également explosé qualitativement, dans les blancs comme les rouges et cela dans une gamme de prix très large : c’est dans cette région qu’il y a eu le plus grand bouleversement qualitatif ces vingt dernières années. On fait des vins superbes à Landiras, à Podensac, à Portets ou à Beautiran, et je n’ai pas hésité longtemps à les faire accéder au sommet dans mon Classement, tant leur rapport qualité-prix-typicité est réussi. On reconnaît facilement “à l’aveugle” un vin de Graves, ce qui prouve bien qu’il y a une identité.

    Pour preuves, plusieurs crus sont particulièrement savoureux dans cette appellation : Chantegrive, de la famille Lévêque, que j'apprécie et soutiens depuis mon premier Guide (j'ai justement dégusté hier un rouge 2003 particulièrement chaleureux); Grand Bos, où l'exigeant André Vincent peut être fier du travail accompli en 20 ans, élevant aujourd'hui un grand vin rouge racé; Rahoul, de mon ami Alain Thiénot, qui y a mis tout son talent ici comme en Champagne.

    Ensuite, quatre vins se démarquent aisément du lot, tant il y a de tout dans l'appellation : Mauves, bien sûr, ce vin de la famille Bouche, avec laquelle j'ai des accointances particulières, certainement l'un des plus jolis rapports qualité-prix-plaisir (cela compte) du coin, et depuis un bout de temps; et Le Tuquet, où la famille Ragon élève, discrètement mais depuis longtemps, l'une des plus belles valeurs sûres de l'appellation; ajoutez-y d'Ardennes, que je "suis" depuis plus de 20 ans, et Tourteau-Chollet, du dynamique Maxime Bontoux, qui s'est donné le moyens de faire de son vin une référence. Tous accèdent au statuts particulièrement enviables de "Premiers Grands Vins Classés", aux côtés des grandes figures toujours incontournables de ces vignobles, même si, bien entendu, il existe une hiérarchie interne à cette catégorie (voir : Pour bien comprendre les Classements).

    À la suite, j'ai toujours un "faible" pour de nombreux propriétaires, dont je connais la passion et la volonté de bien faire, certains depuis plus de 20 ans, d'autres plus récemment. Je vous cite donc avec plaisir : Nancy de Bournazel, bien sûr, avec son M de Malle ou Cardaillan (au sommet avec son Château de Malle, à Sauternes), la famille Yung (Haut-Calens), Jean-Noël Belloc (Brondelle), qui habite tout près de chez moi, Françoise Coussié (La Blancherie), Michel Pélissié (qui va redonner ses lettres de noblesse au Château de Landiras), la famille Perromat (Mayne), ou les sympathiques Évelyne et Alain Caillez (Toulouze). Et puis, d'Arricaud, Rougemont, Piron, Saint-Agrèves, Grand-Abord ou Magneau, d'autres châteaux qui comptent, que vous retrouvez dans MILLÉSIMES.

    On se doute qu'il y en a d'autres, comme il y en a aussi qui me font sourire ou qui ne m'emballent pas. That's life !


    Le terroir de Pessac-Léognan

    Le 9 Septembre 1987, un décret reconnaissait l'Appellation d'Origine Contrôlée Pessac-Léognan. L’appellation représente un quart de la superficie des Graves. Depuis 20 ans, les viticulteurs ont fait passer leur surface globale de 550 ha à 1 200 ha.
    Le terroir se compose de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires qui ont apporté une grande variété de débris caillouteux, venus parfois de très loin, notamment des Pyrénées; ces débris caillouteux multicolores, usés au point d’être polis, voire luisants après la pluie, sont plus ou moins enrobés de terre ou de limon. Les Graves de Pessac-Léognan reposent donc sur un sous-sol d’argile, de sable, d’alios, de calcaire et de faluns. Elles sont témoins des cours anciens de la Garonne, mis en place depuis la fin de l’ère tertiaire puis durant le Quaternaire au fur et à mesure que passaient les époques glacaires. Ces graves, composées de graviers, galets roulés par les eaux, ont une épaisseur variant d’une vingtaine de centimètres à trois mètres et plus. La variété du cailloutis est exceptionnelle avec des quartz et quartzites ocres, blancs, rouges et roses, des jaspes, agatoïdes, silex et lydiennes... savant mélange harmonieux et chatoyant. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave redistribue progressivement la chaleur sur les grappes. Inscrits dans un relief mamelonné, les dépôts de graves forment des croupes particulièrement bien dessinées dans le paysage, bénéficiant d’une excellente exposition avec des pentes toujours assez fortes pour assurer un drainage naturel. Ce drainage est renforcé par un réseau hydrographique important de petits cours d’eau et d’affluents de la Garonne.

