Avertir le modérateur

sélections

  • Pin it!

    Le GUIDE DES VINS 2012 est paru !

    C‘est la 32e édition !!!!! Sortie en librairies ce week-end et nouveau site entièrement mise à jour en ligne.

    • EXCLUSIF : le TOP des VIGNERONS 2012 : 204 prix d’honneur154 prix d’excellence, 202 satisfecits147 lauréats65 espoirs
    • BORDEAUX, CHAMPAGNE, BOURGOGNE, LOIRE, RHÔNE… Les NOUVEAUX CLASSEMENTS, les «coups de cœur» de l’année
    • La vraie qualité des derniers millésimes, l’évolution des précédents et quand les boire
    • Du plus grand au plus modeste, les meilleurs rapports qualité-prix-typicité,les crus authentiques face aux «ersatz»
    • 1130 producteurs «triés sur le volet»180 nouveaux… et autant d’éliminés…

    Et le GUIDE EST MONDIAL !

    La complémentarité hors normes que nous avons su créer entre les éditions “papier” et Internet, depuis longtemps, a totalement “explosé” en un an, depuis la mise en ligne du nouveau site du Guide :www.guidedesvins.com ! Il faut avouer que le site est particulièrement riche, unique par sa présentation, son contenu rédactionnel avec des milliers d’articles interactifs et… gratuits pour l’internaute, ce qui en a fait son succès.

    Rien n’est dû au hasard, en l’espèce : j’ai cru, bien avant les autres, à la puissance du Net, depuis près de 15 ans (autant dire la préhistoire dans ce domaine) ! J’ai créé, investi, développé, à titre personnel comme au travers de mes sociétés, un véritable “univers du vin” qui a su tisser, au travers de près de 200 Sites et Blogs, une véritable “toile d’araignée” (le mot web vient d’ailleurs de là) : aujourd’hui, en tapant la plupart des mots du vin (noms de châteaux, thèmes, etc), on a toutes les chances de tomber sur un de nos sites dans la première page des moteurs de recherche (Google, en tête). Et l’on n’a pas besoin, comme d’autres y sont forcés, d’inverstir fiancièrement en s’achetant des bonnes places virtuelles… (ou -c’est le plus amusant- de faire de la pub sur nos propres sites, pour être visible…).

    Il y a deux choses à savoir, qui s’appliquent d’ailleurs aussi bien à nous qu’aux vignerons :

    - L’antériorité. Il fallait être en effet précurseur. Le web, c’est : “premier créé, premier servi”. Pour les noms de domaines comme pour les bonnes places. Et, comme toujours, avoir une bonne idée ne suffit pas, il faut savoir y croire et l’exploiter. C’est tout aussi vrai pour un vigneron : croire en son vin, en son terroir, c’est déjà une réussite.

    - Le contenu. C’est bien beau d’avoir des sites, mais encore faut-il qu’il y ait une attractivité éditoriale forte. Il nous est arrivé à tous d’atterir sur un joli site insipide, sans intérêt, sans rédaction originale, qui n’apporte rien et sur lequel on ne reviendra plus.

    Notre réussite réside là : non seulement, nous avons des centaines de milliers de visiteurs/lecteurs ultra ciblés, amateurs et professionnels du vin (plus d’un million sur uniquement nos 4 principaux sites, en 2010 : 1.088.840 précisément, sources AWStats) mais, surtout, ils reviennent et sont fidélisés : pour chercher un autre vin, un accord avec un plat, vérifier la qualité d’un millésime ou le Classement d’une bouteille… et c’est réellement exceptionnel ! Vous aurez compris que, dans le domaine du vin, c’est la même chose : le contenant ne sert à rien si le contenu est “sans âme ni vertu”…

    Quand on est écrivain, on écrit d’abord pour assumer ses convictions et faire partager à ses lecteurs sa passion. Grâce à mon Guide “papier”, on a atteint des sommets de vente d’exemplaires, avec Albin Michel, depuis plus de 30 ans. Désormais, avec nos sites, nous avons acquis une diffusion mondiale, immédiate et mulitilingue ! C’est en effet vers des centaines de millions de lecteurs que nous portons la “bonne parole”. De quoi être content et fier, puisque, si l’on est autant lu, cela prouve que l’on est apprécié, pour ses prises de position comme pour son enthousiasme.

    Les vignerons qu’on aime, talentueux et passionnants, profitent de notre puissance d’impact. Ils le méritent tant la concurrence des “ersats” de leurs vins authentiques peut être navrante.

    Pour cela, j’ai toujours, à mes côtés, mon épouse, Brigitte, ma mère et ma tante, Colette et Claude, mes collaboratrices, Mélodie, Isabelle, Danièle et Yolaine. Merci de votre fidélité.


  • Pin it!

    Pour le week-end, les meilleurs vins du Haut-Médoc

    Pour le week-end, on prévoit des vins bien classiques du bordelais : ceux de l'appellation Haut-Médoc, savoureux et bénéficiant d'un remarquable rapport qualité-prix-typicité, comme :

     

    Domaine CHALET de GERMIGNAN

    Domaine CHALET de GERMIGNAN

    (HAUT-MÉDOC)
    Luc Monlun
    139, avenue de la Boétie
    33320 Le-Taillan-Médoc
    Téléphone :05 56 05 01 39 et 05 56 05 41 94
    Télécopie : 05 56 95 82 34
    Email : monlun.luc@wanadoo.fr

    Un domaine de 6 ha de vignes. Le Haut-Médoc 2006 (Cabernets majoritaires) est classique de son appellation, un vin riche et complet, aux tanins bien mûrs, de jolie robe, au bouquet subtil et intense à la fois, aux senteurs de sous-bois et de fruits rouges macérés, de bouche corsée, bien tannique. Le 2005, puissant et complexe, très séduisant avec ces notes de cassis et de cuir, très aromatique, qui est de bouche ample et charnue, prometteur. Excellent 2004, d’une belle robe soutenue, qui dévoile des arômes de fruits bien mûrs, franc, intense au palais, généreux, riche, d’une fort belle structure.

    Château de COUDOT

    Château de COUDOT

    (HAUT-MÉDOC)
    J. Blanchard

    33460 Cussac-Fort-Médoc
    Téléphone :05 56 58 90 71
    Télécopie : 05 57 88 50 47
    Email : ch.coudot@wanadoo.fr

    Toujours très bien classé avec ce Haut-Médoc 2006, Cru Artisan, médaille d’Argent au concours de Bordeaux vins d’Aquitaine 2008, de belle couleur soutenue, de bouche soyeuse, au bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, gras et savoureux, aux tanins fermes, d’excellente évolution. Beau 2005, très typé, de belle robe rubis profond, de bouche savoureuse mais puissante, au nez riche et délicatement épicé où l’on retrouve les fruits et l’humus, de bonne base tannique. Beau 2004, médaille de Bronze au concours Bordeaux vins d’Aquitaine 2007 intense au nez comme en bouche, très parfumé (groseille, sous-bois) et persistant, d’un bel équilibre. Le 2003, un vin de couleur soutenue, est très aromatique, aux tanins soyeux et fermes à la fois, au nez complexe et subtil dominé par le cassis mûr. Le 2002, médaille de Bronze au concours Général Agricole Paris 2004, de robe grenat, où dominent la griotte et les épices, allie charpente et souplesse.

    Château DOYACHAUT-MÉDOC Château DOYAC

    Château DOYAC

    (HAUT-MÉDOC)
    Earl Max de Pourtalès

    33180 Saint-Seurin-de-Cadourne
    Téléphone :05 56 59 34 49
    Télécopie : 05 56 59 74 82
    Email : chateau.doyac@wanadoo.fr
    Site : www.chateaudoyac.fr

    Prend du galon dans le Classement 2010. Un vignoble de 25 ha, sur un terroir de sables et d’argile sur un socle calcaire, avec une moyenne d’âge des vignes 20 ans (70% Merlot et 30% Cabernet-Sauvignon). Coup de cœur pour son Haut-Médoc 2008, élevé en barriques durant 12 mois (dont 25 % de bois neuf), de couleur intense, aux senteurs épicées, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ses connotations de pruneau et d’humus, aux tanins fermes, très bien élevé. Le 2007 est une réussite, aux notes de mûre, d’humus et de cuir, riche et complet, aux tanins harmonieux, un vin puissant, de très bonne garde. Savoureux 2006, riche en arômes, d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux nuances de prune et de truffe, avec des tanins denses qui commencent à se fondre, de garde. Remarquable 2005, de couleur pourpre soutenu, d’une belle complexité d’arômes (cannelle, fraise des bois, épices...), un vin intense, riche au nez comme en bouche, aux tanins bien fermes, qui devrait tenir ses promesses. Le 2004, corsé et fort en couleur comme en matière, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement épicé, est tout en bouche, de très bonne garde. Le 2003 allie puissance et souplesse, riche et fin, bien structuré, complet et très parfumé, de bouche harmonieuse et persistante. Excellent 2002, de couleur rubis, très bien élevé, aux tanins fermes, dominé par le cassis et les sous-bois. Le 2001 est de couleur grenat foncé, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, riche et velouté, de bonne bouche. Remarquable rapport qualité-prix.

    Château d’ESTEAU

    Château d’ESTEAU

    (HAUT-MÉDOC)
    Serge Playa

    33250 Saint-Sauveur
    Téléphone :05 56 59 57 02
    Télécopie : 05 56 59 59 60
    Email : playa.serge@neuf.fr
    Site : www.chateau-d-esteau.net

    Le domaine s’étend sur 4 ha sur des sols de graves garonnaises. La plantation, d’une densité élevée (10 000 pieds/ha) a un âge moyen de près de 40 ans. Les vendanges sont manuelles et les travaux du sol mécaniques. Élevage en barriques de 20 mois, avec 20% de fûts neufs chaque année. Excellent Haut-Médoc 2006, charnu, avec des arômes de sous-bois et de groseille, riche et persistant en bouche, gras, aux tanins mûrs, de couleur profonde, mêlant structure et élégance, de bonne garde. Le 2005, au nez de cerise noire et d’humus, est classique, un vin où la structure s’allie à la finesse, de couleur grenat aux reflets violacés, aux tanins fermes et veloutés, tout en bouche, de garde comme le 2003, bien typé, de jolie robe, qui allie structure et élégance, de bouche étoffée, associant ce gras à des notes finement épicées, un vin puissant qui se goûte très bien aujourd’hui.

    Château FONTESTEAU

    Château FONTESTEAU

    (HAUT-MÉDOC)
    Dominique Fouin et Jean-Christophe Barron

    33250 Saint-Sauveur
    Téléphone :05 56 59 52 76
    Télécopie : 05 56 59 57 89
    Email : chateau.fontesteau@wanadoo.fr

    Classé 2e Grand Vin et à une place enviable grâce à un beau rapport qualité-prix-typicité. Remarquable Haut-Médoc Cru Bourgeois 2007, issu des Cabernet-Sauvignon (45%), Cabernet franc (30%) et Merlot (25%), un beau Vin harmonieux, équilibré et fin, très typé, classique de son terroir, avec une attaque ronde et soyeuse en bouche. Le 2006, corsé, bien équilibré, est persistant, au nez dominé par les sous-bois et les petits fruits noirs très mûrs, un Vin complet qui séduit par sa richesse aromatique, de très bonne garde. Beau 2005, de robe foncée, au nez légèrement épicé, finement tannique, ample, de bonne bouche avec ces notes caractéristiques et persistantes de cassis et d’épices, de belle garde. Le 2004 est tout en bouche, charmeur, au nez subtil, avec ces notes très persistantes de fumé et de cassis, aux tanins puissants mais fins, un Vin complet. Le 2003 est typé, puissant, suave, riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, corsé, tout en bouche, chaleureux. Le 2002 est de très belle robe pourpre soutenu, aux senteurs de fleurs et de cuir, légèrement épicé, délicieux, d’une grande harmonie, aux tanins très riches, de très bonne garde. Le 2001 est de couleur profonde, au nez complexe où prédominent le cassis et les sous-bois.

    Château HAUT BELLEVUEHAUT-MÉDOC Château HAUT BELLEVUE

    Château HAUT BELLEVUE

    (HAUT-MÉDOC)
    Alain et Corinne Roses
    10, chemin des Calinottes
    33460 Lamarque
    Téléphone :05 56 58 91 64
    Télécopie : 05 57 88 50 64
    Email : contact@chateauhautbellevue.fr
    Site : www.chateauhautbellevue.fr

    Une propriété de 16 ha dans la famille depuis quatre générations. Ce Haut-Médoc Cru Bourgeois 2006 est un vin riche en arômes, avec des notes d’épices et d’humus, aux tanins très équilibrés et savoureux à la fois, corsé et ample en finale. Beau 2005, un vin qui sent les fruits rouges et les épices douces, ample et chaleureux, riche en couleur comme en charpente, très aromatique, vraiment savoureux. Excellent 2004, associant puissance et finesse, aux tanins équilibrés, un vin coloré et intense, très parfumé (petits fruits, humus), d’excellente évolution. Remarquable 2003, alliant fermeté et rondeur, aux tanins savoureux, aux notes de petits fruits et d’épices, très équilibré, très harmonieux, mêlant finesse et structure. Goûtez le Margaux Château Grand Tayac 2007 (vignoble de 5 ha), fort bien élevé, de robe soutenue, un vin bouqueté, aux notes subtiles de petits fruits surmûris, très équilibré, aux tanins riches et soyeux, de belle et prometteuse évolution. Le 2006 est harmonieux et coloré, de bouche charnue, aux tanins mûrs, aux arômes de framboise et d’épices, intense et souple. Beau 2005, ample au nez comme en bouche, charpenté, où dominent les épices et les pruneaux, puissant et fin à la fois, d’excellente garde. Il y a aussi l’excellent Moulis 2007 (1, 50 ha, terroir de graves, 50% Cabernet-Sauvignon, 50% Merlot, 10 000 pieds/ha, 100% barriques dont 70% de bois neuf origine France durant 13 mois), un vin corsé, au nez complexe (fraise des bois, cuir), un vin riche en couleur, classique, alliant finesse et charpente, ample et persistant.

     

     

    LE LEXIQUE DU VINA - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

     

     

    Château HENNEBELLE

    Château HENNEBELLE

    (HAUT-MÉDOC)
    Pierre Bonastre
    21, route de Pauillac
    33460 Lamarque
    Téléphone :05 56 58 94 07
    Télécopie : 05 57 88 51 13
    Email : pierre.bonastre@wanadoo.fr
    Site : www.chateau-hennebelle.com

    Une place de choix dans le Classement avec ce Haut-Médoc 2007 qui associe structure et finesse, de couleur grenat, ample et corsé, aux tanins bien équilibrés, un vin ferme et parfumé, très réussi. Excellent 2006, aux arômes de pruneau et de petits fruits rouges, aux tanins qui commencent à se fondre, gras, avec des notes de fruits surmûris et de pruneau, bien typé, de robe rubis profond, associant structure et élégance, de bonne garde. Beau 2005, dense bien charpenté et souple avec des arômes fondus d’humus, de petits fruits mûrs et d’épices, un vin de bonne bouche et d’une très belle intensité. Le 2004 est très classique, de charpente élégante, aux tanins bien présents et fondus à la fois, ample et structuré, d’une belle finale. Beau 2003, tout en bouche, aux tanins savoureux, un vin très classique, au nez complexe (mûre, cassis, réglisse), alliant finesse et charpente, de bonne évolution. Le 2002 est un vin dense, de belle robe rubis, au bouquet de fruits rouges caractéristique du terroir, gras, corsé, tout en bouche, d’une grande complexité aromatique, avec des nuances de groseille mûre et de sous-bois.

     


    Château de LAMARQUEHAUT-MÉDOC Château de LAMARQUE

    Château de LAMARQUE

    (HAUT-MÉDOC)
    Pierre-Gilles et Marie-Hélène Gromand d'Évry

    33460 Lamarque
    Téléphone :05 56 58 90 03
    Télécopie : 05 56 58 93 43
    Email : lamarque@chateaudelamarque.fr
    Site : www.chateaudelamarque.com

    Pierre-Gilles Gromand d’Évry et son épouse, Marie-Hélène consacrent leurs soins attentifs aux 600 barriques du chai où s’élève un authentique Cru Bourgeois Supérieur. Ils peuvent être fiers de leur très beau Haut-Médoc 2007, au nez complexe où prédominent la groseille et les sous-bois, mêlant structure et charnu, un vin qui développe au palais des notes de fruits rouges cuits, de cannelle et de fumé, des tanins soyeux, tout en bouche. Savoureux 2006, aux puissants arômes de fruits rouges marqués par une finale de fraise et cerise, de bouche suave, bien soulignée par des tanins vifs, nets, un vin d’une belle persistance, très prometteur. Beau 2005, charpenté, bien charnu, de belle robe pourpre soutenu, au nez légèrement épicé, suave au palais, avec des nuances de cerise et de réglisse, aux tanins fondus mais structurés à la fois, un vin corsé et prometteur. Remarquable 2004, aux tanins denses, aux notes subtiles de fruits rouges mûrs (cerise, cassis) et d’humus, ample et structuré, très persistant, de très belle évolution. Dans la lignée, le 2003, typé, de couleur soutenue, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe de cassis et d’épices, associant rondeur et structure, de garde. Le 2002, riche en couleur comme en charpente, aux tanins denses et fins à la fois, est très bien élevé, gras, corsé, tout en bouche. Le 2001 est de couleur profonde, avec beaucoup de structure, où prédominent le cassis et les sous-bois, charpenté, ample, d’une belle persistance. Remarquable 2000, aux tanins puissants et mûrs à la fois, très parfumé, dense et savoureux, qui est très bon aujourd’hui.

    Château de MALLERETHAUT-MÉDOC Château de MALLERET

    Château de MALLERET

    (HAUT-MÉDOC)
    Directeur : Bruno Von der Heyden

    33290 Le Pian-Médoc
    Téléphone :05 56 35 05 36
    Télécopie : 05 56 35 05 38
    Email : contact@chateau-malleret.fr
    Site : www.chateau-malleret.fr

    Une place toujours très enviable dans le Classement 2010. Une entité superbe de 54 ha de vignes (nouvelles techniques de culture et de vinification et développement de l’œno-tourisme). “Je ne cherche pas à trop boiser mes vins, nous dit Bruno Vonderheyden, car cela “étouffe” les arômes de fruits. Je recherche l’équilibre, ce léger boisé apporte juste ce qu’il faut de souplesse tannique, les vins sont longs et distingués avec de légères notes vanillées.” Vous aimerez comme nous ce beau Haut-Médoc Cru Bourgeois Supérieur 2008, de bouche ample où se mêlent la griotte et l’humus, un très joli vin, complexe, dense, aux tanins soyeux mais riches, de très bonne charpente, prometteur. Le 2007, de couleur profonde, charnu en bouche, mêle richesse et finesse, aux notes de fruits mûrs caractéristiques (griotte, pruneau). Remarquable 2006, un vin qui séduit immédiatement par la grande élégance qu’il révèle. Belle robe rouge pourpre, tendant vers le grenat. Nez très riche aux arômes de fruits rouges mûrs. Grande richesse en bouche, bel équilibre entre finesse et intensité, tanins soyeux aux notes d’épices et d’humus. Le 2005, de belle structure tannique, puissante et fondue à la fois, de couleur pourpre, d’une belle concentration, aux notes de fruits frais et d’épices (muscade), alliant distinction et richesse, un vin très représentatif de ce grand millésime, puissant et d’un grand potentiel. Le 2004 est savoureux, riche et concentré, au bouquet intense et complexe où dominent le pruneau et les épices, de belle couleur, associant fruit et structure. Superbe rapport qualité-prix-typicité.

    Château le MEYNIEU

    Château le MEYNIEU

    (HAUT-MÉDOC)

    Domaines Pedro
    33180 Vertheuil
    Téléphone :05 56 73 32 10
    Télécopie : 05 56 41 98 89
    Email : ddompedro@aol.com
    Site : www.domaines-pedro.com

    Une propriété de 45 ha dont 30 de vignes. Beau Haut-Médoc 2006, , au nez de cassis et d’humus, de couleur profonde, un vin ample, associant rondeur et richesse, très parfumé, bien typé, aux notes giboyeuses et de mûre en bouche, aux tanins riches et soyeux à la fois. Le 2005, corsé et rond à la fois, de robe grenat profond, un bien joli vin qui développe des notes de fruits cuits bien caractéristiques, de bouche puissante et souple, de bonne base tannique, de garde. Le 2004, un vin gras, aux tanins harmonieux et riches, persistant en bouche, au nez complexe, mêle finesse et charpente. Excellent 2003, associant rondeur et structure, au bouquet concentré, de couleur intense, aux nuances épicées. Le 2002 est charpenté, aux tanins denses, tout en bouche, légèrement épicé, bien bouqueté, avec des notes de fruits très mûrs (fraise, griotte), de bonne évolution. Goûtez aussi leur Saint-Estèphe Château Lavillotte, bien charnu comme il se doit, ferme et persistant, classique, au nez de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé, aux tanins présents et fondus à la fois, d’une longue finale en bouche.

    Château MURET

    Château MURET

    (HAUT-MÉDOC)
    Philippe Boufflerd

    33180 Saint-Seurin-de-Cadourne
    Téléphone :05 56 59 38 11
    Télécopie : 05 56 59 37 03
    Email : chateau.muret@nordnet.fr

    Un domaine de 25 ha (moitié Cabernet, moitié Merlot), entièrement restructuré (construction d’une cuverie moderne, d’un chai à barriques...). Remarquable Haut-Médoc 2007, tout en puissance et finesse, avec de la matière, des arômes de fruits rouges surmûris présents et complexes, avec des connotations d’épices, de framboise et d’humus, un vin de bouche dense. Tout en bouche, le 2006, aux nuances de fumé et de fraise des bois mûre, est intense, de robe soutenue, au nez légèrement épicé (poivre rose), aux tanins présents, d’excellente évolution. Remarquable 2005, riche en arômes, d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux notes de griotte mûre et d’épices, très équilibré au nez comme en bouche, de garde. Le 2004 est un vin dense où domine l’élégance et la finesse, aux nuances de truffe et de fraise des bois, tout en bouche. Le 2003, velouté, souple avec une attaque fruitée de petits fruits rouges, est un vin gras, équilibré, aux tanins amples. Le 2002, de couleur soutenue, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, est riche et savoureux en bouche, concentré, parfumé. Beau 2001, avec beaucoup d’élégance, aux notes de fruits, de cannelle et d’humus, un vin particulièrement séduisant en ce moment. Le 2000 commence à s’ouvrir, gras et complexe, intense et charmeur, marqué par son terroir, coloré, corsé, charpenté.

    Château REYNATS

    Château REYNATS

    (HAUT-MÉDOC)
    Hélène Gallier-Morgan et Jean-Claude Gallier
    2, chemin des Noyers
    33250 Cissac-Médoc
    Téléphone :05 56 59 58 30
    Télécopie : 05 56 59 58 30
    Email : jcgallier@orange.fr
    Site : www.chateaureynats.com

    Domaine de 5 ha plantés sur sol argilo-calcaire et graveleux, vignes de 25 ans en moyenne (45% Cabernet-Sauvignon, 40% Merlot, 10% Cabernet franc, 5% Petit Verdot), la totalité de la production est élevée en fûts de chêne (35 % de barriques neuves). Une valeur sûre avec leur Haut-Médoc 2007, de robe pourpre, au nez persistant, avec des nuances de cuir et de cassis, aux tanins fermes, un vin bien charnu, tout en bouche, qu’il faut bien évidemment laisser se fondre. Le 2006, de couleur rubis intense, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, avec des tanins ronds et harmonieux, allie richesse et velouté. Le 2005, de belle teinte grenat, est charnu, au bouquet soutenu dominé par des notes subtiles de cuir et de framboise, aux tanins fermes. Goûtez le grand vin du Château Reynats 2006, issu des meilleures et plus anciennes parcelles, plus riche en Cabernets de 60 à 70 % environ, qui révèle de puissants arômes de fruits rouges et d’épices, aux tanins enrobés, un vin riche et généreux, typé et persistant.

    Château SAINT-AHON

    Château SAINT-AHON

    (HAUT-MÉDOC)
    Françoise et Nicolas de Courcel
    Caychac
    33290 Blanquefort
    Téléphone :05 56 35 06 45
    Télécopie : 05 56 35 87 16
    Email : chateausaintahon@wanadoo.fr
    Site : www.saintahon.com

    Très bien classé. Propriété de Charles de Montesquieu au XVIIe siècle, le Château Saint-Ahon a été acquis par le comte et la comtesse Bernard de Colbert en 1985, c’est à présent leur fille et son mari, Françoise et Nicolas de Courcel, qui ont repris les rênes de ce domaine de 31 ha, au début des années 2000. On se fait vraiment plaisir avec ce Haut-Médoc Cru Bourgeois 2006, de couleur soutenue, au nez complexe, aux notes de fraise des bois, d’humus et de poivre, un vin corsé et charpenté, aux tanins harmonieux mais puissants, de belle charpente, charnu et prometteur. Remarquable 2005 (60% Cabernet-Sauvignon, 28% Merlot, 10% Cabernet franc et 2% Petit Verdot), encore un peu fermé, médaille d’Argent à Mâcon, un vin de belle robe soutenue, avec ce charnu et cette pointe d’épices spécifiques, qui est de bouche puissante et souple, tannique, bien charpenté, de garde. Le 2004, médaille d’Argent à Mâcon également, est très représentatif de ce millésime classique bordelais, où la distinction est prédominante, un vin qui allie couleur et structure, avec ces nuances de cerise noire et de truffe, très équilibré, aux tanins mûrs et bien présents à la fois, à ouvrir avec un magret grillé.

    Château le SOULEY-SAINTE-CROIX

    Château le SOULEY-SAINTE-CROIX

    (HAUT-MÉDOC)
    Jean Riffaud

    33180 Vertheuil
    Téléphone :05 56 41 98 54
    Télécopie : 05 56 41 95 36
    Email : lesouleystecroix@aliceadsl.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/lesouleystecroix
    Site : www.lesouleystecroix.com

    L’histoire contemporaine du Château Le Souley Sainte Croix, se confond avec celle de la famille Riffaud. En 1959 alors que le domaine est à l’abandon, son vignoble vendu à l’arrachage, Denise et Paul Riffaud l’achètent et décident de lui rendre son lustre d’antan, car depuis le XVIIe siècle, et la première plantation, aux environ de 1616, le domaine a connu des périodes de grandes prospérité, mais également des moments d’oubli. Depuis maintenant 50 ans la famille Riffaud toute entière, a consacré son temps, les revenus de la propriété et surtout sa passion inébranlable, pour tout d’abord faire renaître, puis protéger le domaine. Paul et son fils Jean ont replanté le vignoble sur un territoire de 25 ha. Aujourd’hui, Paul et Denise sont décédés, mais le vignoble constitue un lien puissant entre tous ; Jean et son épouse Marie-José gèrent le domaine, Frédéric le fils aîné occupe les fonctions de maître de chai, Vincent, le cadet a en charge le matériel et l’entretien des bâtiments, Jean-Baptiste le petit dernier règne en maître sur les vignes. Vous retrouverez cette osmose familiale dans leurs vins. Coup de cœur pour leur Haut-Médoc 2007, avec ses notes très caractéristiques de mûre, d’humus et de cannelle, aux tanins puissants mais fins, un vin délicieux, coloré et corsé, qui poursuit son évolution. Beau 2006, très représentatif de ce millésime classique bordelais, où la distinction est prédominante, qui allie couleur et structure, avec ces nuances de cerise noire et d’épices, très complet, aux tanins mûrs et bien présents à la fois. Le 2005 est remarquable, encore jeune, d’une belle concentration aromatique, aux notes de fruits rouges (groseille, framboise) et d’humus, mêlant richesse et distinction, de bonne bouche, de garde. Le 2004, d’une couleur profonde, est particulièrement savoureux, aux très beaux arômes de fruits mûrs avec des notes de cannelle, très équilibré en bouche. Le 2003 est de robe pourpre fonçé, avec beaucoup de structure, au nez complexe où prédominent le cassis, la mûre et les sous-bois, riche et persistant, avec des tanins veloutés.
    vins du siecle
    Château TOUR-MARCILLANET

    Château TOUR-MARCILLANET

    (HAUT-MÉDOC)
    Vignoble Ponsar-Mahieu

    33112 Saint-Laurent-Médoc
    Téléphone :05 56 59 92 94
    Télécopie : 01 43 20 14 75
    Email : info@chateau-tour-marcillanet.fr
    Site : www.chateau-tour-marcillanet.fr

    Bien apprécié ce Haut-Médoc 2007, de belle robe, de bonne base tannique, persistant, gras, de bouche ample et corsée, avec ce nez subtil dominé par la fraise mûre, d’une très belle structure, un vin qui mêle charme et richesse, aux nuances fruitées bien persistantes. Le 2006, charnu, aux tanins puissants, où dominent la fraise des bois bien mûre et l’humus, est un vin de charpente structurée et fine à la fois, complexe et persistant, non encore à maturité. Beau 2005, dense et gras, alliant puissance et distinction, bien charnu, d’une grande finesse, avec des connotations de fruits (griotte) et de fleurs (violette), et des nuances de cerise cuite et de truffe au palais. Le 2004, de robe brillante, est bien ferme en bouche, avec un bouquet corsé et des arômes de fruits rouges très murs. Le 2003 est très équilibré, aux senteurs de sous-bois, de fruits rouges, de poivre, aux tanins présents et soyeux à la fois, de garde.

    Château TOUR-du-ROC

    Château TOUR-du-ROC

    (HAUT-MÉDOC)
    Philippe et Emmanuel Robert
    1, rue de l'Église
    33460 Arcins
    Téléphone :05 56 58 90 25
    Télécopie : 05 56 58 94 41
    Email : tourduroc@wanadoo.fr
    Site : www.chateau-tourduroc.com

    Une place toujours enviée dans le Classement pour cette propriété familiale depuis plusieurs générations, qui s’étend sur 12 ha de croupes graveleuses très bien exposées (pas de désherbage chimique, vendanges manuelles, vinification traditionnelle avec longue cuvaison de 3 semaines, élevage en fûts de chêne pendant 12 mois...). Cela donne ce remarquable Haut-Médoc 2007, médaille d’argent au concours Bordeaux vins d’Aquitaine 2009, aux senteurs de petits fruits à noyau et d’épices, riche, charnu et dense, avec de la matière et des tanins, un vin puissant, d’une belle harmonie en bouche, prometteur. Beau 2005, intense et coloré, aux arômes de cassis, de cannelle et de poivre, corsé, ample, avec des tanins très structurés, un vin riche en arômes comme en bouche, de fort belle évolution. Le 2003 commence à très bien se goûter, un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, bien équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente élégante, de fort bonne garde. Remarquable rapport qualité-prix-typicité.

     

  • Pin it!

    En 2010, nos vignerons ont encore plus de talent

     

    À quoi bon faire (et acheter) un produit rouge, blanc, rosé ou mousseux “sans âme, ni vertu” ? Pourquoi déboucher un vin surmaturé, surconcentré, agrémenté outrageusement d’enzymes, de levures, dénaturé par l’osmose inverse, les concentrateurs et un élévage en bois spécialement “chauffé” pour lui créer des senteurs chimiques de vanille, de fruits de la passion ou de feu de cheminée ? Le vin, est-ce cela ? Depuis 30 ans, Patrick Dussert-Gerber pense le contraire. Il n’est pas le seul, on s’en doute. Car, en France, nous avons la chance d’avoir trois choses qui font de notre pays le vivier des plus grands vins du monde : nos terroirs, notre histoire et... le talent des hommes et des femmes. C’est ainsi : hormis quelques producteurs médiatiques, la véritable France profonde du vin recèle de ce qui manque ailleurs : l’élégance ! Du plus grand des Bordeaux, Champagne ou Bourgogne au plus modeste Cahors ou Chinon, un vin typé est celui qui sait allier la spécificité de chaque millésime à cette finesse délicieuse qui signe les vrais vins. À celle-ci, naturellement, il y a également une élégance du cœur, car tout cela va de pair. On est loin du snobisme et des modes...

    Brigitte Dussert : La qualité des millésimes, l’authenticité, les différences entre chaque vignoble, entre chaque vin, c’est bien le fond du problème, non ?

    Patrick Dussert-Gerber : en effet, un millésime 2004 qui ressemble au 2005 ou au 2006, ce n’est pas normal. C’est la nature qui est mise en avant dans le millésime. Si l’on fait des vins surboisés, surmaturés, on tue bien sûr l’élégance, mais on lisse surtout l’effet millésime, en faisant des vins dépersonnalisés, pas plus intéressant qu’une boisson chimique.

    On vendange de plus en plus mûr, ce qui est une bonne chose, mais si, en plus, on utilise des concentrateurs, ajoute des levures... et pratique un élevage abusif en barriques neuves, cela donne des vins trop lourds, trop écœurants, trop alcoolisés... alors que ce n’est pas dans l’air du temps ! Et cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique comme certains le prétendent...

    En fait, il faut dire la vérité sur la qualité de chaque millésime. L’explication, en partie, de l’une des facettes de la crise des vins de Bordeaux, c’est que certains grands crus ont vendu bien trop cher en primeur le 2007. Ce n’est qu’un millésime sympathique, très agréable, bon à boire rapidement, qui commence à s’ouvrir, et c’est déjà pas mal, mais il aurait dû coûter bien moins cher ques les 2005 et 2006... Il faut que le prix du millésime corresponde à la qualité du vin pour que le marché reste confiant : les acheteurs ne sont pas si idiots. En  Bourgogne, dans la Loire ou dans le Rhône, on ne vend pas un 2007 plus cher qu’un 2005, autrement dit on ne spécule pas le prix de sa bouteille au “loto” des millésimes.

    Il existe, hélas, aujourd’hui deux mondes du vin : celui, mercantile, presque virtuel, qui profite de la méconnaissance des acheteurs, notamment des pays émergents, et se sont coupés des acheteurs fidèles et traditionnels (français, belges, suisses, anglo-saxons...). Ils pratiquent la fuite en avant, faute de bases de commercialisation stables. Pour eux, il faut sans cesse trouver un nouveau marché pour caser sa marchandise...

    Brigitte Dussert : Vous parlez souvent “d’éthique du vin”...

    Patrick Dussert-Gerber : L’éthique du vin pourrait s’appeler l’éthique tout court. Je suis attaché à une éthique et aux propriétaires qui respectent le consommateur. Plus l’on s’éloigne d’une relation avec ce dernier, plus l’on se dirige dans une logique de vin aseptisé. Il faut qu’il y ait un échange, un retour avec l’acheteur. Il y a un vrai monde virtuel du vin qui s’est créé, certains ne savent même plus si leur vin est apprécié, qui le diffuse, qui le boit...

    Que l’on ne s’y trompe pas : tout est lié. Soit vous êtes un vigneron passionné et devenez alors passionnant pour un consommateur, soit vous êtes un producteur imbu de lui-même et personne n’a envie de “boire un canon” avec vous. Dans le premier cas, vous croyez en la Nature, en votre terroir, en votre histoire et vous mettez à leur disposition les progrès œnologiques. Dans l’autre cas, vous lissez les millésimes, faites du vin comme on ferait du soda, une cuvée pour les femmes, une autre pour les jeunes, une autre pour les chinois, etc...

    Et tout s’enchaîne : si vous êtes en contact avec celui qui boit votre vin, il est aisé de lui expliquer que, par exemple, le 2007 est meilleur à boire aujourd’hui qu’un 2005, loin d’être prêt. Il ne s’agit pas de dire que l’un est meilleur que l’autre, cela ne veut rien dire. Tous les vins sont bons dans le temps, chaque millésime a son potentiel d’évolution. Vous retrouvez cela dans ma Vintage Code.

    Ceux qui partagent la même éthique que moi, vous les retrouvez dans Millésimes et dans mon Guide, je connais leur courage et leur détermination en sachant que ce n’est pas toujours facile pour eux. Ils sont plus discrets, plus humbles devant la nature mais, croyez-moi, ils vendent tout aussi bien que ceux qui pourraient poser en se prenant pour des stars dans un magazine people...

    Moi, j’aime les vignerons qui se retroussent les manches, font des salons, accueillent à la propriété et dialoguent avec leurs clients. On l’a bien vu avec la crise : les producteurs qui informent et ménagent leur clientèle n’ont pas été touchés, et c’est bien normal. Autre exemple : un vigneron digne de ce nom qui parcoure ses vignes en bottes sait très bien qu’il ne faut pas mettre trop de pesticide, connaît la culture raisonnée et raisonnable, cela fait une vingtaine d’années qu’il en a pris conscience. Ce n’est pas parce que le bio est à la mode, il le faisait naturellement auparavant, mais n’en parlait pas.

    Brigitte Dussert : Franchement, il y a de bons vins partout en France ?

    Patrick Dussert-Gerber : Evidemment, et à tous les prix. Quand on aime le vin, il faut aussi aimer la diversité. Depuis trente ans, le fait de parcourir tous les vignobles pour déguster les vins m’amène à déboucher aussi bien un vin corse qu’un Châteauneuf-du-Pape, qu’un Sancerre, un Vosne-Romanée ou un Chinon, un Chablis ou un grand rosé de Provence... Contrairement à d’autres, je ne bois pas uniquement des vins chers que l’on m’offre... Pour moi, un grand vin, c’est un vin authentique, qui correspond à un moment donné, à un état d’esprit. On peut prendre autant de plaisir avec un Minervois, un Alsace, un  Chénas ou un Touraine qu’avec le plus beau Pomerol ou Meursault, à partir du moment où chacun est typé. Il y a des occasions, des moments pour boire chaque type de vin. On ne boit pas le même vin seul en rêvant au cosmos, qu’avec des amis, ni le même vin sur une terrine ou un plat sophistiqué.C’est la grande force de notre pays : avoir une gastronomie aussi riche que ses vins, c’est formidable ! Avec nous, l’Italie est le seul autre pays au monde à pouvoir revendiquer cela. Ce n’est pas rien.

    Brigitte Dussert : Que faut-il vraiment savoir sur les millésimes ?

    Patrick Dussert-Gerber : Depuis 15 ans, il n’y a plus de mauvais millésime, il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble.

    Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! Le 2004, par exemple est un millésime formidable qui a eu mauvais presse à l’époque de la part de critiques qui ne connaissent pas grand chose au vin. Ceux-là, je ne les vois d’ailleurs jamais dans les vignobles de la vallée du Rhône, à Madiran, à Bandol ou à Saumur... ils sont pour la plupart invités dans les grands châteaux bordelais et s’en contentent. Sympa pour les milliers de vignerons talentueux des autres régions, non ?

    Quand je lis de telles âneries, je me demande si ceux qui les écrivent ont jamais dégusté des millésimes plus anciens. C’est pourtant la seule garantie qui permet de relativiser, de comprendre et de se référer à une mémoire du vin. Les mêmes vont répéter ce qu’on leur a concocté dans un dossier de presse bien ficelé... Ce ne sont plus des journalistes mais des... attachés de presse ou des “hirondelles” (terme désignant un habitué des buffets de presse) !

    Passons. Pour revenir à la force des millésimes, il est incontestable que le 2009 est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005, grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité sera également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins. Il est bien trop tôt pour en parler, et l’on sait que je ne rentre pas dans le jeu des “primeurs” (encore Bordeaux) qui va bientôt rivaliser avec le salon des devins et cartomanciennes... tant on va noter un vin qui n’existe pas encore !

    MILLÉSIMES
    consultable en ligne

    gratuitement
    comme un vrai magazine,
    en tournant les pages...


    Cliquez ici
    UNIQUE EN FRANCE

    Brigitte Dussert : Faisons un tour de France, pour développer la spécificité de chaque millésime, selon les régions... L’Alsace ?

    Patrick Dussert-Gerber : En Alsace, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 97 ou 89). Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins trop souples, avec trop de sucrosité, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Un Riesling, un vrai, doit être sec et vif.

    Brigitte Dussert : Je sais que vous êtes fidèle à la région beaujolaise...

    Patrick Dussert-Gerber : C’est vrai que je n’apprécie pas que des “confrères” parisiens ou étrangers médisent sur la région sans n’y rien connaître. Notre rôle n’est pas d’enfoncer une appellation ou un vigneron pour se faire mousser dans un salon ou lors d’un dîner. Nous avons -surtout- un rôle de prescripteur, dans le sens noble du terme grec.

    En Beaujolais, pour les crus, le 2008 est prometteur, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant.

    La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. On se doute qu’un Saint-Amour ne doit pas ressembler à un Morgon, et c’est très bien ainsi.

    Brigitte Dussert : Venons-en aux vignobles de Bordeaux..

    Patrick Dussert-Gerber : J’adore les vins du bordelais, c’est certainement la raison pour laquelle je suis si déçu quand je débouche désormais des bouteilles qui feraient honte à ceux qui m’ont appris le vin : Émile Peynaud ou Jacques de Loustaunau de Guilhem, grandissimes œnologues. Et puis, je n’oublie pas les vraies figures bordelaises qui manquent tant à la région...

    Globalement, les meilleurs à boire actuellement : 2007, 2006, 2004, 2002 et 2001. Ceux qu’il faut attendre : 2008, 2005. Le plus décevant : 2003. Si l’on entre dans le détail, il y a bien sûr une différence entre les vins de la rive droite (ceux du Libournais) et ceux de la rive gauche (Médoc et Graves). On retrouve des “paires” de millésimes où la qualité est inversée : le 1995 est bien meilleur que le 1996 à Saint-Emilion et c’est le 1996 qui prime en Médoc. Il y en a d’autres.

    - Dans le Médoc, Misez sur les 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous plaisir avec les 1999, 1997, 1996 ou 1990. La priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour les 2007 et 2005.

    Pomerol. Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2007, 2006, 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002,  peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000 parvient à maturité. Plus anciens, les grands font la différence, comme le 1995, voire le 1990.

    -  À Saint-Émilion, le 2007 est très classique et charmeur. Beaux millésimes 2008 (un ton en-dessous), 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2005 et 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Débouchez les millésimes 2000 à 1990 en ce moment, et notamment le grandissime 1995. Certaines bouteilles de 1994 et 1993, notamment, sont surprenantes d’évolution.

    Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix.

    Brigitte Dussert : Vous habitez dans le vignoble des Graves, que vous connaissez comme votre poche...

    Patrick Dussert-Gerber : Depuis trente ans, j'ai suivi, en effet, les achats, les extensions, les frimes, les camions déversant des galets, admiré, cotoyé et sympathisé avec des "figures" exceptionnelles : Patrick Ricard à Chevalier, dont Olivier Bernard a suivi les traces avec talent, Jean Sanders à Haut-Bailly (on avait le même club d'aviation, à La Réole), Antony Perrin (Carbonnieux, "pied-noir" comme moi, ce qui nous a toujours rapproché), la famille Marly (anciennement Malartic-Lagravière), Gérard Gribelin (Fieuzal, parti se faire plaisir au Maroc), François Lévêque (Chantegrive), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, aujourd'hui à Montrose, son fils, Jean-Philippe, ayant repris sa suite à Haut-Brion)..., constaté avec rage -ou ironie- des plantations de vignes dans des territoires sans intérêt, où le maïs pousserait aussi bien (je connais, il en pousse, chez moi).

    Du plus grand vin au plus abordable, on savoure donc, du nord au sud de cette entité des Graves, une variété importante de styles de vins. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2008 à 2001, confirment mon Classement, les valeurs sûres, où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, et à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité, notamment dans le millésime 2005, pour les rouges, où l’on peut tomber sur une véritable “confiture” au détriment de l’élégance. Les blancs 2008, 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 1998 ou 1997 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés, si l’on frappe à la bonne porte.

    Brigitte Dussert : Et les appellations des Côtes ou Bordeaux Supérieur, pour lesquels vous avez tenu à créer des Classements, pour récompenser les efforts des hommes ?

    Patrick Dussert-Gerber : Dans ces appellations de Côtes, on peut acheter les millésimes 2008 à 2000, avec l’opportunité des excellents 2006 et 2004, même s’il y a de tout, de grands vins racés et d’autres cuvées issues de vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Les meilleurs vins se trouvent à Bourg et à Blaye, et les rares valeurs sûres des Premières Côtes sont incontournables. Castillon fait souvent des vins plus “modernes”.