    Le terroir des Graves

    Vignoble de clairière, au milieu des forêts protectrices, entre Garonne et plateau landais, les Graves sont situées sur une large bande de terre de 55 km de long sur 10 de large, longeant la rive gauche de la Garonne, entre le nord de Bordeaux et le sud de Langon. Le terroir des Graves se compose principalement de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires. Celles-ci ont charrié une grande variété de graviers, de galets fluviaux ou glaciaires roulés dans les eaux, de débris caillouteux de taille et de couleurs fort différentes. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave réchauffe le raisin à la saison venue, contribuant ainsi à la parfaite maturité des grappes. Ces cailloux silicieux (Graves venant des Pyrénées ou de l’ancien lit de la Garonne) reposent en couches parfois profondes (de 50cm à 3m de profondeur) sur un sous-sol très divers : d’abord une base de calcaire, c’est-à-dire des roches à astéries, marquées par les traces anciennes de coquillages (terre idéale pour les vins rouges); puis une couche d’argile, plus ou moins imperméable, où la vigne trouve un peu d’humidité, mêlée par endroit d’alios, un sable durci par un ciment ferrugineux noirâtre (favorable aux vins blancs). Les terrasses en gravières, bien exposées, que l’on doit au fleuve, ont été entaillées par les petits affluents de la rive gauche. Ceux-ci ont sculpté le pays en croupes harmonieuses séparées par de petites vallées. Le plateau des Graves est une succession d’ondulations topographiques dont le drainage naturel est excellent pour la vigne. Les Graves sont à l’abri de la forêt des landes girondines, leur frontière naturelle à l’ouest. La forêt de pins protège le vignoble et fait écran contre les grosses intempéries. La Garonne, toujours à moins de 10 km des pieds de vigne, joue un rôle prépondérant.

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    Ce que vous devez absolument savoir sur Bordeaux pour ne plus vous faire avoir...

    medoc.jpgLe vignoble de Bordeaux (celui des grands crus) est à un véritable tournant de sa carrière. J'y reviendrais en détail plus longuement, dans mes prochains articles, appellation par appellation, à l'occasion de la réactualisation de mes Classements.

    C'est le résultat d'une longue glissade (la crise à bon dos) et cela va faire au moins 20 ans que j'annonce et déplore cela, sans être entendu par les producteurs d'un bon nombre de "grands" crus, mais en l'étant parfaitement par ceux qui comptent le plus : vous, les consommateurs. Mes faux-amis journaleux s'en sont pourtant donné à cœur joie pour dénigrer ma démarche, et critiquer, par exemple, le fait d'avoir été le premier à défaire le Classement du Médoc de 1855 ou à combattre celui de Saint-Émilion. J'ai créé mes Classements en 1985 !!!

    Déjà, on voyait apparaître les œnologies médiatiques et mercantiles, Parker arrivait, des proprios de grands crus se seraient parjurer pour avoir une bonne note, bref, nous entrions dans un monde "putassier", où le fric et la mode primeraient.

    Mes "confrères" (je n'ai jamais été dans ces cercles ou clubs de critiques, ni profité d'un WE AR tous frais payés par un grand château, ni accepté une invitation d'une attachée de presse : avion, hôtel de luxe et... une critique positive). C'est de là que se sont attisées les jalousies (et les bassesses) à mon égard d'autres "critiques" (qui n'en sont pas, de fait), puisque le succès était déjà au RV... Cela leur est resté en travers de la gorge. En fait, cela m'a toujours motivé (mon tempérament de boxeur, sans doute) et amusé, je le reconnais volontiers.