    En Bordeaux Supérieur, les dégustations des millésimes 2008 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 2001,  2000, ou 1996, excellents actuellement.

    Brigitte Dussert : Et Sauternes, votre pêché mignon ?

    Patrick Dussert-Gerber : J’avoue un faible, en effet, pour les vins liquoreux. Mais je me fais autant plaisir, sans jamais les comparer, avec un Bonnezeaux, un Gewurztraminer Sélection de Grains Nobles ou un Vin de Paille. À Sauternes, il y a des styles de vins qui me séduisent plus que d’autres. Je privilégie la finesse au côté sirupeux, préfère la fraîcheur à la liqueur.

    Ici, le millésime 2007 est formidable, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 1999 ou 1998 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2005 et 2003 certainement moins typés, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 1996, 1995 ou 1989, où l’on atteint le grand art. L’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération.

    Brigitte Dussert : La Bourgogne vous est aussi très chère, non ?

    Patrick Dussert-Gerber : C’est, depuis mes débuts, la région où j’ai le plus de plaisir à séjourner. J’aime la grande simplicité des Bourguignons, leur chaleur humaine et leur fidélité.

    Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. J’apprécie ces vignerons talentueux et passionnés, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent justifiés, même s’ils remontent.

    La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ? Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.

    En Bourgogne, le millésime 2007 est très réussi, très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2008, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme le grand 2005, qui demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 1999, 1995 ou 1989, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 1999, 1997, 1989 ou 1985.

    MILLÉSIMES
    consultable en ligne

    gratuitement
    comme un vrai magazine,
    en tournant les pages...


    Cliquez ici
    UNIQUE EN FRANCE

    Brigitte Dussert : Et le Champagne ?

    Patrick Dussert-Gerber : Mon Classement est nettement remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade et d’autres qui font l’inverse…

    Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence.

    Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle. Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc. Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…

    Il y a de très belles bouteilles millésimées 2004 ou 2002 (le 2003 moins passionnant, un peu trop “rôti”)) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables vins, millésimés ou non, à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le succès -mérité- de la région.

    Brigitte Dussert : Le Languedoc vous rend toujours dubitatif...

    Patrick Dussert-Gerber : On va se contenter des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un bien beau rapport qualité-prix.

    Je le rappelle, gare à ceux qui nous font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade, où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais).

    Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.

    Concernant les millésimes, en Languedoc, Les 2008 à 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux. Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines renommées bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches.

    Brigitte Dussert : En Provence, les trois couleurs vous séduisent régulièrement...

    Patrick Dussert-Gerber : Les Bandol sont des vins formidables. Issus principalement du fabuleux cépage que peut être le Mourvèdre (qui apporte bouquet, corps et rondeur), les rouges de Bandol peuvent être exceptionnels. Amples, élégants, puissants, gras et très aromatiques, ils donnent toute leur véritable mesure après quelques années de vieillissement. Ceux-là bénéficient d’un excellent rapport qualité-prix. Les rosés font aussi partie des meilleurs vins de France.

    Juste à côté, Cassis, avec ces blancs, des rosés et des rouges, qui profitent d’un climat exceptionnel et de la bienveillance du mistral qui nettoie les vignobles et leur fournit chaque année des températures quasiment invariables.

    L’influence des millésimes est en effet beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série, de 2008 à 2003 (le 2002 étant nettement en-dessous). Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de ce type de vin (2007 et 2005 superbes).

    Justement, je trouve que les Coteaux-d’Aix-en-Provence, appartenant à la zone occidentale de la Provence calcaire, ont aussi fait beaucoup de progrès, tout particulièrement en rosés. Entre des reliefs constitués de chaînons parallèles au littoral, s’étendent des bassins sédimentaires où s’est concentrée l’activité viticole. L’appellation s’étend sous un climat de type méditerranéen, avec pour vent dominant le mistral, qui permet à la région de bénéficier d’un ensoleillement moyen de 2 900 h par an. Les sols sont argilo-calcaires caillouteux, sableux, souvent graveleux sur molasses et grès, et caillouteux à matrice argileuse ou limono-argileuse.

    J’ai également beaucoup apprécié un bon nombre de Coteaux Varois, où l’on débouche des bouteilles de plus en plus séduisantes, et cette appellation entre pleinement en accord désormais dans la grande entité provençale.

    Et les terroirs ont aussi leur importance, ici.  En Côtes-de-Provence, le vignoble prend naissance dans les Bouches-du-Rhône, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Accroché aux flancs de coteaux sur des “restanques”, ces terrasses aménagées par l’homme, ou bien isolé au milieu des pinèdes, et bénéficie de sols généralement pauvres en humus, perméables et caillouteux.

    Mais, évidemment, il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse, qui mérite d’être respectée à part entière.

    Brigitte Dussert : Vous avez plus de réticence avec le Sud-Ouest ?

    Patrick Dussert-Gerber : Peu de vignerons semblent motivés et intéressés par envoyer leurs échantillons, tout spécialement en Bergerac, Jurançon, Madiran et Gaillac, et je comprends mieux pourquoi on n’entend de moins en moins parler de ces vins. Chacun fait ce qu’il veut, et il ne me semble pas nécessaire de faire le voyage à sens unique.

    On peut tout autant regretter l’arrivée de cuvées surchargées par le bois et “fabriquées” pour avoir une bonne note auprès de “critiques”, ceci facilitant une hausse de prix totalement incautionnable. Je me méfie des cuvées et des communications spéciales Malbec, qui mettent trop le cépage en avant, et de quelques vins de mode dans cette région où les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique. Ne vaut-il pas mieux montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran ?

    À quoi bon avoir des cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, la Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

    Particulièrement à Cahors ou à Madiran, mais aussi dans l’ensemble de ce grand vignoble, les millésimes 2008, 2006, 2005, 2004, 2003 et 2001 sont des réussites, le 2007 se goûte bien. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 1999, 1995 ou 1990) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 1995 ou 1990). Pas fana des “microcuvées” (en Bergerac, à Cahors, à Monbazillac...), pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachant ici à élever des vins racés.

    Brigitte Dussert : Vous avez débuté dans la Loire...

    Patrick Dussert-Gerber : Et j’ai toujours soutenu ces vignerons de Sancerre, de Touraine, d’Anjou ou de Saumur, où j’ai un bon nombre d’amis. Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres.

    J’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. En Anjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec des blancs très séduisants, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny.

    Il suffit aussi de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé silex pour s’ assurer de la typicité des vins. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les  vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin…

    À Quincy comme à Pouilly, à Chinon comme à Monlouis, en Muscadet comme à Menetou-Salon, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée. Les cépages Chenin ou Sauvignon, pour les blancs, savent en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans mon Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur grande régularité qualitative.

    Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur, et des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtent très bien actuellement.

    Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon, Bonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 1998 ou 1995). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003, 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005,  assez typé, très intéressant.

    Brigitte Dussert : Un tour de France qui se termine par la Vallée du Rhône...

    Patrick Dussert-Gerber : Voilà un autre bel exemple de la race des terroirs, non ? Prenez Châteauneuf-du-Pape où le terroir se caractérise principalement par un sol extrêmement ingrat composé de gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, qui fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation en lui renvoyant pendant la nuit l’intense chaleur qu’ils ont emmagasinée pendant le jour. Les vins blancs offrent un bouquet floral duquel s’échappent des parfums de fleur de vigne, de lis ou de narcisse. Les rouges sont de couleur intense, puissants, de garde, et n’ont pas besoin d’artifices œnologiques pour être au sommet.

    Mais la richesse de la région, ce sont aussi les appellations moins connues qui bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité formidable : Rasteau, Beaumes-de-Venise, Visan, Vinsobres, Cairanne...

    Pour les millésimes, si le 2008 devrait tenir toutes ses promesses, le 2007 est remarquable ici, peut-être supérieur au 2006. Les 2005 et 2003 sont très mûrs, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 1998, 1995 ou 1990.

    Voir la VINTAGE CODE

    Voir : LES CLASSEMENTS 2010

    Bannière

  • Pin it!

    UNIQUE : MILLÉSIMES 2010 consultable gratuitement sur le web

    couv 2010.jpgMILLÉSIMES 2010 consultable gratuitement sur le web, comme le vrai magazine, en feuilletant les pages...

     

    MILLÉSIMES 2010 vient de paraître ! Voici aussi ce que nous venons de réaliser : nous sommes les premiers, les seuls à l'avoir fait ! Cela m'a demandé beaucoup d’énergie, de temps, d’argent et cela me ferait plaisir d'avoir votre sentiment sur tout cela.


    MILLÉSIMES 2010 est donc paru ! Mais - ceux qui me connaissent savent que j’aime les surprises et faire des cadeaux- ce n’est pas tout.

    En plus de son site habituel (voir ICI), de plus en plus puissant et consulté, désormais, pour la première fois dans l’édition française, au moment de la parution de ce numéro 2010 de MILLESIMES, nous mettons en ligne une fonctionnalité exceptionnelle : MILLÉSIMES est consultable gratuitement SUR LE NET, COMME LE VRAI MAGAZINE, EN FEUILLETANT LES PAGES !

    C’est une innovation majeure, unique et entièrement gratuite.Au moment de la parution de ce numéro de MILLÉSIMES 2010, nous mettons en ligne une fonctionnalité exceptionnelle : la totalité de son contenu consultable sur Internet, en tournant les pages, en tapant un mot dans le sommaire, en zoomant sur un texte ou en cliquant sur un lien pour avoir directement accès au vigneron sélectionné. De Québec au fin fond de New Delhi, de Tokyo à Bruxelles, du Cap à Pékin, de San Francisco à Gstaad, de n'importe quel endroit du monde, de son portable ou de son ordinateur, on peut le lire dans un confort inégalé... Cela nous apporte une audience potentielle de plusieurs dizaines de millions d’internautes qu’aucun livre ne peut même espérer ! Bien entendu, le SITE habituel est toujours fonctionnel et vous apporte une lisibilté en langues française, anglaise, espagnole et allemande...

    Mais ce que nous avons réalisé ne s'arrête pas simplement à la possibilité de lire MILLÉSIMES : TOUT EST INTERACTIF, et c'est ce que je voulais. D'UN SIMPLE CLIC, vous pouvez :
    - tournez les pages
    - voir le diaporama complet du magazine
    - zoomer sur un texte
    - adressez un mail directement à un propriétaire
    - aller sur son site de façon instantanée
    - imprimer la page
    - faire un pdf de la page
    - rechercher un vin ou une appellation par mot-clé
    - aller au sommaire et directement à une région...

    Pour le mode d'emploi, il suffit de cliquer en haut à droite dans "AIDE", ou, sinon, c'est : ICI

    AUTRE NOUVEAUTÉ :
    LA NEWSLETTER HEBDOMADAIRE DE MILLÉSIMES
    La première sort VENDREDI 26 MARS !


  • Pin it!

    Mardi, on prévoit son Champagne de propriétaire pour Pâques chez...

    Mardi, on prévoit son Champagne de propriétaire pour Pâques chez...

     

    Pierre ARNOULD EARL

    Pierre ARNOULD EARL


    Nathalie Arnould
    1, rue Gambetta - BP 6
    51360 Verzenay
    Téléphone :03 26 49 40 12
    Télécopie : 03 26 49 44 40
    Email : arnould-ralle@wanadoo.fr
    Site : www.champagne-pierre-arnould.com

    À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Pour la bonne bouche, il y a cette remarquable cuvée Aurore, puissante et savoureuse, un Champagne tout en finesse, de belle complexité aromatique où se décèlent des nuances de citronnelle, de brioche et d’abricot frais, équilibré, d’une belle harmonie, tout en fruit et distinction, ample, de mousse soyeuse. Excellent brut rosé, pur Pinot Noir issu de parcelles spécialement choisies pour leur typicité de goût et toutes situées sur le vignoble de Verzenay classé en Grand Cru, le tout lui apportant cette franchise en bouche, un Champagne fin et riche à la fois, d’une belle persistance aromatique, avec ces notes complexes de rose et de groseille, idéal sur une tarte aux fruits rouges. Beau brut Millésime 2000, très distingué, gourmand, richement bouqueté, tout en persistance d’arômes (pêche de vigne, abricot...), de bouche intense et soyeuse. Tout en nuances d’arômes, le brut Grand Cru Sélection (75% Pinot Noir et 25% Chardonnay, vieillissement en cave durant 2,5 à 3 ans) dégage des connotations de fleurs blanches et de miel, d’une belle couleur or, avec des senteurs bien présentes où dominent les agrumes et les petits fruits secs, d’une belle longueur, le tout à des prix très abordables.

    ASPASIE

    ASPASIE


    Rémi Ariston
    4 et 8, Grande-Rue
    51170 Brouillet
    Téléphone :03 26 97 43 46
    Télécopie : 03 26 97 49 34
    Email : contact@champagneaspasie.com
    Site : www.champagneaspasie.com

    On se fait vraiment plaisir avec ce Champagne Aspasie brut de fût, riche et complexe, qui associe fraîcheur et charpente, au nez de pain brioché, une cuvée très équilibrée, raffinée, tout en nuances, parfaite au cours d’un repas. Le Blanc De Blancs brut est de robe dorée, finement bouqueté, de bouche persistante, avec ces notes florales subtiles auxquelles s’ajoutent les fruits secs, tout en arômes, un Champagne vraiment très abordable, très charmeur. Excellent brut rosé, de bouche intense et de teinte soutenue, à déboucher sur des mets épicés ou des crustacés.

     

    BARDOUX Père et Fils

    BARDOUX Père et Fils


    Pascal Bardoux
    5-7, rue Saint-Vincent
    51390 Villedommange
    Téléphone :03 26 49 25 35
    Télécopie : 03 26 49 23 15
    Email : contact@champagne-bardoux.com
    Site : www.champagne-bardoux.com

    Beau Champagne cuvée de l’An 2000, de bouche délicate dominée par des nuances d’agrumes, de tilleul et de fruits secs, de belle structure, une cuvée de mousse crémeuse et persistante, idéale au cours d’un repas. Le brut Millésimé 2000 est riche et complexe, d’une grande fraîcheur, très fruité au nez comme en bouche, une cuvée parfumée, de mousse fine, dense, distinguée, très harmonieuse. Le 98, également très parfumé, d’une grande élégance, est très harmonieux en bouche, au nez complexe (abricot, brioche), à déboucher sur une cuisine riche comme des crevettes flambées, par exemple. Très charmeur, l’Ultra brut, ample et distingué, tout en vivacité, de bouche fruitée et persistante, de mousse légère et abondante, aux arômes complexes de fleurs blanches et de coing, parfait à l’apéritif.

    BARDY-CHAUFFERT BARDY-CHAUFFERT

    BARDY-CHAUFFERT


    José et Maryse Bardy
    2, place de la Gloire
    51190 Le Mesnil-sur-Oger
    Téléphone :03 26 57 97 57
    Télécopie : 03 26 58 84 34
    Email : contact@champagne-bardy-chauffert.com
    Site : www.champagne-bardy-chauffert.com

    Viticulteurs de père en fils depuis 4 générations. Vous aimerez comme nous le Champagne cuvée Symphonie Millésimé Grand Cru (100% Chardonnay, vieilles vignes), riche, tout en bouche, où l’on retrouve des nuances de citronnelle et de miel, associant puissance et distinction, un Champagne très élégant, tout en finesse, bien parfumé. Excellent brut Millésimé Grand Cru 2004, issu d’années exceptionnelles, élaboré à 100% de Chardonnay du Mesnil, vieilli 3 ans en cave, dont la fraîcheur met en avant le fruit, c’est une cuvée distinguée, au nez de rose, très fin, de bouche puissante et persistante, comme le brut Réserve Grand Cru Blanc De Blancs, de mousse abondante, harmonieux et léger, qui associe structure et nervosité, à déboucher sur un brochet. Leur Champagne rosé Premier Cru (Chardonnay majoritaire et 7 à 9% Pinot Noir, vin rouge AOC Champagne) est l’un des plus séduisants dégustés cette année, tout en charpente, fruité au nez comme en bouche.

     

     

    MILLÉSIMES consultable en ligne gratuitement
    Cliquez ici UNIQUE EN FRANCE

    BOUCHÉ Père et Fils

    BOUCHÉ Père et Fils


    M. Bouché
    10, rue du Général de Gaulle
    51200 Pierry
    Téléphone :03 26 54 12 44
    Télécopie : 03 26 55 07 02
    Email : info@champagne-bouche.fr
    Site : www.champagne-bouche.fr

    Exploitation familiale créée il y a 4 générations. Vignoble de 30 ha sur sept villages champenois. Caves voûtées, creusées dans la craie à plus de 10 m de profondeur. Le Champagne cuvée Saphir (75% Chardonnay, 20% Pinot Noir et 5% meunier, élaborée à partir des plus vieilles vignes à faible rendement et à parfaite maturité), cuvée de prestige de la maison, est très distingué, très bien équilibré en acidité, d’une belle harmonie entre la charpente et l’élégance, tout en fruits et rondeur, ample, aux senteurs de fleurs blanches et de citron. Tout aussi réussi, le joli brut cuvée Réservée (35% Chardonnay, 35% Pinot Noir et 30% Pinot Meunier), est distingué, floral, idéal à l’apéritif. Excellent brut Millésime 2000 (50% Chardonnay, 30% Pinot Noir et 20% Pinot Meunier), vieillissement 6 années sur lies, avec des arômes présents de fruits mûrs épaulés par des nuances de tilleul et de miel, finement charpenté, d’une grande élégance.

    BOURDAIRE-GALLOIS

    BOURDAIRE-GALLOIS


    David Bourdaire
    28, rue Haute
    51220 Pouillon
    Téléphone :03 26 03 02 42
    Télécopie : 03 26 04 45 98
    Email : bourdaire-gallois@cder.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/champagne.bourdaire-gallois

    Exploitation familiale de 8 ha environ, à dominante de Pinot Meunier. Excellent Champagne brut cuvée Symphonie Prestige, tout en charme, complexe, au nez de petites fruits frais (citron), de bouche suave. Le Blanc De Blancs, un assemblage des récoltes 2005 et 2004, est rond et généreux, un vin qui allie la puissance à la finesse, aux notes de pomme mûre et d’amande fraîche, d’une jolie finesse. Goûtez le brut rosé, un pur Pinot Meunier, au nez de fruits mûrs (groseille, framboise...), avec cette touche délicatement épicée. Le Millésime 2004, issu des 3 cépages (Pinot Meunier et Chardonnay vinifiés en fûts de chêne de 5 vins, Pinot Noir vinifié en cuves), est très séduisant, aux arômes de poire et de noisette grillée, de robe jaune pâle aux reflets d’or, puissant et élégant à la fois, tout en finale.

    BOURGEOIS-BOULONNAIS

    BOURGEOIS-BOULONNAIS


    Agnès Bourgeois
    8, rue de l’Abbaye - BP 66
    51130 Vertus
    Téléphone :03 26 52 26 73
    Télécopie : 03 26 52 06 55
    Email : bourgeoi@hexanet.fr

    Valeur sûre.Une exploitation familiale depuis plusieurs générations. Excellent Champagne brut Blanc De Blancs Premier Cru (100% Chardonnay), aux nuances de noisette, de vanille, est un très joli vin, savoureux et très élégant. Très séduisant brut Grande Réserve Premier Cru, qui allie richesse et finesse, très bien dosé, aux notes de fleurs et de fruits (abricot, pêche), classique et intense, une cuvée charpentée et très élégante. Le brut rosé Premier Cru (75% Chardonnay, 25% Pinot Noir), un Champagne avec des notes de noisette et d’abricot sec, est un vin généreux, de mousse crémeuse, d’une finale ample et fruitée.

     

    Château de BOURSAULT

    Château de BOURSAULT


    Harald Fringhian

    51480 Boursault
    Téléphone :03 26 58 42 21
    Télécopie : 03 26 58 66 12
    Email : info@champagnechateau.com
    Site : www.champagnechateau.com

    Particulièrement apprécié ce Champagne brut cuvée Prestige, une cuvée bien fruitée, charmeuse et intense, au nez subtil où dominent les fruits confits, qui associe élégance et rondeur en bouche. Belle cuvée brut rosé Tradition, tout en nuances d’arômes, avec cette bouche dense et persistante où l’on retrouve la fraise des bois. Le brut Tradition (45% Chardonnay, Pinot Noir, Pinot Meunier) est un Champagne charmeur, d’une bonne rondeur, avec un bouquet très aromatique aux connotations de fleurs et d’agrumes cuits.

    G. BOUTILLEZ-VIGNON

    G. BOUTILLEZ-VIGNON


    Colette Boutillez-Vignon
    26, rue Pasteur
    51380 Villers-Marmery
    Téléphone :03 26 97 95 87
    Télécopie : 03 26 97 97 23
    Email : boutillez-vignon@wanadoo.fr

    Une réussite avec ce Champagne Blanc De Blancs, tout en fraîcheur aromatique, avec ces notes de fruits frais et d’acacia, de mousse ample et persistante, tout en saveur et distinction. La Grande Réserve Premier Cru, une cuvée puissante, florale et dense, est très agréable par sa persistance et sa subtilité d’arômes, un Champagne qui fleure le tilleul, de bouche suave. La cuvée Prestige est ample et dense, avec ces senteurs de fleurs fraîches, de miel et de pomme, tout en bouche, très agréable sur une viande blanche à la crème, par exemple. Excellent brut rosé Premier Cru (75% Chardonnay, 25% Pinot Noir), très équilibré, de mousse abondante, tout en parfums (mûre, fraise), d’une belle harmonie en bouche, tout en fruité et finesse.

    BRIXON-COQUILLARD

    BRIXON-COQUILLARD


    Alain Brixon
    40, rue Victor Hugo - BP 33
    51500 Ludes
    Téléphone :03 26 61 11 89
    Télécopie : 03 26 61 14 82
    Email : alainbrixon@wanadoo.fr

    Un excellent Champagne brut Prestige 2003, qui associe richesse aromatique et persistance, dense en bouche, avec des connotations de noisette et d’abricot sec, et une belle longueur au palais. Le brut Réserve, de robe or pâle, est de bouche puissante, d’une jolie subtilité de senteurs où l’on retrouve la rose et le pain brioché, dominé par une rondeur persistante. Le Champagne brut rosé, de robe soutenue, est très agréable avec cette bouche marquée par la fraise des bois.

    Éric BUNEL

    Éric BUNEL


    Eric et Agnès Bunel
    32, rue Michel Le Tellier
    51150 Louvois
    Téléphone :03 26 57 03 06
    Télécopie : 03 26 52 31 66
    Email : champagne.bunel@wanadoo.fr

    Récoltant-manipulant depuis 1970. Excellent Champagne brut Premier Cru Cuvée de Réserve (75% Pinot, 25% Chardonnay), médaille d’Argent à Blaye, où dominent des notes de pain grillé, de fruits jaunes et de tilleul, qui allie puissance et distinction, d’une belle ampleur en bouche, d’une étonnante palette d’arômes, à ouvrir sur une daurade au four. Le brut Millésimé, médaille d’Or au Concours de Blaye-Bourg, associe richesse et persistance, avec ces notes de fleurs blanches (chèvrefeuille, lis) et d’amande, d’une finale harmonieuse. Joli brut Tradition, une Cuvée charpentée, classique, tout en fraîcheur, de mousse légère, très florale. Excellent brut rosé, au nez comme en bouche, aux nuances de rose et de fraise.

    Christian BUSIN

    Christian BUSIN


    Luc Busin
    4, rue d'Uzès
    51360 Verzenay
    Téléphone :03 26 49 40 94
    Télécopie : 03 26 49 44 19
    Email : champagnebusin@aol.com
    Site : www.champagnebusin.com

    Vendanges manuelles et vinifications traditionnelles sont les garanties d’un savoir-faire hérité de 4 générations. Ce propriétaire enthousiaste peut être satisfait de son Champagne cuvée d’Uzès, élaboré à partir de vins de réserve de très grandes années, qui associe élégance et charpente, finesse et densité, avec des senteurs subtiles aux notes de brioche et de fleurs blanches. “La récolte 2008 a été remarquable, précise-t-il. Pourtant, un tel résultat n’était guère prévisible après un printemps et un été humides. Le temps clément de septembre, avec un soleil radieux et des nuits fraîches, a permis aux raisins de se gorger de sucre, tout en conservant une acidité nécessaire à l’équilibre recherché dans nos assemblages. La qualité de cette vendange devrait nous permettre de proposer un Millésime 2008 exceptionnel.” Goûtez le brut Tradition, 80% Pinot Noir et 20% Chardonnay, au nez à dominante d’acacia, avec beaucoup de typicité et de corps. Le brut rosé, assemblage de Pinot Noir et de Coteaux-Champenois Verzenay rouge, est idéal sur une tarte aux fruits rouges. Son brut Réserve, élaboré à partir de vins de réserve est à la fois vineux et très fin, aux connotations de petits fruits mûrs et de pain grillé, d’une jolie ampleur en finale.
    de CASTELNAU de CASTELNAU

    de CASTELNAU


    Service Commercial
    5, rue Gosset - BP 467
    51100 Reims
    Téléphone :03 26 77 89 00
    Télécopie : 03 26 77 89 23
    Email : commercial@crvc.fr

    On comprend leur place dans le Classement 2009 avec ce Champagne Millésime 98 (41% Chardonnay, 41% Pinot Noir et 18% Pinot Meunier), d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, intense, ample et vineux mais très franc, vif, très parfumé, qui mérite une cuisine élaborée. Le Blanc De Blancs Millésime 99, pur Chardonnay, est un Champagne de robe brillante à reflets or avec quelques reflets verts, avec cette subtilité aromatique où se décèlent des nuances de citron, de mirabelle et d’abricot, alliant richesse aromatique et persistance en bouche, avec des connotations tendres de fruits confits, ample, d’une jolie finesse, à savourer sur un turbot comme sur une volaille rôtie. Le brut, au nez dominé par les fruits mûrs et les petits fruits secs, légèrement miellé, tout en arômes, est d’une belle complexité. Séduisant rosé brut (38% Chardonnay, 32% Pinot Meunier, 16% Pinot Noir et 14% Pinot vinifié en vin rouge), qui associe richesse aromatique et structure, avec des connotations de noisette, d’abricot sec et de fruits mûrs, d’une belle longueur au palais, d’une finale voluptueuse, un Champagne gourmand. Le Champagne cuvée Spéciale brut De Castelnau (50% Chardonnay, 36% Pinot Noir et 14% Pinot Meunier) est de robe jaune d’or, de bouche veloutée, aux nuances grillées qui s’effacent sous la domination du fruit. Ce Champagne est issu de la vendange 99, la maturité des raisins était parfaite avec des crus bien marqués par leur terroir, aux arômes très présents (confiture de pommes et coings, amande grillée), un Champagne dense, de bouche chaleureuse, charnue et ample, avec une texture crémeuse très séduisante, bien équilibrée par une belle acidité qui donne un ensemble distingué. Le brut de Castelnau (46% Pinot Meunier, 38% Chardonnay, 16% Pinot Noir). Une grande maturité aromatique se dégage de ce Champagne d’une belle complexité vineuse, généreux et distingué, au nez (rose, tilleul) comme en bouche, à prévoir tout au long du repas.

    Claude CAZALS Claude CAZALS

    Claude CAZALS


    Delphine Cazals
    26 et 28, rue du Grand Mont
    51190 Le Mesnil-sur-Oger
    Téléphone :03 26 57 52 26
    Télécopie : 03 26 57 78 43
    Email : cazals.delphine@wanadoo.fr
    Site : www.champagne-claude-cazals.net

    Vignoble de 9 ha environ. Puissant Champagne Clos Cazals Grand Cru 99, riche et complexe, frais et charpenté à la fois, tout en bouche, aux nuances où dominent la rose et le miel, un Champagne intense, de mousse crémeuse, de jolie robe dorée. Tout en richesse, le Champagne Clos Cazals 99, charpenté et harmonieux, de jolie robe dorée, au nez complexe (abricot), tout en finesse aromatique, ample et dense, avec ces notes de fleurs blanches et de noisette au palais. Excellent brut Grand Cru Carte Or, une cuvée ample, au nez de petits fruits, suave, tout en harmonie, avec des notes d’agrumes bien typiques, de jolie mousse franche et fine. Le Champagne Extra-brut Grand Cru cuvée Vive, tout en charme, dense et très fin à la fois, tout en subtilité avec des senteurs florales et fruitées, associe élégance et puissance, tout en bouche, d’une grande persistance au nez comme en bouche. Le Millésimé 2001 est d’une grande finesse, tout en arômes, associant élégance et charpente, harmonieux et complexe.

    CHARDONNET et Fils

    CHARDONNET et Fils


    Lionel Chardonnet
    7, rue de l’Abattoir
    51190 Avize
    Téléphone :03 26 57 78 30
    Télécopie : 03 26 57 84 46
    Email : champagne.chardonnet.et.fils@wanadoo.fr
    Site : www.champagnechardonnetetfils.fr

    Vignoble de 5 ha (vignes d’âge moyen de 30 ans dans les crus à 100% d’Avize et Cramant). Beau Champagne brut Réserve, avec cette pointe de fraîcheur et de fruité caractéristique, où l’on retrouve des notes de citron frais, dense et distingué à la fois, persistante au nez comme en bouche. La cuvée Tradition, avec des nuances d’agrumes, mêle charpente et nervosité à la fois, d’une belle persistance, et se débouche à l’apéritif avec plaisir. Savoureux Blanc De Blancs (vendange 2001), issu de vieilles vignes, un Champagne typé comme nous les aimons, associant rondeur et nervosité, au nez de noisette, de mousse abondante, dense, de bouche persistante et fruitée. Remarquable Champagne Rosé de Saignée (2/3 Pinot Meunier et 1/3 Pinot Noir), de teinte rose rubis, marqué par des senteurs de fraise mûre, tout en bouche, idéal sur un Nougat aux framboises comme on le conseille ici.

    Champagne CHARPENTIER SCEV

    Champagne CHARPENTIER SCEV


    Jean-Marc et Céline Charpentier
    11, route de Paris
    02310 Charly-sur-Marne
    Téléphone :03 23 82 10 72
    Télécopie : 03 23 82 31 80
    Email : info@champagne-charpentier.com
    Site : www.champagne-charpentier.com

    Domaine sous lutte raisonnée. Beaucoup aimé ce Champagne brut Prestige Terre d’Émotion, un assemblage de 99 et 2000, 40% de Chardonnay, le reste en cépage noir, une cuvée de bouche finement épicée comme il se doit, avec des petites notes de pêche jaune et de lys, d’une belle harmonie, riche et toute en finesse. Le brut rosé est vraiment charmeur, élaboré avec du vin rouge issu presque exclusivement du Pinot Meunier et un peu de Chardonnay, aux notes de pêche et de groseille, long, vif et corsé à la fois, d’une ampleur aromatique très séduisante. Excellent brut Millésimé 2003, de jolie robe dorée, qui allie richesse et persistance, aux connotations de pêche, de beurre frais, d’amande, avec une finale intense, subtilement épicée. Goûtez le brut Réserve, assemblage de trois cépages à dominante Pinot Meunier avec des vins de réserve en plus grande proportion, qui apportent puissance et présence fruitée.


    CLÉRAMBAULT

    CLÉRAMBAULT


    Stéphane Jacquet et Evelyne Carbonell
    122, Grande Rue
    10250 Neuville-sur-Seine
    Téléphone :03 25 38 38 60
    Télécopie : 03 25 38 39 20
    Email : champagne-clerambault@champagne-clerambault.com
    Site : www.champagne-clerambault.com

    Excellent Champagne cuvée Carte Noire brut, issu de 33,50% de Chardonnay, 33,30% Pinot Meunier et de 33,20% de Pinot Noir, une cuvée ample et parfumée, légère et ronde à la fois, tout en charpente, au fruité complexe dominé par des connotations de fruits compotés, un vin généreux, de mousse persistante, vraiment charmeur. Belle cuvée Grande Époque 99, de jolie robe dorée, parfumée, d’une grande élégance qui est très harmonieuse en bouche, au nez complexe (abricot, brioche), à déboucher sur des crevettes flambées, par exemple. Le Blanc De Blancs Millésime 2002, au nez subtil et persistant à dominante de pain grillé, de jolie mousse, est d’une longue finale florale. Leur Extra-brut est particulièrement réussi, de mousse fine et abondante, alliant saveur et distinction, d’une belle harmonie, tout en arômes, ample, tenace, aux senteurs subtiles de chèvrefeuille et de rose, parfaite à l’apéritif.

    Champagne R.H. COUTIER

    Champagne R.H. COUTIER


    René et Nathalie Coutier
    7, rue Henri-III
    51150 Ambonnay
    Téléphone :03 26 57 02 55
    Télécopie : 03 26 57 59 58
    Email : champagne.coutier@wanadoo.fr

    C’est la quatrième génération qui exploite ce domaine familial de 8,5 ha. Très bien classé avec ce Champagne cuvée Henri III, pur Pinot Noir, issu de la récolte 99, qui sent les fruits secs (noix, amande), dense et distingué à la fois, complexe, un vin généreux, très fin, très fruité. Le brut Millésimé 98 est de robe jaune ambré, au nez ample et persistant (brioche, agrumes), et associe fraîcheur et charpente. Excellent brut Grand Cru, tout en arômes, de bouche distinguée où dominent les fruits secs, de teinte dorée, très savoureux, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, très fin, de mousse intense, très agréable sur une cuisine légèrement relevée. Joli brut Tradition, 70 % Pinot Noir et 30% Chardonnay, franc et bien classique.
  • Pin it!

    Lundi, on fait de bonnes affaires à Saint-Emilion

    Lundi, on fait de bonnes affaires à Saint-Emilion

     

    Château BALESTARD la TONNELLESAINT-ÉMILION Château BALESTARD la TONNELLE

    Château BALESTARD la TONNELLE

    (SAINT-ÉMILION)
    Jacques Capdemourlin

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 74 62 06
    Télécopie : 05 57 74 59 34
    Email : info@vignoblescapdemourlin.com
    Site : www.vignoblescapdemourlin.com

    Toujours au sommet. Depuis plus de 400 ans, Saint-Émilion est le berceau de la famille Capdemourlin. Avec un patrimoine familial exceptionnel qui comprend 3 GCC de Saint-Émilion, idéalement situés, et un très estimable Montagne-Saint-Émilion, Jacques Capdemourlin est l’une des figures les plus respectées de la région. Son fils Thierry à ses côtés, passionné et infatigable, il porte la bonne parole aux 4 coins du monde et fait découvrir ce qui lui tient à cœur : ses vins à forte personnalité, très marqués par leurs terroirs respectifs, de longue évolution. Balestard était le nom d’un chanoine du chapitre de Saint-Émilion qui vivait là. Ce cru est très ancien et le poète François Villon, au XVe siècle, vantait déjà ses charmes ; en son hommage, le poème figure sur l’étiquette de ce Saint-Émilion GCC. Les 10,6 ha (70 % Merlot, 25 % Cabernet franc et 5 % Cabernet-Sauvignon) s’épanouissent sur un plateau rocheux, un terroir jouissant d’un excellent ensoleillement. D’importants travaux ont été effectués pour réaliser un chai parfaitement intégré, sans hésiter à creuser le rocher de façon spectaculaire, ce qui donne un superbe chai et une grande salle de dégustation. Jacques Capdemourlin s’attache à faire parler ses terroirs et poursuit sa politique d’investissements. Le Château Balestard-la-Tonnelle GCC 2006 est gras et corsé, d’une grande finesse, au nez subtil où dominent la griotte et les sous-bois, aux tanins denses, d’une jolie finale, un mariage réussi de puissance et d’élégance. Intense, le 2005, solide et structuré, de couleur profonde, avec cette bouche où prédominent le cassis bien mûr et le cuir, est un millésime qui demande un peu de patience. Le 2004, riche en couleur, charnu, sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante, vraiment réussi, bien classique, d’excellente évolution. Beau 2003, de belle robe grenat, très équilibré, aux arômes d’épices, de fruits rouges et de poivre, aux tanins présents et soyeux à la fois, de belle garde. Remarquable 2002, aux nuances épicées, de bouche riche et dense, très parfumé, très prometteur. Le 2001 est un vin gras, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé à la fois, prometteur. Superbe 2000, un grand vin puissant et toujours dominé par l’élégance. À ses côtés, le GCC Château Cap de Mourlin 2006, charnu, un vin riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, de belle robe pourpre soutenu, d’une grande harmonie. C’est l’un des plus anciens crus de l’appellation, qui porte le nom de la famille depuis son origine. Le vignoble de 14 ha est situé sur les pentes nord de Saint-Émilion, où il bénéficie d’un terroir argilo-calcaire avec des sables sur fond d’alios. L’âge moyen des vignes est de 34 ans et l’encépagement est composé de 65 % de Merlot, 25 % de Cabernet franc et 10 % de Cabernet-Sauvignon. Le vin reçoit les mêmes soins attentifs de vinification et d’élevage, il est complexe et élégant, avec des tanins bien fondus, un vin d’un grand classicisme. À la suite, le Saint-Émilion GCC Château Petit-Faurie-de-Soutard 2006, de belle robe grenat, charpenté et gras, aux arômes complexes où dominent les fruits cuits et les sous-bois, épicé en bouche, aux tanins très équilibrés, à la fois puissants et savoureux. Le 2005 poursuit son évolution, un vin de couleur très foncée, bien charpenté, ample, de garde. Beau 2004, de belle robe pourpre, aux notes d’épices et de sous-bois, aux tanins puissants et savoureux à la fois, complexe. Beau 2003, de robe soutenue, aux tanins puissants, au nez où dominent les fruits rouges à noyau mûrs, qui commence à s’ouvrir. C’est en 1850 que ce vignoble fut détaché du grand domaine de Soutard. Les 8 ha de ce GCC sont plantés sur un point culminant du plateau de Saint-Émilion. Il est complanté de 65 % de Merlot, 30 % de Cabernet franc et 5 % de Cabernet-Sauvignon). Même propriétaire que le Château Roudier. (voir Montagne-Saint-Émilion)

    Château TROTTE VIEILLESAINT-ÉMILION Château TROTTE VIEILLE

    Château TROTTE VIEILLE

    (SAINT-ÉMILION)
    Philippe Castéja

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 71 34
    Télécopie : 05 57 87 60 30
    Email : domaines@borie-manoux.fr
    Site : www.borie-manoux.com

    Au sommet, incontestablement. Superbe Saint-Émilion 1er GCC 2006, avec des notes de cassis, de poivre et de sous-bois, aux tanins riches, d’un bon équilibre, qui allie une charpente réelle à un joli fondu en bouche, de garde. Le 2005 est un bel exemple des grands vins de terroir (le sien se situe sur un rocher avec seulement 30 cm de terre), de couleur pourpre, racé, un beau vin concentré, au nez intense, tout en nuances aromatiques (fraise, cerise, myrtille), où dominent la réglisse et les épices, de bouche riche, un vin où toute la puissance de ce très grand millésime joue à plein, de garde. Le 2004 est concentré mais très fin, très équilibré, aux tanins riches et soyeux, au rouge profond, de belle évolution. Remarquable 2003, aux senteurs de fruits rouges mûrs (griotte, framboise), de cuir et d’épices, mêlant distinction et richesse, d’évolution prometteuse. Goûtez le Pessac-Léognan Château Baret rouge 2005, au nez de petits fruits cuits, qui allie puissance et souplesse, de robe grenat soutenu, très réussi comme le Pessac-Léognan Château Baret blanc 2006, suave en bouche, harmonieux, aux arômes de fruits blancs et de lys, d’une grande richesse aromatique en finale. Beau Pomerol Domaine du Clos de l’Église 2005, finement boisé, issu du plateau de l’appellation, puissant et coloré, aux notes de cassis et de cannelle, un vin subtil, dense, aux tanins riches et veloutés. Château BATAILLEY : À la tête des Deuxièmes Grands vins Classés. Propriétaire de la maison Borie-Manoux, Philippe Castéja est surtout propriétaire de plusieurs crus remarquables qui bénéficient de prix sages. Très beau Pauillac 2005, au charnu bien caractéristique, avec cette pointe d’épices et cette charpente à la fois puissante et souple, bien corsé comme il se doit, d’une belle palette aromatique (fruits mûrs, sous-bois, épices), un vin qui devrait tenir toutes ses promesses. Le 2004 est de belle robe profonde, aux arômes persistants de petits fruits rouges mûrs avec des notes épicées, un vin d’une grande structure, avec des tanins riches. Voir le Château Trottevieille à Saint-Émilion.

    Château CANTENACSAINT-ÉMILION Château CANTENAC

    Château CANTENAC

    (SAINT-ÉMILION)
    Nicole Roskam-Brunot

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 51 35 22
    Télécopie : 05 57 25 19 15
    Email : nicole.roskam@chateau-cantenac.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaucantenac
    Site : www.chateau-cantenac.fr

    Une place toujours très enviable dans le Classement pour la chaleureuse Nicole Roskam-Brunot, qui, avec ses fils, élève ce beau Saint-Émilion GC Château Cantenac Climat 2006, aux tanins très équilibrés, à la fois puissants et savoureux, qui allie une belle charpente à une jolie rondeur en bouche, un vin de couleur rubis, aux senteurs de prune et de fraise des bois, avec une touché finement poivrée, corsé, ferme et persistant. Le 2005, tout en couleur et en matière, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques de griotte, de fumé et d’épices, tout en bouche, charnu comme il se doit, est de belle charpente, de garde. Beau 2004, avec des arômes de poivre et de groseille, riche et persistant au palais, gras, aux tanins denses. Le 2003 est d’une belle robe profonde et soyeuse, aux notes de cassis, de pruneau et d’épices, racé et coloré, aux tanins riches et savoureux, tout en bouche, un vin ferme et charpenté, de belle garde. Le Château Cantenac Sélection Madame 2006 est savoureux, où dominent les épices et l’humus, de bouche ample, bien charpenté. Le Château Cantenac 2005 est de robe pourpre soutenu, avec des senteurs de truffe et d’humus, d’une grande harmonie, très parfumé, un vin de bouche étoffée, séveux, généreux et persistant. Le 2004 est corsé et riche en couleur comme en matière, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement épicé.

    Château DARIUS

    Château DARIUS

    (SAINT-ÉMILION)
    GFA Des Pommier Michel et Odette Pommier

    33330 Saint-Laurent-des-Combes
    Téléphone :05 56 61 31 56
    Télécopie : 05 56 61 33 52
    Email : vignoblespommier@aol.com

    Particulièrement apprécié leur Saint-Émilion GC Darius 2005, tout en bouche, au nez complexe et délicat (cassis mûr, épices), associant puissance et finesse, un vin riche et bien charnu comme on les aime, de garde. Le 2004 est un vin bien charpenté, bien charnu, de belle robe soutenue, ample en bouche, au nez légèrement épicé, aux tanins fondus. Beau 2003, médaille d’Argent au concours de Bordeaux 2006, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, un vin qui commence juste à se fondre. Excellent 2002, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé à la fois, gras, complexe, de bonne évolution.
    Château la FLEUR MORANGE

    Château la FLEUR MORANGE

    (SAINT-ÉMILION)
    Véronique et François Julien

    33330 Saint-Pey-d'Armens
    Téléphone :05 57 47 10 90
    Télécopie : 05 57 47 16 72
    Email : julienjf33@aol.com
    Site : www.lafleurmorange.com

    Un vignoble de 2,15 ha, situé sur un sol de sable argileux avec calcaire en sous-sol et alios, l’âge moyen de la vigne est de 60 ans, ébourgeonnage, quatre tris sur pieds, double effeuillage, vendanges manuelles en cagettes, passages des grappes sur table de tri, égrenage à la main. Savoureux Saint-Émilion GC 2006, tout en couleur et en matière, avec ces notes très persistantes de cassis et de prune, aux tanins puissants mais fins, d’une jolie finale délicatement poivrée. Le 2005, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, est remarquable, riche et savoureux en bouche. Le 2003 est d’une belle concentration au palais, aux nuances de cuir et d’épices, un cru qui allie distinction et richesse. Le Saint-Émilion GC cuvée Mathilde est de très bonne charpente, où s’entremêlent des senteurs de fruits rouges bien mûrs et de sous-bois, aux tanins amples.