    Il y a, néanmoins, trois points que l'on peut résumer

    1/. La défiance et la désaffection des consommateurs français et francophones pour l'uniformisation du goût de beaucoup de crus bordelais est flagrante. Voilà pourquoi, ici, on se précipite vers les Chinois, les Russes, et demain les Esquimaux. C'est une facilité de chercher éternellement de nouveaux consommateurs, facilement captifs.

    Beaucoup de grands crus de Bordeaux ont perdu la chose la plus importante pour être une vedette mondiale : être d'abord une vedette chez soi, dans son pays, être respecté, acheté, bu.

    L'avantage : cela a permis à une multitude de vins de Bordeaux moins connus, plus modestes mais pas moins bons (et parfois meilleurs), de prendre leur place en apportant un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel. Je les soutiens depuis belle lurette (lire plus bas). On ne va pas s'en plaindre et les vins aux réputations galvaudées, ces produits "sans âme ni vertu" à des prix insolents, l'ont bien mérité.

    Bien entendu, cela a permis également à d'autres appellations françaises (de la Loire au Sud-Ouest, du Rhône au Languedoc) de parvenir à une notoriété justifiée en prenant les parts de marché abandonnés, mais restons à Bordeaux.

    2/. La fuite en avant d'une majorité de vins bordelais vers un marché de "primeur", ce qui entraîne un assouplissement des vins pour qu'ils soient buvables de plus en plus rapidement. On revient bien sûr, avec cela, à un "lissage" des millésimes, qui se ressemblent tous.

    Vous n'avez qu'à ouvrir un "spécial vins" quelconque : on axe la partie éditoriale sur des vins qui n'existent pas... puisque l'on vante des dégustations primeurs de grands crus bordelais qui ne seront pas du tout les mêmes vins deux ans après !

    C'est-à-dire que l'on goûte, critique et note des vins qui ne correspondront jamais à la bouteille que vous ouvrirez. Donner son avis sur un grand cru 2009 de Bordeaux trois mois après les vendanges, ce n’est que de l’esbroufe. Le Bordeaux, un vrai grand Bordeaux, ce n'est pas du Beaujolais Nouveau ! On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des “étoiles”, des notes de “95 sur 100” ou “19 sur 20”, uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher par le négoce ou par souscription. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?

    C’est une mascarade, à laquelle certains critiques qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2012 ou en 2020. Certains propriétaires bordelais feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose.

    Bon, vous l'avez déjà compris, on ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des “primeurs”. Idem pour les “concours” qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.

    Bientôt, il y aura sûrement un couillon qui va déguster les grains de raisin durant les vendanges et nous donnera son avis sur le millésime.

    3/. Cette uniformisation du goût s'associe à une uniformisation de la typicité des vins. Qui n'a pas confondu un Margaux avec un Pessac-Léognan, un Saint-Émilion à un Bordeaux Supérieur, un Graves à un Côtes de Blaye ?

    A cette aseptisation des terroirs se greffe celle de l'image : on le voit avec le regroupement des Premières Côtes de Blaye, des Côtes de Castillon et des Premières Côtes de Bordeaux. On réduit ces trois appellations sous une seule "Côtes de Bordeaux", sous prétexte que c'est ainsi que l'on pourra vendre ces vins au fin fond de la Chine.

    Tous pareils, alors, ces vins ? On s'était donc foutu de nous, auparavant, quand on nous disait que les sols de Baurech n'étaient pas les mêmes que ceux de Berson ? Les Côtes-de-Bourg ont refusé cette alliance, et c'est tout à leur honneur, tant il faut préserver sa spécificité !

    Bref, depuis le début des années 1980, ce sont d'abord les grands crus du Médoc qui se sont engouffrés dans cette dérive d'aseptisation du goût de leurs vins et de fric, profitant de l'aubaine de notes mirifiques chez Parker (il n'est pas le seul) pour vendre à tout-va aux Etats-Unis comme en Asie et, forcément, profitant de la méconnaissance de ces consommateurs pour leur imposer des vins charmeurs, faciles à boire jeunes, faciles à faire, dépersonnalisés et... rentables.

    Ensuite, vers 1990, c'est au tour de Saint-Émilion. Il y avait pourtant, dans cette région libournaise, une propension à être plus proche de la nature : de facto, un producteur, sur un vignoble à taille humaine, était beaucoup plus en contact avec ses clients. L'influence et la mentalité corrézienne était forte, et tant mieux !