    Château FONROQUE

    Château FONROQUE

    (SAINT-ÉMILION)
    Direction : Alain Moueix

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 60 02
    Télécopie : 05 57 24 74 59
    Email : info@chateaufonroque.com
    Site : www.chateaufonroque.com

    Une réussite avec ce Saint-Émilion GCC 2006, (88% Merlot et 12% Cabernet franc, vin issu de raisins en conversion vers l’agriculture biologique), typé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, un grand vin puissant et toujours dominé par l’élégance, dominé par des senteurs de groseille et de fumé, de très bonne garde. Le 2005, aux nuances de mûre et de grillé, aux tanins d’une grande suavité et d’une belle longueur en bouche, est un vin riche en bouquet comme en matière, tout en bouche, de garde. Le 2004 est particulièrement savoureux, avec au nez des arômes de groseille et de fraise des bois très mûre, très élégant, d’une belle robe sombre, très équilibré et très prometteur. Le 2003 poursuit son évolution, riche et gras, un vin dominé par des notes de réglisse, tout en couleur et en structure.

    Château La GARELLE

    Château La GARELLE

    (SAINT-ÉMILION)
    Mr et Mme Michel Billon
    3, La Garelle
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 61 98
    Télécopie : 05 57 24 75 22
    Email : chateaulagarelle@wanadoo.fr
    Site : www.lagarelle.com

    Un domaine de 10 ha sur sols sablonneux et argilo-calcaires, composé de 75% Merlot, 15% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc (moyenne d’âge des vignes de 25 ans). Excellent Saint-Émilion GC 2006, de couleur pourpre, avec des arômes de fruits frais et d’épices, soyeux et dense en bouche, élégant et harmonieux mais tout en structure, ample et prometteur. Le 2005 est corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé à la fois, gras, complexe, de très bonne évolution. Le 2004 est de robe grenat, avec des notes de fruits surmûris. Goûtez le Château Relais Saint-Émilion cuvée Georgina 2004, très équilibré en bouche, au nez où prédominent le cassis et les sous-bois, un vin ample et chaleureux au palais.

    Château GRAND CORBIN-DESPAGNE

    Château GRAND CORBIN-DESPAGNE

    (SAINT-ÉMILION)
    François Despagne

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 51 08 38
    Télécopie : 05 57 51 29 18
    Email : f-despagne@grand-corbin-despagne.com
    Site : www.grand-corbin-despagne.com

    Le nom Despagne est attaché à la terre saint-émilionnaise depuis plus d’un demi-millénaire (1665), la propriété appartient à la famille Despagne depuis 1812, la 7e génération a pris la direction en 1996 de ce vignoble de 26 ha situé sur une nappe sableuse (sables sur argiles, argilo-sableux). Beau Saint-Émilion GCC 2006, coloré et parfumé, d’une grande subtilité en bouche, aux notes de cassis, de violette et de truffe, un vin corsé et charpenté, aux tanins fermes mais d’une grande élégance, de grande évolution. Le 2005 est puissant et coloré, aux arômes de griotte et d’épices, corsé, ample, avec des tanins riches, un vin puissant en arômes comme en structure, de fort belle évolution. Le 2004 avec des arômes de cerise noire et d’humus, est un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés mais puissants. Le 2003, de couleur pourpre, avec des notes de fruits cuits et de fumé, soyeux et dense, se goûte parfaitement avec de l’agneau rôti.

    Château GUADETSAINT-ÉMILION Château GUADET

    Château GUADET

    (SAINT-ÉMILION)
    Guy Petrus Lignac

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 74 40 04
    Télécopie : 05 57 24 63 50
    Email : chateauguadet@orange.fr
    Site : www.guadet.com

    Au sommet. Le domaine Saint-Julien était la propriété de M. Guadet. Il fut acquis en mars 1844 par l’arrière-grand-père de Robert Lignac. Les vignes, aux portes de la ville haute sur le plateau, jouissent d’une excellente exposition. “J’ai repris la propriété à la suite de mon père, nous dit Guy-Petrus Lignac, et j’ai voulu donner un nouvel élan au château. J’ai fait appel aux services de Stéphane Derenoncourt, car, nous avons une même vision du vignoble. Les terroirs calcaires, avec une belle exposition au sud et une pente douce sont autant d’atouts pour faire un grand vin, mettant en avant notre minéralité, une pure expression des terroirs calcaires qui donnera au vin des arômes plus floraux. L’outil de travail a été révisé : des vendanges à la cagette, l’absence de foulage, une cinétique de fermentation plus longue, des fûts neufs, vont permettre de créer un vin plus complexe, avec davantage de gras, d’enrobé. Enfin, Guadet Saint-Julien devienty Guadet tout court. Le terme de Saint-Julien associé au Saint-Émilion pouvait troubler les consommateurs.” En attendant, il y a ce remarquable Saint-Émilion GCC 2006, de couleur rouge sombre, fin et délicat, avec des arômes de cerise et de chocolat, une note réglissée et épicée, à la finale persistante, bien charpenté et équilibré, très distingué, très fin, de belle évolution. Le 2005, de couleur intense et profonde, ample et parfumé, aux connotations de cassis, de poivre et d’humus, est un grand vin charnu, ferme et persistant, qui poursuit sa très bonne évolution. Le 2004 est une réussite, d’une belle concentration d'arômes (cassis, épices...), gras, de belle charpente, de couleur pourpre, très bien élevé. Le 2003 est intense, coloré, aux notes complexes où dominent les fruits cuits et les sous-bois, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche épicée, à déboucher sur des plats relevés.

    Château GUILLEMIN LA GAFFELIÈRE

    Château GUILLEMIN LA GAFFELIÈRE

    (SAINT-ÉMILION)
    Sylvie Courreaud-Fompérier
    La Gaffelière
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 74 46 92
    Télécopie : 05 57 74 49 16
    Email : lecellierdesgourmets@wanadoo.fr

    Vignoble sur sol et sous-sol argilo-calcaires (62% Merlot noir, 25% Cabernet franc, 10% Cabernet-Sauvignon et 3% Malbec), avec une moyenne d’âge des vignes de 30 ans (labour des sols, vendanges manuelles triées, élevage en barriques...). Son Saint-Émilion GC 2005, est d’une grande maturité et de bel équilibre, ample et velouté en bouche, avec des notes de fruits rouges à l’alcool, un vin qui séduit par son authenticité et sa longueur. Excellent 2004, avec ces notes de mûre et de griotte, riche en couleur, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux, de bouche savoureuse et persistante.

    Château HAUT-ROCHER

    Château HAUT-ROCHER

    (SAINT-ÉMILION)
    Jérôme de Monteil
    Saint-Etienne-de-Lisse
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 40 18 09
    Télécopie : 05 57 40 08 23
    Email : ht.rocher@vins-jean-de-monteil.com
    Site : www.vins-jean-de-monteil.com

    Très classique, ce Saint-Émilion GC 2006 (vignoble de 9 ha, vignes de 37 ans, 65 % Merlot, 20% Cabernet franc, 12% Cabernet-Sauvignon et 3% Malbec), est de robe pourpre soutenu, d’une belle concentration, aux notes de griotte mûre et d’épices, un vin qui mêle harmonie et richesse, typicité et souplesse, de très bonne garde. Le 2005 est intense, harmonieux, aux connotations fruitées (griotte, cassis) et épicées, un vin savoureux et typé, aux nuances de mûre et d’humus en finale, de très bonne garde. Le 2004, aux notes de cassis mûr et de cannelle, harmonieux, aux tanins fermes et soyeux à la fois, est très réussi, de bouche complexe. Le 2003 est coloré et très parfumé, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de fruits rouges et de réglisse, charnu, aux tanins bien soyeux mais bien riches. Le 2002, où domine le pruneau, est très équilibré, avec des tanins ronds mais bien présents, de bouche persistante, d’excellente évolution. Le 2001, aux tanins très élégants mais très fermes également, est légèrement épicé en finale. Le 2000 est de couleur soutenue et intense, au nez de mûre et d’humus, un vin charnu, aux tanins riches, qui commence à s’apprécier pleinement sur un confit de porc, par exemple. Goûtez son Saint-Émilion Pavillon du Haut-Rocher 2005, avec des notes de fruits bien mûrs, de cassis et de framboise, aux tanins ronds et présents, fin et charnu à la fois. À la suite, ce Côtes-de-Castillon Château Bréhat (8,5 ha sur terroir argilo-limono-sableux sur sous-sol calcaire, 65% Merlot, 15% Cabernet franc et 20% Cabernet-Sauvignon), de bouche parfumée, riche et fondue à la fois, où se mêlent la truffe et l’humus, aux tanins soyeux, charnu comme il se doit, de charpente fine mais bien présente.
    Château LAROQUESAINT-ÉMILION Château LAROQUE

    Château LAROQUE

    (SAINT-ÉMILION)
    Direction : Bruno Sainson
    Saint-Christophe-des-Bardes
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 77 28
    Télécopie : 05 57 24 63 65
    Email : contact@chateau-laroque.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaularoque
    Site : www.chateau-laroque.com

    Depuis plus de quarante ans, le Château appartient à la famille Beaumartin. Cette superbe demeure féodale du XIIe reconstruite sous Louis XIV, lui vaut le surnom de "Petit Versailles". Le vignoble s'étend sur 58 hectares de vignes situés sur un superbe terroir. Il s'agit de plusieurs coteaux argilo-calcaires situés sur les hauts de Saint-Emilion et profitant d'un excellent ensoleillement. Les vendanges manuelles sont effectuées en fonction de la maturité des raisins, parcelle par parcelle. La vinification pratiquée en petites cuves permet d'isoler chaque lot de raisin et d'affiner la complémentarité des terroirs. Les cuvaisons sont longues et très surveillées, le vin vieillit ensuite en barriques durant 12 mois. Beaucoup de précautions et de soins apportés aux différentes étapes de l'élaboration du vin permettent d'obtenir une très haute qualité. Superbe Saint-Émilion GCC 2006, de bouche puissante et corsée, un vin gras et typé, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime très équilibré où se mêlent des senteurs de mûre, de moka et de cannelle. Le 2005, aux arômes caractéristiques d’épices (cannelle, poivre rose) et de griotte bien mûre, très charnu, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, un vin gras et persistant, avec un beau volume en finale, de garde, bien sûr. Beau 2004, riche en couleur, corsé, charpenté, de bouche savoureuse, aux tanins fermes mais très élégants, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, rond et charpenté, un vin encore bien jeune, de très belle garde. Le 2003 est remarquable, de bouche étoffée, alliant ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées, un vin puissant, de très bonne garde. Le 2002, de couleur profonde, avec beaucoup de structure, au nez complexe où prédominent le cassis et les sous-bois, aux tanins puissants et soyeux à la fois, commence à s’ouvrir. Particulièrement séduisant aujourd’hui, le 2001, dense, gras, alliant puissance et distinction, bien charnu, d’une grande finesse, où dominent les fruits cuits et les épices, intense au nez comme en bouche avec des nuances de cerise et de truffe. Le 2000, gras, de robe soutenue, est charnu, aux notes de groseille surmûrie, de vanille et d’humus bien caractéristiques. Parfait en ce moment, le 99 est tout en bouche, avec cette belle robe aux légers reflets pourpres, un nez profond de fruits rouges et noirs mûrs avec des notes épicées, un vin plein de finesse à la matière tendre, bien structuré. Remarquable 98, de belle structure tannique, puissante et fondue à la fois, de couleur grenat, d’une belle concentration, aux notes de fruits rouges macérés et d’épices (muscade), alliant distinction et richesse, un vin très représentatif de ce grand millésime classique. Beau rapport qualité-prix-typicité.

    Château MANGOTSAINT-ÉMILION Château MANGOT

    Château MANGOT

    (SAINT-ÉMILION)
    Anne-Marie et Jean-Guy Todeschini
    Saint-Étienne-de-Lisse
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 40 18 23
    Télécopie : 05 57 56 43 97
    Email : todeschini@chateaumangot.fr
    Site : www.chateaumangot.fr

    “Nos deux fils Karl et Yann se sont joints à nous depuis quelques mois, nous dit-on, et le 2008 sera pour nous le premier millésime réunissant plusieurs générations.” Très réussi, leur Saint-Émilion GC 2006, de belle robe rubis intense, est un vin classique, dense, bien corsé, riche et subtil, au nez où l’on retrouve la groseille et les sous-bois, de bouche ample et chaleureuse. Le 2005, de couleur pourpre, est bien charnu comme il se doit, aux tanins fermes et soyeux à la fois, très bien élevé, tout en nuances avec des notes de griotte et de cannelle. Excellent 2004, d’un bel équilibre tannique, bien élevé, au nez complexe (griotte, épices), tout en bouche, de très bonne garde. La cuvée Quintessence 2005 est dense, de bouche savoureuse mais puissante, au nez à dominante de fruits frais et d’humus, parfaite sur une cuisine légèrement épicée. Goûtez leur Côtes-de-Castillon Château La Brande cuvée Réservée 2005, de belle robe rubis intense, très bien équilibré, riche et subtil au nez comme en bouche, aux nuances de fruits macérés et de sous-bois (23 ha plantés majoritairement de Merlot).

    Château MATRASSAINT-ÉMILION Château MATRAS

    Château MATRAS

    (SAINT-ÉMILION)
    Vignobles Gaboriaud-Bernard

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 51 52 39
    Télécopie : 05 57 51 70 19
    Email : chateau.bourseau@wanadoo.fr

    À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Un vignoble situé sur le versant sud des coteaux de Saint-Émilion. Le terrain argilo-calcaire est mélangé d’alios ou crasse de fer. Les Cabernet et Merlot y produisent un vin dont le moelleux, la finesse et le bouquet sont fort appréciés. La vinification est conduite avec un contrôle permanent des températures. Le vin est ensuite élevé pendant 18 mois en fûts de chêne, dont 1/3 est renouvelé chaque année. Superbe Saint-Émilion GCC 2006, aux notes de cassis mûr et d’épices, un vin puissant et harmonieux, aux tanins fermes et savoureux à la fois, très bien élevé, avec des connotations de fruits à noyau et de cannelle, finement toastées. Le 2005, de belle couleur grenat, est un grand vin corsé et velouté, aux nuances de fumé et de fraise des bois mûre, intense, au nez légèrement épicé (poivre rose), aux tanins présents, d’excellente garde. Le 2004 commence à s’ouvrir, tout en couleur et en matière, au nez riche de framboise mûre, dense et gras, d’une jolie concentration, de belle garde. Beau 2003, tout en couleur comme en charpente, tout en finesse aromatique (cerise noire, groseille, poivre), de robe intense, typé, associant structure et finesse, de belle évolution. Le 2002, classique, est riche en couleur comme en arômes, intense au nez comme en bouche, d’excellente évolution. Remarquable 2001, épicé en bouche, mêlant finesse et charpente, un vin corsé, de très belle structure, d’une belle finale. Le 2000 se goûte très bien aujourd’hui, un vin dense et riche, alliant distinction et structure, de belle base tannique, tout en bouche. Le 99, alliant concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance en bouche, a des notes très caractéristiques de cuir et de fruits confits. Excellent rapport qualité-prix.

    Château MAUVINONSAINT-ÉMILION Château MAUVINON

    Château MAUVINON

    (SAINT-ÉMILION)
    Famille Tribaudeau
    Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 64 79
    Télécopie : 05 57 74 44 96
    Email : chateaumauvinon@worldonline.fr
    Site : www.chateau-mauvinon.com

    À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Ces propriétaires charmants et passionnés sont rejoints par leur fils, Jean-Édouard, en 5e année à Purpan (Toulouse) qui vient donner sa “patte” aux Vins de la propriété. Belle dégustation sur place et un vrai coup de cœur pour leur Saint-Émilion GC 2006, très typé, intense et délicat, un vin ample, charnu et charpenté, qui sent bon les fruits cuits et les sous-bois, de bouche puissante mais très élégante, avec beaucoup de potentiel. Le 2005, corsé, riche en couleur comme en matière, persistant, au nez dominé par la fraise des bois, mariée à des notes de cuir et d’humus, aux tanins présents et soyeux à la fois, un vin riche et structuré, d’une bonne longueur en bouche, très prometteur. Le 2004 est gras, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, avec des tanins riches et veloutés à la fois, tout en charpente. Le 2003, avec ces arômes caractéristiques d’épices et de griotte, est superbe, bien charnu, typé, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, un vin gras et persistant, avec un beau volume en finale, vraiment remarquable. Le 2002, avec des nuances se définissant par des arômes de framboise, de fraise des bois, est un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche, encore très jeune. Leur 2001, au nez puissant et subtil à la fois, de belle charpente, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire…), de cuir et de truffe, est un vin dense, complexe comme il se doit, fondu et très prometteur. Le 2000, puissant et bien savoureux, est ample, de couleur profonde, un vin avec beaucoup de structure, au nez subtil et épicé, qui poursuit une très belle évolution, idéal sur un gigot d’agneau. Le 99 est savoureux actuellement, intense en couleur et en arômes, très parfumé (mûre, poivre…), un vin de bouche charnue, bien persistant en finale. Remarquable rapport qualité-prix, et un accueil de premier ordre.

    Château MELIN

    Château MELIN

    (SAINT-ÉMILION)

    19, avenue du Port-du-Roy
    33500 Libourne
    Téléphone :05 57 51 42 93
    Télécopie : 05 57 25 96 54

    Ici, l’âge moyen des vignes est de 35 ans, plantées sur sol sablo-graveleux (75% Merlot et 25% Cabernet franc). Le Saint-Émilion 2006, bien élevé en fûts de chêne, est très réussi, bien représentatif de ce millésime classique bordelais, où la distinction est prédominante, un bien joli vin qui allie couleur et structure, avec ces nuances de cerise noire et d’humus, très équilibré, aux tanins fondus et bien présents à la fois. Le 2005, au nez subtil dominé par les petits fruits rouges mûrs, avec une touche épicée, très harmonieux, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche chaleureuse, de garde. Le 2004 est tout en bouche, fin et corsé à la fois, associant puissance et distinction, gras, bien charnu.

    Clos des MENUTS Famille RivièreSAINT-ÉMILION Clos des MENUTS Famille Rivière

    Clos des MENUTS Famille Rivière

    (SAINT-ÉMILION)
    Philippe Rivière
    Rue de l’Abbé-Bergey
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 55 59 59
    Télécopie : 05 57 55 59 51
    Email : mriviere@riviere-stemilion.com

    À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Sympathique et passionné, Philippe Rivière s’attache à élever des Vins qui restent dans un excellent rapport qualité-prix-typicité. Sa propriété s’étend sur 25 ha. Le sol, en partie argilo-calcaire et principalement argilo-sableux à sous-sol d’alios avec crasse de fer, permet un excellent drainage (75% Merlot, 15% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc). Un bien beau Saint-Émilion GC 2006, très classique, de couleur intense et sombre, avec des arômes puissants et subtils où s’entremêlent les épices, les fruits rouges et les baies sauvages, un vin de bouche complexe, ronde, charnue et structurée, d’une longue finale. Le 2005, riche en arômes, d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux senteurs de fruits cuits, de cannelle et d’humus, est très équilibré au nez comme en bouche. Le 2004, de couleur grenat, est savoureux au palais, concentré, bien marqué par son terroir, gras et persistant, riche en arômes comme en structure, aux tanins fins. Beau 2003, de couleur intense, ample et parfumé, aux connotations de cassis et d’humus, un vin charnu, ferme et long en bouche, de très bonne évolution. Goûtez aussi le Graves Château de Callac rouge, régulièrement réussi comme le Lalande-de-Pomerol Château Moulin de Lavaud et le Montagne-Saint-Émilion Château de Beaulieu. Château HAUT-PIQUAT : un savoureux Lussac-Saint-Émilion 2006, de bouche harmonieuse, ronde et mûre, un vin dominé par des notes de framboise macérée, finement tannique, qui allie une charpente réelle à une jolie souplesse. Le 2005 poursuit sa belle évolution, un vin coloré, de bouche puissante et dense, aux nuances de framboise, d’humus et de réglisse, d’une structure soutenue, charnu, d’une finale complexe.

    Château ORISSE du CASSESAINT-ÉMILION Château ORISSE du CASSE

    Château ORISSE du CASSE

    (SAINT-ÉMILION)
    Danielle Dubois
    Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 72 75
    Télécopie : 05 40 54 08 01
    Email : dubricru@terroirsenliberte.com
    Site : www.terroirsenliberte.com

    Une place particulièrement enviable dans le Classement 2009 pour ce remarquable Saint-Émilion GC 2006, charpenté et harmonieux, bien caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, qui associe puissance et distinction, aux tanins denses, gras en bouche, d’une très jolie persistance. Le 2005, charnu, riche et structuré, au nez épicé, allie une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche, un vin avec beaucoup de structure, riche en couleur comme en arômes, avec ces notes de fruits noirs mûrs (groseille, mûre) et d’épices. Le 2004 développe des notes épicées, au nez complexe où dominent les petits fruits noirs à noyau, riche et souple à la fois, très savoureux. Beau 2003, puissant en bouche, corsé, charpenté, avec des arômes intenses (cassis, sous-bois, truffe) et persistants, qui poursuit son évolution. Le 2002 est bien dense, très bien structuré, riche, parfumé, aux notes de fruits mûrs, tout en bouche, un vin au nez intense et complexe (fraise des bois, violette, cuir...), de couleur profonde, d’un bel équilibre, aux tanins savoureux. Beau 2001, de belle couleur grenat, intense, corsé, velouté, très parfumé, avec ces notes subtiles de sous-bois et de truffe, aux tanins fermes et ronds à la fois, fondu en bouche. Goûtez aussi “LE P”, une cuvée spéciale, avec des notes de fumé et d’épices, aux tanins souples mais puissants, un vin gras et de belle charpente, harmonieux en bouche. Le Côtes-de-Castillon Arthus, à la tête de son appellation (voir le Classement des Côtes), est très bien élevé, au nez de myrtille, de violette et d’épices douces, gras, où la puissance s’allie à la finesse, un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples.