    Et puis sont arrivés des investisseurs soucieux d'épargner leur ISF, qui ont fait des ponts d'or à des magiciens (il vaut mieux rire) de l'œnologie, ont glané des 18 sur 20, des 97 sur 100...

    Frappez à la bonne porte, elle vaut la peine !

    On est bien loin des grandes figures historiques de la région, qui m'ont appris le vin, l'amour du vin, l'authenticité du vin, la dégustation du vin, l'humilité du vin : Émile Peynaud, Jacques de Loustaunau et Ribéreau-Gayon (les trois vraies grandes "pointures" de l'œnologie du XXe siècle à Bordeaux), Jean-Eugène Borie, Anthony Perrin, Marc Pagès, Henri Lévêque, Lucien Lurton... On n'était pas dans l'esbroufe avec eux.

    Comme avec, toujours fidèles à leur passion : Anthony Barton (Léoville-Barton), Jean-François et Christian Moueix (Petrus, Magdelaine, Belair...), les Janoueix (La Croix...), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, puis Montrose), Henri de Vaucelles (Filhot), Denise Gasqueton Calon-Ségur), Bruno Sainson (Laroque), Olivier Bernard (Chevalier), Odette Barreau (Certan de May), Alain Jabiol (Cadet-Piola), Michel Garat (Beauregard et Bastor), la famille Estager (La Cabanne), Gilles Pauquet, Jean-Claude Berrouet et bien d'autres.

    Mais comprenez-moi bien : la nostalgie n'est pas mon truc et il y a des vignerons hors-pair à Bordeaux dans des appellations ou des crus beaucoup moins prestigieux, des hommes et des femmes passionnés et passionnants qui élèvent des vins formidables, typés, sans manipulations œnologiques, de 7 à 30 € !!! Et, ceux-là non plus, vous ne les verrez pas poser en smoking sur leurs barriques pour le-Fig-Mag...

    Pêle-mêle, En Saint-Emilion, Pomerol... : Joël Dupas (Béchereau), la famille Marin-Audra (Canon-Chaigneau), Nicole Roskam (Cantenac), Bernard Laydis (Roc de Calon), Nicolas Bailly (Clos Labarde), les frères Appollot (Clos Trimoulet), Philippe Tribaudeau (Mauvinon), Denis Corre-Macquin (Macquin), Jean-Baptiste Brunot (Piganeau), Dubost (La Fleur du Roy)... En Médoc : Maurice Velge (Clauzet), Christiane Renon (La Galiane), Bruno Vonderheyden (Malleret), Henri Cadillac (Taffard de Blaignan), Catherine Blasco (Hanteillan), Jean-Michel Lapalu (Patache d'Aux), Philippe Robert (Tour du Roc), Patrice Pagès (Fourcas-Dupré), Philippe Boufflerd (Muret), Max de Portalès (Doyac), Philippe Dourthe (Maucaillou), Pascale Peyronie (Fonbadet)... En Pessac-Léognan/Graves, Jean Bouquier (Grandmaison), es Kressmann (Latour-Martillac), Maxime Bontoux (Tourteau-Chollet), la famille Bouche (Mauves), André Vincent (Grand Bos), Alain Cailley (Toulouze), Jean Magne (Luchey-Halde), Jean-Noël Belloc (Brondelle), Moïse Ohana (Seguin)... Dans les Côtes : les familles Mallet (Haut-Maco), Verdier (Brethous), Jean-Pierre Gorphe (Moulin Vieux), Eric Barrat (Pont Les Moines), Jean-Michel Robin (Les Heaumes), Philippe Bourcier (Haut-Bourcier)... En Bordeaux Supérieur, François-Thomas Bon (Lugagnac), Michel Pélissié (Maison Noble), Louis Filippi (Boutillon), Jean Crampes (Gayon), Michel Choquet (Lagrange Les Tours), Jean-Pierre Lallement (Thuron)... Et aussi, Anne-Marie Faccetti-Ricard (Saint-Amand), Marie-Laurence Sanfourche (Loupiac-Gaudiet), David Larrieu (Mailles)...

    Comment vous en citer sans en oublier ? A vous de choisir dans MILLESIMES et LES VINS DU SIECLE.

    Profitez-en, le "vrai" Bordeaux, celui du plaisir, du partage et des vins typés, c'est chez eux !

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    Champagne : déceptions et coups de cœur

    On sait que la force du Net, c'est "l'instantanéité". Il est loin le temps où il me fallait attendre un an pour l'édition du GUIDE ou de MILLESIMES et changer un commentaire sur tel ou tel vin.

    Je suis en pleine dégustation de Champagne, et un bon nombre de bouteilles m'ont décu quand d'autres m'ont particulièrement enthousiasmé. C'est une période où je prends le temps de regoûter des vins pour lesquels j'avais eu un vrai coup de cœur. Je déguste ces vins toujours "à l'aveugle", à deux ou trois reprises si je m'étonne d'être surpris. Bref, sur une petite quarantaine de cuvées champenoises débouchées cette semaine, voici ce qu'il en ressort : 943-5.jpg

    1/. Deux producteurs sont (gentiment) "déclassés" (voir le CLASSEMENT), passant de leur place très enviable à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, à une autre toujours très méritante mais moins prestigieuse : Bonville (que j'avais pourtant hésité l'an dernier à passer en "Premiers", comme quoi) et Vergnon. Les vins sont bons mais les dernières dégustations ne me permettent pas de les situer à un tel niveau. Pour faire taire les mauvaises langues, certains verront que le second est un annonçeur de MILLÉSIMES, et que, pourtant, j'ai préféré le changer de place, même si cela ne l'enchante pas. Une pub ou non n'a donc rien à voir avec cela, et croire qu'il suffit d'en faire une pour être bien classé est illusoire. Au cas où certains en douteraient...

    2/. D'autres suivent, de la même manière : BlondelCoulon, Fluteau, JM Gobillard, la coopérative Pannier (pour cette dernière, j'hésite encore). Ils conservent certes leur place dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins mais j'avais sûrement été trop "gentil" avec eux, d'autant plus que, pour certains d'entre eux, les prix ont pu monter ou, à l'inverse, l'image se détériorer quelque peu. Il y a aussi une autre coopérative, Saint-Gall, ou encore Gaudinat-Boivin et Blin. D'autres sont carrément déclassés de "Deuxièmes" en "Troisièmes", et ne devraient pas s'en étonner (Charbaut, Collard-Picard, Gimonnet-Gonet, Sanchez, etc). J'ai été également déçu par des cuvées d'Alfred Gratien, pourtant vraiment pas données.

    Je reste dubitatif également sur leur place dans mon Classement des vins de Laurent-Perrier, Ruinart, Jacquart, Cazals, Lalouelle, Launay, Jolly, Nicolas Feuillatte...

    Lors de mes prochaines dégustations de Mars, qui confirmeront ou non celles de la semaine, on ajustera tout cela, à la hausse (certains devraient retrouver leur place, quand même) comme à la baisse. Chacun doit l'accepter, c'est le "jeu" et aucun Classement n'est statique, heureusement pour les consommateurs.

    3/. Il y a des coups de cœur, qui, franchement, m'ont beaucoup séduit, ce qui va leur faire accéder à des places très confortables dans la hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés. Pêle-mêle, Daniel Caillez et Autréau-Lasnot, mais aussi de nouveaux venus qui feront une belle entrée dans le GUIDE, comme Lacourte-Godbillon, Michel Turgy (remarquable Blanc de blancs Millésimé, qui m'a beaucoup plu), ou ces fort jolies cuvées de Prestige des Sacres, dont le Prestige, justement, et le Millésimé 2004. Et d'autres. On verra d'ailleurs qu'il y aura pas mal de bouleversements en Champagne.