    OUZOULIAS et FilsSAINT-ÉMILION OUZOULIAS et Fils

    OUZOULIAS et Fils

    (SAINT-ÉMILION)
    Claire Ouzulias
    17, rue du Colonel Picot - BP 93
    33500 Libourne
    Téléphone :05 57 51 07 55
    Télécopie : 05 57 25 18 27
    Email : ets.ouzoulias@wanadoo.fr
    Site : www.ouzoulias-vins.com

    La 5e génération est en place avec la passation de la direction de la Maison de Négoce entre Pierre et Claire Ouzoulias depuis août 2005. Ici, on élève des vins en respectant la grande tradition libournaise, sans esbroufe ni manipulations œnologiques, et l’on a bien raison. Vous aimerez donc comme nous leur Saint-Émilion GC Château Franc-Pourret 2006 (agriculture biologique certifié Ecocert), d’une belle structure tannique, très aromatique avec ce goût légèrement fumé, de bouche suave et veloutée, d’excellente évolution. Le 2005, au nez de fruits rouges et d’épices caractéristique, de belle charpente, ample, aux nuances de mûre et de poivre, tout en souplesse mais puissant, de garde. Le 2004 se goûte vraiment très bien aujourd’hui, parvenant à peine à maturité, un millésime tout en charme et souplesse, finement bouqueté, de bouche ample et persistante. Excellent Saint-Émilion GC Domaine du Haut-Patarabet 2005, corsé, savoureux, aux tanins fermes, au nez complexe (cuir, truffe), alliant rondeur et charpente. Goûtez leur Lalande-de-Pomerol Les Raisagnoles, riche en couleur, bien charnu, qui sent bon la griotte et les sous-bois, vraiment réussi comme ce Graves blanc l’Odyssée 2006, doté d’une étiquette épurée et élégante à la fois, est tout en fruité, fin et suave à la fois. Beau rapport qualité-prix.
    Château CLOS DES PRINCE

    Château CLOS DES PRINCE

    (SAINT-ÉMILION)
    Marie-Christine Prince
    À Saint-Laurent-des-Combes
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 84 64 14 et 06 76 81 04 11
    Télécopie : 05 57 84 64 54
    Email : vignobles-prince@wanadoo.fr

    Vignoble de 2 ha, sur sables siliceux et profonds et de crasses de fer en sous-sol, avec une moyenne d’âge des vignes de 35 ans (90% Merlot et 10% Cabernet franc). Valeur sûre avec ce Saint-Émilion GC 2006, très charmeur comme il se doit dans ce millésime tout en souplesse, aux tanins fins, de bouche fruitée et charnue, un vin charpenté, aux nuances de mûre et d’humus, de bouche intense. Riche et complexe, le 2005 allie charpente et distinction, de belle robe intense, un vin d’une jolie concentration en bouche, aux notes de groseille, de fumé et de poivre, de garde. Le 2004 se goûte très bien, un vin de caractère, typé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, au nez délicat d’épices et de fruits macérés. Puissant, le 2003, ample et coloré comme il le faut, aux arômes de fruits mûrs (groseille, cerise) et d’épices, aux tanins souples et bien présents à la fois, est un vin chaleureux. Excellent 2001, aux senteurs de cassis et de pruneau, aux tanins équilibrés, de bouche pleine.

    Château la ROSE- POURRET

    Château la ROSE- POURRET

    (SAINT-ÉMILION)
    M. Warion

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 71 13
    Télécopie : 05 57 74 43 93
    Email : contact@la-rose-pourret.com
    Site : www.la-rose-pourret.com

    Le vignoble familial (depuis 200 ans) s’étend sur 8 ha. La génération actuelle maintient la tradition en travaillant avec passion les Merlot (70%) et Cabernet (30%), plantés sur des sols argilo-sableux sur crasse de fer et sables anciens. Les labours, les vendanges manuelles, la vinification traditionnelle, l’élevage en barriques neuves renouvelées par 1/3 chaque année... Beau Saint-Émilion GC 2006, d’une belle teinte profonde et soyeuse, aux senteurs de cassis, de pruneau et d’épices, racé, aux tanins riches et savoureux, tout en bouche, un vin rond et bien charpenté. Le 2005 est bien charnu, concentré et gras, dense, au nez dominé par le pruneau et le poivre, finement boisé, de très bonne évolution. Le 2004 est de belle robe soutenue, aux tanins mûrs et présents à la fois, très parfumé, corsé, harmonieux et persistant, un vin d’excellente évolution. Le 2003, de belle robe grenat, est charnu, aux arômes d’épices, de fruits rouges cuits et de cuir, aux tanins fermes et soyeux à la fois. Excellent 2002, de couleur soutenue, gras, riche au nez comme en bouche. Le 2001, de couleur pourpre, avec des arômes de fruits et d’épices, est un vin tout en charme, élégant et harmonieux.

    Château CLOS de SARPE

    Château CLOS de SARPE

    (SAINT-ÉMILION)
    Sca Beyney
    Place du 11 Novembre 1918
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 72 39
    Télécopie : 05 57 74 47 54
    Site : www.clos-de-sarpe.com

    Très bien classé. Bénéficiant d’un terroir exceptionnel sur un coteau argilo-calcaire dont la noblesse a été avalisée par le temps, le petit vignoble de 3 ha 68 est traité comme un véritable jardin dans le souci permanent du respect de la nature : visée écologique poussée, façons traditionnelles méticuleuses, rendements maîtrisés, vendanges manuelles à maturité parfaite… une approche qui trouve son prolongement au chai, dans une vinification naturelle, s’effectuant lentement dans la durée. Un savoureux Saint-Émilion GC 2006, bien charpenté, corsé, distingué en bouche avec des nuances de fruits des bois et de fumé, au nez légèrement épicé, aux tanins bien présents et fondus à la fois, de très bonne évolution. Le 2005 est corsé et gras, aux tanins puissants, très équilibré, persistant, au nez où dominent les épices, très réussi, qui devrait tenir ses promesses. Le 2004, de couleur intense, est racé, aux tanins riches, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en élégance, d’excellente garde. Le 2003, très représentatif des belles réussites de l’appellation dans ce millésime, à la fois charnu et distingué, est d’une jolie couleur rubis prononcé, avec des notes de fruits mûrs (cassis et framboise) et de réglisse, parfait sur un civet. Le 2002, de couleur profonde, allie concentration aromatique, ampleur des tanins et distinction en bouche. Le 2001, corsé, aux notes de pruneau et de sous-bois, est un vin puissant, de très bonne bouche, de très bonne évolution. Le 2000, de couleur grenat, d’une belle concentration, aux notes de griotte mûre et d’épices, est un cru qui allie distinction et richesse, de garde. Excellent 99, intense, aux notes de cassis mûr et d’épices, un vin puissant et harmonieux. Goûtez aussi l’excellent Second Vin Charles de Sarpe. Vieux millésimes disponibles.

    Château LA TOUR DU PIN FIGEAC

    Château LA TOUR DU PIN FIGEAC

    (SAINT-ÉMILION)
    Sarl André Giraud

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 51 06 10
    Télécopie : 05 57 51 74 99
    Email : contact@vins-giraud-belivier.com
    Site : www.vins-giraud-belivier.com

    Les 11 ha de vignes bénéficient d’un sol graveleux et argilo-siliceux avec un sous-sol très ferrugineux permettant aux vignes âgées de 40 ans de produire le meilleur. L’encépagement est réparti pour 75% de Merlot et 25% de Cabernet franc. Les fermentations sont longues et très surveillées, le vieillissement se fait en fûts de chêne. Une belle réussite avec ce Saint-Émilion GCC 2006, un grand vin de couleur dense, racé, aux tanins puissants et riches, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en élégance, d’excellente garde. Le 2005 est puissant et harmonieux, intense, aux notes de cassis très mûr et d’épices, aux tanins fermes et serrés, mais veloutés à la fois, de bouche complexe où dominent le cassis et la cannelle, qui persistent en finale. Le 2004, au nez de violette et de sous-bois très caractéristique, est franc, ample, corsé et souple à la fois, bien tannique. Voir le Pomerol Château Le Caillou.

    Château TOUR SAINT-PIERRE

    Château TOUR SAINT-PIERRE

    (SAINT-ÉMILION)
    Indivision Goudineau
    BP 9
    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 24 70 23
    Télécopie : 05 57 74 42 74
    Email : toursaintpierre@free.fr

    Un vignoble de 12 ha (80% Merlot, 10% Cabernet-Sauvignon, 10% Cabernet franc) cultivé sans utilisation de désherbant chimique ou d’insecticide. Vous aimerez comme nous ce Saint-Émilion GC 2005, aux tanins soyeux et fermes à la fois, au nez complexe et subtil dominé par le cassis mûr et l’humus. Le 2004, tout en couleur et en matière, très typé, gras, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, qui mérite de la patience pour en profiter pleinement. Le 2003 est coloré et très aromatique, d’une grande subtilité en bouche, aux senteurs de cassis, de cuir et de truffe, très corsé, bien charpenté, aux tanins fermes mais d’une grande élégance. Beau 2002, gras, complet, un vin ample et dense en bouche, qui poursuit une fort belle évolution. Le 2001, de couleur grenat, d’une belle concentration, aux notes de fruits rouges mûrs et d’épices, allie distinction et richesse. Très beau 2000, typé, au nez complexe, de bouche puissante et parfumée. Remarquable rapport qualité-prix.
    Château VIEUX RIVALLON

    Château VIEUX RIVALLON

    (SAINT-ÉMILION)
    Scea Bouquey Rivallon

    33330 Saint-Émilion
    Téléphone :05 57 51 35 27
    Télécopie : 05 57 51 95 02
    Email : chateauvieuxrivallon@orange.fr

    Très bien classé avec son Saint-Émilion GC 2005, un vin corsé, ample et distingué, au nez légèrement épicé, avec en bouche des nuances de groseille mûre, aux tanins présents et délicieusement fondus, d’excellente garde.

  • Pin it!

    Mardi, il fait froid, on se prévoit un plat classique et des rouges parfumés et corsés

    Mardi, il fait froid, on se prévoit un plat classique et des rouges parfumés et corsés

    Avec les viandes rouges

    - Bœuf bourguignon ou pot-au-feu : le même vin rouge que celui employé pour la cuisson, et tout particulièrement un Bourgogne puissant (Pommard, Savigny...), un Côtes-du-Rhône, un Languedoc (Minervois, Faugères...) ou un Bandol.

    - Bœuf rôti : la plupart des vins rouges assez corsés et tanniques, les Bordeaux relativement jeunes (Lalande-de-Pomerol, Saint-Emilion, Médoc, Graves...), les Bourgogne (Auxey-Duresses, Santenay), ceux de la vallée du Rhône (CDR-Visan), ceux de la Loire (Chinon)…

     

    CAVE les COTEAUX de VISANVISAN CAVE les COTEAUX de VISAN

    CAVE les COTEAUX de VISAN

    (VISAN)
    Christiane et Théo Théodosiou
    BP 22
    84820 Visan
    Téléphone :04 90 28 50 80
    Télécopie : 04 90 28 50 81
    Email : cave@coteaux-de-visan.fr
    Site : www.coteau-de-visan.fr

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. La Cave vient de se doter d’un superbe espace dégustation-vente, où l’on se fait plaisir avec ce CDR-Visan cuvée du Marot 2006, de belle couleur, ample et parfumé, corsé, aux tanins enrobés, un vin harmonieux, très équilibré, complet, dominé par le cassis et les sous-bois, d’excellente garde. Le 2005 est un beau vin typé comme on les aime, avec des notes de violette et de réglisse, riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure, ample, légèrement poivré en finale, de très bonne évolution. Le 2004 est marqué par ces notes d’épices à dominante de fruits rouges mûrs et de violette, un vin intense, de bouche pleine, aux nuances complexes de fruits des bois macérés, Cette cuvée est issue d’un très joli terroir en coteaux plein sud avec un sol très caillouteux qui reflète particulièrement bien la chaleur aux raisins. La vinification est très traditionnelle avec des cuvaisons assez longues. Le vieillissement se fait en magnums emmurés durant un an dans les caves du château. À ses côtés, cette remarquable cuvée Saint-Vincent 2004 (vieilles vignes), élevée en fûts de chêne durant 12 à 18 mois dans la magnifique cave de vieillissement creusée dans le safre, de belle robe rouge grenat, au nez très expressif et complexe de fruits bien mûrs (cerise, pruneau, figue mûre), un vin puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, de très bonne évolution, à découvrir sur des plats épicés. Goûtez encore la cuvée Lou Câlin 2003 (70% Grenache, 20% Mourvèdre, 5% Syrah, 5% Clairette), de robe soutenue, aux notes de sous-bois et de mûre, un vin aux tanins riches et ronds à la fois. Belle cuvée Notre-Dame des vignes, de robe pourpre, aux connotations complexes de griotte, de pruneau et de sous-bois, avec des tanins mûrs, de bouche veloutée, puissante et ample comme le CDR-Visan rouge Grande Réserve 2005 (70% Grenache, 15% Syrah et 15 % Mourvèdre issus de vieilles vignes sélectionnées et vendangées à la main). La cuvée Femmes 2006, symbole de l’éternel féminin, élue par un jury de dégustatrices sous la présidence d’Isabelle Forêt, spécialement adaptée aux goûts des femmes. Un CDR-Village Visan provenant de cépages nobles (80 % Grenache, 15 % Syrah et 5 % Mourvèdre issus de vieilles vignes sélectionnées et vendangées à la main), une cuvée à la fois fruitée et puissante, d’une belle longueur ainsi que de la fraîcheur en finale. Il y a encore cette cuvée Odyssée 2003 (70% Grenache, 10% Mourvèdre, 10% Syrah, 10% Clairette), qui offre une belle robe pourpre intense, des arômes subtils (framboise, épices, violette) soutenus par une structure harmonieuse et une finale subtilement poivrée.
    Château BOIS de ROC

    Château BOIS de ROC

    (MÉDOC)
    Laurence Cazenave Dacruz-E-Silva
    2, rue des Sarments
    33340 Saint-Yzans-de-Médoc
    Téléphone :05 56 09 09 79
    Télécopie : 05 56 09 06 29
    Email : boisderoc@orange.fr

    Situés sur de belles croupes caillouteuses, les 16 ha dominent l’estuaire de la Gironde. Philippe Cazenave a toujours aimé faire des vins à son image, typés, témoignage d’une certaine qualité de vie simple et naturelle. Aujourd’hui, ce sont ses enfants qui poursuivent cette philosophie. L’élevage se fait traditionnellement en barriques de chêne dont près de la moitié sont renouvelées chaque année. Cela explique ce Médoc 2005, bien typé, d’une belle concentration, aux notes de fruits rouges macérés (griotte, fraise) et d’épices, un vin qui allie distinction et richesse, d’une longue finale, de garde. Le 2004 est équilibré, charnu et typé, au nez subtil, aux nuances de cassis, d’épices et d’humus, aux tanins fermes, de bouche puissante. Le 2003, au nez de griotte et de fumé, est riche et gras, tout en nuances aromatiques, aux tanins savoureux, de bonne évolution comme en atteste le 2000, de bouche charnue, tout en arômes.

    Château SAINT-AGRÈVES

    Château SAINT-AGRÈVES

    (GRAVES)
    Earl Landry
    17, rue Joachim-de-Chalup Lieu dit Artigues
    33720 Landiras
    Téléphone :05 56 62 50 85
    Télécopie : 05 56 62 42 49
    Email : saint-agreves@orange.fr

    Très bien classé avec ce Graves rouge 2006, bien coloré, un vin qui allie charpente et souplesse, avec des tanins ronds, très parfumé, avec ce nez où domine le pruneau, un vin tout en harmonie, à ouvrir sur une entrecôte aux sarments de vigne. Le 2005, médailles de Bronze au Concours des Vignerons Indépendants 2007 ainsi qu’au Concours de Bordeaux vins d’Aquitaine, de couleur intense aux reflets noirs, aux arômes de fruits rouges, d’épices, avec des tanins bien enrobés, est un vin riche et généreux, d’une belle finale aromatique. Excellent 2004, de robe soutenue, bien charnu, savoureux, aux notes de groseille et d’humus bien caractéristiques, de bonne évolution. Tout en nuances, le Graves blanc 2006 est d’une belle persistance aromatique, vif, avec des senteurs très fines et rafraîchissantes d’agrumes, de menthe, de chèvrefeuille, de bouche ample avec une longue finale.
    Château de COUDOT

    Château de COUDOT

    (HAUT-MÉDOC)
    J. Blanchard

    33460 Cussac-Fort-Médoc
    Téléphone :05 56 58 90 71
    Télécopie : 05 57 88 50 47
    Email : ch.coudot@wanadoo.fr

    Coup de cœur pour son Haut-Médoc 2005, très typé, de belle robe rubis profond, de bouche savoureuse mais puissante, au nez complexe et délicatement épicé où l’on retrouve les fruits et l’humus, de bonne base tannique. Beau 2004, intense au nez comme en bouche, très parfumé (groseille, sous-bois) et persistant, d’un bel équilibre. Le 2003, un vin de couleur soutenue, est très aromatique, aux tanins soyeux et fermes à la fois, au nez complexe et subtil dominé par le cassis mûr. Le 2002, de robe grenat, où dominent la griotte et les épices, allie charpente et souplesse. Le 2000 se goûte très bien aujourd’hui, où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges cuits et de réglisse, très harmonieux.
    Domaine ALARY

    Domaine ALARY

    (CAIRANNE)
    Denis Alary EARL
    La Font-d’Estevenas Route de Rasteau
    84290 Cairanne
    Téléphone :04 90 30 82 32
    Télécopie : 04 90 30 74 71
    Email : alary.denis@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainealary

    Coup de cœur pour ce domaine familial de père en fils depuis 1692, de 25 ha, composé de terres argilo-calcaires caillouteuses. Le CDR-Village Cairanne La Jean de Verde 2006, est superbe, un vin de bouche puissante et dense, aux tanins bien fermes et harmonieux, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse. Excellent Cairanne blanc La Font d’Estevenas 2007, de bouche puissante, riche en bouquet, très harmonieux, aux parfums de fruits secs et de fleurs, tout en rondeur. Le Cairanne rouge La Grange Daniel 2006, coloré et bouqueté, aux notes de cerise confite et d’humus, est un vin de bouche très chaleureuse.

    Domaine MOULIN du POURPRÉ

    Domaine MOULIN du POURPRÉ

    (CÔTES DU RHÔNE ET VILLAGES)
    Françoise Simon

    30200 Colombier-Sabran
    Téléphone :04 66 89 73 98
    Email : le.moulin.du.pourpre@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/moulindupourpre
    Site : www.moulin-du-pourpre.com

    Au sommet, naturellement. Une propriétaire passionnée, qui marie aussi bien l’humour que ses fûts. Depuis une dizaine de générations, la famille Simon-Vallat possède sur ses terres un ancien moulin dont les lourdes meules de pierre subsistent depuis la fin du XVIIe siècle. Pourpré était le nom du ruisseau qui traversait le moulin, avant d’être dérivé en 1892. Le domaine s’étend sur 21 ha de vignes. Remarquable CDR rouge 2006 (Grenache et Syrah), fidèle à lui-même, bien corsé, superbe, tout en bouche, aux arômes de fruits cuits et d’épices, au nez dominé par la cannelle, d’une belle couleur profonde. Le 2005 commence à se goûter parfaitement, avec des tanins puissants mais bien mûrs. Savoureux rosé 2007, issu d’une saignée des Syrah, Grenache et Cinsault, médaille d’Or au Concours général agricole de Paris 2008, qui bénéficie d’une nouvelle étiquette, un vin où le fruit domine, de belle teinte, tout en rondeur. Le CDR blanc (Bourboulenc, Ugni Blanc et Grenache blanc) issu de très vieilles vignes, assemblage avec 10% de vin passé en fûts de chêne pour obtenir du gras et de la rondeur. est une belle réussite, de jolie teinte, un vin ample et bien harmonieux, qui sent les noisettes et la pêche blanche, de bouche suave, à déboucher aussi bien sur des sardines grillées que sur une côte de veau jardinière.
    Domaine GOURON

    Domaine GOURON

    (CHINON)
    Laurent et Stéphane Gouron
    La Croix-de-Bois
    37500 Cravant-les-Coteaux
    Téléphone :02 47 93 15 33
    Télécopie : 02 47 93 96 73
    Email : info@domaine-gouron.com
    Site : htwww.vinsdusiecle.com/gouron
    Site : www.domaine-gouron.com

    Au sommet avec ce Chinon La Croix Boisée 2006, au nez de framboise, alliant puissance et souplesse en bouche, charpenté, complexe, très riche. Beau Chinon cuvée Vieilles Vignes, issu de sols argilo-calcaires et argilo-siliceux (Vignes de 45 ans et plus, cuvaison longue et élevage 12 mois en fûts de chêne), charnu, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue, au nez complexe où dominent la cerise noire et les épices, d’excellente garde. Excellent Chinon 2007, un vin corsé et riche en couleur comme en matière, au nez subtil de fruits à noyau, de bouche pleine, ample et veloutée, d’une belle charpente.
    La BASTIDE BLANCHEBANDOL La BASTIDE BLANCHE

    La BASTIDE BLANCHE

    (BANDOL)
    Michel et Louis Bronzo
    367, route des Oratoires
    83330 Sainte-Anne-du-Castellet
    Téléphone :04 94 32 63 20
    Télécopie : 04 94 32 74 34
    Email : bastideblanche@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/bastideblanche

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés, et de loin (ce qui est très rare, dans les 3 couleurs). Le vignoble de 28 ha est planté tout en coteaux sur des parcelles aménagées en restanques pour une partie, sur des sols très profonds, graveleux et caillouteux de type argilo-calcaire. Michel Bronzo, Président du Syndicat des producteurs de Vins de Bandol de 1986 à 1990, est membre du Comité régional et du Comité national de l’INAO où il est responsable de plusieurs commissions, en particulier la commission nationale “Hiérarchisation”. En avril 2003, il est élu à la présidence de l’association Les Vins de Bandol qui regroupe l’ensemble des caves coopératives et des domaines. Il élève l’un des plus grands crus de la région, où la sagesse des prix s’allie à une structure et à une typicité hors-pair. Exceptionnel Bandol rouge cuvée Fontanieu 2005, issu du Mourvèdre planté sur un sol argilo-calcaire (rendements de 30 hl/ha, vignes de 35 ans), non filtré, coloré, aux arômes de fruits mûrs et d’épices, aux tanins denses, où prédominent en bouche la groseille confite et l’humus, un vin qui mérite de la patience comme en atteste le 2001 qui parvient à peine à maturité aujourd’hui, de couleur profonde, avec des arômes de fruits cuits, est très puissant au nez comme en bouche, un vin aux connotations de cassis et de poivre, alliant ampleur et matière, de bouche puissante et charnue, de grande garde. La cuvée Estagnol rouge 2004 (88% Mourvèdre sur terroir d’argile rouge, vignes de 40 ans en moyenne et élevage de 21 mois en foudres), est charnue, un vin avec ces notes intenses de petits fruits rouges surmûris et d'épices, charnu, coloré et parfumé, charpenté, aux tanins savoureux et denses, à déboucher sur une poularde en croûte au sel, par exemple. Le 2003 est marqué par ce nez à dominante de fruits rouges mûrs et de violette, un grand vin puissant, très complexe, aux tanins savoureux et très riches, très parfumé (cassis, épices, poivre...), d’une belle complexité en finale. Le Bandol La Bastide Blanche rouge 2005 (78% Mourvèdre, 22% Grenache, vignes de 35 ans, élevage de 18 mois en foudres), intense en couleur comme en arômes, racé et dense, d’une très grande complexité aromatique, est marqué par les fruits noirs (griotte, pruneau, avec ces nuances de kirsch et de poivre), associant finesse et concentration, aux tanins puissants. Le Bandol rosé est toujours le meilleur de l’appellation (44% Mourvèdre, 33% Cinsault et 23% Grenache, avec des vignes de 18 ans), médaille d’Or à Paris, de bouche friande dominée par l’abricot et l’orange, avec ce nez de fleurs fraîches et d’épices, très fin, parfumé et puissant, marqué par ses cépages, à découvrir sur des paupiettes de veau ou des gambas flambées. Le blanc 2007 (49% Clairette, 38% Ugni Blanc, 8% Bourboulenc et 5% Sauvignon, vignes de 19 ans en moyenne, élevage de 5 mois en cuves inox), est tout en finesse, aux arômes de fruits frais et de rose, un vin d’une belle élégance et d’une grande richesse aromatique en finale, à déboucher sur un poisson en papillote. Nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.