    4/. Le plus dur, c'est en fait de conserver son rang dans mon Classement. À lâ tête des meilleures cuvées, Krug et Dom Pérignon, certes, mais ces 12 très grandes bouteilles, toutes différentes mais toujours fantastiques, font du Champagne un vin unique que toute la planète nous envie : la cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck, une véritable osmose entre la plénitude et l'élégance, du très grand art orchestré par Régis Camus comme d'ailleurs son autre cuvée Rare 1999 de Piper-Heidsieck. À ses côtés, la cuvée des Caudalies d'Erick de Sousa confirme son très haut niveau qualitatif, par un fruité d'une finesse exceptionnelle et une longueur en bouche qui l'est tout autant, la cuvée D de Devaux, la seule coopérative à être classée en Premiers Grands Vins, une bouteille délicatement savoureuse, très complexe au nez, un grand Champagne de table. Il en est de même pour cette extravagante cuvée O.R 1735 de De Telmont, bouchée à la ficelle et vinifiée à l'ancienne, qui s'adapte également avec les mets les plus subtils (ris de veau ou quenelles de brochet). Gosset n'est pas en reste avec -entre autres- cette sensuelle cuvée Extra Pure, un formidable gouffre de fraîcheur aromatique, tandis que le Clos des Goisses 2000 de Charles Philipponnnat dégage toute sa puissance sur une cuisine épicée, ou que Pol-Roger, avec sa grandissime cuvée Winston Churchill 1998, dont les nuances d'abricot sec et de brioche sont exacerbées, en font un vin de prédilection sur du caviar. Roederer et Alain Thiénot (sur la photo) tiennent également le haut du pavé (leurs "bruts" de base étant également remarquables), avec, respectivement, Cristal, certainement la plus distinguée des cuvées champenoises, et la Grande Cuvée 1996, d'une incroyable fraîcheur, à servir sur un gibier d'eau. Vous pouvez y ajouter la cuvée Spéciale Millésime 1999 de Pierre Peters , à déboucher sur un saumon, et le Millésimé 1998 de la maison familiale Ellner, un vin précieux, idéal sur une langouste à la broche ou un pigeonneau.

    Rédégustées également, les gammes de Paul Bara, René Geoffroy, Pierre Arnould, Canard-Duchêne et De Venoge, qui méritent, chacun ayant sa spécificité, leur place dans le Classement. Il est à noter que ces maisons sont également des références pour leur cuvées "simples", très abordables, et que cela mérite bien un coup de chapeau.

    5/. Vous pouvez être également largement en confiance avec les maisons qui figurent dans les 1 à 4 premiers "crans" de la hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins, d'autant plus que l'on entre dans une catégorie où le rapport qualité-prix-typicité est réellement exceptionnel et largement mérité. Des exemples : Bonnaire, Bourdaire-Gallois, Guy Cadel, Gaston Chiquet, André Delaunois, Gonet-Sulcova, Laurent-Gabriel, Leclerc-Briant, Legras et Haas, Lénique, Lombard, De Lozey, Charles Mignon, Pierre Mignon, Perseval-Farge, Prin, Ralle, René Rutat, Maurice Vesselle... Il y en a d'autres que je vous laisse découvrir (et choisir). Ce sont des hommes et des femmes passionnés qui démontrent, avec talent, que le Champagne est un grand vin à part entière, marqué par des terroirs auxquels s'associent une magie de l'assemblage que chaque producteur sait manier, ce qui explique que chaque bouteille devienne alors unique. On est loin des pubs d'autrefois qui ne nous "vendaient" que des bulles de fête.Vous pouvez faire également confiance à des caves de plus en plus concernées par la typicité de leurs terroirs, comme Vincent d'Astrée, De Castelnau ou Clérambault. Je vous laisse lire tout cela, les hiérarchies parlent d'elles-mêmes.

    Un vrai Champagne doit avoir son identité, ne pas ressembler à celui du voisin. Evitez donc les marques standardisées qui ne sont qu'un nom sur l'étiquette, dont on ne connait pas l'origine et qui vont envahir les grandes surfaces.

    Ne vous faits pas avoir par un nom ronflant ou un prix alléchant : vous ferez d'aussi bonnes affaires en vous adressant directement aux bons producteurs, prenez votre téléphone, envoyez-leur un mail (pour les adresses, c'est ICI et : le Champagne est un vrai vin, complexe et beaucoup plus difficile à élaborer qu'on ne le suppose, et mérite que l'on découvre celui qui est derrière l'étiquette, le vigneron ou le maître de caves. Sinon, on ne boit qu'un truc qui mousse...

     

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