     

    Château BECHEREAU

    Château BECHEREAU

    (LALANDE-DE-POMEROL)
    J.-M. Bertrand et J. Dupas
    3, Bechereau
    33570 Les Artigues-de-Lussac
    Téléphone :05 57 24 31 22 et 05 57 24 34 29
    Télécopie : 05 57 24 34 69
    Email : contact@chateaubechereau.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaubechereau
    Site : www.chateaubechereau.com

    Belle valeur sûre. Le vignoble date de la fin du XVIIIe siècle et s’étend sur 10 ha avec une majorité de Merlot (60%, le reste à parts égales de Cabernet franc et Cabernet-Sauvignon). Remarquable Lalande-de-Pomerol cuvée Spéciale 2005, élevé en fûts de chêne, médaille d’Or au concours de Bordeaux des Vins d’Aquitaine 2007, un vin parfumé, harmonieux, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes épicées, aux tanins bien équilibrés, charnu et concentré. Le 2004, de très bonne base tannique, est riche et gras, de bouche ample et fruitée. Le 2003 d’une couleur profonde est classique, d’une grande subtilité, complet, aux tanins soyeux, d’une belle finale, de très bonne garde. Au sommet avec ce beau Montagne-Saint-Émilion cuvée Spéciale 2006, de belle robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de petits fruits noirs et de cannelle, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2005, charnu et concentré, est un vin riche en bouquet comme en matière, aux tanins équilibrés, complet, élégant, tout en bouche, avec des nuances de cassis, de truffe et d’humus, d’une grande harmonie, de garde. Le 2004 est un vin de robe pourpre, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, bien corsé. Goûtez le Bordeaux Supérieur cuvée Spéciale 2005, charpenté, aux notes de pruneau et de sous-bois, un vin puissant, de très bonne bouche, de fort bonne évolution, un vin qui s’accorde avec un rôti de veau forestière
    Domaine MUSSYPOMMARD Domaine MUSSY

    Domaine MUSSY

    (POMMARD)
    Odile et Michel Meuzard
    12, ancienne route d'Autun
    21630 Pommard
    Téléphone :03 80 22 89 11
    Télécopie : 03 80 24 79 79
    Email : domaine.mussy@free.fr
    Site : www.domainemussy.com

    Au sommet. Un domaine dirigé par la 5e génération (Odile et Michel Meuzard, et leur collaborateur David Jeanjean), qui s’étend sur quelque 6 ha et 9 appellations différentes, dont 2/3 en Premier Crus. Très beau Pommard Premier Cru Le Clos des Épenots 2006, d’un beau rouge foncé brillant, avec des tanins riches et soyeux à la fois, de bouche intense où dominent le pruneau et la violette, d’excellente évolution. Le 2005 est concentré et parfumé, aux connotations typiques de mûre et de sous-bois, de belle structure. Remarquable Volnay 2006, fumé, épicé, structuré et suave en bouche, aux tanins fins et élégants, très dense, d’une belle longueur, avec des notes concentrées de fruits cuits et de violette, de bouche puissante et corsée, un vin encore jeune, de belle évolution comme ce Beaune Premier Cru Épenottes 2001, avec des notes subtiles d’humus et de petits fruits rouges surmûris (cassis, cerise noire), un beau vin gras et ferme, tout en séduction. Le Pommard Premier Cru Saussilles 2005, coloré, parfumé (mûre, épices), puissant au nez comme en bouche, aux tanins présents et mûrs à la fois, est un vin de bouche persistante et d’excellente évolution, idéal sur une viande rôtie. Excellent Beaune Premier Cru Le Petit Clos des Montremenots 2006, tout en bouche, bien marqué par son terroir spécifique, qui dégage des nuances de fruits surmûris et d’épices, mêlant finesse et charpente, harmonie et richesse.
    Domaine de la REYNARDIÈRE

    Domaine de la REYNARDIÈRE

    (FAUGÈRES)
    Pierre et Jean-Michel Mégé et Philippe Pons
    7, cours Jean-Moulin
    34480 Saint-Géniès-de-Fontedit
    Téléphone :04 67 36 25 75
    Télécopie : 04 67 36 15 80
    Email : domaine.reynardiere@wanadoo.fr

    Vignoble de 75 ha issu d’un regroupement familial, situé aux contreforts des Cévennes méridionales. Particulièrement apprécié leur Faugères Fût de Chêne 2003, intense au nez comme en bouche, de belle couleur pourpre soutenue, aux arômes d’épices et de fruits rouges compotés, persistant en finale, de belle évolution. Le Faugères Prestige 2003, complexe, de couleur pourpre foncée, au nez présent avec des notes de violette et de cerise noire, de bouche soyeuse, est un vin aux tanins puissants et équilibrés, d’excellente évolution. Le Faugères rosé est tout en fruité, aux notes de rose, légèrement poivré en finale, un vin friand, très agréable.

    Domaine Jean-Jacques GIRARDSAVIGNY-LES-BEAUNE Domaine Jean-Jacques GIRARD

    Domaine Jean-Jacques GIRARD

    (SAVIGNY-LES-BEAUNE)
    Agnès et Jean-Jacques Girard
    16, rue de Cîteaux BP 17
    21420 Savigny-lès-Beaune
    Téléphone :03 80 21 56 15 et 06 14 68 60 13
    Télécopie : 03 80 26 10 08
    Email : jjacquesgirard@aol.com
    Site : www.domaine-girard.com

    “Dans l’ensemble, le 2008 est un bon millésime, nous dit-on, d’une bonne concentration grâce à une vendange tardive pour favoriser le sucre. Les quantités sont de 20 à 25% en moins pour les rouges et de 10 à 20% en moins sur les blancs. Depuis le millésime 2006, nous avons l’appellation Volnay; depuis 2007, en plus : Aloxe Corton, Pommard, Corton Grand Cru, et à partir du millésime 2008, Beaune Premier Cru Clos du Roi. Toutes ces acquisitions ont été faites par motivation. Notre fils Vincent, qui a 23 ans, s’est installé avec nous depuis août 2008.” Beaucoup aimé ce Pernand-Vergelesses blanc Les Belles Filles 2005, de jolie robe brillante, ample et fleuri, aux senteurs de fruits frais et de noix, tout en harmonie, à savourer sur une cuisine riche comme des quenelles. Superbe Corton-Charlemagne 2007, très riche au nez, avec des notes de rose, de pêche, d’amande et d’aubépine, à la fois charpenté et distingué, d’une belle onctuosité et d’une finale intense. Savoureux Pernand-Vergelesses Premier Cru rouge Les Vergelesses 2007, de teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de cassis et de framboise cuite, avec cette nuance finement épicée en finale. Le Savigny-lès-Beaune rouge 2005 est tout en rondeur, au nez où s’entremêlent des notes de cannelle et de fruits mûrs, un vin charnu, puissant, aux tanins très structurés. Le Savigny-lès-Beaune rouge Premier Cru Les Peuillets 2006, où s’entremêlent les épices et la vanille, associe structure et souplesse en bouche.
    Max et Anne-Marye PIGUET-CHOUET

    Max et Anne-Marye PIGUET-CHOUET

    (AUXEY-DURESSES)

    Route de Beaune
    21190 Auxey-Duresses
    Téléphone :03 80 21 25 78
    Télécopie : 03 80 21 68 31
    Email : piguet.chouet@wanadoo.fr
    Site : www.piguetchouet.fr

    Domaine familial de 12 ha de vignes dont 50% de vieilles vignes, sur sol argilo-calcaire, qui pratique la lutte raisonnée (les 2 fils, Stéphane et William, les ont rejoints), Stéphane se passionne pour la vinification et vinifie tous les vins rouges, et William s’occupe de toute la partie technique. Une réussite avec cet Auxey-Duresses Premier Cru Le Val cuvée Stéphane 2006, vignes de 40 ans, récolte égrappée, soigneusement triée, préfermentation à froid, fermentation et macération longue 15 à 20 jours avec contrôle des températures, final à chaud. Un vin chaleureux et charpenté, de couleur rubis, avec des notes de cassis et d’humus, riche et parfumé, de bouche friande, solide et charnu. Le Volnay Premier Cru Les Mitans 2006, aux tanins très équilibrés, allie charpente et rondeur en bouche, typé, riche, un vin bien évidemment encore très jeune. Goûtez leur Meursault Les Narvaux, tout en finesse aromatique, bien harmonieux, bien équilibré en acidité, un vin mûr et complet, élégant, au nez où domine l’aubépine et la noisette, parfait sur un saumon grillé.
    Domaine de BARROUBIO

    Domaine de BARROUBIO

    (MINERVOIS)
    Raymond Miquel

    34360 Saint-Jean-de-Minervois
    Téléphone :04 67 38 14 06
    Télécopie : 04 67 38 14 06
    Email : barroubio@barroubio.fr
    Site : www.barroubio.fr

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés avec son Minervois rouge cuvée Jean Miquel Vieilles Vignes 2004 (80% Carignan et 20% Grenache, élevé 12 mois en barriques de 4 Vins), un vin coloré, de bouche puissante et dense, aux nuances de framboise, d’humus et de réglisse, d’une structure soutenue, charnu, d’une finale complexe. Le Minervois rosé est tout en fruité, associant nervosité et souplesse, finement épicé, parfait sur les terrines de la région. Excellent Muscat Saint-Jean-de-Minervois cuvée Nicolas 2006 (Muscat à petits grains), à dominante de fruits frais avec une pointe de lys, très aromatique, de bouche suave, légère et ronde à la fois, généreux et charmeur, comme ce Côtes de Thongue cuvée Font del muscles 2007.

     

    Clos BELLEFOND

    Clos BELLEFOND

    (SANTENAY)
    Domaine Louis Nié Gérant : Bernard Chapelle
    2, route de Chassagne
    21590 Santenay
    Téléphone :03 80 20 60 29
    Télécopie : 03 80 20 65 92
    Email : clos-bellefond@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/closbellefond
    Site : www.louis-nie.com

    Au sommet. Domaine familial de 9 ha, fondé en 1889, où les vinifications se font en cuves de chêne, ouvertes pendant une dizaine de jours. Les vins sont élevés en fûts 18 mois environ. À noter qu’avec un spécialiste du tourisme bourguignon, ils développent une activité de tourisme viticole, ce qui est une excellente idée. Superbe Santenay Clos Bellefond rouge 2005, issu de sols pauvres d’une ancienne carrière, puissant et coloré, très typé, très équilibré, aux tanins fermes mais soyeux également, tout en parfums dominé par les fruits rouges et l’humus, de très bonne évolution. Le 2004 se goûte particulièrement bien, très fin mais riche en arômes de fruits macérés, de bouche suave comme le 2003, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre, ample, très persistant, très délicat, avec des tanins souples et riches à la fois. À ses côtés, le Santenay Premier Cru La Comme 2003 est d’un joli rouge foncé, aux notes de réglisse et de griotte, associant structure et finesse, gras et savoureux, de bouche persistante, un vin d’excellente garde (les 2001 et 1999 sont remarquables aujourd’hui). Beau Chassagne-Montrachet rouge Premier Cru Morgeot 2005, un vin très typé, issu de terres profondes et argileuses, parfumé (prune et cannelle), aux tanins savoureux, de bouche subtile, aux notes de de fruits rouges, d’humus et de réglisse. Le Volnay-Santenots Premier Cru 2005, est riche au nez, avec ces connotations subtiles. Le Pommard Premier Cru La Platière 2005, issu de sols caillouteux, est de belle robe intense, aux notes puissantes de fruits rouges, complet comme le Santenay Premier Cru Passetemps 2004, un vin aux tanins soyeux, solide, de bouche chaleureuse.

     

    Domaine Stéphane MAGNIEN

    Domaine Stéphane MAGNIEN

    (MOREY-SAINT-DENIS)

    5, rue de l'Église
    21220 Morey-Saint-Denis
    Téléphone :03 80 51 83 10
    Télécopie : 03 80 58 53 27
    Email : mail@domainemagnien.com
    Site : www.domainemagnien.com

    Le domaine tel qu’il se présente aujourd’hui est le résultat du travail de 4 générations de viticulteurs. Stéphane a rejoint l’exploitation en 2002. Entretenu depuis 30 ans uniquement par des labours, le domaine n’a jamais connu de désherbant. Vendange avec tri à la vigne, vinification traditionnelle, cuvaison 2 bonnes semaines, les vins ne sont en général ni collés ni filtrés, et sont élevés en fûts de 12 à 18 mois en moyenne. Tout cela donne ce Clos Saint-Denis Grand Cru 2006, aux nuances de violette, de groseille et de poivre, aux tanins souples et bien présents à la fois, un vin avec beaucoup de structure, concentré mais très fin, tout en finale. Superbe Charmes-Chambertin 2006, aux connotations de cerise noire surmûrie, de cassis et de poivre, de bouche chaleureuse comme il se doit, d’une longue finale. Très typé Chambolle-Musigny Premier Cru Les Sentiers 2006, avec ces arômes intenses (groseille, mûre) et cette pointe d’épices, aux tanins savoureux, alliant gras et intensité. À leurs côtés, le Morey Premier Cru Faconnière 2006 et ce Morey-Saint-Denis Premier Cru Aux Petites Noix 2006, charnu et très parfumé, riche au nez comme en bouche, de grande charpente, de couleur pourpre.

     

     

     

     

  • Pin it!

    Misez sur les vrais Bordeaux

    293-2.jpgJ’apprécie les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 €, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieur, où les progrès sont exceptionnels.

    Voici ce que l'on peut constater en 2010, quand on suit les syndicats et leurs actions :

    Les appellations qui bougent : Côtes-de-Bourg, Pessac-Léognan, Saint-Georges-Saint-Émilion, Sauternes.

    Celles qui mériteraient mieux : Bordeaux Supérieur, Graves, Pomerol, Premières-Côtes-de-Blaye.

    Les appellations qui "somnolent" : Cérons, Haut-Médoc, Lalande-de-Pomerol, Loupiac, Lussac-Saint-Émilion, Montagne-Saint-Émilion, Saint-Estèphe.

    Celles qui ont encore du travail : Bordeaux, Fronsac, Margaux, Médoc, Moulis, Premières-Côtes-de-Bordeaux, Puisseguin-Saint-Émilion, Saint-Émilion

    Celles dont on n’entend pas parler : Bordeaux blanc sec, Cadillac, Canon-Fronsac, Côtes-de-Castillon, Côtes-de-Francs, Crémant de Bordeaux, Entre-Deux-Mers, Listrac, Pauillac, Saint-Julien, Sainte-Croix-du-Mont.

    Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855..., merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les deux classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent. Comment ne pas être déçu par des vins à 50 € qui ne "tiennent" que 3 ou 4 ans, par d'autres qui "lissent" complètement leur spécificité (on ne sait plus, à "l'aveugle", si on goûte un Pessac ou un Médoc, un Bx Sup ou un grand cru classé de Saint-Émilion) : on ne goûte alors que des produits aseptisés par les techniques œnologiques (matraquage de fûts neufs, osmose inverse, micro-bullage, levures parfumées....

     

    Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop, de la confiture…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois.

    En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe, voir mon article), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 € (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 €, un “bon” machin à 30 € ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 €.

    Je le redis, aujourd'hui plus qu'hier : tant que certains vins connus de Bordeaux (surcôtés, en plus) ne seront que des "erzats" de leur appellation, masquant leur terroir (quand ils en ont un), cela portera tort à l'ensemble des vrais bons vins typés de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, à ce Pomerol qui sent la truffe, à ce Saint-Julien tout en délicatesse, etc... bref, aux vins que nous aimons et défendons.

    Pour comprendre l'influence du terroir à Bordeaux, par exemple dans le Libournais, deux ouvrages font toujours référence, ceux du Professeur Henri Enjalbert (qui décrit parfaitement le cheminement et l'extension historiques des "grands crus") et de Van Leuween (sa carte des terroirs de Saint-Émilion permet de comprendre bien des choses : demandez-la au Syndicat de Saint-Émilion, il vous l'enverront sûrement avec plaisir). Avec lui, on réalise la force des terroirs : sols brunifiés, calci-magnésiques, lessivés, hydromorphes... c'est-à-dire la quintessence même des crus. Comme ces sols n'ont pas pu changer de place, il est facile de constater que des crus se trouvent dans des coins, disons, plus "neutres"... Vous aurez donc compris que l'on ne fait pas du tout les mêmes vins selon que l'on se trouve sur le "plateau de Saint-Martin" ou sur des terres silico-argileuses, sur la plaine de la Dordogne ou les territoires issus de formations alluviales. Je vous laisse vérifier par vous-même. Il y a aussi les livres de Bernard Ginestet, toujours d'actualité, très complets sur Saint-Émilion (classification des sous-sols "nobles" à "roturiers") et particulièrement sur les appellations médocaines.

     

    MEDOC

    Si les vins du Médoc sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou “putassiers”, ces vins ou micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Pour les grands, les meilleurs affaires se font avec les châteaux MontroseCalon-SégurLéoville-Barton, Grand-Puy-Lacoste,  Batailley,Brane-Cantenac, suivis par les superbes (et très abordables), ClauzetLa Tour de ByFonbadetFourcas-Dupré, puis Tour-du-RocDoyac,Taffard de BlaignanFontesteauMuretLestage-Darquier, etc. Beaucoup d'autres sont sans intérêt, et les prix sont souvent déments.

     

    POMEROL

    À Pomerol, il y a des vins splendides (Certan de MayLa CroixBeauregard...), très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vins bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

     

    SAINT-ÉMILION

    J'adore les vins de la région, pour leur puissance associée à leur finesse, et j'estime qu'il y a une bonne cinquantaine de vins qui valent le déplacement, garants de prix sages et d'une vraie typicité. Mais, à Saint-Émilion, on s'enlise dans les histoires de clochers, sublimées par beaucoup trop de frime et certains niveaux de prix qui ne prêtent qu'à sourire. Il y a un Classement “officiel” qui montre une image négative du vignoble, multipliant les procès, et il y a des vins remarquables, typés, très abordables, dans toute la gamme (Belair, Trotte VieilleGuadetLaroqueLamarzelleMauvinonCantenacMatrasClos LabardeClos TrimouletPiganeau...).

    Hélas, on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin !

    À Saint-Émilion comme ailleurs, ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

     

    SATELLITES, FRONSAC

    Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin et Lussac se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière. On se fait vraiment plaisir dans ces appellations (de Roc de Calon à Béchereau...).
    Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsac partagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

     

    GRAVES/PESSAC-LÉOGNAN

    Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels (La Mission Haut-Brion en étant un bel exemple), issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan (CarbonnieuxLa Tour-MartillacBrownGrandmaison... avec quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2005 et 2004) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise (Chevalier, toujours sublime, suivi par Smith-Haut-Lafitte). Côté Classement,il est indéniable que de rares Graves (RahoulLe Tuquet, Tourteau-CholletChantegriveGrand Bos...) atteignent également les sommets, grâce à un rapport qualité-prix superbe.

     

    CÔTES

    Dans les appellations de Côtes, qui se cherchent toujours, il s’agit de choisir entre les vins typés comme nous les aimons (ceux qui sont classés en "Premiers" comme Le Clos du NotaireHaut-MacoMoulin Vieux...), et d’autres cuvées très spéciales, dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les cuvées de prestige retenues), faisant la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un terroir en avant, s’il existe. On essaie de se regrouper, on veut changer de nom, on ne sait pas ce qu'il faut faire. Pathétique, car on oublie que, seul, la mise en valeur des terroirs est la garantie de se créer des "niches" et la porte du succès de demain.

     

    BORDEAUX SUPÉRIEUR

    Dans les Bordeaux Supérieur, les progrès sont constants depuis plus de dix ans, on savoure de nombreux vins remarquables pour leur rapport qualité-prix-plaisir. La plupart des propriétaires retenus élèvent aussi de jolis Bordeaux blancs qui ont du mal à se faire une image. Pourtant, il est inadmissible (et risible) de trouver des cuvées (très) spéciales à plus de 15 € ! Une trentaine de crus (LugagnacBoutillon, Grand Verdus...) sont à la tête de cette appellation et vous les trouverez dans mon Classement.

     

    SAUTERNES/LIQUOREUX

    À Sauternes (et Barsac), l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea. L’appellation a connu une série de millésimes très différents, du plus exceptionnel (2007, 2004, 2001) au plus difficile (2002). Attention au passerillage, qui n’a rien à voir avec le Botrytis... On parvient à des plaisirs intenses avec CoutetFilhotLa Tour BlancheBastor-Lamontagne... En liquoreux, les appellations situées face à Sauternes, recèlent des vins onctueux, qui ont du mal à se faire un nom, pourtant d’un très bon rapport qualité-prix-plaisir.

     

    Mes Classements 2010 sont la garantie de ne pas vous faire avoir.

     

     

    La qualité des millésimes :  Voir la Vintage Code

     

    Pour les rouges
    - les grands : 2009, 2005, 2004, 2003, 2001, 2000, 1998, 1996, 1995, 1990, 1989, 1988, 1986, 1985, 1983, 1982, 1978, 1976, 1971, 1970, 1966, 1961.
    - les bons : 2008, 2007, 2006, 2002, 1999, 1997, 1994, 1993, 1981, 1979, 1975, 1964.

    Pour les blancs (surtout liquoreux)
    - les grands : 2009, 2007, 2006, 2005, 2001, 1999, 1996, 1995, 1990, 1989, 1986, 1983, 1978, 1976, 1970.
    - les bons : 2008, 2004, 2003, 2000, 1998, 1997, 1994, 1988, 1979.

     

    Millesimes

     

  • Pin it!

    Les bonnes affaires des vins de la Côte Chalonnaise et du Maconnais

    Les bonnes affaires des vins de la Côte Chalonnaise et du Maconnais

    VITTEAUT-ALBERTI sarlCRÉMANT DE BOURGOGNE VITTEAUT-ALBERTI sarl

    VITTEAUT-ALBERTI sarl

    (CRÉMANT DE BOURGOGNE)

    16 , rue de la Buisserolle - BP 8
    71150 Rully
    Téléphone :03 85 87 23 97
    Télécopie : 03 85 87 16 24
    Email : vitteaut-alberti@wanadoo.fr
    Site : www.vitteaut-alberti.fr

    Domaine de 9 ha, situé dans les meilleurs climats de la Côte-de-Beaune et de la Côtes chalonnaise. Gérard Vitteaut, secondé par son épouse et sa fille, Agnès, peut être fier de ses cuvées, ce fameux Crémant qu’il faut savoir respecter et apprécier pour ses propres qualités. “Chez nous, le 2008 est un très bon millésime, nous précise Agnès Vitteaut, dans la lignée du 2007, avec une bonne acidité qui donne fraîcheur, légèreté et finesse. Les vendanges se sont déroulées plutôt tard, fin septembre-début octobre, mais, somme toute dans la normale, puisqu’elles étaient très précoces depuis quelques années.” Vous aimerez comme nous leur Crémant de Bourgogne Blanc De Blancs 2006, une cuvée haut de gamme, très fine, marquée par la proportion importante de Chardonnay (80%, le reste en Aligoté), délicatement dosée, de mousse onctueuse, puissante, au nez concentré où dominent les petits fruits secs, d’une belle finale ample et longue. Il y a ce Crémant de Bourgogne cuvée Agnès 2006, cuvée vinifiée par Agnès Vitteaut, un assemblage 100% Chardonnay de raisins de la Côte Chalonnaise et de la Côte De Beaune, un bien joli vin doré au reflet d’ambre, de bouche vive et fraîche dominée par des notes d’agrumes et de pêches blanches, avec cette finale longue et harmonieuse. Le Crémant de Bourgogne blanc 2006 (40% Chardonnay, 40% Pinot Noir et 20% Aligoté), tout en raffinement, dégage un charme indéniable par son fruité délicat et sa persistance, parfait à l’apéritif mais qui peut s’apprécier tout au long du repas. Il y a également ce très séduisant Crémant de Bourgogne rosé brut 2006, un pur Pinot Noir, au nez de cassis, fort bien équilibré, distingué et vif en bouche, l’un des meilleurs de la région, de mousse intense, tout en persistance, très agréable sur une cuisine légèrement relevée.

    Gérard et Laurent PARIZE

    Gérard et Laurent PARIZE

    (GIVRY)

    18, rue des Faussillons
    71640 Givry
    Téléphone :03 85 44 38 60 et 06 72 93 36 31
    Télécopie : 03 85 44 43 54
    Email : laurent.parize@wanadoo.fr

    Une exploitation familiale de 9 ha où la 6e génération est aux commandes. Vignes de 30 à 40 ans en moyenne, lutte raisonnée, vendanges sont exclusivement manuelles. Vinification traditionnelle avec un contrôle des températures et des cuvaisons longues pour les vins rouges. Le Givry Champ Nalot rouge 2006 La Sauleraie (élevage en fûts de 2 ans), est une réussite, très typé, de couleur soutenue, d’une belle charpente, riche et structuré, aux connotations caractéristiques de mûre et de sous-bois, tout en bouche comme ce Givry rouge Premier Cru Clos les Grandes Vignes 2006, élevé en fûts neufs, avec beaucoup de matière, des arômes de fruits rouges surmûris présents et complexes, aux nuances persistantes d’épices et d’humus. Goûtez le Givry blanc Champ Nalot 2006, élevé en fûts, riche en arômes comme en structure, persistant et de bonne bouche, aux notes de pêche et de chèvrefeuille, à ouvrir sur un poisson au four.

    Château de la BRUYÈREMÂCON Château de la BRUYÈRE

    Château de la BRUYÈRE

    (MÂCON)
    M. et Mme Borie

    71960 Igé
    Téléphone :03 85 33 30 72
    Télécopie : 03 85 33 40 65
    Email : chateaulabruyere@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaudebruyere

    Au sommet de leur appellation. Le Château s'élève sur une légère éminence placée entre 2 montagnes avec échappée de vue au midi. Il se compose de 2 corps de logis adossés l'un contre l'autre. C'est un petit fief situé sur la commune d'Igé, dans l'ancienne paroisse de Dommange. Ce joli vignoble du Mâconnais est implanté sur des coteaux calcaires et très ensoleillés. Vieilles vignes et rendements limités garantissent des vins de qualité. La vinification est traditionnelle, le raisin à maturité est récolté à la main en majorité, l'élevage se fait en fûts de chêne. “Concernant le millésime 2008, nous précise Paul-Henry Borie, les blancs ont une bonne acidité, un peu trop, ce sera un millésime de garde. La quantité est très infèrieure pour les rouges de Pinot, mais la qualité est comparable au 96. Une bonne maturité grâce à la fin septembre sèche et ensoleillée.” On se fait donc plaisir avec le Mâcon-Igé Vieilles vignes rouge 2007, élevé en fûts de chêne, riche en couleur comme en arômes (griotte, violette, humus), de structure élégante et corsée. Le 2006, de belle robe grenat, structuré, au nez persistant où dominent des notes de cerise et de sous-bois, est un vin particulièrement réussi, parfait sur une daube. Le 2005, au nez très caractéristique de cassis mûr, associe rondeur et structure, aux tanins savoureux, d’une belle complexité en bouche où s’harmonisent le cassis, la cerise et les sous-bois, un vin d’excellente évolution comme en atteste ce Mâcon-Igé rouge 2003, qui a obtenu et mérité une médaille d’Or au Burgondia, au nez dominé par les petits fruits rouges cuits (griotte, pruneau), de belle robe soutenue, un vin avec une charpente très harmonieuse. Le Mâcon Igé blanc Vieilles vignes 2007, un pur Chardonnay, très agréable, est subtilement bouqueté, à la fois vivace et souple, un vin floral, harmonieux, de bouche ample aux notes d’aubépine et de pomme, à déboucher sur un sandre. Le Bourgogne blanc 2006, élevé en fûts de chêne, est de bonne bouche, avec des nuances de chèvrefeuille. Excellent Bourgogne rosé, régulièrement réussi comme le Crémant de Bourgogne brut, Tastevinage 2008, un vin tout en subtilité, de mousse crémeuse, une cuvée parfumée, légère et ronde à la fois, charmeuse, le tout à des prix défiant toute concurrence.

    Vins AUVIGUE

    Vins AUVIGUE

    (POUILLY-FUISSÉ)
    Jean-Pierre Auvigue
    Le Moulin-du-Pont
    71850 Charnay-lès-Mâcon
    Téléphone :03 85 34 17 36
    Télécopie : 03 85 34 75 88
    Email : Vins.Auvigue@wanadoo.fr

    Très séduisant Pouilly-Fuissé Vieilles Vignes 2006, de belle robe, au nez de noisette et de pêche, bien rond, de bouche intense, ample au palais, un vin subtil, sec et moelleux à la fois, vraiment réussi. Le 2005, où s’associent rondeur et distinction, très aromatique, est un vin à la fois fin et très structuré, d’une belle finale, d’une belle longueur comme ce Pouilly-Fuissé cuvée La Frairie, issu de Vignes situées sur des sols argilo-calcaires, roches sédimentaires du crétacé (vendanges manuelles, élevage sur lie avec bâtonnages), très floral. Le Pouilly-Fuissé Les Chailloux 2006 est très équilibré, de bouche fruitée, légère et ronde à la fois, aux nuances de tilleul et de pêche.

    Domaine Roger LUQUET

    Domaine Roger LUQUET

    (POUILLY-FUISSÉ)

    Rue du Bourg
    71960 Fuissé
    Téléphone :03 85 35 60 91
    Télécopie : 03 85 35 60 12
    Email : domaine@domaine-luquet.com
    Site : www.domaine-luquet.com

    Un domaine de 24 ha. La 4e et la 5e génération travaillent côte à côte. Roger (qui reste conseiller privilégié) et Renée Luquet, les parents, Christine et Patrick, leurs enfants, et Thierry, le mari de Christine. Ils élèvent ce Pouilly-Fuissé Terroir 2007, aux notes complexes de noisette et d’abricot sec, de bouche harmonieuse, vraiment réussi. Le Pouilly-Fuissé Vieilles Vignes 2006, typé par son sol argilo-calcaire, est une valeur sûre, avec ces parfums marqués de tilleul et d’abricot frais, un vin riche et très aromatique, d’une grande harmonie. Le 2005 sent la noisette et le genêt, un vin vif et rond à la fois, tout en fraîcheur en bouche, parfait sur des crustacés. Le Saint-Véran Vieilles Vignes 2007 est de jolie robe dorée, tout en finesse et souplesse, de bouche délicate aux senteurs de chèvrefeuille, le Mâcon-Villages Clos de Condemine blanc 2007, un joli vin provenant d’un sol argilo-siliceux (4,30 ha), en léger coteau, au nez de tilleul, est un vin de bouche fraîche et souple où l’on retrouve des connotations de flurs fraîches, très agréable sur des sardines grillées ou un jambonneau.

    Jean-Paul PAQUET

    Jean-Paul PAQUET

    (POUILLY-FUISSÉ)

    Les Mollard, Domaine de Fussiacus
    71960 Fuissé
    Téléphone :03 85 27 01 06
    Télécopie : 03 85 27 01 07
    Email : fussiacus@wanadoo.fr

    Toujours très bien classé. Domaine de 18 ha, dont le vignoble s’étend sur de petites collines orientées est-sud-est (200 à 300 m d’altitude). Remarquable Pouilly-Fuissé Domaine de Fussiacus 2005, issu de vieilles vignes plantées sur un sol argilo-calcaire (40 hl/ha), bien élevé en fûts de chêne durant 10 mois, qui allie à la fois finesse et structure, d’une belle couleur jaune clair, brillant et limpide, avec ces notes de petits fruits secs et de noisette grillée, de bouche harmonieuse, idéal sur un sandre au beurre blanc. Joli Pouilly Vinzelles blanc 2006, au nez d’amande fraîche, d’une belle rondeur, aux connotations de fleurs blanches et de poire, un vin très agréable, très franc, parfait sur une truite saumonée.

    Domaine Christophe-Jean GRANDMOUGIN

    Domaine Christophe-Jean GRANDMOUGIN

    (RULLY)

    11, rue Saint-Jacques
    71150 Rully
    Téléphone :03 85 87 23 79
    Télécopie : 03 85 87 17 34
    Email : stjacques.71@orange.fr
    Site : www.domainesaintjacques.com

    Beaucoup aimé le Rully rouge Premier Cru La Fosse 2006, un vin de belle couleur grenat profond, qui est toujours très typé, marqué par les fruits rouges bien mûrs et la violette, riche et rond à la fois, avec une belle charpente, de bouche savoureuse. Le 2005, de robe soutenue, charpenté, gras et charnu à la fois, aux tanins bien présents, est un vin qui fleure les épices et les petits fruits à noyau, de bonne évolution comme le montre ce 2004, avec des arômes d’épices, de fruits noirs et de sous-bois, charnu, ample, un vin qui emplit bien la bouche. Excellent Rully blanc Premier Cru Marissou 2006, tout en harmonie, tout en fruité et rondeur, persistant, aux arômes subtils de fleurs blanches et de poire.

    Domaine des PÉRELLES

    Domaine des PÉRELLES

    (SAINT-VÉRAN)
    Jean-Yves Larochette

    71570 Chânes
    Téléphone :03 85 37 41 47 et 06 82 04 21 57
    Télécopie : 03 85 37 15 25
    Email : contact@domaine-des-perelles.com
    Site : www.vins-du-beaujolais.com/larochette

    Une propriété familiale depuis plusieurs générations (9 ha). Excellent Pouilly-Fuissé 2006, typé, parfumé et persistant, d’une bonne rondeur, avec ces connotations discrètes de genêt, d’amande et de pêche, un vin tout en charme et finesse. Le Saint-Véran blanc 2006, très classique comme on les aime, est franc et bien équilibré, de robe brillante, au nez subtil à dominante de pain grillé et d’acacia. Joli Crémant de Bourgogne, où dominent les fruits mûrs et les petits fruits secs, d’une jolie longueur, de mousse persistante et florale, à ouvrir sur une tarte. Le Beaujolais-Villages 2005, médaille de Bronze à Mâcon est un vin où dominent les sous-bois, et les fruits rouges frais, charnu, réussi comme le Beaujolais blanc 2007 (Chardonnay), qui sent bon l’aubépine, tout en persistance, de bouche ample.

  • Pin it!

    Champagne : déceptions et coups de cœur

    On sait que la force du Net, c'est "l'instantanéité". Il est loin le temps où il me fallait attendre un an pour l'édition du GUIDE ou de MILLESIMES et changer un commentaire sur tel ou tel vin.

    Je suis en pleine dégustation de Champagne, et un bon nombre de bouteilles m'ont décu quand d'autres m'ont particulièrement enthousiasmé. C'est une période où je prends le temps de regoûter des vins pour lesquels j'avais eu un vrai coup de cœur. Je déguste ces vins toujours "à l'aveugle", à deux ou trois reprises si je m'étonne d'être surpris. Bref, sur une petite quarantaine de cuvées champenoises débouchées cette semaine, voici ce qu'il en ressort : 943-5.jpg

    1/. Deux producteurs sont (gentiment) "déclassés" (voir le CLASSEMENT), passant de leur place très enviable à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, à une autre toujours très méritante mais moins prestigieuse : Bonville (que j'avais pourtant hésité l'an dernier à passer en "Premiers", comme quoi) et Vergnon. Les vins sont bons mais les dernières dégustations ne me permettent pas de les situer à un tel niveau. Pour faire taire les mauvaises langues, certains verront que le second est un annonçeur de MILLÉSIMES, et que, pourtant, j'ai préféré le changer de place, même si cela ne l'enchante pas. Une pub ou non n'a donc rien à voir avec cela, et croire qu'il suffit d'en faire une pour être bien classé est illusoire. Au cas où certains en douteraient...

    2/. D'autres suivent, de la même manière : BlondelCoulon, Fluteau, JM Gobillard, la coopérative Pannier (pour cette dernière, j'hésite encore). Ils conservent certes leur place dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins mais j'avais sûrement été trop "gentil" avec eux, d'autant plus que, pour certains d'entre eux, les prix ont pu monter ou, à l'inverse, l'image se détériorer quelque peu. Il y a aussi une autre coopérative, Saint-Gall, ou encore Gaudinat-Boivin et Blin. D'autres sont carrément déclassés de "Deuxièmes" en "Troisièmes", et ne devraient pas s'en étonner (Charbaut, Collard-Picard, Gimonnet-Gonet, Sanchez, etc). J'ai été également déçu par des cuvées d'Alfred Gratien, pourtant vraiment pas données.

    Je reste dubitatif également sur leur place dans mon Classement des vins de Laurent-Perrier, Ruinart, Jacquart, Cazals, Lalouelle, Launay, Jolly, Nicolas Feuillatte...

    Lors de mes prochaines dégustations de Mars, qui confirmeront ou non celles de la semaine, on ajustera tout cela, à la hausse (certains devraient retrouver leur place, quand même) comme à la baisse. Chacun doit l'accepter, c'est le "jeu" et aucun Classement n'est statique, heureusement pour les consommateurs.

    3/. Il y a des coups de cœur, qui, franchement, m'ont beaucoup séduit, ce qui va leur faire accéder à des places très confortables dans la hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés. Pêle-mêle, Daniel Caillez et Autréau-Lasnot, mais aussi de nouveaux venus qui feront une belle entrée dans le GUIDE, comme Lacourte-Godbillon, Michel Turgy (remarquable Blanc de blancs Millésimé, qui m'a beaucoup plu), ou ces fort jolies cuvées de Prestige des Sacres, dont le Prestige, justement, et le Millésimé 2004. Et d'autres. On verra d'ailleurs qu'il y aura pas mal de bouleversements en Champagne.

    4/. Le plus dur, c'est en fait de conserver son rang dans mon Classement. À lâ tête des meilleures cuvées, Krug et Dom Pérignon, certes, mais ces 12 très grandes bouteilles, toutes différentes mais toujours fantastiques, font du Champagne un vin unique que toute la planète nous envie : la cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck, une véritable osmose entre la plénitude et l'élégance, du très grand art orchestré par Régis Camus comme d'ailleurs son autre cuvée Rare 1999 de Piper-Heidsieck. À ses côtés, la cuvée des Caudalies d'Erick de Sousa confirme son très haut niveau qualitatif, par un fruité d'une finesse exceptionnelle et une longueur en bouche qui l'est tout autant, la cuvée D de Devaux, la seule coopérative à être classée en Premiers Grands Vins, une bouteille délicatement savoureuse, très complexe au nez, un grand Champagne de table. Il en est de même pour cette extravagante cuvée O.R 1735 de De Telmont, bouchée à la ficelle et vinifiée à l'ancienne, qui s'adapte également avec les mets les plus subtils (ris de veau ou quenelles de brochet). Gosset n'est pas en reste avec -entre autres- cette sensuelle cuvée Extra Pure, un formidable gouffre de fraîcheur aromatique, tandis que le Clos des Goisses 2000 de Charles Philipponnnat dégage toute sa puissance sur une cuisine épicée, ou que Pol-Roger, avec sa grandissime cuvée Winston Churchill 1998, dont les nuances d'abricot sec et de brioche sont exacerbées, en font un vin de prédilection sur du caviar. Roederer et Alain Thiénot (sur la photo) tiennent également le haut du pavé (leurs "bruts" de base étant également remarquables), avec, respectivement, Cristal, certainement la plus distinguée des cuvées champenoises, et la Grande Cuvée 1996, d'une incroyable fraîcheur, à servir sur un gibier d'eau. Vous pouvez y ajouter la cuvée Spéciale Millésime 1999 de Pierre Peters , à déboucher sur un saumon, et le Millésimé 1998 de la maison familiale Ellner, un vin précieux, idéal sur une langouste à la broche ou un pigeonneau.

    Rédégustées également, les gammes de Paul Bara, René Geoffroy, Pierre Arnould, Canard-Duchêne et De Venoge, qui méritent, chacun ayant sa spécificité, leur place dans le Classement. Il est à noter que ces maisons sont également des références pour leur cuvées "simples", très abordables, et que cela mérite bien un coup de chapeau.

    5/. Vous pouvez être également largement en confiance avec les maisons qui figurent dans les 1 à 4 premiers "crans" de la hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins, d'autant plus que l'on entre dans une catégorie où le rapport qualité-prix-typicité est réellement exceptionnel et largement mérité. Des exemples : Bonnaire, Bourdaire-Gallois, Guy Cadel, Gaston Chiquet, André Delaunois, Gonet-Sulcova, Laurent-Gabriel, Leclerc-Briant, Legras et Haas, Lénique, Lombard, De Lozey, Charles Mignon, Pierre Mignon, Perseval-Farge, Prin, Ralle, René Rutat, Maurice Vesselle... Il y en a d'autres que je vous laisse découvrir (et choisir). Ce sont des hommes et des femmes passionnés qui démontrent, avec talent, que le Champagne est un grand vin à part entière, marqué par des terroirs auxquels s'associent une magie de l'assemblage que chaque producteur sait manier, ce qui explique que chaque bouteille devienne alors unique. On est loin des pubs d'autrefois qui ne nous "vendaient" que des bulles de fête.Vous pouvez faire également confiance à des caves de plus en plus concernées par la typicité de leurs terroirs, comme Vincent d'Astrée, De Castelnau ou Clérambault. Je vous laisse lire tout cela, les hiérarchies parlent d'elles-mêmes.

    Un vrai Champagne doit avoir son identité, ne pas ressembler à celui du voisin. Evitez donc les marques standardisées qui ne sont qu'un nom sur l'étiquette, dont on ne connait pas l'origine et qui vont envahir les grandes surfaces.

    Ne vous faits pas avoir par un nom ronflant ou un prix alléchant : vous ferez d'aussi bonnes affaires en vous adressant directement aux bons producteurs, prenez votre téléphone, envoyez-leur un mail (pour les adresses, c'est ICI et : le Champagne est un vrai vin, complexe et beaucoup plus difficile à élaborer qu'on ne le suppose, et mérite que l'on découvre celui qui est derrière l'étiquette, le vigneron ou le maître de caves. Sinon, on ne boit qu'un truc qui mousse...

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu